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Full text of "Les artistes de Harlem; notices historiques avec un précis sur la Gilde de St. Luc"

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US ARTISTES DE UIUL 



NOTICES HISTORIQUES AVEC UN 



PRECIS SUR LA GILDE DE St. LUC, 



A. VAN DER W1LLIGEN Pz. 



Docteur en médecine. 



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EDITION REVUE ET AUGMENTEE. 



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II A RLE M 
Los Héritiers 1\ BOHN. 



LA IIAYE 
M ART. NLTIlOIT 



18)0. 




LES ARTISTES DE HARLEM. 



LES ARTISTES DE HARLEM. 



NOTICES HISTORIQUES AVEC UN 

PRÉCIS SUR LA GILDE DE St. LUC, 

PAR 

A. VAN DER WILLIGEN Pz. 

Docteur en médecine. 



EDITION REVUE ET AUGMENTEE. 



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HARLEM. 
Les Héritiers F. BOHN. 



LA HAYE. 
MART. NTJHOFF. 



1870. 










Il faut tacher de hâter les pas aux retardataires qui refusent de 
comprendre le prix des dates, ces agrafes d'or dont se sert l'histoire pour 
retenir les plis flottants de son manteau. 



M 



Paul Mants. 

Gazette des Beaux -arts. 

3. Année 1861. 



PRÉFACE. 



Quoique les noms de nos artistes brillent encore aujourd'hui 
de tout leur éclat et vivront éternellemeiit par leurs œuvres, 
la biographie de la majeure partie de ces maîtres est très- 
incomplète. Leur vie privée nous est parfois totalement in- 
connue. Peu à peu on sentit qu'on avait négligé entièrement 
de relater les faits qui s'y rapportent, leurs relations sociales 
et les personnes avec qui ils étaient liés. A défaut d'indi- 
cations précises, certains historiens se sont emparés de récits 
reposant seulement sur des oui-dire et ont gâté ainsi plus 
leur travail que ceux chez qui ils avaient puisé ces contes, 
vrais ou faux, sans discernement. 

Voilà pourquoi je résolus d'annoter, dans le cercle étroit 
où je pouvais m'occuper, non seulement tout ce que je décou- 
vrirais sur les oeuvres des peintres, et tout ce qui me parût 
peu connu ou ignoré, mais aussi tout ce qui pouvait servir 
même indirectement à jeter quelque jour sur leur vie privée 
et publique. 

Il est tout naturel que je portai d'abord mon attention 



vers ces artistes qui, dès les temps les plus anciens, avaient 
illustre par leurs talents la ville où j'ai ma résidence. L'occasion 
d'étendre et de continuer mes recherches était trop favorable 
pour que je pusse la laisser échapper, quelque courts que fussent 
parfois les instants dont je pouvais disposer; et c'est ainsi 
que naquirent ces notes, destinées à mon propre usage et à 
mon propre enseignement. 

J'en fis publier quelques-unes dans la revue De Navor- 
scher ; comme sur N. Berchem, sur P. Post et d'autres. 
On y inséra également un article du ,/Haarlemsche Courant u 
au sujet de Teniers fils. 

La conclusion que j'avais tirée de l'article que j'écrivis 
alors , était inexacte , comme on le prouva plus tard par des 
recherches plus étendues que celles que j'avais pu faire. On 
n'a pas manqué de me le reprocher avec aigreur, mais si 
l'on veut examiner impartialement la chose, on conviendra 
que ce premier article en a fait surgir d'autres et a donné 
lieu à des recherches plus complètes. 

J'ose espérer qu'il en sera de même de ces notes. Elles 
donneront lieu à l'approbation et à la critique. Mon voeu 
sera satisfait si elles font naître chez d'autres le désir de 
faire des recherches et de consulter les sources qui sont 
à leur disposition, quoiqu'un tel travail demande beaucoup 
de temps, afin de peser mûrement ce que j'ai écrit et de 
m'indiquer les erreurs que j'aurais pu commettre. 

Ces notes n'étaient pas destinées à être publiées ensemble ; 
mais en se multipliant, quelque courtes que puissent être 
beaucoup d'entre elles, je me convainquis qu'une publication 
séparée était moins désirable. Je résolus donc de les offrir 
ensembles à tous ceux qui s'intéressent aux peintres de 
Harlem. Ce ne fut point dans le but de livrer un ouvrage 
complet, mais uniquement pour combler quelques lacunes 



— \ Il 

ou pour corriger, s'il fut possible, ce qui m'avait paru 
incomplet ou inexact, pour éclaircir et pour appuyer ce 
qui était déjà écrit et enfin pour faire connaître quelques 
personnes ou quelques faits biographiques qui n'ont point 
encore été livrés à la publicité. 

Je me suis appliqué à ne rien écrire qui ne fut le résul- 
tat des mes propres recherches faites à des sources irrécusa- 
bles. A cette fin. j'ai consulté quelques pièces incomplètes et 
détachées de la Gilde de St. Luc ou des peintres, à Har- 
lem, les comptes des thésauriers, commençant en 1417, le 
grand et le petit mémorial de MM. les bourgmestres, les 
registres de transports , de la bourgeoisie armée , de cautions , 
de la petite chambre de justice, les registres de baptême, 
de mariage et de mortalité, ainsi que les comptes de l'église 
de St. Bavon, commençant à l'année 1400, et que MM. les 
membres de la fabrique de l'église ont obligeamment mis à ma 
disposition. — J'ai fait précéder comme chronique tout ce 
que j'ai trouvé dans quelques-uns de ces documents et qui 
est en rapport avec mon sujet. Beaucoup de ces annotations 
me parurent si intéressantes que je n'osais songer à ne livrer 
que quelques extraits. 

Sans aide et sans indications je me serais souvent four- 
voyé , mais M. A. J. Enschedé , l'archiviste distingué de notre 
ville, m'a secondé puissamment et de la manière la plus 
obligeante et la plus amicale. Je lui en témoigne ici ouver- 
tement ma reconnaissance. Il m'est agréable de pouvoir étendre 
mes remercîments à la firme Enschedé qui m'a permis de 
compulser l'exemplaire presque complet du ,/Haarlemsche 
Courant /y . — ■ Quelques billets d'enterrement, originaux et 
très-rares de peintres, de ma riche collection de portraits 
de peintres , m'ont été également très-utiles. 

Quoique j'aie consulté toutes ces pièces, on cherchera ici 



Mil 

en vain beaucoup de fait* qu'on aurait cru devoir y trouver. J'ai 
été moi-même désillusionné parfois , car les annotations de ceux 
qui nous ont devancés étaient d'ordinaire très-courtes, traitaient 
plus souvent d'intérêts politiques et communaux, ou Ton 
trouvait souvent des rapports étendus sur des choses presque 
insignifiantes, tandis que l'on trouve, au contraire, très- 
peu de renseignements sur des personnages importants. 

Harlem, M'ai 186G. 



PRÉFACE DE LA NOUVELLE ÉDITION 
FRANÇAISE. 



Le bon accueil que le public a fait aux annotations sur les 
peintres de Harlem, m'a engagé à continuer mes recherches. 
J'ai profité de tous les moments que je pus consacrer à ce 
travail sérieux et j'ai trouvé chaque fois plus que je n'avais 
osé espérer. J'avais résolu d'abord de publier ces notes en 
< v Hollandais , dans un volume séparé, comme je l'avais fait 
précédemment; mais après réflexion, je me suis décidé 
à les réunir toutes dans une même édition française. — 
Le résultat de mes recherches de plusieurs années n'a 
pas été inutile tant pour l'ancienne et célèbre histoire de 
l'école de peinture de Harlem que pour l'honneur de 
cette ville. Mon désir était que cette édition augmentée et 
corrigée pût attirer l'attention de l'étranger. Je n'ignore pas 
que beaucoup de mes annotations éveilleront ailleurs peu 
d'intérêt; mes indications sont souvent très-courtes; la cita- 
tion continuelle des registres présente quelque chose de mono- 
tone: mais le renvoi aux sources est nécessaire pour tous 
ceux qui s'occupent de l'histoire, pour tous ceux qui veu- 



lent et aiment la vérité. Ces recherches m'ont permis de 
corriger beaucoup de faits inexacts trouvés dans d'autres 
auteurs, de communiquer beaucoup de détails biographiques 
importants , de ranger parmi les peintres de Harlem beaucoup 
d'artistes dont on ignorait le lieu de naissance et d'en faire 
connaître enfin plusieurs dont les noms étaient complètement 
dans l'oubli. Dans les recherches qui ont donné lieu aux 
augmentations de cet ouvrage , je me suis surtout servi 
d'une liste, écrite de la main de Vincent Laurens van der 
Vinne, contenant les noms de 174 peintres qui, de son 
temps, étaient tous réputés comme de bons peintres de 
Harlem, et qu'il connaissait personnellement. Laurens van 
der Vinne, son fils, nota en 1702, après la mort de 
son père, que de tous ces artistes il en vivait encore 16, 
et son petit-fils Vincent (1736 — 1810) copia cette liste et 
la compléta au moyen d'un vieux livre de caisse en y ajou- 
tant beaucouj} d'autres peintres avec l'année où ils étaient 
entrés dans la Gilde. J'ai souvent consulté avec le plus grand 
succès cette pièce qui est de toute importance pour l'histoire de 
l'école de peinture de Harlem. Tous les van der Vinne étaient 
des artistes plus ou moins distingués , et ])leins de zèle pour 
enregistrer des faits. Quand j'ai comparé leurs relations 
avec les sources, j'ai vu qu'ils ne se sont jamais écartés 
de la vérité ; seulement dans la liste de Vincent j'ai remarqué 
quelques inexactitudes, faciles à découvrir; ce qui s'expli- 
que sans peine lorsqu'on réfléchit qu'il n'a pu comme Vin- 
cent Laurens parler de ses contemporains, mais qu'il a annoté ce 
qu'il avait pu apprendre antérieurement. Il fit précéder sa 
liste d'une préface, assez importante pour être reproduite, 
sauf de légères modifications de stile : lf Beaucoup de per- 
sonnes ont remarqué qu'autrefois un si grand nombre de 
//peintres ont demeuré à Harlem et v ont excercé leur art, 



XI 



„ comme si c'était la pépinière des peintres ou comme si le 
„ go lit pour la peinture y était plus prononcé qu'ailleurs. Il 
„est vrai qu'il a vécu là plusieurs grands artistes avec 
,/de nombreux élèves, qui à leur tour sont devenus de 
n grands maîtres; mais la raison principale de la présence 
,/de tous ces peintres se trouve dans les importants privi- 
lèges que la Gilde de St. Luc leur accordait. Personne en 
„ dehors de la confrérie ne pouvait présenter ni vendre des 
„ tableaux. Beaucoup de peintres se virent ainsi obligés de 
r/ se faire membre de la société pour jouir de ce privilège. 

„ Chaque année deux ventes furent annoncées par le do- 
// mestique de la confrérie; chacun pouvait y ajouter ce 
„ qu'il avait l'intention de vendre. Un tirage au sort déter- 
„ minait quel devait être le premier tableau proposé à la vente. 
„(jea dispositions étaient si rigoureusement observées que, 
^lorsqu'on lit des efforts pour introduire quelques tableaux 
ff étrangers ou même pour les vendre en dehors de la juri- 
,/ diction, les doyens et les secrétaires menacèrent d'arracher 
,/les billets, si les Bourgmestres ne protégeaient pas mieux 
„ïes droits. Comme il y avait tant de grands maîtres à 
r , Harlem et qu'on faisait souvent la vente de leurs œuvres, 
,f\\x ville devait acquérir un grand renom, de même par la 
f, facilité avec laquelle cette vente avait lieu. Pour cette raison 
^beaucoup de peintres furent attirés dans cette ville, et 
„ quoique beaucoup d'entre eux contribuaient à la Gilde 
,/pour cette raison, il paraît qu'ils n'ont pas tous demeuré 
,/ici (comme Jean Steen et d'autres). ;/ 

Vincent se trompe, car je prouverai que Jean Steen a 
demeuré plusieurs années dans cette ville. 

„De l'existence de ce grand nombre, de peintres on devrai ! 
^conclure que c'était une profession importante et lucrative , 
f/ mais il est prouvé que beaucoup d'entre eux sont devenus pan- 



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^vres en travaillant et ont en pins de peine à pourvoir à leur 
fl entretien qu'à achever une belle toile; et quoiqu'il soit 
^reconnu que les peintres n'ont pas toujours été très-écono- 
r/ines, tous cependant n'ont pas été des dissipateurs. On 
r/ pourrait appuyer cette assertion de plusieurs exemples , entre 
n autres de Ph. "Wouwerman, qui se trouvant dans le besoin 
,/fut soutenu par le curé B. Cats, dont P. Holsteyn repro- 
duisit le portrait. Il est vraiment étonnant que Ph. Wou- 
,/Werman, qui ne fut jamais accusé de dissipation, ait été 
h aussi pauvre, car il possédait un grand talent. Il a prouvé 
zy que ce secours lui avait fait un grand plaisir, en offrant 
/; au curé un beau tableau de sa main, représentant St. 
;/ Hubert. — - D'autres étaient dans une telle indigence qu'on 
7/ devait les exempter du payement de la rétribution annuelle , 
„ comme cela eut lieu, en 1661 pour Prans Hais, aussi 
f/ à cause de son grand âge/ 

„ Grand était le zèle pour conserver les privilèges de la Gilde 
„et rehausser l'éclat de son nom, car les nouveaux secré- 
taires prêtaient serment de fidélité et de discrétion; les mem- 
r/ bres convinrent aussi que chacun gratifierait la société d'une 
„ toile de sa main, ce qui fut fait par A. v. Ostade, N. 
,/Berchem, Ph. Wouwerman, Post, v. d. Yinne, J. Euysdael, 
,/Th. Wijck, Everdingen et d'autres. Il eût été désirable 
„que tous se fussent conformés à cette convention, la valeur de 
,/Ces tableaux serait devenu énorme et l'on n'eût probablement 
r/ pas pris des mesures qui avilissaient l'art, comme cela se 
,/fit déjà très-tôt, car le grand K. v. Mander se croyait 
;/ grandement offensé par la présence dans la Gilde de mar- 
fi chauds drapiers et de chaudronniers. Cependant ces admissi- 
ons n'avaient lieu que pour combler les dépenses qu' on 
f/ avait dû faire en offrandes à l'église et à l'autel. Après la 
„ révolution, la Gilde a subi de grands changements, et 



XIII 

f/ K. v. Mander eût étrangement ouvert les yeux ou voyant 
„ qu'on nommait un secrétaire au salaire de 600 florins et 
r/ un commissaire qui tous deux n'avaient jamais tenu la 
h pinceau, et que ceux qui sont totalement étrangers aux 
„arts sont maintenant des autorités ! Où trouve-t-on encore 
^quelque preuve de Fart? Les tableaux sont vendus et il 
^ne reste plus rien de tout ce qui avait appartenu à la 
„ Gilde! Où tout cela est-il resté? On dit, à la ville, on 
)/ devrait dire, à la confrérie. " 

Voilà ce que Vincent v. d. Vinne écrivait à la fin du siècle 
précédent, et je le répète avec lui: Où tout cela est-il resté ? 
— On comprend facilement que , armé de la loi , on vendit 
les tableaux et le mobilier de la Gilde, mais on ne saurait 
pardonner à une régence, qui mit la main à des objets de 
valeur , d'avoir négligé de conserver les écrits , les documents , 
les notices, etc. au grand détriment de l'histoire de l'école de 
peinture de Harlem. Cette ignorance ou cette négligence 
est la cause que presque tout est perdu ou se trouve en 
mains étrangères ou en d'autres villes. La seule pièce de 
la Gilde de St. Luc de Harlem que je connaisse est actuel- 
lement conservée par M. van Dam van Noordeloos à Rotter- 
dam, elle comprend les premiers statuts de la confrérie et 
les desseins des différents blasons et ornements de la Gilde 
de St. Luc qu'on employait lors des enterrements; le tout 
est décrit et fait par Sal. de Bray. 

Quoique beaucoup de documents précieux pour l'histoire 
des peintres de Harlem soient entièrement perdus, on a cepen- 
dant sauvé , grâce aux soins intelligents de M. A. J. Enschedé, 
ce qui pouvait encore l'être. Nous ne pouvons non pins omet- 
tre ici, que, sous l'administration de notre honoré bourg- 
mestre, M. C. Fock, aujourd'hui ministre de l'intérieur, 
beaucoup d'anciens tableaux, disséminés dans différents éta- 



XIV — - 

blissements, ont été réunis, et qu'en 1862, un digne musée 
a été ouvert, accessible à chacun, où se trouvent conservés 
les trésors et les produits du talent sans égal de la plupart 
de nos peintres de Harlem. Le conseil de cette ville et les 
directeurs des divers établissements ont également, par leur 
appui et leur libéralité, donné un exemple qui mérite d'être 
suivi par les autres villes de notre pays. 

Harlem, 1870. A. V. D. WlLLIGEÎS Pz. 



Précis de l'Histoire 



DE 



LA GILDE DE St, LUC 



OU DES 



PEINTRES DE HARLEM. 



On trouve la première mention de l'existence de cette 
Gilde dans un acte de fondation d'une vicairie sur l'autel 
de St. Luc dans l'église de St. Bavon, de trois messes 
par semaine par la veuve de Eloris van Adrichein, en date 
du 28 Eévrier 1504. Le 31 Mai 1514, la confrérie reçut 
sa première charte; en 1576 une convention fut faite entre 
les secrétaires généraux de la Gilde de St. Luc et les orfèvres , 
par laquelle ces derniers se séparèrent de la confrérie. Dans 
l'origine, les arts y étaient représentés par des: 

1. Peintres. 

2. Graveurs en cuivre, graveurs, graveurs à l'eau-forte. 

3. Peintres sur verre et enlumineurs. 

4. Statuaires, sculpteurs en bois et fondeurs. 

(Architectes. 
Géomètres. 
Astronomes. 
'' \ Savants et autres qui se consacrent à des 
| sciences et arts divers. 
V Tous les amateurs francs. 



1. Marchands de tableaux, impri- 
meurs, enlumineurs, confectionneurs 
et fournisseurs d'étiquettes pour fabri- 
ques, marchands de couleurs. 

2. Peintres en bâtiments, doreurs, 
0. Dépendants de Part. < peintres décorateurs , fabricants de gla- 

|ces, teinturiers. 

3. Fabricants, peintres et marchands 
de faïences. 

4. Tourneurs de chaises et marchands 
de bois. 

Les corporations et les métiers suivants étaient dans 
1' origine admis dans la confrérie: 

6. Orfèvres. 

7. Brodeurs, brodeurs de dessins sur tapis et sur damas. 

8. Chaudronniers, fondeurs en cuivre, horlogers et di- 
nandiers. 

9. Tondeurs d'étain, plombiers, fabricants d'orgues, fai- 
seurs de pompes et couvreurs. 

10. Yitriers et marchands de verre. 

11. Eelieurs, imprimeurs et typographes. 

12. Ferblantiers et marchands de ferraille et tous ceux 
qui soudent au moyen du fer rougi ou de la chandelle. 

0. Fripiers et fripières. 

On trouve un tableau pareil des „arts et métiers, réunis 
dans la Gilde de St. Luc,, vers 1630, dans une dissertation 
sur l'imprimerie par Jac. Koning, p. 456, avec supplément 
D. (Verhandeling over de boekdrukkunst door Jac. Koning , 
bl. 456 met bijlage D.) 

Outre les orfèvres qui se sont séparés de la confrérie en 
1576, on trouve encore dans la charte de 1520 que les 
ouvriers en faïence furent classés dans les corporations et 
métiers. 

Les chartes de 1514, 20 et 90 ne diffèrent pas entre 
elles dans les points principaux. La rétribution d'entrée et 



d'autres dispositions étaient les mêmes, avec cette différence 

seulement , que d'abord elles consistaient en une ou plusieurs 
livres de cire, au profit de V autel, pendant qu'on exigeait 
parfois quelques sous, p. ex. 12 sous pour deux livres de 
cire. Ces rétributions en cire ou en argent pour l'autel 
sont déjà complètement abolies dans la deuxième charte. 

De ces chartes il résulte que tous ceux qui désiraient 
être reçus dans la confrérie, devaient en premier lieu être 
bourgeois, que tous étaient tenus de payer pour leur rétri- 
bution d'entrée, trois florins d'or du Rhin, chaque florin 
de 2 S sous de Brabant ; dont une moitié revenait à l'admi- 
nistration de la commune, l'autre à la Gilde de St. Luc, 
avec cette clause qu'un enfant de bourgeois ne devait paver 
qu'un florin et demi. Si les confrères avaient plusieurs enfants 
et que ceux-ci voulaient apprendre quelque métier, l'aîné 
devait paver 6 sous et les autres 12 sous „et si un 
„d.es confrères désignés plus haut mariait sa fille à un 
^bourgeois ou a un fils de bourgeois, qui fat d\m des 
tl métiers susdits et qui ne fût point dans la confrérie, 
n celui-là pourra entrer dans la Gilde moyennant 12 sous. 

Les ouvriers étrangers à la ville, qui y venaient travailler, 
étaient également tenus de payer la rétribution. Les apprentis 
devaient verser 12 sous, les fils de bourgeois 6 sous et les fils 
de confrères étaient entièrement libres. Ils devaient finir leur 
apprentissage et ne pouvaient devenir maîtres qu' après avoir 
gagné un salaire pendant une année entière. Tout peintre 
ne pouvait accepter plus de deux apprentis ; cependant quand 
l'un de ces deux avait exercé le métier pendant un an , 
le maître pouvait encore accepter un apprenti, et ainsi jusqu' à 
trois, qui étaient tous obligés d'apprendre pendant trois 
ans. Personne ne pouvait non plus sous-louer ni racheter 
1' ouvrier ou l'apprenti d'un autre, de même que personne 
ne pouvait s'immiscer dans le travail d'autrui sans consen- 
tement réciproque. Il était défendu de chercher du travail 
ou de vendre en détail dans les rues ; à cette fin existaient 



des marchés annuels et hebdomadaires, en même temps 
qu'il était sévèrement défendu, sous peine d'amende, de 
tenir quelque négoce à tous ceux qui ne faisaient point partie 
de la confrérie. Personne ne pouvait non plus exposer son 
travail en vente avant d'avoir satisfait à la confrérie. 

La gilde était administrée par un doyen et plusieurs 
commissaires , (vinderen) élus pour un an , sous la restriction 
qu'un des membres sortants devait être maintenu dans ses 
fonctions. Ils étaient tenus de rendre compte à l'adminis- 
tration de la commune. 

La confrérie avait un secrétaire (schriftheer) et un sous- 
secrétaire, nommés pour un temps illimité et jouissant d'un 
traitement. Il existe une ordonnance de 1642 qui prescrit 
leurs obligations et leur salaire. 

On trouve aussi une ordonnance de 1633 sur l'enterrement 
et les funérailles des confrères de la Gilde de St. Luc, 
dans laquelle on lit que les commissaires devaient tous être 
présents aux obsèques de ceux de l'art. Que les funérailles 
se faisaient avec solennité, appert suffisamment d'une notule 
de Juillet 1637, dans laquelle on lit que les doyens et les 
commissaires, en revoyant les lettres, actes, écrits, etc, 
contenus dans les archives de la confrérie, „virent avec 
ifiiiie étrange satisfaction et admiration (à propos du soin 
extrême et du zèle de V ancien Doyen de Bray , ci-dessus 
nommé) „les différentes sortes d'éwssons de la gilde et 
F attirail u et les ornements destinés aux obsèques, le tout 
fait avec „le meilleur goût et jugement que possible. 11 

Le 22 Mai 1631, la charte fut encore renouvelée et 
le 5 Novembre 1660, toutes les rétributions en argent 
furent doublées, sur ordre de MM. les bourgmestres, afin 
de pourvoir aux besoins d'argent de^ l'orphelinat (Armen- 
Kinderhuis). Le l 1 ' Juillet 1675, tous les chefs des diverses 
confréries reçurent une nouvelle ordonnance de payement et en 
même temps l'ordre de remettre chaque année une liste ou 
spécification des personnes , qui étaient entrées dans leur gilde. 



Comme la charte renouvelée de 1631 n'existe plus, je 
dois me borner à des conjectures. 11 me paraît qu'on y 
aura introduit des articles, déterminant que chaque confrère 
devait payer annuellement pour l'entretien de la confrérie, 
la somme de 4 sous, rétribution qu'on allait réclamer 
chaque année à la demeure de tout membre. 

Des notules il appert qu'il est souvent résulté des 
difficultés du refus de payement. Cette mesure ne paraît 
donc pas avoir été unanimement approuvée. Selon toute 
probabilité cette charte renferme également des articles ayant 
rapport aux loteries , aux ventes publiques de tableaux , etc. 
On trouve beaucoup de notes et de consultations dans les 
notules de ce temps et en d'autres postérieures sur ce 
point important, et il en résulte en même temps que les 
administrateurs ont d'abord demandé conseil à ceux de Dor- 
drecht, de Rotterdam, de Delft, de Leiden et d'Amsterdam. 
C'est sur de graves abus dans de semblables entreprises, 
au détriment du public et des confrères de la Gilde, que 
le doyen et les commissaires se sont crus obligés de veiller. 
Un grand nombre de tableaux, de copies, etc. provenant 
de l'étranger et surtout du Brabant arrivaient constam- 
ment ici et étaient offerts et vendus au public ignorant et 
crédule, au désavantage de la confrérie. Il est certain que 
ces loteries devaient également servir à cet usage. L'annonce 
d'une pareille vente par F. P. de Grebber me paraît assez 
importante pour être reproduite ici textuellement. Voir 
Supplément No. 1. Quoiqu'elle ne fournisse pas de preuve 
de fraude, elle fut cependant rendue très-attrayante au public 
par un festin offert à cette occasion. On en trouvera une 
semblable de Corn. Kittesteyn A° 1634, au Supplément ÏI. 
En 1642, l'administration de la commune défendit les 
loteries, etc. Cette défense fut circonscrite en 1644 par 
des dispositions plus précises. Voir Suppléments N°. III et IV. 
La dernière charte date de 1751, imprimée chez Isa ne 
et Joli. Enschedé, imprimeurs de la ville. On y trouve 



également un article sur toutes les ventes publiques. 

Je crois avoir montré quelque peu dans ce court aperçu 
des différentes chartes et publications, dans quel but la 
Gilde de St. Luc a été fondée et quelles étaient les fonctions 
du doyen et des commissaires. Ils étaient tenus non seulement 
de veiller à l'exécution de la charte, mais ils étaient aussi 
choisis comme arbitres. J'en fournirai les preuves en parlant 
de A. et J. van Ostade. 

J'ignore où le doyen et les commissaires se réunissaient 
dans Forigine. En 1636, ils obtinrent une salle pour la 
confrérie au Prinsenhof au-dessus de la chambre des peseurs 
de pain, vis-à-vis de la bibliothèque de MM. les bourgmestres; 
mais ils ne purent s'en servir immédiatement parce qu'elle 
dut être employée pour une partie de l'école latine; à 
cause d'une maladie contagieuse, la peste, qui désolait la 
ville, et qui avait aussi fait ses victimes dans l'ancienne 
école latine: le recteur Guillaume van Nieuhuysen et 
quelques membres de sa famille avaient succombé au fléau. 

Salomon de Bray et Gaeff Meynaerts Eabritius (décédé 
le 7 Juin 1645) furent chargés des réparations et arran- 
gements. En Juillet 1637 le doyen et les commissaires purent 
déjà faire leur joyeuse entrée, et on lit dans les notules 
du 7 Juillet: 

/y A l'affermissement et dotation de laquelle le sieur Florent 
van Dijck, peintre excellent, a fait don à la confrérie en 
„ commun, et comme ornement de cette salle, d'un remarqua- 
ble buste, coulé d'après nature parle grand et très-célèbre 
;/ Michel- Ange Bonaroti, apporté par le sieur doyen van 
„ Dijck de l'Italie/' 

Dans une assemblée ultérieure de l' ex-doyen, Mr. Henri 
Pot, leur remit tous les actes, écrits, documents, livres 
de chartes, etc.; comme il appert du registre appartenant à 
]a Gilde, où l'on mentionne expressément la relique de St. 
Luc , qu'on recouvra , et dont nous parlerons tantôt. Ils fêtèrent 
il cette occasion l'ex-doyen Pot n aV hôtellerie le Pélican par 



„une collation on souper, où tous les confrères dépensèrent 
„en tout cinq Florins, 5 sous." 

Beaucoup de peintres ornèrent alors la salle de cadeaux 
et de tableaux, comme une image de H. Pot, un paysage 
de P. Molijn , des tableaux de forme ovale de Wouwerman , 
de A. van Ostade et A. van Everdingen, une toile de 
S. Ruysdael , une autre de Jan Stockman , un grand tableau 
représentant des navires de Cornelis Bol , un autre de Nicolaas 
Kemp et un grand tableau destiné à orner le dessus de la 
cheminée, de César van Everdingen. Plus tard ou trouve 
encore sur l'inventaire des cadeaux de N. Bercliem, Th. Wijck, 
Er. Post, Ph. Wouwerman, W. Kool, Dusart et d'autres. 

Outre quelques lettres , des chartes de quelques fondations , 
des bénéfices , des dons , il y avait aussi des blasons en tout genre 
appartenant à la commune Gilde de St. Luc , de l'argent et 
quelques ornements dont on faisait usage aux enterrements. 

La confrérie avait un autel dans l'église paroissiale, 
près du pilier du nord-ouest, qui se trouve au milieu de 
l'église, l'un des grands piliers sur lesquels repose la tour. 
Au temps de la Réforme on transporta l'autel dans l'église 
des Grands Carmes ou Carmes chaussés. 

J'ai déjà dit un mot de la relique de St. Luc, qu'on 
recouvra. En 1627 lorsque Er. P. de Grebber était doyen, 
il la céda de sa propre autorité à Er. Joannes Ambr. Cloribus , 
dominicain à Bruges. Pendant son absence celui-ci Pavait 
confiée au révérend père Daniel Evius, également de Bruges, 
qui, infidèle à sa promesse de la garder intacte et de la rendre 
au propriétaire, en fit hommage à une personne de qualité (mais 
dont le nom n'est pas rapporté) à Bruxelles , toutefois après en 
avoir détaché un morceau. L'an 1632 , le doyen S. de Bray et les 
commissaires se crurent obligés de la revendiquer ; cependant 
ils ne purent, après une longue correspondance de part et 
d'autre, obtenir que le petit morceau détaché, auquel on 
ajouta une déclaration d'authenticité, signée par le Cardinal 
de Ara Coeli. — Le 21 Août 1641 , les doyen et commissaires 



8 

apprirent que le révérend père Cloribns se trouvait chez 
de Grebber; ils le pressèrent de nouveau de leur rendre la 
relique entière. Le révérend père se confondit en excuses, 
promit d'examiner Faffaire à son retour à Bruxelles, mais 
il exprima ses craintes sur le bon résultat, parce que le 
révérend père Evius était déjà mort et qu'il ignorait le 
nom de ce personnage important; aussi n'a-t-on jamais recouvré 
la relique entière. Le petit morceau se trouve encore 
aujourd'hui au musée à Harlem. 

Comme dans toutes les corporations , chaque année sociale 
dans la Gilde de St. Luc était close par un régal. On jugera 
par ce qui suit de quelle manière se donnaient ces festins, 
où ils avaient lieu, ce qu'on y servait, combien de temps 
ils auraient et combien ils coûtaient. 

Copie d'une lettre du doyen Salom. de Bray. 

Au respectable sieur Gaeff Meynerts , Secrétaire de la Gilde 
de St. Luc de Harlem A°. 1635. 

Confrère Meynerts. Plus j'y pense, plus je trouve qu'il 
est nécessaire que vous parliez avec Abraham de Schencker 
et que vous consultiez ensemble, car autrement, si nous 
n'y faisons pas attention, il pourrait arriver facilement que 
tout en pensant et en nous convainquant que nous ferons 
mieux que les autres, nous fissions pis qu'eux. Chez 
Kittensteyn, 14 personnes, hommes et femmes, dépensè- 
rent, je pense en 4 sinon en 3 jours, en vin, bière, feu, 
salaire des domestiques et servantes et tous autres frais 
compris, 89 florins l , la première fois 18 personnes, femmes 
comprises , dépensèrent dans le local de la société de tir (in de 
Boelen) en 2 jours et le 3 e jour, 8 personnes, en vin, bière, 
feu et salaire des domestiques et tous autres frais compris , 
78 florins. 2 Et la dernière fois, aussi par 18 personnes les 
femmes comprises, la dépense dans le dit local monta, en 
3 jours, en vin, bière, salaire des domestiques et tous 



autres frais comptés, à 103 florins. 3 Et maintenant nous 
dépenserions en un jour à 20 personnes, le couple compté 
à 4 florins, soit 40 florins et à raison de 3£ florins, soit 
35 florins; pour vin, bière et salaire des domestiques encore 
20 florins, soit 55 florins au moins. 4 Comptez encore main- 
tenant pour 10 personnes, le jour suivant, 10 florins, cela 
revient (sans compter ce qui pourrait être dépensé en vin et en 
bière ou d'une manière quelconque et imprévue) en tout 
65 florins en 1^ jour. 

Béfléchissez maintenant mûrement et faites la comparaison ; 
il se pourrait que dans l'arrangement à faire avec Abraham , 
ou trouvât encore une meilleure disposition; car le compte 
est beaucoup trop élevé pour pouvoir être appelé raisonnable. 
Nous devrions , si c'était possible , introduire quelques écono- 
mies , quand même il y aurait moins à manger. Et sur ce , adieu. 

Votre confrère obligeant 

Sa. De Beay. Doyen. 
1635 6/ 16 . 

Apportez ceci ce soir 
et réfléchissez à ce qui suit: 



Au local dit //Bastertpijp* 
Pour 20 personnes, fl. 35 



à 


Keporter fl. 


35 




Keport // 


35 


16 mesures de 4 pin- 




tes de 


vin // 


16 


bière . . . 




3 









ensemble fl. 54 



Au local dit //Doelen// 
Pour 19 personnes, le 
domestique non com- 
pris fl. 38 

16 mesures de 4 
pintes de vin à 

15 sous " 12 

bière » 3 

fl. 53 
et le jour suivant de 
servir tout le restant. 



Ce que Euyckhaver 
a promis de procurer: 
une poitrine de veau 
2 quartiers de mouton. 
4 poulets. 
4 couples de lapins. 
8 pigeons. 
2 pâtés. 

des plats de godi- 
veaux. 



10 



Comptez maintenant 45 flo- 
rins qu'on nous doit encore , 
je ne pense pas que cela con- 
tera davantage , alors il man- 
que encore aux 65 florins 
20 fl. ; ce qui revient pour 
chaque convive payant à 2| 
florins- surécot en 1^ jour; le 
surécot chez Kittensteyn fut 
de 6 florins , la première aux 
Doelen de %\ florins, la deux- 
ième fois au Doelen 3 florins. 



Le tout d'après 
son compte de- 
vant coûter 34 
flor. 6 escarlins. 



2 pâtés aux aman- 
des. 

4 plats de bonbons 

(lettres rouges et 
blanches.) 

Icannelas. 



I amandes. 
raisins secs. 



saussices. 

du beurre et du 
>mage et tout 
comme il convient. 
Et offre poliment et obli- 
geamment son service. 



NOTE. 



2 34 fl. par jour le 
dernier jour 10 fl. 



3 34 fl. par jour, l'un 
dans l'autre. 



le jour compté l'un 
dans l'autre 30 fl. et 
si c'est 3| ou 4 jours 
c'est d'autant moins. 

4 le jour compté à 55 florins, y compris l'avance du restant de 
la veille. 



Dans le compte du 26 Janvier 1644, on lit: , 

//A la clôture du compte on trouva que les dépenses, 
//faites au festin des commissaires, montèrent à 2 flor. 
//13 sous , selon compte présenté avant la fête. Pour le régal, 
//y compris nourriture, feu et lumière et le service , comme 
v'û résulte du compte, 36 florins, encore 10 florins 16 
//sous pour vin, 3 florins 12 sous pour bière et pour un 
//pot de galettes qui n'était pas porté sur le compte 2 
//flor, 10 sous. Total 54 florins.// 

En 1653 le festin annuel dura deux jours et les femmes 
y assistèrent. On dépensa alors 67.9.8. 

Le 23 Octobre 1789, la Gilde de St. Luc à Harlem 
fut dissoute par l'administration communale. 



11 



Supplément N°. 1. 

Liste des superbes tableaux qui seront tirés au sort, de la 
manière suivante: taxés selon leur valeur par les hommes hono- 
rables, Cornelis Kittesteyn, Jan van de Velde, Salomon Kuys- 
dael , Jan Hogenhouck , Cornelis de Bruyn , Mr. Cornelis Helm- 
breecker. 

En premier lieu , chaque action sera de quatre florins ; personne 
ne pourra signer moins que pour trois actions s'il veut participer 
au festin, pour lequel le Fondateur a donné Cent florins; et 
celui qui obtient quelque prix aura le droit de le prendre sans 
donner rançon ; celui qui signe pour le plus grand nombre d'actions 
recevra une statue de Marie , de Grebber , d'une valeur de trente 
florins; celui dont le numéro sort en premier lieu aura un tableau 
de Santvoort , valant douze florins ; et tous ces superbes tableaux 
désignés ici sont exposés chez Frans Pietersz. de Grebber, 
richement ornés de cadres dorés et d'ébène; et quand presque 
toutes les actions seront prises, on fera savoir à chacun trois 
jours d'avance quels jour et heure et où le tirage et le festin 
auront lieu afin de venir ou d'envoyer son délégué pour satisfaire 
à son inscription, et de se réjouir ensuite. 



Copie des Tableaux, et leur valeur comme elle 
a été estimée, 



1. La fiancée du Christ 

de P. de Grebber. . 320 

2. Un paysage de Greb- 
ber 300 

3. Le combat d' Achille 

de Grebber 180 

4. Un tableau de Wyt- 
enbroeck 160 

5. Le Lévite de P. de 
Grebber 140 



6. F Adonis de Kou- 
wenburgh 120 

7. Deux ovales , de P. 

de Molijn 120 

8. Un grand Paysage 

de Antoni Yaller . . 100 

9. Un tableau de Jan 
Porcel (Percelles). . 100 

10. Une Madeleine de 
Grebber 90 



12 



11. Un grand Paysage 

de Euysdael 90 

12. Encore un grand 
Paysage du même. 90 

13. Un tableau de Savry 
représentant le Lion 8 6 

14. Un Paysage de 
Ruysdael 84 

15. Un grand Paysage 

de Molijn 80 

16. Un tableau de Savry 
représentant des 
animaux 80 

17. Un buste peint par 
Blommaert 80 

18. Un pot de fleurs de 

Bolongier 76 

19. Images modernes de 
Duck 70 

20. Un grand Paysage 

de Molijn 68 

21. Un grand tableau de 
Heda avec du Jamb on 66 

22. Un Pot de fleurs de 
Bolongier 

23. Un grand tableau de 
Jacques de Backer 60 

24. UnDaviddeGrebber 60 



A Harlem imprimé chez Vincent Casieleyn, Imprimeur au 
//Sand, int Suycker Huys.v Anno 1636. 



25. Deux images ou por- 




traits de H. Pot. . 


60 


26. Un Paysage de 




Euysdael 


60 


27. Un buste peint par 




J. Jordaens 


60 


28. Un Paysage de 




Molijn 


60 


29. Un Paysage de 




Goyen 


52 


30. Deux Hermites de 




Grebber 


50 


31. Un tableau de Heda 


50 


32. Un Paysage de Jan 




van Goyen 


50 


33. Un tableau de 




Hoogenhouck 


48 


34. Un tableau de Mr. 





E. van de Yelde. . 


48 


35. Une Résurrection de 




Lazarre de J. de Wet 


40 


36. Un Paysage de J. 




van Goyen 


40 


37. Deux ovales de 




Esaias van de Velde. 


36 


38. Un tableau de Jacob 




de Wet 


36 


39. Un banquet de Pot . 


30 


Total florins 3406. 




Actions 85 1|. 





18 



Supplément N°. II. 

Liste de plusieurs beaux et superbes tableaux, 
de la manière qu'il suit. 

Les pièces suivantes seront à gagner par tirage au sort, clin que 
action sera de deux florins, personne ne pourra prendre moins 
de trois actions s'il veut participer au festin , qui sera tenu vers 
l'époque que le tirage des Prix aura lieu; afin de couvrir les 
frais du festin, les auteurs de ces conditions donneront pour 
chaque centaine, une livre de gros des Flandres et ceux qui auront 
quelque prix, donneront comme rançon de chaque florin, 2 sous, 
ce qui sera employé au festin; celui qui prendra le plus grand 
nombre d'actions gagnera un tableau d'une valeur de dix-huit 
florins ou s'il était trouvé de moindre valeur à suppléer le reste 
avec de l'argent; ceux dont le nom sortira le premier ou le 
dernier, recevront aussi un prix d'une valeur de trois Eixdales: 
aussitôt que le nombre d'actions sera complet, ils sera procédé 
au tirage à Harlem dans le //Bastert-pijp// Smedestraat, où les 
tableaux se trouvent entretemps exposés : 

Ici suivent les tableaux comme ils sont taxés, etc. 

N Q . 1. Les Cinq sens de JD. Hais, avec un cadre 

d'ébène, taxé à 104 flor. 

// 2. Un grand ovale avec un cadre d'ébène octogone 

de P. Molijn, à 96 // 

« 3. Un grand ovale comme le précédent de /. van 

Goyen, à 76 » 

// 4. Un grand tableau rond de W. Heda, avec un 

cadre d'ébène, à 66 // 

// 5. Un grand dessin de H. Goltzius, à 60 // 

6 6. Un grand paysage de W, van den Bundel, à. 40 * 
// 7. Un tableau ovale représentant des figures mo- 
dernes de D. Hais, avec cadre d'ébène, à . . 36 // 
// 8. Un tableau ovale comme le précédent, à . . . 36 * 
// 9. // // // // // « n . . . 36 u 
h 10. » n a n a a a • * • 36 // 

à reporter 586 flor. 



14 



N°. 11. Un tableau ovale comme le précédent à . . . 12 flor. 

// 12. // // // // " » v . . . 36 // 

// 13. // Vanitas de F. Hais 34 // 

n 14. // petit tableau de P. Molijn , avec cadre d'ébène 

intérieur et extérieur, à 33 // 

a 15. Un tableau ovale avec cadre d'ébène de Ostade , à 30 // 

// 16. Un paysage de JSaftleeven, à 26 // 

u 17. Un petit tableau de Gérard (Gerritje) Jans, 

ovale avec un cadre double 25 u 

u 18. Une grange de S. Ruy sdael , avec cadre d'ébène, à 22 // 

» 19. Un tableau de Conrad Bramer , à 21 # 

// 20. Un paysage de Jan van Goyen, à ..... . 20 // 

// 21. Un tableau de Judict Leystar , à 18 // 

// 22. Une femme lisant, de D. Hais avec cadre 

d'ébène, à 18 // 

// 23. Un petit tableau comme le précédent 18 // 

// 24. '/ // // // h n 18 // 

h 25. // // // tf // // 18 ir 

u 26. // paysage de Ruysdael 16 // 

// 27. // // // Saftleeven 16 // 

// 28. // buste de cavalier, de F. Hais 16 // 

// 29. // buste comme le précédent 16 h 

h 30. // tableau de Swanenburg 12 // 

// 31. // paysage de Claude (sic) de Jong 10 // 

» 32. // dessin de F. de Grebler 9 // 

// 33. u portrait de Hendrick Brand \ 8 * 



Monte en florins à une somme de ... . 1064 
Monte en actions au nombre de 532 

Liste. 

de la loterie qui sera tenue à l'enseigne du Basterdpijp par 
Corn, van Kittensteyn et Dirk Hais en Collège des Commis- 
saires, composé des Commissaires autorisés Graff Meynerts et 
Henderick van den Boom, le 4 Avril 1634. 



15 

Supplément N p . III. Année 1642. 

DÉFENSE. 

Ainsi qu'il est venu à la connaissance de messieurs du Magis- 
trat de cette ville de Harlem, que certaines Personnes s'enten- 
dent pour instituer dans quelques Estaminets ou autres maisons 
dans cette ville, certaines Loteries, tirages au sort ou Ventes 
de Tableaux, par quoi on a non-seulement commis de grandes 
tromperies, vilipendé l'art de la peinture, mais aussi ruiné com- 
plètement des Bourgeois et Habitants de cette Ville, en gênant 
la vente de leurs tableaux , C'est à cet effet , quel'autorité et la justice 
prénommées, voulant remédier à ces abus, ont jugé bon et utile de 
défendre toutes Loteries, tirages au sort , Ventes , quel que soit leur 
nom, soit de tableaux ou d'autres objets, dans cette ville ou 
dans sa franchise, comme elles défendent aussi à chacun, quels 
que soient son état, sa condition et sa qualité, d'instituer sem- 
blables Loteries, tirages au sort, Ventes, soit de tableaux ou 
d'autres objets, ou de les faire instituer, ou s'ils pouvaient 
déjà être institués, de les continuer , sous peine de confiscation des 
objets et des tableaux qui ' y sont affectés et au surplus une 
amende de Cinquante Florins Carolus au Fondateur ou à 
l'auteur, ainsi que Cinquante Florins Carolus à celui chez qui 
cela a eu lieu, et Vingt-cinq Florins à chaque Personne qui y 
aura souscrit, contribué, ou aura versé une somme quelconque; 
l'amende désignée à partager, chacun pour un tiers, entre les 
autorités, la ville et le dénonciateur. 

Que chacun soit averti et se garde contre toute amende , etc .. . 

(Etait signé) Par moi, 

J. Benningh. 



Supplément N°. IV. Année 1644. 

Comme il a été mis sous les yeux de Messieurs du Magis- 
trat de Harlem, par requête du Doyen et des commissaires de 
la Gilde de St. Luc, le désordre et les mauvais procédés qui 
régnent dans les ventes publiques de tableaux, au détriment 
d'autres personnes, ceux de la Justice prénommés, voulant 



16 

remédier à ces abus ont jugé et ordonné, jugent et ordonnent 
par la présente, ce qui suit: 

En premier lieu, endéans cette ville et sa franchise, il est 
défendu, dès ce jour, de vendre tous tableaux autres que ceux 
provenant de quelque maison mortuaire d'un peintre ou d'un 
marchand de tableaux qui, cessant son métier, désire vendre 
publiquement ses tableaux; sous peine d'une amende de douze 
Florins et la confiscation des tableaux ou la valeur de ceuxqui> 
n'appartenant ni à la maison mortuaire ni à celui qui cesse l'exercice 
de sa profession, auraient été vendus, contrairement à cette 
ordonnance. 

Aucun tableau déjà vendu une fois et retenu par le ven- 
deur, ne pourra plus être présenté qu'une seule fois aux ache- 
teurs, durant la susdite vente publique, sous peine d'une amende 
de douze florins sur chaque tableau. 

Avec cette restriction cependant, que tous ceux qui désirent 
vendre comme il vient d'être indiqué, leurs tableaux et autres 
objets d'art, seront tenus de fournir au Doyen et aux Commissai- 
res de la Gilde de St. Luc, préposés à cette fin par les hono- 
rables autorités de la Justice, une liste des tableaux et objets 
d'art qui appartiennent à la maison mortuaire, au peintre ou au 
marchand de tableaux cessant son métier, et qu'ils ont l'inten- 
tion de vendre. Cette déclaration devra être faite au moins la 
veille du jour indiqué pour la vente, le tout sous peine d'une 
amende de vingt-cinq florins , excepté pour les petites successions 
en quoi l'on suivra l'ancienne coutume , sous peine de confiscation. 

Et si quelqu'un est convaincu ne pas avoir fait convenablement 
sa déclaration et avoir usé de fraude, il perdra une somme de 
vingt-cinq florins ainsi que tous les objets d'art ou tableaux qui 
ne figureront point sur la liste délivrée aux Doyen et Commis- 
saires prénommés, que les tableaux et objets d'art soustraits à 
la connaissance des autorités, soient vendus ou non. 

De même, si un peintre ou un marchand de tableaux cesse 
son métier ou, par privation de son droit, vend son fonds 
ainsi qu'il a été indiqué plus haut , il ne pourra , après être rentré 
dans les mêmes fonctions, faire une nouvelle vente, sous pré- 
texte de cessation, de départ ou autre raison, excepté lors du 
décès du mari ou de la femme. 

De même, aucun étranger ni habitant d'un autre lieu ne 
pourra, dans cette ville et dans sa franchise colporter des 



17 

tableaux et autres objets d'art que 9ur les Foires libres de cette 
ville et pendant les jours de franchise de celles-ci , et non ailleurs 
ni plus longtemps, le tout sous peine d'une amende de douze 
florins et la confiscation des objets exposés à la vente. 

Toutes ces amendes et objets confisqués seront au profit des 
suivants et partagés entre eux; savoir: à Monsieur l'officier, 
au secrétariat , à la Gilde de St. Luc et aux pauvres du Tronc , 
chacun un quart. 

Et afin que tout se fasse loyalement et que toute fraude soit 
punie, le Doyen et les commissaires de la Gilde de St. Luc 
sont autorisés à faire visiter toutes ventes de tableaux et d'autres 
objets d'art par leur domestique et de les confronter sur les 
listes fournies, et de dénoncer toute fraude: lequel domestique 
pourra être employé dans les ventes précitées par les vendeurs, 
lorsqu'il sera tenu de rendre des services notables , pour lesquels 
services (et non pour autre chose) il sera payé honorablement 
par le vendeur. 

Ainsi fait le, etc. 

(Était signé.) 

Par moi, 

€. van Loo. 



18 



LISTE DE DOYENS ET DE COMMISSAIRES de la Gilde 
de St. Luc à Harlem , pour autant qu'on a pu la faire au moyen 
des pièces éparses qui existent encore de cette Gilde et des résolu- 
tions et du mémorial de MM. les bourgmestres, de 1601 à 1740. 
Après cette époque , la plupart des personnes sont trop peu impor- 
tantes, pour trouver une place dans cette liste. 

1601. 7 Août. 
Erans Pieterss. (Grebber). Peintre. 
Erans Janss. Orfèvre. 
Jacob Willemsz. Couvreur. 

1605. 
Voir le l Jacob Adriaensz. Matham. Graveur, 
mémorial des J Phili P s Janss - v ' d ' ^oekhorst. Vitrier. 
Bourgmestres. ^ Cornelis Sijmons. Orfèvre //au cheval blanc.// 

1614. 
Claes Laurens. Peintre. 
Augustijn Steyn Jacobsz. Orfèvre. 
Claes Pieters Grebber. Orfèvre. 

1622. 
Cornelis Claesz. van "Wieringen. 
Gerrit Adriaensz. Gouw. 
Aelbert Barthelmeesz. 

1626. 
Hendr. Gerr. Poth. 
Philip Janss. Boeckhorst. Vitrier. 
Uildebrandt Laeckeman. 

1630. 
Hendr. Gerr. Poth. 
Pieter de Molijn. 
Outgert Akersloot. 

1631. 
Erans Pieterss. de Grebber. 
J. v. Bouchorst. 
Cornelis van Kittensteyn. 



19 

1633. 

Pieter de Molijn. 
Salom. de Bray. 
Pieter Soutman. 
P. Janss. BagijR. 
Claes van Bouchorst. 

1634. 

Salom. de Bray. 

H. G. Poth. 

Gaaff Meynderts Fabritius. 

Hendr. van den Boom. 

Vastert Janss. 

1635. 

Mr. Hendrik Pot. 

Gaaf Meynerts Fabritius. Orfèvre. 

Floris v. Dijck. Peintre. 

Johan van de Velden. Graveur. 

Willem Schonaeus. Potier d'étain. 

P. Saenredam 1 „ ,. . 
t. i tt i l ( Secrétaires. 
PransdeHulst) 

1637. 
Mr. Florens van Dijck. Peintre, Doyen. 
Mr. "Willem Sclionaeus. Potier d'étain , l r Commissaire. 
Mr. P. de Molijn. Peintre, commissaire. 
Mr. Wilhelm Heda. // 

Mr. Klaes Anthonis de Ram. Orfèvre, // 

Secrétaires : 

Mr. Pieter Saenredam, 1633 h . 

Mr. Frans de Hulst, 1635 f. 

1638. 

P. de Molijn. 

C. F. de Eam. 

Pieter Soutman. 

Cornelis Kittensteyn. Graveur. 

Willem Janss. Fabricant de porcelaine et de faïence. 



20 

1639. 

P. Soutman. 
Willem Janss. 
Sal. de Bray. 
Flor. v. Scliooten. 
Boudewijn Franss. 

1640. 

Salom. de Bray. 
Floris van Schooten. 
P. Saenredam. 
Gaaf Meynderts Fabritius. 
Pieter Holsteyn. 

1642. 

Mr. Pieter Saenredam. Peintre, Doyen. 

Mr. Pieter Holsteyn. Peintre sur verre , l r commissaire. 

Mr. Frans de Hulst. Peintre. 

Mr. Reyer Klaesz. Suycker, Peintre. 

Mr. Hendrik van den Boom. Chaudronnier. 

Mr. Joost de Volder , Secrétaire. 

1643. 

Mr. lieyer Claessen Suycker. Peintre, Doyen. 
Mr. Frans de Hulst. Peintre , l r commissaire. 
Mr. Willem Claessen Heda. Peintre. 
Mr. Jacob Janssen Begijn. Sculpteur. 
Mr. Olofl* Jacobsen. Potier d'étain. 

Mr. Joost de Volder, Secrétaire. 
Mr. Philip Angel, Sous-secrétaire. 

1644. 

Mr. Willem Claessen Heda. Peintre, Doyen. 

Mr. Jacob Janssen Begijn. Peintre, l r commissaire. 

Mr. Frans Hais. Peintre. 

Mr. Aelbert Symons de Valk. Peintre. 

Mr. Frans Symons. Ferblantier. 



21 

1645. 1647. 

A, S. de Valck. J. P. do Haen. 

Frans Symonsz. Wiilem Abraham ss. 

Pieter Molijn. Salom. Kuysdael. 

Jacob de Wet. Adriaen van Ostade. 

Hendrik Bloemendaal. Symon Haesewindius. 

1646. 1648. 

Pieter de Molijn. Salom. Buysdael. 

Hendr. Bloemendael. Symon Hasewindius. 

Philip Wouvverman. Hendr. Gerritss Poth. 

Willem Abrahamsz. Dorspijck. Dirk Deyman. Potier d'étain. 
Joris Pieterss. de Haen. Fredr. Casperss. Tailleur de pierres, 

1649. 

Fredr. Casperss. 

Dirk Deyman. 

Pieter Molijn. 

Johan Lagoor. 

AVillem Janss. Verstraet. 

1651. 

Willem Janss. Verstraten. 
Fr. de Hulst. 
Willem Claessen Heda. 
Christiaen Bouman. Sculpteur. 
Gerrit Dirck van Kuyck. Vitrier. 
J. Stockman, Secrétaire. 

1652. 

VV. Cl. Heda. 
Fr. de Hulst. 
Hendrick Mommers. 
Willem Abrahams. Chaudronnier. 
Pieter van der Liphorst. Ferblantier. 
J. Stockman, Secrétaire. 

1653. 
Hendrik Mommers. 
P. v. d. Liphorst. 



22 

Eoeloff Koets. 
Caesar v. Everclingen. 
Jacob Vroom. 

1654. 1657. 

H. Mommers. Gerrit Willem Verstraten. 

P. v. d. Liphorst. Willem Kool. 

E. Koets. Claes Pieterse Berg-hem. 

Caesar v. Everdingen. Frans Post. 

Jacob Croon. Potier d'çtain. Michiel Lievens. Chaudronnier, 
J. Stockman, Secrétaire. 

1655. 1658. 

Caesar v. Everdingen. Cl. P. Berg-hem. 

Jacob Croon. F. Post. 

Cornel. Bol. Thom. Wijck. 

Claes Kemp. Prans Simons, Ferblantier. 

J. v. Eollegom. Vitrier. Jacob V ersluys. Pabric.de faïence 
J. Stockman, Secrétaire. J. Stockman, Secrétaire. 

1656. 1659. 

Caesar van Everdingen. Thomas Wijck. 

J. v. Eollegom. Prans Symonse. Ferblantier, 

Claes Kemp. Frans de Hulst. 

Willem Kool. Willem Eomeyn. 

Gerrit Verstraten.Fabr.de faïence. Joris Pieterse de Haan. 

1660. 

Jacob Croon. 

Jacob de Wet. 

Fr. de Hulst. 

Willem Eomijn. 

Hercules Meyndertze. Vitrier. 

1661. 
Jacob de Weth. 
Hercules Meyndertss. 
Adriaan v. Ostade. 
Vincent Laur. v. d. Vinnc. 
Willem Abrahams. 



23 



1662. 
A. v. Ostade. 
Vinc. Laur. v. d. Vinne. 
Joli. Vermeer. 

Jan Claessen Marcelis. Plombier. 
Jacob v. Balen. Vitrier. 

Gerrit v. Heer , Secrétaire. 

1664. 1671. 



Jan Stockman. 
Gerrit Mulraet. 
Hendrick Mommers. 
Jonas Suyderhoef. 
Jan Claes Marselis. 

1665. 

Jan Stockman. 
Gerrit Mulraet. 
Ilendrik Mommers. 
Jan Claes Marselis. 
Jonas Suyderhoef. 

1667. 

Abraham Serrengiers. 
Jan de Bray. 
Johannes Vermeer. 
Gerrit Mulraet. 

1669. 

Thomas Wijck. 
Leendert van der Coogt. 
Salom. Ruysdael. 
Abrah. Sarrengiers. 
Jan Claesse Marcelis. 

1670. 

Jan de Bray. 

Claes Pieterse Berchem. 

Gerrit Mulraet. 



Abraham Serrengiers. 
Jan de Bray. 
Gerrit Mulraet. 
Dirck van Kuyck, 

Dirk de Bray, Secrétaire. 

1674. 

Jan de Bray. 
Jan de Jongh. 

1676. 

Jan de Bray. 
Thomas Wijck. 
Willem Laeckeman. 
Dirck van Kuyck. 

1677. 

Willem Lakeman, Doyen. 
Dirck van Kuyck, Ex-commissaire. 
Abraham Snellaert. 
Jonas Suyderhoef. 
Willem Romijn. 

1678. 

Jonas Suyderhoef, Doyen. 

Abrah. Snellaert , Ex-commissaire. 

Gerrit Mulraet. 

Jan Vermeer. 

Pieter van der Liphorst. 






1679. 

Gerrit Mulraet. 

Jan "Vermeer. 

Pieter van der Liphorst. 

Cornelis Akersloot. 

Willem Laeckeman. 

1680. 

Willem Lakeman. 
Cornelis Akersloot. 
Jan de Bray. 
Dirck van Kuyck. 
Jacobus van Pomeren, 

1681. 

Jan de Bray. 

Dirck van Kuyck. 

Jacobus van Pomeren. 

Abrah. Snellaert. 

Cornelis Seeman ou Zeeman. 

1682. 

Abraham Snellaert. 
Cornelis Zeeman. 
Pieter van der Liphorst, 
Claes Hais. 
Job Berckheyde. 

1683. 
Pieter ven der Liphorst, 
Jan de Bray. 
Claes Hais. 
Jacobus van Pomeren. 
Willem v. d. Bergen. 

1684. 
Jan de Bray. 
Jac. v. Pomeren. 
W T illem v. d. Bergen. 
Abr. Snellaert. 
Cornelis Seeman. 



1685. 

A. Snellaert. 
Corn. Seeman. 
Claes Hais. 
Jan Mulraet. 
Jacob v. Wamelen. 

1686. 

Jan Mulraet. 
Jacob v. Wamelen. 
Jacob Marcus v. d. Waî. 
Jan de Meeter. 
Willem v. d. Bergh. 

1687. 

Jac. Marcus v. d. Wal. 
Jan de Meeter. 
Willem v. d. Bergh. 
Abr. Snellaert. 



1688 en 1Ô69. 

Abraham Snellaert 
Gov. Haverbreek. 
J. Mulraet. 
Jac. v. Wamelen. 
Antonij van Ee. 

1690. 
Jan de Meter. 
Jacob v. d. Wal. 
Jan Mulraet. 
Jacob v. Wamelen, obiit. 
Ant. v. Ee. 

1691. 
Abr. Snellaert. 
Gerrit Berckheyde. 
W : illem v. d. Bergh. 
Jan de Meter. 
Jacob v. d. Wal. 



1692. 

Jan de Meeter. 

Jacob v. d. Wal. 

Cornelis Dusart. 

Jan Mulraet. 

Jan Enscheda. Horloger. 

1695. 

Abraham Snellaert. Sculpteur. 
Gérard Berckheyde. \ 
Bartholomeus Engels, v Peintres. 
Jan van Gotingh. J 



1719. 




Philippus de Graaf, Doyen. Plombier. 


Laurens v. d. Vinne. Peintre. 


Adam Stompwijck. 


Vitrier. 


Samuel Jolij. Sculpteur. 


Pieter van Wijnants. Marchand de ferrailles. 


3 720. 


1723. 


P. van Wijnants. 


L. v. d. Vinne. 


Samuel Jolij. 


P. v. Wijnants. 


Hendrik Barré. Géomètre. 


Erans v.d.Steen. March.de ferrailles, 


Willem Mugaert. Peintre. 


S. Jolij. 


Izaak v. d. Vinne // 


W. Hugaert. 


1721. 


1724. 


H. Barré. 


P. v. Wijnants. 


Willem Hugaert. 


W. Hugaert. 


I. v. d. Vinne. 


Ph. de Graaff. 


Philip de Graaff. 


H. Barré. 


Isaak Hasius. Horloger. 


Erans Decker. Peintre. 


1722. 


1725. 


Ph. de Graaf. 


Ph. de Gra f. 


I. Hasius. 


H. Barré. 


Laur. v. d. Vinne. 


Fr. Decker. 


P. v. Wijnants. 


J. Hasius. 


Marcus v. d. Wal. Peintre. 


Samuel Jolij, 



26 



1727. 


1733. 


J. v. d. Vinne. 


J. v. d. Vinne. 


P. v. Wijnants. 


Iz. v. d. Vinne. 


Fr. v. d. Steen. 


Fr. v. d. Steen. 


Ph. de Graaf. 


Ph. de Graaf. 


Fr. Decker. 


P. v. Wijnants. 


1728. 


1734. 


Ph. de Graaf. 


Ph. de Graaf. 


Frans Decker. 


S. Jolij. 


Laur. v. d. Vinne. 


Fr. Decker. 


Samuel Jolij. 


Jacob Schuurman. Plombier 


Hendrik Barré. 


P. Wijnands. 


1729. 


1735. 


Frans Decker. 


S. Jolij. 


S. Jolij. 


Iz. v. d. Vinne. 


Iz. v. d. Vinne. 


Fr. Decker. 


P. v. Wijnants. 


Pieter Langendijk. 


Fr. v. d. Steen. 


Jac. Schuurman. 


1730. 


1736. 


Iz. v. d. Vinne. 


Iz. v. d. Vinne. 


P. v. Wijnants. 


Ph. de Graaf. 


Fr. v. d. Steen. 


P. Langendijk. 


Ph. de Graaff. 


J. v. d. Vinne. 


Pieter Langendijk. Peintre de P. Wijnants. 


patrons (modèles). 




1731. 


1737. 


Ph. de Graaf. 


P. Langendijk. 


P. Langendijk. 


L. v. d. Vinne. 


Sam. Jolij. 


P. Wijnants. 


Fr. Decker. 


Sam. Jolij. 


Jan v. d. Vinne. 


Fr. Decker. 


1732. 


1738. 


S. Jolij. 


S. Jolij. 


Fr. Decker. 


Iz. v. d. Vinne. 


Jan v. d. Vinne. 


Frans Decker. 


Iz. v. d. Vinne. 


Jan v. d. Vinne. 


Fr. v. d. Steen. 





27 

1739. 1740. 

Iz. v. cl. Vinne. P. de Graaf. 

P. Langendijk. J. Schuurman. 

Ph. de Graaf. Jan v. d. Vinne. 

J. Schuurman. Frans Decker. 

Jan v. d. Vinne. Willem Troost. 



MEMBRES de la GILDE de St. LUC a HAELEM de 
1626 à 1795, pour autant qu'ils se présentent aux années ici 
indiquées , dans les notules très -incomplètes et autres documents 
de la susdite confrérie: 



1626. Hendrik Gerritsz. Poth. 

1627. Erans Pieters Grebber. 
1630. Pieter de Molijn, 

// // Jan van Bouchorst. 
// // Cornelis Kittensteyn. 

1633. Pieter Claesz. Soutman, 
// // Pieter Janss. Bagijn. 

// // Salom. de Bray. 

1634. Gaaff Meynderts Eabritius. 

1635. Jacob Louys. 

rr u Cornelis Jacobse Gael. 

// // Jacob Lievens, peintre. 

// // Cornelis Goutsblom. 

// // Pieter Casteleyn. 

// // Judith Leyster. 

// // Pieter Saenredam. 

// // Erederik Vroom. 

// // Cornelis Vroom. 

// // Joh. van de Velde , graveur. 

1637. Jan Stockman. 

» u Cornelis Bol. 

// .... van Campen. 

ti u Jan Pottey. 



28 



1637. Joh. Matham. 
// it Dirk Matham. 

h a Plorens van Dijck. 

// tr Hendrick Pietersz. de Hont. 

// // Cornelis Engelsen Sprongh , Versprong ou Verspronck. 

// // Willem Heda. 

// *• Jacob Wolfertsz van Balen. 

// // Jan Louweriss., statuaire. 

a a Jan Jans de Vos, sculpteur. 

// v Jacob Bouchorst. 

// n Dirk Verhorst , peintre et bourgeois. 

» a Kraen (Adrien) // // « 

if a Michiel Bouckhaers, peintre, quitte le pays. 

1638. Guiljaum Polydanus, peintre. 

* // Willem Gillesz Cool ou Kool. 
// a Gerrit Adr. Gouw. 

// h Guill. van der Put. 

// » Isack v. d. Put. 

h ii Pieter Talboom Tolet , peintre et bourgois. 

163 ( J. Willem de Poorter. 

n ir Floris van Schooten. 

]640. Gerrit Claesz. Bleecker. 

// tt Joost de Volder. 

h ii Adriaen Gael, Sen. 

// // Mouris Fransz. Grebber. 

* h Prans de Hulst. 

// // Adriaen Gael, Jr. 

// // Pouwel Joosten Wouwerman. 

// // Wouter Knijf. 

h h BarthoL Molenaer. 

h h Pieter Holsteyn, Sen. 

// * Cornelis Gerritsz. Versluys , peintre. 

1642. Philips Angel. 

// // Pieter Berendrecht. 

// // Pieter de Grebber. 

// a Salomon Kuysdael. 

// // Izack Huysdael. 

// a Cornelis Adriaensz. Gael. 

// n Philips Wouwerman. 

v » Thomas Wijck. 



1642. 


Roelof Claesen Koets. 


h 


n 


Hendrik Lodewijks. 


II 


n 


Willem Willemsz. Swinderwijk. 


n 


n 


Jacob Oliviers. 


II 


n 


Jan Wijnants , marchand de tableaux. 


Il 


„ 


H ans ou Joh. Bolongier. 


II 


n 


Adr. v. stade. 


II 


u 


Eeyer Klaesz. Suycker. 


II 


n 


Willem Jansz. Maestricht , peintre et bourgeois. 


II 


n 


Maarten Kouwenburgh , // 


H 


V 


Pieter Florte, u 


II 


il 


Arent Corn elisz. Suycker, // résidait en 1642 
en Frise. 


n 


n 


Fredrik Cornelisz., peintre, apprenti de P. Mulier. 


* 


il 


Claes Pieter sz. (Berghem), peintre. 


n 


u 


Hendrik Stuivesant, » 


n 


H 


Christiaen Pietersz. , // 


n 


II 


Adriaen Muyltjes, // 


II 


II 


Jan Dirkz. van Ophemert, // 


u 


II 


Jacob Warnaer of Warnars. 


n 


II 


Pieter Mulier, peintre. 


1643. 


Robert Nachtegael. 


n 


II 


Aelbert de Bray. 


a 


II 


Cornelis Decker. 


u 


U 


Bartliel. Hendrikss. Duindam. 


II 


II 


Jacob Deyman. 


n 


II 


Gerrit de Wet ou Weth. 


n 


II 


Iz. v. Ostade. 


u 


f 


I. H. Bloemendael, peintre. 


a 


II 


Claes Claesz. // 


n 


II 


Cornelis Gerritsz. , // 


u 


II 


Cornelis Pietersz., // 


n 


1/ 


Walraven van Thuyl, // et bourgeois. 


u 


II 


Pauwels Wens, // 


1644. 


Aelbert Symonsz. de Vaîck. 


n 


II 


Frans Plais. 


n 


II 


Claes van Berensteyn. 


,i 


II 


Jacob Janss. Begijn. 


n 


II 


Jan de Wit. 


n 


II 


Jacob de Wet ou Weth. 



30 

1649. Dirk Deyman. 
// /y Johan Lagoor. 

1651. Willem Klaas Heda. 

// // Leendert v. d. Kooge. 

// // Joh. v. d. Moolen, peintre et bourgeois. 

« // Christiaen Bouman, sculpteur, commissaire de la Gilde. 

// // Gilles Eombouts, peintre et bourgeois. 

// // Leendert Stoffels, // u // 

// // Claes Heerman de Jongh , apprenti-peintre chez P. Sardam . 

» a Joannes Ouderogh. 

1652. Hendrik Mommers. 
» n Dirk Helmbreker. 

1653. Caspar Casteleyn. 
a h Abraham // 

// // Jacob. Vroom. 

// // Cornelis Vis s cher. 

// // Caesar van Everdingen. 

1654. Cornelis Bega. 

// // Job Berckheyde. 

1655. Nicolaes Kemp. 

// // Jan Wouwerman. 
// // Andries Koets. 

1656. Erans Post. 

// o Barthol. Engels. 

// « Eeyer Cornelisz. , peintre. 

1657. Lambert Hendriks, apprenti- peintre chez Gilles Eom- 

bouts. 

1658. Jan Maas Jr, 

// h Jan Golingh, peintre. 

1660. Willem Eomijn. 

// // Jzaak van Nikkelen. 

// // Pieter Spijkerman. 

// // Gerrit Berckheyde. 

// // Josua de Graaf. 

« // Pieter Frits. 

1662. Pieter Holsteyn de Jonge. 

// » Vincent Laurens v. d. Vinne. 

// // Eeyert Jacobsz. van Blommendael, peintre. 

1665. Jas Stockman. 

1668. Johannes Thopas, 



31 



16G8. Abraham Snellaert, sculpteur. 
// // Cornelis Langeveld, // 

1669. Michiel Klaerkamer, statuaire. 

1670. Willem Knijf. 

// // Leendert Stockman. 

// // Evert Oudendijk. 

// // Jacus (Jacobus) Marcus, peintre. 

1671. Dirk de Bray. 
// // Jan de Bray. 

// // Cornelis Pool, tailleur de pierres. 
1675. Jan de Jong. 

1677. Jonas Suyderhoef. 

// // Casparus Stierens, peintre. 
h n Cornelis Akersloot, u 
u // Jan v. d. Meer, sen. 

1678. Dirk Maas. 

// // Gerrit Mulraet. 

// // Adrianus Keyser, peintre. 

// // Gerrit Corstiaense van Toght , peintre. 

1679. Cornelis Dusart. 

// // Barend van Eyse, statuaire. 
1681. Abraham Cuylenburg. 

1683. Jan v. d. Meer Jr. ou Jan Vermeer. 
// // Jan Kieft. 

// // Pieter Kieft. 

1684. Joh. Moolenaar. 

1685. Laurens v. d. Yinne. 

1686. Jan van der Capelle. 

1687. Hendrik van Straeten ou Verstraeten. 
// // Richard Brakenburg. 

// // David Heemskerk. 

// // Schoucher (Salomon), statuaire. 

1688. Jacob Marcusse van de Wal. 
// // Jan van Nikkelen. 

1690. Jan van der Vinne. 

1691. Willem van Nijmegen, peintre. 

1693. Iz. Kleynhens. 

// // Martinus Nachtglas, statuaire. 
// // Cornelis Mulraet. 

1694. Joh. van Nijmegen, statuaire. 



32 

1694. Hendrik de Valck. 

// // Jan Breebagh, peintre. 

1695. Abraham Klijn, architecte. 

1696. Bernardus van Schijndel. 
// a Joan Wielant. 

// // Bernardus Cornelisse, statuaire. 

1697. Samuel Jolij, statuaire. 

1699. Jan Luyken. 

1700. Adriaan Oudendijk, peintre. 

// // KoelofKoemer, peintre, 13 Mars 1708. 

1701. Abraham Perdanus. 

1703. Jan van Vianen. 

// // Kokes Overbeek, statuaire. 
* // Pieter Hondas, // 

// » Eoockes Verbeek, * 

1704. Cornelia Keyserswaert, peintre de patrons (modèles). 

1705. Pieter Pieterse Kidderhuysen , peintre. 
« // Jan Mensing. 

// * .... Voshier , peintre. 

// // Christiaen Dankers , sculpteur. 

1706. Jacob Drossaert. 
// // Frans Decker. 

// // Sieuwert v. d. Meulen. 
// // Ant. Vedering, sculpteur. 

1707. J. F. Boddecker. 

h a Adriaen Oliviers, peintre. 

// // A. M. Houwaert, sculpteur. 

1708. Hendrik Twent, peintre. 

1709. Anna van Schijndel. 

1710. Gerrit van Heerstal, statuaire. 
// // Willem Hugaert. 

1712. Jan van Houtom, statuaire. 

// // Jan de Langh, tourneur en ivoire d'objets d'art. 

1713. Johannes Boursette , architecte. 

1714. Willem Warnaer. 

// // Jan van Aardenburgh, peintre de patrons, décédé. 
// // Izaak Beks, peintre de patrons. 

1715. Gerrit Cuylenburg. 

// a Izaak Stieltjes, peintre de patrons, décédé. 

1716. "Vincent v. d. Vinne. 



33 

1717. Jan Voorn ou Voren , peintre. 

1718. Hendrik de Wolff, tourneur en ivoire. 
1720.2 Joh. Heemskerk. 

1721. Jannetje Beaumont, peintre. 

1722. Jacob Jansz. 

1723. Pieter Langendijk, dessinateur de patrons. 

1724. Jacobus Fontijn, sculpteur. 

1725. Jan van Heemst. 

// h Nicolaas Six, ex-échevin et peintre. 

u ii Hendrik Budde, s'est fixé en Frise, peintre. 

// // Jan Verbeek, peintre, décédé en 1758. 

// // Alb. Jansz. v. Sonneveld, sculpteur. 

1726. Daniel van der Hijde, peintre. 

1728. Alex. Vos, amateur d'art. 

1729. JanEnschede, sculpteur. 

// u Izaak Enschede, imprimeur en couleurs. 

1730. Dirk Meynerts, sculpteur. 

// // Abraham Verryck ou Vereyck, peintre. 

// // Michiel Haverstok, sculpteur. 

1731. Izaak van Zusterer, peintre. 

1732. Wouter Poelgeest. 

// // Abraham Pademaker. 

1733. George Petrus Swetner, dessinateur de patrons. 

1734. Jan de Wijk. 

1735. Willem ïroost. 

// // Hendrik van Gimmenij , dessinateur de patrons. 

// // Gerrit van Gimmenij , peintre. 

// // Laurent v. d. Yinne. 

// // Jacob v. d. Vinne. 

1736. Jan Marchant, dessinateur de patrons. 

1738. Lambertus Cardon, peintre et maître de dessin, 

// // Pieter van Winkel, dessinateur de patrons. 

1740. Wijnand Brands, peintre. 

1741. Simon Schot, peintre. 

1742. Hendrik Spilman. 

// // Bernardus Kleynhens. 

1743. Hendrik van Dijk, sculpteur. 

// » Cornelis Blankert, dessinateur de patrons. 

1744. Jan Brunninck , peintre. 

// // Cornelis Guelmo, peintre, décédé en cette année. 

3 



34 

1745. Job. vnn (1er Giese, sculpteur. 

// // David Eee, vivait encore en 1783 , dessinateur de patrons. 

1748. David lîeemskerk. 

// » Nicolaas Enders, peintre. 

1749. Jan Degelenkamp Augustini. 
a /' Marten Jansz. Simmerman. 

1750. Willem v. d. Water, décède' en 1777- 

1751. Izaak Boussel, arcliitecte. 

// // Gerrit Bouman, décède en 1777. 

1752. Taco Jelgersma. 

// // Jan v. d. Hijde, décédé en 1758. 

// // Jan Verbeek , // // 1758. 

1754. Vincent v. d. Vinne. 

// //. Izaak Loofveld, peintre. 

// // Mattheus van Kapelle, peintre. 

1755. Pieter Comans, /' 

// /' Pieter van Poelgeest, fils de Wouters, peintre. 

// // Johannes Bach, peintre. 

h h llennanus Weyers, >/ 

1756. Hendrik Iluy, // 
1759. Hendrik Tavenier, « 
1761. Cornelis van Noorde. 

1763. Pieter van Loo, décédé en 1781. 

1764. Gerrit Toornenburg. 
// // Eveit Lucas. 

1766. Jolian Bernard Brandhof. 

// // Josua Capelle. 

// // Antoni Elger. 

1769. Hendrik Meyer, parti. 

1770. Tjebbc van (1er Ley, décédé, 

1772. Cornelis Struyk. 

1773. Jacob Luberti Augustini. 
// // Godfried Henning. 

// // Leendert verbeek. 

1774. Jan de Eoos, décédé. 

1776. Jacobus van den Berg. 
// // Jan dé Gent. 

// // YVijbrand Hendriks. 
// // Jan Geerling, décédé. 

1777. Augustus Ciaterbos. 



35 



1777. Christiaan Henning. 
// // Klaas Steggerda. 

1778. Hendrik Schot, parti. 
h n Warnaar Horstinck. 

// // Abraham van Vreningen. 
» n Anthony Bogaard. 
// a Mavtinus Schreuder. 

1779. George Christoffel Poblents, décédé. 

» n J. v. d. Meer, graveur en taille-douce. 
// // Hendrik van Bornbergen. 

1780. Evert van Maris, décédé. 
// // Izaak Sabel. 

1781. Frans Claasse. 

1782. Willem van Eoselaar. 
// // Hendrik Tweehuysen. 
n ii Jan van Dooden. 

1783. S. Wijers. 

Jacobus Carminjak. 

Joliannes Vrijdhof. 

Cornelis Verschuyl. 

Hermanus ïuylen. 

1784. Fred. van de Waereld. ' 
// // Willem Kogge. 

// // Pieter Stegman. 

// // Gérard us van den Berg. 

a " Hendrik Bombaars. 

1785. Abraham Verponde. 
» h Jan Cooymans. 

a n Christiaan Visscher. 

// // Jan Severijnse. 

// // Roelof Neef. 

// h Hermanus Wolbers. 

a n Abraham Koekkenbakker» 

// // Jan Hendrik Wiggers. 

// // Antonie Bres. 

1786. Hendrik Moerbeek. 



// // 
// // 
// // 



n 



Hendrik Savry. 
Hendrik Tweehuysen. 
Hernie Pelderin. 
Pieter Hijdanus Pietersz. 



36 

1787. Casper Becfeker. 
// // Willem Meyer. 

/' » Cornelis van Bruynswaart. 

1788. Abraham Kroes. 

// // Folgert A. Burman. 

» // Jan de Gent Jr. 

» » Jan van Batenburg. 

1789. Adrianus van Dalsen. 
// // Willem Seebout. 

// // Jan Zocher , architecte. 

1790. Jan de Vries. 

// // Antony Berkhoff. 

1791. Jan Kramer. 

h u Hendrik Schwegman. 

1792. H. A. Staphorst. 

» if Izaak de Wit, graveur en taille-douce. 

if // Hendrik Brakel. 

1793. Pieter Barbiers. 

1794. Carel Lodewijk Jansen. 
// // Jan Gimmenie. 

'/ // Steven Mous. 

» // Jan Kist. 

1795. Dirk Keun, Hz. 



Dépenses faites à des peintres étrangers par les Doyen et 
Commissaires de la Gilde de St. Luc de Harlem, dans les 
années 1651, 52 et 53. 

1651. Jacob de Roock , peintre à Hulst en Flandre, frais de 
voyage fl 18 

1652. Gerrit Plomp, peintre à Oldenburgerlant, frais de 

voyage // 18 

Jacob Pouwels, peintre à Anvers, frais de voyage. // 18 
Jan Jansen, peintre à Embden, frais de voyage. » 12 
Jacob Heyndrick, sculpteur en Zclande, frais de 
voyage // 15 

1653. Pieter Pieterse, peintre à Hambourg, frais de voyage // 15 



37 

Johannes de Latun, peintre à Lyons en France, frais 

de voyage , fl 15 

Corstiaen Pieterse, peintre à Enchuysen, frais de 

voyage. // 15 

Jan Rultsman, peintre, frais de voyage « 15 



Peintres de Harlem, dont il est fait mention snr la 
liste de V. L. v. d. Vinne, leur contemporain, mais dont 
on ne trouve nulle part, que je sache, la biographie. Tous 
étaient déjà décédés en 1702. Pour quelques uns on a 
indiqué l'année dans laquelle ils entrèrent dans la Gilde. 



Boeckaert. (Esa^as) 

Borij. (David) 

Coolen. (Willem) 1 

Deurs. (Gerrit Arentsz. van) 

Eysen. (Barend) 

Eebure. (Guill. le) 

Eick. (Nicolaas) 

Gouweling (Willem), vivait encore en 1702. 

Gras. (Willem) 

Heda. (Gerrit) 

Hees. (Gerrit van) 
1646. Karbasius (Dirk), acheta in 1650 la moitié d'une belle 
brasserie. 

Klaerhout. (Jan) 
1644. Kruys. (Cornelis) 

Palm. (Mathys) 
1664. Kuijsen. (Jan Gerritsen) 

Spanbroek. (Jan) 



1 Peut-être le même dont j'ai fait mention à Willem Cool ou Kool. 
fils de Gilles. 



38 



1657. 



Spoorwater. (Hendrik) 
Tartarius. (Cornelis) 
Veen. (Baltas. van der) 
1657. Vermeulen. (Jan) 
Vries. (Micliiel de) 
Vries. (Koelof de) 



Copie d'une cédule de 1661 mentionnant les peintres qui ont 
payé 6 sous, montant de la rétribution ordinaire: 

Frans Hais, exempté à cause de Fr. Post. 



C. Beeld. 

J. Wolfert. 

I. Vermeer. 

H. Heerschap. 

A. Valk. 

J. Verwer. 

H. Mommers. 

C. Kemp. 

V. L. v. d. Vinne. 

J. Kemp. 

C. Bol. 

K. Moolenaar. 



son âge. 
W. C. Heda. 
S. de Bray. 
P. Molijn. 
P. Saenredam. 
S. Ruijsdael. 
C. Gael. 
A. v. stade. 
H. Stuyvesand. 
F. de Hulst. 
J. Koelombier. 
Jacob de Wet. 
J. Versprong. L. v. d. Cooge. 

C. v. d. Schalken. Gilles Kombouts. 

A. Gaal. T. Wijck. 

P. Molier. M. v. Hemert. 

Ph. Wouwerman. C. Bega. 

W. Knijf. J. Wouwerman. 

J. Ophemert. A. Koets. 

W. Éomijn. Claes Hais. 

Jan Wils. Iz. van Nikkelen. 

P. Fris. Iz. Vermeer. 

Jan Steen. G. Berckheyde. 

Adam Dingmans. David Barij. 

C. Decker. 

NB. Sur la liste originelle 72 peintres doivent avoir été men- 
tionnés; ceux désignés ci-dessus ont été seuls copiés parce que, 
comme il y est indiqué, t> ceux-ci sont les p^ ls connus.» 



39 

Notes extraites des comptes de trésoriers de Messieurs 
les bourgmestres de la ville de Harlem; puisées principa- 
lement aux Dépenses de toutes espèce (uytgeven van alderhande 
particule?!) , concernant des orfèvres, sculpteurs, peintres 
et autres maîtres employés par la régence , pour des travaux 
plus ou moins importants. Je n'ai mentionné (pie ceux qui 
ne sont pas annotés dans l'ouvrage de Jacobus Koîïing sur 
Finvention de Pilnprimerie, Harlem 1816, p. 358 etc. et 
qui ne sont pas enregistrés dans les biographies et ouvrages 
des peintres Hollandais et Flamands, etc. par Ch. Keamm. 



1420. Payé à Jacob JanZoen , (lils de Jean) l'orfèvre , d'après son 
compte, pour avoir fait les coupes qu'on offrit à notre miséricordieuse 
souveraine de Bavière, lors de sa première entrée dans la ville 
de Harlem et de la joyeuse entrée de notre seigneur de Bavière, 
en diminution du salaire qui lui est dû, ex écus, soit xvin livres. 

Payé à Heynric Steicop , de Dordrecld , par l'entremise de Jan 
Coster , pour l'argent que le susdit Heynric a livré pour les coupes 
de notre souveraine de Bavière, et que Jacob JanZoen, l'orfèvre 
susdit, a reçu: lie xl florins (dits Arents gulden) et xxi deniers , 
le florin compté à xxv (?); donc autant. 

1428. Item payé à Floris Bobbelaer, l'orfèvre , pour avoir fait 
un sceau II sous. 

1432. Item à Gerryt, le vitrier, pour une verrière achetée 
par ordre des bourgmestres et que la ville donna à l'église des 
Jacobins, xxin écus Philippus, soit xxx livres vin sous. 

1436. Item à Lambrecht Rutgenssoen , le peintre, le samedi 
après la fête de St. Luc , pour avoir peinturé les chandeliers qu'on 
employa lors du service funèbre de notre miséricordieuse souve- 
raine de Hollande, nu écus Philippus, soit ni livres , xiii sous 
vin deniers. 

1437. Item à Montijn l'orfèvre, pour avoir fait iiii sceaux, 
(teykene) que les bourgmestres avaient donnés , dont un de chaque 
bourgmestre, xvi sous. 

1460. Item payé à Lambert lluthcjlœrsz. pour avoir poli et 



40 

nettoyé les statues du tribunal, et pour avoir verni les portes et 
le3 sculptures, ensemble n livres. — Voir l'année 1436. 

1465. Item à Geyen Jan, le peintre , pour avoir peint (gestoffeerdj 
le devant de l'orgue avec les frises, payé de ce chef xi sous, 
soit encore xiv sous vi deniers. 

1468. Item à Tijbaut Janszn., le sculpteur pour xxxv jours 
qu'il a travaillé aux niches de la maison communale; le jour 
compté à raison de iiii sous. Son aide y a travaillé xi jours, 
à ni sous par jour, soit ensemble xi livres x sous vin deniers. 

1468. Item Vrideric Hoon et Jan Arntszn., peintres, pour 
avoir peint les statues, les niches, les lions et les écussons à 
l'hôtel-de-ville et pour avoir peint en vert les fenêtres et le 
tribunal de l'hôtel-de-ville; en tout, pour leur salaire, vi livres 
de gros des Flandres , soit lu sous. 

1470. Item Jan Arentz. pour avoir peint les fleurs et les 
boiseries à l'hôtel-de-ville, xxxm sous. 

1471. Item à Jan Arntsz., peintre, pour avoir peint les niches 
et les grands tuyaux d'orgue, comme ils étaient primitivement 
vi florins du Ehin, soit vin livres, xni sous iiii deniers. 

1474. Item payé à maître Andries , l'orfèvre, pour avoir restauré 
pendant longtemps //les tvaerdijns,» vin sous, soit x sous vin 
deniers (van die waardijns langhe te vermaecke.) 

1476. Item payé à Florisz. Pieterszoon, l'orfèvre, pour avoir 
fait en cette année le grand sceau d'engagement de cette ville, 
ni florins du Ehin, soit mi livres. 

1477. Item payé à Frederick Hoen, peintre, pour avoir exécuté 
quatre grands écussons aux armes de notre souverain et de 
notre souveraine vénérés et lxxv petits écussons aux armes de 
la ville, qu'il a faits à la même époque; ensemble pour son salaire 
xx sous. D'après sa quittance L(ies) soit xxvi sous vin deniers. 

1481. À Ôornelis Willemsz., peintre, pour avoir peint la sainte 
croix, suspendue à la porte delà Croix, comme salaire, xv sous, 
soit xx sous. (Voir sur lui v. Mander). 

1482. A Aelbert van Uoigendarp , orfèvre, pour avoir fait un 
manche au grand sceau d'engagement de cette ville, déposé à 
la sacristie, comme salaire vi sous. 

1482. A Oornelis, le peintre (probablement le même que 
Oornelis Willemsz.) pour avoir exécuté six écussons aux armoi- 
ries de messeigneurs d'Egmondt, à l'usage des services funèbres; 
ensemble xvin sous, soit xvin sous. 



41 

1504;. A Pieter Willemsz. , peintre, pour avoir peint et 
exécuté neuf écussons à la couronne dans la maison communale , 
à la chambre des bourgmestres; comme salaire d'après son compte 
xv sous. 

1507.. Payé à Claes Meynerts et à Claes Vechtersz., pein- 
tres, pour avoir exécuté neuf écussons de sa Majesté de 
Hollande et de Harlem, et pour avoir doré les cornes du bœuf; 
ensemble xxix sous. 

1508. Payé à Adriaen Heynricxz , pour avoir gravé une image 
représentant un homme avec un cheval, qui est imprimée dans 
les affiches de la foire aux chevaux et aussi pour avoir enluminé 
nie placards; d'après son compte, il livres. 

1514. Payé à Pieter Gerytsz , peintre, pour s'être rendu à 
Heemstede, comme inspecteur, par ordre des susdits commis- 
saires et du bourgmestre, et y avoir examiné les dommages et 
l'ouverture et la rivière Spaerne et pour en avoir fait et peint 
un plan ou une carte, qu'il a livrée au susdit commissaire pour 
qu'il en fasse un rapport afin que les dits dégâts soient restaurés. 
D'après son compte et ordonnance du bourgmestre, déposés, 
il livres. 

1514. A Pieter Gerijtsz , peintre, pour avoir fait trois cartes 
ou plans de l'écluse de Spaerendamme et ses environs , ni livres. 

En 1534, il est mentionné comme Directeur de l'hôpital de 
Ste Barbe. 

1516. Payé pour un beau faucon blanc, acheté par ordre des 
bourgmestres de la ville susdite à un homme d'Assendelft et 
qu'ils ont ensuite, au profit de la même ville, présenté et offert 
à notre miséricordieux seigneur, le Roi d'Espagne, xiiit livres. 
Et à Pieter Gerijtsz, peintre, qui peignit le chaperon du dit 
faucon et y peignit les armes de Sa Majesté et celles de Harlem, 
xv'iii sous ; ce qui fait ensemble , comme il appert du compte et 
de l'ordonnance des bourgmestres, ici déposés, la somme de 
xiiii livres xviii sous. 

1520. Claes Dimcxz van Vaendre, maître ReyerSymonss, 
Bouwen Diricxz et Anthuenes Lourisz. , commissaires 
essayeurs, (waerdijns) pour un nouveau sceau qu'ils ont fait graver 
par Pautcels l'orfèvre et qui doit servir à marquer les draps de 
Harlem après l'appréciation de leur valeur; et pour faire réparer 
le sceau conservé chez Ghysbrecht Kamaicker , payé en tout, comme 
il appert de la quittance déposée ici, xxn sous. 



42 

1523. Payé à Oornelis Wiliemsz., peintre, (voir l'année 1482) 
pour avoir fait, lui et ses aides, à la hâte et pendant Ja nuit, 
xx écussons aux armes de messieurs de Wassenaer, susdits, 
attaches aux flambeaux et aux draperies noires suspendues autour 
du chœur, ni livres, v. 

1531. Payé à maître Ciaes Boot, secrétaire de la susdite 
ville , la somme de trois livres de quarante gros des Flandres la 
livre, pour la même somme par lui allouée et payée, par ordre 
des bourgmestres, pour toile grossière qui a été livrée à Allyn 
van Lewaerden, concierge et gardien de la susdite maison de 
ville, afin qu'il en fasse les panneaux sur la chambre des bourg- 
mestres, représentant différents épisodes ayant trait à- la Justice. 
Le tout s'élève, comme il appert de la quittance du susdit 
maître Claes , déposée ici avec l'ordonnance des bourgmestres, 
à la somme susdite de ni livres , comme il est indiqué sur le 
dos de la pièce. 

1544*. A maître Mairten van Heemskerck Jacobss peintre, la 
la somme de quatre livres de monnaie pour le patron (modèle) 
de la verrière qu'on donna par ordre et en l'honneur de la 
susdite ville dans l'année quarante et qu'on plaça dans la galerie 
de l'église des Carmes, sous la condition que la ville susdite 
payerait aussi le modèle cité plus haut. Payé de ce chef, comme 
il appert de sa quittance et de l'ordonnance des bourgmestres, 
la somme susdite de un livres. 

1546. Le trésorier susdit a encore payé par ordre des bourgmestres, 
à maître van Heemskerck J acobsz., peintre, et à JJirck Folckerlsz., 
(c'est Coornhertj graveur en taille-douce, ensemble la somme de 
vingtsix livres de gros , de quarante gros des Flandres, la livre; à 
savoir: au susdit Martyn Jacobsz. , dix livres, pour avoir projeté 
et exécuté le vidimus de la charte que la susdite ville ferait 
afficher et publier et qu'il a aussi ligné, dessiné et fait sur 
bois avec toutes les armoiries et autres accessoires et pour avoir 
ensuite reproduit à la plume et sur papier les formes et orne- 
ments des bijoux et des prix. A quoi il a travaillé et s'est 
occupé pendant huit jours. Le susdit Dirck Volckertsz a mérité 
d'après convention, xvi livres, pour graver les susdites ligu- 
res et la charte de la loterie, travail qu'il a fait et livré en 
grande diligence, afin d'obliger le bourgmestre. D'après leur 
quittance et l'ordonnance, il vient la susdite somme de xxvi 
livres. 



1546. Paye encore à, Sr/mon Claesz. Bi/hel susdit, la somme 
de dix livres, comme il est également mentionne plus haut, 
que les bourgmestres lui ont allouée pour ses peines et pour son 
travail d'avoir imprimé certaines chartes de la loterie susdite et 
d'avoir même fait l'entreprise de l'impression de toutes les chartes. 
Et plus tard les bourgmestres lui enjoignirent de ne plus impri- 
mer, puisque les loteries de l'année xlviii n'auraient pas lieu. 
De ce chef il reçut , comme il appert de sa quittance et de 
l'ordonnance des bourgmestres reproduites ici, les susdites x 
livres. 

1553. Payé à Jacob Gerrytz le jeune, orfèvre, la somme 
de quinze livres douze escarlins, comme salaire pour avoir gravé 
et Confectionné un nouveau sceau aux armes de Harlem. 

1557. Payé à Claes Symonss, libraire et imprimeur, la somme 
de six livres comme ci-dessus , pour avoir imprimé pour le besoin 
de la ville, cent-cinquante placards, indiquant la manière dont 
chacun devait se conduire et ce qu'il devait éviter pendant la 
maladie contagieuse et pestilentielle. Comme il appert de sa 
quittance et de l'ordonnance des bourgmestres , fournies à ce 
sujet. De ce chef, les susdites VI livres. 

Cette année Jacob Gerytss , orfèvre, reçut pour avoir fait 
des lettres en argent devant servir d'insignes aux vêtements de 
la ville, 73 livres 15 escarlins. 

1558. AntJw7iis Huyessz, orfèvre, peintre des seaux à feu. 
1561. A Jan Mattheusz., orfèvre, pour avoir confectionné 

un grand sceau , 9 livres 15 sous. 

1565. Jan Franssz., orfèvre. 

1568. Payé à Pieter Janssz. peintre, la somme de sept livres 
pour avoir fait douze grands écussons aux armes de Sa Majesté, 
à vin sous chacun, il vient iiii livres xvi sous; et huit petits 
écussons, à iiii sous chacun il vient xxxn sous; ainsi que pour 
peindre en noir les flambeaux , le cercueil et pour ses autres peines 
xn sous , ce qui fait ensemble vu livres ; lesquels écussons ont 
été suspendus sur le catafalque et autour des flambeaux dans le 
service funèbre de la reine d'Espagne, les VI e et vue jours de 
décembre lxviii, comme il appert de l'ordonnance des bourg- 
mestres, etc. 

1570. Payé à Jacob Cornelisz. in den helm (à l'enseigne du 
Casque) orfèvre, la somme de vingt et une livres dix escarlins, 
monnaie des comptes, pour avoir confectionné et livré par ordre 



u 



des bourgmestres et de messieurs du Magistrat un nouveau sceau , 
à l'usage de cette ville, parce qu'on pouvait difficilement faire 
des empreintes avec l'ancien. 

1575. Jan Simonssz. orfèvre. 

1578. Payé à Adriaen Huygenz, vitrier, pour certaine verrière 
que cette ville donna en cadeau à la maison dite //Hoornliuys// 
à La Haye, vin livres. 

Payé à Louis Laeckeman, un livres x sous, afin qu'il les 
remette entre les mains de l'imprimeur de Leyde qui a imprimé 
mille exemplaires de la foire aux bœufs , contenant certaines 
figures sur bois. 

1582. Payé à Cornelis van Boorn^ orfèvre, pour avoir fait 
une coupe en argent qui fut offerte par la ville à Maître Jan 
van Treslong, xxxix livres x sous. 



NOUS AVONS ENCORE ANNOTÉ LES ORFÈVRES ET LES PEINTRES 

SUIVANTS , MENTIONNÉS DANS LA LISTE DE LA 

GARDE CIViaUE. 



1544. 


Symon Franssz. 


// // 


Pieter Cornelissz l 


1596. 


Cornelis Simonsz. 


// // 


Frans Janssz. 


1600. 


Jan Joosten. 


1603. 


Willem Jacobs. 


1606. 


Pieter Pietersz. 


1615. 


Arent Hermansz. 


// // 


Jan Gerritsz. 


1616. 


Meynert Cornelisz 



Orfèvres. 



1 Dc'cédé en Novembre 1599 et enterré dans la cathe'drale. (Voir le 
registre des déeèO 



\:> 



1594. Claes Laurensz. 
1596. Cornelis Jacobsz. 

Voirv. Mander tome II p. 103 
1603. Willem Janssz. 
// // Hendrik Gerritsz. 

Voir C. Kramm. 
1612. Claes Gerritsz. ) Peintres. 

// // Pieter Janssz. 
// » Hendrik Janssz. 
1617. Willem Claesz. 
1621. Floris Adriaensz ou Arents. 
1627. Floris Gerritsz. 



On possède les Registres de Transports à Harlem, depuis 
l'année 1489; ils contiennent ce qui suit sur les orfèvres, sculp- 
teurs, peintres , etc. 

1489. (Juin). Dr. Ileinricxz, le sculpteur, comme époux et 
tuteur de Katrijn, fille de Pieters, vend à Lysbeth, fille de 
Jans Gerryts , veuve , une maison avec fonds à bâtir située et sise 
au lieu dit 't cleyn heyligland (petite Palestine ou Terre- Sainte) 
entre les maisons de Jans Jans d'un côté, de Grijt Bartolmeesz. 
de l'autre et s'étendant par derrière jusqu'à celle du susdit Geryt. 
// // (Août). Barent Jansz., le vitrier, et JDirck Tybautsz sont 
redevables ensemble et solidairement l'un pour l'autre aux doyens 
et aux commissaires de la Gilde dite de St. Gangelof , la somme 
de xviii florins Carolus. 

1497. Martynz. le sculpteur, doit à Claes Willems, son oncle, 
la somme de C florins du Ehin, le florin compté à x livres. 

1501. Tliybaut Jansz., le sculpteur, vend à Pieter Antonysz. 
une vieille maison en mauvais état , etc. 

1503. (Juillet). Jacob Jansz. vend la moitié dune maison 
sise dans la rue dite Zijlstraat. 

1506. Geryt Jansz., le sculpteur, vend tout l'héritage de son 
père Jan Jansz., le vitrier, consistant en maison, terre, rentes 
etc. à son frère Pieter Jansz. 

1507. Pieter Gerytsz, peintre, vend une maison avec fonds à 



46 

bâtir, sise dans la rue dite Matte Jorysse straet à Gery 
Gerytsz , menuisier. 

1507. Pieter Gerytsz., peintre, vend une maison sise au lieu 
dit Croft. 

1509. Geryt van ScJwten vend une maison sise dans la rue 
dite Smedestraet à Jan Joestz , peintre. 

1510. A cette date on mentionne certain Jan Claesz., sculp- 
teur , sans que Ton indique quelles affaires il régla. 

1512. Dirck Diricsz., orfèvre, vend à ï'rans Claeszoon, 
brodeur, une maison sise dans la rue dite Kerkstraet. 

1515. (Juillet) Cornelis Willemsz. peintre, est redevable à 
Adriaan Symonsz., maçon, de 24 florins du Klfîn. 

1517. (Décembre). Jan Dirck Tybautsz., sculpteur, doit à 
son frère Joost Dirck Tybautszoon, 40 florins du Rhin. 

1519. Jaspar Pieter ss. , sculpteur, vend une maison sise au 
lieu dit Croft. 

1520. Quiryn Jacobs , sculpteur, vend une maison sise dans la 
rue dite Kl. H. land. 

1530. Jan Matïiijsz., sculpteur, vend une maison située dans la 
rue dite Anegang. 

1535. Geryt Frederixsz., peintre et consorts vendent une maison 
sise dans la rue dite Bagijnenstraat. 

// // Gherryt Claessz. , sculpteur , vend une maison à Bakenes. 

1536, (Avril.) Jan Claessz , sculpteur, vend une maison située 
dans la rue dite Battejorisstraat. 

// // (Avril) Frans Janssz.^ peintre, vend une maison dans 
la rue dite Koningstraat. 

// // (Avril) Cornelis Willemsz., peintre, vend une maison 
située dans la rue dite Zijlstraat. 

1540. Gysbrecht Diericxz. peintre, vend une maison dans la 
rue dite Veerstraat. 

// // Cornelis Willemsz., peintre, comme exécuteur testa- 
mentaire de feu Pieter Geryts, peintre, vend une maison située 
dans la rue dite Bateljorisstraat. 

1549. Joost Jansz. van Merck, orfèvre , vend une maison située 
dans la rue dite Bateljorisstraat. 

// // Symon Arentsz , peintre, vend une maison sise dans la 
rue dite Kleine Houtstraat. 

// ,/ Ysbrand Jacobsz. sculpteur, vend une maison sise dans 
la rue dite Frankenstraat. 



47 

1552. Dire Dircxz. sculpteur, vend une maison sise au lieu 
dit Achterkamp. 

1553 Jan Willemsz . sculpteur, vend une maison sise dans la 
rue dite Schaggelstraat. 

1554.. Jan Joeslenz., orfèvre, vend une maison sise dans la 
rue dite Anegang. 

// ti Jacob Woutersz., orfèvre, vend une maison sise dans 
la rue dite Lange Bagijnestraat. 

a // Jero Cornelisz. , peintre, vend une maison sise dans 
la rue dite Zijlstraat. 

1555. (Mai) Meester Maerkn van Ileemskerck Jacohss , peintre , 
vend à Volckert Zegerss une maison avec fonds à bâtir et une 
nouvelle grange, situées dans la rue dite Lange Bagijnenstraat. 

1556. (Décembre) Jacob Gerritsz. vend une maison sise dans 
la rue dite Dijkstraat. 

// // Frans Bare?itsz., orfèvre, vend une maison sise dans 
la rue dite Lange Veerstraat. 

1560. Claes Gyrilsz., peintre, et Huych Maertsz van Heems- 
kerk vendent une maison sise dans la ruelle dite Cornelissteeg. 

1561. Geryt yVillemsz., orfèvre, vend une maison dans la rue 
dite Batteljorisstraat. 

1561. Jacob Barendsz, orfèvre, vend une maison sise dans 
la rue dite Batteljorisstraat. 

1562. Jacob GijsbrecJ/tz., orfèvre, vend une maison sise dans 
la rue dite Groote Houtstraat. 

» n Claes Geriss., peintre, vend une maison sise au fossé 
d ite Krayenhorstergracht. 

u n Dirck Zegers , orfèvre, vend une maison sise dans la 
rue dite Korte Bagijnenstraat. 

1571. Claes Claess., peintre, vend une maison sise au fossé 
dite Krayenhorstergracht. 

1876. Pieter Janss., peintre, vend une maison sise dans la 
rue dite Koningstraat. 

i> a Pieter Fransz. , orfèvre , vend une maison sise dans la 
rue dite Lange Veerstraat- 

1579. Cornelis 'Willemsz. orfèvre, vend une maison, sise dans 
la rue dite Batteljorisstraat. 



48 

Les Registres de la Cathédrale ou de l'église de St. Bavon à 
Harlem qui commencent l'an 1400, quoique les années suivan- 
tes présentent des lacunes, contiennent ce qui suit, en rapport 
avec notre sujet : 

1412. Item reçu de Iluglie Jelysz. de la Gilde, xini sous , qu'il 
reporta d'Utrecht lorsque lui et Michel le sculpteur s'y rendirent 
avec l'arbitre, le maître de Bruge3, pour y examiner le tableau 
sculpté de l'église de St. Martin. 

» « Reynier le sculpteur. 

// // Item Hendrick Vopçen pour avoir réparé un calice et 
pour 15 quarterons d'argent qu'il employa à cet effet. 

// // Item Reine?' , l'enlumineur de statues , pour avoir étoffé , 
arrangé et entretenu pendant un an les anges de la statue de la 
Vierge à saint Bavon et la sainte croix. 

1421. Item payé à Symon, le sculpteur, xn deniers de cinq 
liards. (braspenning.) 

1423. Item Jacob Jansz., l'orfèvre. 

// // Payé à Jan Simons Simons le sculpteur etc. à chacun 
une oie. 

// // Item payé à Symon le sculpteur, pour un baldaquin au- 
dessus de la statue de St. Pierre. 

u if Item payé à St/mons le sculpteur , pour une urepriesen 
(piédestal?) sous la statue de St. André. 

// // Item payé à Jacob Jansz. l'orfèvre, xni butge (demi-sous) 
d'argent pour les objets cassés qu'il a réparés. 

// u Item Michel le sculpteur. 

]428. Item payé à Jjammetgen pour avoir étoffé le maître-autel 
1 schuckert (?). Item pour avoir doré le glaive de St Bavon , 
les clefs de St. Pierre et les hampes des lin drapeaux , ensemble 
un florin. 

// // Item payé à Aernt Jansz. enlumineur de statues, en 
à-compte pour les quatre drapeaux, lin couronnes. 

// // Item payé à Simon l'enlumineur de statues, pour avoir 
peint le piédestal de la statue de St. Maurice, xvin. (wilteth.) 

// /' Item payé à Claes Clamp, pour la statue de St. Thomas , 
vi écus de Willem. 

// // Item payé à MicJiiel le sculpteur , pour la statue de St. 
Jacques, iv écus de Willem. 

// // BariJiolomeus l'orfèvre, livré xxxv demi-onces d'argent 
en barre pour un ostensoir. 



49 

1434. Item payé à Jacob Lock , exécuter deux //repiïesen// sous les 
statues de N. S. Jésus Christ et de N. Dame xxxiii. 

// u Item à Zweer , pour avoir peint une décoration dans le 
saint sépulcre , et des piliers près du tabernacle ; payé de ce chef ni 
flor. de Pierre et n florins (postelaets gulden). 

// // Item payé à Zweertgen, pour peindre deux lions sur le 
saint sépulcre, un florin. 

1436. Item payé à Symon van Waterlant , pour avoir peint les 
hampes des drapeaux , les croix , les chandeliers et les chaises , un 
flor. de Pierre et un florin postulaat. 

1438. Item payé à Jacop le sculpteur, pour trois //reprisent et 
de deux chapiteaux, ensemble xxv florins. 

1439. Item payé à Lambr. le peintre, pour avoir verni et 
peint la statue de St. Christophe, un florin. 

// » Item payé à Lamb. pour avoir lavé les fonds de yi 
apôtres représentés sur les piliers, 1 fl. 

// n Item payé à Lam. pour avoir peint les aiguières et les 
banderolles devant les apôtres, ensemble n florins. 

1441. Item payé à Willem Pietersz. l'orfèvre, vi florins. 

1445. Maître Zenaert, tailleur de pierres à Anvers, pour l'en- 
tretien du transept, nous, marguilliers , lui avons accordé un 
traitement annuel de douze //rijders// d'or. 

1453. Item payé à Herpert (?) Meynaertsz , pour avoir exécuté 
une statue de Notre-Dame, xxx florins du Ehin, le florin à 
raison de xix sous. 

1456. Simon le sculpteur, demeurant rue dite Zijlstraat , mourut 
en cette année. On sonna pour lui la cloche Marie, 

f n Item payé à Jan VlaemmyncYovihvxe, pour avoir réparé 
l'encensoir, un écu de Willem. 

1662. Item payé à Heynric, le peintre, pour avoir peint et 
restauré les deux portes de la tour x florins, la veille de la 
St. Willebrord. 

1465. Item payé à Vredrio Moen, le peintre, pour avoir peint 
le coq ainsi que les clefs du portail du nord, vin sous. 

1467. Item, ouvert un tombeau pour la fille d'Ouwater; sonné 
la cloche Salvator. (J'ai mentionné cela parce que c'est la première 
et la seule fois que j'ai rencontré le nom d'Ouwater). 

1473. Item payé à Jacob Birïcsoen le sculpteur, la veille de la 
St. Luc, iiii florins du Ehin. 

// // Item payé à Momceryn l'enlumineur de statues, pour 
avoir étoffé une statue, xxv sous. 



50 

1473. Reçu de notre peintre Michiel Poîiwelsz , qui t'ait les 
écussons de notre souveraine , xxv , que nous avons payés un 
demi-denier la pièce, le denier à raison de cinq liards. 

1474. Item, notre curé a ordonné à maître Lambert, notre 
vicaire, de faire construire une verrière ou autre chose qu'on 
pourrait orner de ses armoiries. Il payerait ce travail jusqu'à 
cinq livres de gros des Flandres ou xxx florins du Ehin; ceci 
eut lieu au mois de mai de l'année lxxiiii , lorsque maître Lambert 
prénommé dit sa première messe. 

1474. Item payé à maître Andries , l'orfèvre , ni florins du Ehin , 
pour la croix du saint sépulcre. 

1478. En cette année décéda la femme de Mouwerijn van 
Waterlant, le peintre; on sonna pour elle la cloche Marie. 

1485. Le xxixe jour de Décembre de l'année lxxxv, nous, 
marguilliers de l'église paroissiale de Harlem , avons commandé , 
de commun accord , à Mourijn Simonsz. et Claes Symonsz. de faire 
pour les besoins de l'église, une aile (een pand) du côté du sud et 
une aile au nord dans le maître-autel , qui communiqueront main- 
tenant par le nouveau travail fait au milieu ; ainsi que les demi- 
panneaux des deux côtés du rétable, de la grandeur comme il 
est indiqué plus haut et jusqu'à la partie inférieure du tableau, 
sans en excepter les volets. Il est entendu que Mourijn et son 
frère, susdits, feront cet ouvrage en drap d'or, et de manière 
que les ouvriers compétents du métier déclareront qu'il est mieux 
et autrement exécuté que celui de Jacob Willemsz. qui a fait la 
partie du milieu (middelpand) , ou reconnaîtront qu'il est bien exé- 
cuté. II est aussi convenu que les deux frères susdits ôteront le travail 
du rétable et le remettront et qu'ils emploieront du bon or pour 
dorer. A tout ce qui doit y être fait, les marguilliers susdits ne 
sont point tenus; mais si les dits marguilliers peuvent leur être 
utiles en quelque chose, sans frais de la part de l'église , ils leur 
rendront tout service qu'il sera en leur pouvoir et leur droit. Et 
lorsque Mourijn et son frère prénommés auront ainsi exécuté le 
dit travail , ils le livreront bien conditionné et à temps , avant la 
Pentecôte de l'année lxxxvi; ensuite Mourijn et son frère susdits 
recevront pour leur salaire , lorsque le travail sera ainsi fait , comme 
il est mentionné dans les conditions précédentes, la somme de 
xxii livres de gros des Flandres , dont les dits frères ont reçu, 
lorsqu'ils entreprirent cet ouvrage, une livre de- gros. Le reste 
sera payé en trois termes, savoir: à la Chandeleur de l'année 



51 

lxxxv , vu livres qui sont payées ; aux Pâques de l'année LXXXVI ; 
le troisième terme à la fête ou le lendemain de la fête suivante. 
Et pour que les conditions mentionnées restent valables, les 
marguilliers susdits d'une part, Mourijn et son frère d'autre part, 
ont voulu qu'il fût inscrit ainsi dans les registres de l'église. 
Ainsi -fait et résolu l'année de notre Seigneur mil quatre cent et 
lxxxv, style de la cour de Hollande. 

1485. Item payé à Jacob Willemsz. , après affaire terminée 
par arbitres, pour avoir fait, avant et après l'arbitrage sur parole 
et de bonne foi, sans conditions , Je premier panneau , les apôtres 
et un livre suspendu au-dessus du maître-autel dans le chœur, 
ensemble xxx livres de gros. 

// // Payé encore à Mouwerin et a Claes van Waterlant pour 
certain travail qu'ils avaient exécuté dans l'ouvrage de Jacob 
Willemsz., n livres vin sous. 

// // Item payé à Mourijn et à Claes , son frère , en à compte 
des deux panneaux qu'ils ont ôtés du grand tableau sculpté, xiiii 
livres, lors du compte du premier jour de la Chandeleur. 

1487. Le dernier jour du mois d'Août de l'année lxxxvii, 
nous, marguilliers, etc. avons de commun accord commandé aux 
h'èïesMouryn Symonsz. et Claes Symonsz. deux volets(panden) iden- 
tiques aux deux autres qu'ils ont déjà faites dans le même tableau , 
sous la condition qu'ils livreront de meilleur or que Jacob Willemsz. 
et que les ouvriers du métier déclareront que le travail est mieux 
exécuté ou aussi bien qu'il est clairement mentionné au com- 
mencement du susdit contrat. Ce travail ayant été ainsi exécuté, 
nous, marguilliers susdits, avons ensuite commandé aux mêmes 
frères l'autre tableau. Comme cet ouvrage exige un tout autre 
talent pour couvrir d'or chaque partie, pour y peindre artiste- 
ment toutes sortes de figures et d'y employer de belles couleurs , 
les frères susdits ont promis et promettent , en hommes de bonne 
foi, qu'ils le feront ainsi qu'on le désire en demandant aide à 
un aussi bon peintre que celui qui existe en Hollande , qui ornera 
le travail de figures et autrement, ainsi qu'il est nécessaire; afin 
qu'ils puissent en être fiers. Et s'il y avait en ceci quelques 
défauts, comme nous n'espérons pas que cela sera, les frères 
susdits les corrigeront du conseil des marguilliers et des ouvriers 
compétents, afin que l'église de St. Bavon puisse se glorifier de 
cet ouvrage. Et si quelque partie n'-est pas exécutée comme les 
marguilliers désirent que cela soit fait, les frères corrigeront 



52 

leur travail, après que les conditions pour apprécier sa valeur, 
auront été remplies. Mourijn et son frère prénommes ont à livrer 
ce travail , entièrement achevé et conforme à toutes les conditions , 
entre la St. Bavon de l'année susdite et le même jour de l'an 
LXXXVlli; il devra être placé sur l'autel sans aucun défaut , avec 
tous ses accessoires. Et lorsque tout sera achevé de cette façon , 
les marguilliers seront tenus de payer Mourijn et son frère, susdits, 
en trois termes, (aux indulgences) à savoir : en l'année lxxxviii , 
xv livres de gros des Flandres , en l'année lxxxix , xv livres et 
en la troisième année, c'est-à-dire en xv , aussi xv livres de 
gros des Flandres; Aernt Jansz. susdit a remis, afin que le travail 
avançât mieux, xv livres de gros des Flandres et Aernt susdit 
attendra jusqu' à la troisième année avant de recevoir ses deniers. 
Ainsi fait en l'année susdite, sec. curiae holandie. 

1489. Le xx e jour de Juillet de l'année lxxxix, nous, mar- 
guilliers, avons commandé aux frères Mouwerijn Simonsz. et 
Claes Simonsz. les deux volets extérieurs du maître-autel. Ils les 
livreront entièrement achevés à la Noël prochaine et recevront 
de ce chef treize livres de gros des Flandres, dont une moitié 
en commençant l'ouvrage et l'autre lors de l'indulgence prochaine. 
Sur ce les marguilliers lui ont donné ix escarlins comme pot 
de vin qu'ils lui retiendront le dernier jour. 

// // Au premier jour de Mars de l'année lxxxix, les mar- 
guilliers ont commandé aux frères Mouwerijn Simonsz, et à 
Claes Simonsz. de faire à l'extérieur sur les deux volets du tableau 
dans le maître-autel, la destruction de Jérusalem, ainsi que les 
deux volets "supérieurs. Et ils ont promis de leur payer du produit 
des indulgences la somme de quarante florins du Ehin, au compte 
de XL sous le florin. Ce travail sera exécuté et placé la veille 
de l'Ascension de N. S., sous peine de perdre les deniers qu'ils 
auront mérités pour cet ouvrage. 

1490. Item le xip jour de Juillet de l'année xiiii c xc , il a 
été convenu par devant témoins avec les frères Mourijn et Claes 
de leur payer xxi florins du Rhin d'après la dernière offre, 
pour tous les travaux qu'ils ont exécutés à l'église , tant dans le 
maître-autel qu'ailleurs , jusqu'au jour et date comme ci-dessus 
et pour celui chez Ghetrut Visscher, bourgmestre et Jacop 
Engbrechtsz , administrateur sanitaire avec cette condition que les 
deux frères susdits feront encore artistement dans les deux champs 
noirs, libres , qui se trouvent en bas du grand tableau, l'arbre 



53 

de Yesse, orné de maintes couleurs. Ceci sera achevé et remis dans 
le tableau avant l'Assomption, qui suit la date susdite. 

Item payé à Bruyn , le peintre , pour quatre nouveaux drapeaux 
sans les franges et les cadres, en dehors d'une somme de vxxxi 
florins du Rhin à laquelle il a droit en vertu d'un acte de l'an- 
née xim c xv ; et ceci est seulement pour le dessin. 

1490. Item payé à Dirck Jaoobsz. le sculpteur, pour avoir 
sculpté les xxxv feuilles. 

1492. Aelbert van Hoghendoiy , l'orfèvre. 

1497. Item Pieter Willemsz. recevra comme salaire pour peindre 
deux bréviaires, pour les orner des armoiries du pape, de fermoirs 
et de lettres d'or , vu florins du Rhin. Payé en solde vu fl. du llhin. 

1498. Item nous avons payé à Baernt, l'ouvrier-vitrier, pour 
avoir été à Bruxelles par la volonté de notre seigneur Crabe (?) 
afin d'obtenir les armoiries de notre seigneur et de son épouse, 
qu'on mettrait dans la verrière du sud si l'on pouvait s'entendre 
avec Baernt pour faire cette verrière, mais comme nous n'avons 
pu conclure un accord , nous avons donné à son ouvrier pour les 
frais qu'il fit durant son voyage de treize jours, iiii florins du 
Rhin. 

// h Jan Utenïiage, l'orfèvre, pour ouvrir un tombeau pour 
sa femme et sonner la cloche Marie, payé xxviii sous. 

// // Garbrant y l'orfèvre. 

// // Item au révérend père Gheriitsz., peintre, pour avoir 
fait quatre panneaux dans deux volets. Payé de ce chefini fl. 
du Rhin et un denier de cinq liards. 

// // Aelbert l'orfèvre. 

// * Item commandé à Jan Fijerij de Malines un pupitre 
à placer dans le chœr orné de figures représentant des animaux de 
proie et un pélican avec ses petits , d'après le patron (modèle) qui 
nous sera fourni; et ceci sera mené à bonne fin par Arijaen Jansoen, 
bourgeois de notre ville ; et lorsque cet ouvrage sera terminé , une 
charitable personne viendra en aide à l'église avec IX livres des Flan- 
dres. Et sur ceci nous avons payé et donné à Arijaen Jansoon , chau- 
dronnier, la somme de xxx florins simples, le florin compté à 
xxvn sous, ce qui fait en florins courants xi z. zl. florins cou- 
rants. Payé à Arijaen Janss. en à compte le troisième jour de 
Septembre, xxxviii flor. du Rhin courants en monnaie de Wa- 
lebert, puis encore quatre fl. du Rhin et dix escarlins en monnaie 
de Walebert. Donc , le pélican est payé. 



54 

1498. Item les cent livres de ce pupitre qu'il nons livrera à l'en- 
seigne //die waghe// (la balance romaine) à Anvers, dont on a 
reçu à Harlem x c xlv livres et qui y a coûté net 29 livres 10 
escarlins. Il a été placé sur le chœur le jour de la S 1 . Crispin, 
1495. Les frais de transport nous reviennent; en môme temps 
Jan Fijerij livrera (over een gelt daer die kinderen op bromdieren) ; 
les frais de transport montant à xv escarlins doivent être exigés 
de Jan Fijerij. 

1500. Item le révérend père Willemsz. peintre, nous peindra 
la voûte de l'église et mettra des fleurs et de l'or partout où le 
besoin l'exige et il le fera aussi bien qu'il est en son pouvoir. 
Il peindra encore tous les clefs de voûte et mettra de l*or partout 
où cela est nécessaire. Il lui est alloué comme salaire pour ce 
travail et pour son entreprise susdite, de Dire Jacopsz. et Joest, 
xxi florins du Ehin, dont nous payerons l'or. Item donné à 
compte la veille de la St. Jean deux florins du Ehin ; item donné 
encore en à compte par l'entremise de son fils le jour du lundi 
perdu, deux florins et encore ni fl. du Khin, en solde encore 
ix flor. du Ehin; il a dépensé en or x sous, donc il est payé. 

Item commandé au fils de Jan Mosterb de faire les volets 
et d'y peindre, sur l'un, la glorification de JM.-D. ; sur l'autre 
S 1 . Bavon, surmonté d'un tabernacle: et à l'intérieur douze 
fonds représentant des scènes de la vie de ce saint; le tout bien 
peint et orné de couleurs d'or, afin que les marguilliers puissent 
lui en témoigner leur satisfaction ; il aura pour ce travail , quand 
il sera achevé, xx fl. du Ehin et encore vi fl. du E., à compte 
encore vi fl. du E. le vendredi avant la S*. André et encore 
il fl. du Ehin le samedi après la S*. Jacques; alors tout 
est payé. 

1502. Item payé à Dire Tybautz. sculpteur, pour avoir fait 
un patron (modèle) et encore deux patrons, d'après lesquels on 
travaillera au milieu sur l'église, par ordre du bourgmestre, ix 
fl. du Ehin; ce qu'il a mérité de plus, fut laissé par lui à notre 
mère, la sainte église. 

1502. Item commandé à de Hasback d'imprimer cent affiches 
pour nos indulgences; le cent au prix de vi sous, plus deux 
sous pour son papier; payé à compte vi sous. 

1503. Item payé à Steven le sculpteur, pour une statue de 
Ste Hélène, xxv sous. 

1504. Item prêté à maître Hugo l'imprimeur, de Leyden, XX 



55 

sous, pour VI e copies qu'il a imprimées, extraites des bulles. 

1506. Item payé à maître Anthomjs IX florins du lihin pour 
avoir fait le patron (modèle) de la tour; Romhout a eu encore 
il florins du Rhin et vi sous, pour les services qu'il nous a rendus. 

Item payé pour les frais qu'il fit lorsqu'il fut à Harlem, v 
florins du Rhin moins deux sous. 

1507. Item commandé à Claes Meynertz. de peindre le saint apôtre 
Saint Matthieu ainsi que le pilier près duquel il se trouve, pour 
quarante florins du Bhin courant. 

1509. Item Jacob Janze le peintre, demeurant au vieux-fossé, 
(oude graft) près du petit pont menant au bois (kleijne houtbruch) 
a légué quarante florins du Bhin courant à l'église. 

Item Moiaoeraan le peintre est enterré dans l'église. Pour 
avoir ouvert son tombeau et sonné les cloches, xx escarlins. 

1510. Jan Janssz. le sculpteur. 

1513. Item Jaspai- Pietersz. a entrepris à la Pentecôte, de 
sculpter le tabernacle de St. Willebrord, qui devra être achevé 
avant la Noël prochaine; il a exigé pour ce travail xx flor. du Khin. 

1514. Item le beau-frère de Jan Gerritsz. , le peintre, est enterré 
dans Téglise des Jacobins. On a sonné pour lui la cloche Bavo. 

1515. Item commandé à Jan Joesten , peintre, dépeindre Saint 
Willebrord et les piliers, ensemble pour xx fl. du Rhin. 

if " Item Claes Meynertz. , peintre , ayant demeuré dans la 
rue dite Damstraat, est enterré dans l'église. 

h h Gheryt, le vitrier. 

» h Bartelmeeuw Janssz. le vitrier. 

// a Maître Claes, le vitrier. 

1517. Item Jan Janssz. sculpteur, est enterré dans l'église, 
Tour ouvrir son tombeau, xx sous. 

a h Item Gkaerhant le peintre, ayant demeuré dans la rue 
dite Kruisstraat , est enterré dans l'église St. Jan. Sonné pour lui la 
floche Marie. 

1519. Item Jan Joosten, peintre, est enterré dans l'église; pour 
ouvrir son tombeau xx sous. 

1521. Item Jan Tkamensz. le vitrier a enterré son enfant dans 
l'église. Pour ouvrir son tombeau x sous. 

// // Jan Jacobszoon, orfèvre. 

1522. Item Jan Barrytz, le peintre, est enterré dans l'église. 
Pour ouvrir son tombeau, xx sous. 

1524. Item Folkeré, le peintre, a fait enterrer son enfant dans 



56 

l'église. Pour ouvrir son tombeau x sous. (Probablement le même 
que celui qui est cite par v. Mander). 

1527. Item Maritgen Momen, la veuve du peintre décorateur 
(stoffeerder) Waterlandt , est enterrée dans l'église , le 28 Août. 
Pour ouvrir le tombeau xx sous. 

1528. Floris le vitrier. 

// // Item la femme de Pieter Gerytsz. le peintre , a légué 
à l'église une bague que Joost Cornelisz. avait donnée pour v sous. 

1529. Item Cornelis Willemsz. peintre, avait reçu en à compte 
pour marbrer le chœur, vi flor. du Ehin. Payé encore la veille 
de la Pentecôte, xxx sous (voir sur lui v. Mander). 

// // Item à Pieter Jansz. peintre décorateur en à compte pour 
le travail exécuté au grillage, vu sous. 

1533. Item payé à Jan Jacobsz. orfèvre, pour avoir restauré 
la croix d'argent, n sous. 

// // Item payé Pouwels Dics, orfèvre, pour avoir restauré le 
pélican qui se trouve dans le chœur, xx sous. 

1535. Item à Damiaen le sculpteur, pour avoir sculpté les 
niches de la partie supérieure de l'orgue, comme salaire ni fl. 
du Ehin. 

// // Item à Pieter Jansz. peintre décorateur , afin d'acheter des 
couleurs pour orner les piliers contre lesquels se trouvent les apôtres ; 
payé un sous, la veille de la St. Jacques. 

// // Item au même pour vernis et bleu d'azur, employés à la 
restauration des apôtres. 

1537. Item, enterré Wouter Adriaensz., l'orfèvre. 

// // Item enterré la mère de maître Martijn le peintre; sonné 
pour elle toutes les cloches. (Probablement la mère de Marten 
v. Heemskerck.) 

// // Item sonné pour la sœur de Pieter Gerytsz. le peintre. 

tf ii Item maître Baernaerts van Oerlen^ ipeintre^ 
de S. M., demeurant à Bruxelles vis-à-vis de l'église/ 
dite St. Gheraertskerck. ( 

// // Item maître GerrytJBods, vitrier de Lou va in,/ 
a entrepris la construction delà verrière dans la voûte I 
de l'ouest. 

// // Item pour deux gobelets en cuivre, (spijauter) argentés 
par Ghysbrecïd Dircksz., orfèvre xxxv sous. 

N. B. Ces deux articles sont plutôt à considérer comme adresses, placées 
fi la dernière page. — Voir sur Bcrnnrd van Orley v. Mander in Voce. 



57 

1537. Item le xxn Février, Ghyslrecht Dircksz., peintre de* 
meurant dans la rue dite Veerstraat est enterré dans l'église. 

1543. Item payé à Dirck Willemsz. , vitrier, le premier jour 

de Décembre de -l'année xliii, pour la verrière du comte de ? 

xxn florins du Ehinj pour peinturer dans le transept du nord 
le crucifix et deux parties (panden) de la verrière du comte Philippe , 
ainsi que pour douze parties dans le transept du sud, la partie 
à raison de n fi. du Khin. 

1574. Payé le 31 Mai à Melclàijor , pour vernir l'image du 
Saint-Esprit ou la Colombe, i fl. du Ehin. 

1592. Payé encore à Cornelis Willemss. Doren^om 2 gobelets 
en argent, etc. lxxvii livres xv sous. 

1595. Payé le 24 Septembre à Pieter Cornelisse, pour avoir 
fait un sceau en argent que les serviteurs employaient pour tim- 
brer les attestations; 44 sous pour l'argent, 50 sous pour la 
façon et 3 sous pour le bois auquel il est attaché, il vient iiii 
livres xvn sous. 



Notes extraites du compte de recettes et du droit de succession 
de 1511 à 1569. 

Jan Joesten, peintre, décédé en 1519. 

L'épouse de Pieter Gerritszoon, peintre, décédée en 1528. 

Pieter Gerritszoon, peintre, décédé le xx e jour d'Avril 1540. 
Cornelis Willemszoon, peintre, héritiers. 

L'épouse de Jan Vlieger, peintre, décédée le vu Décembre 
1540 dans la rue dite Baghijnestraat. Le même Jan Vlieger est 
l'un des héritiers. 

La veuve de Frans Jansz. peintre, demeurant rue dite Kleine 
Houtstraat, décédé en 1542. 

Gérard Claesz. Eijckenwack , sculpteur , demeurant rue dite 
Smeestraat , décédé vers le treize Février de l'année xv c cinquante- 
sept. 

1541. Droit de succession. La succession de Pieter Gerytsz., 
peintre , décédé le 20 Avril 1541 est déclarée par Cornelis "Willemsz. 
peintre, pour 249 livres 15 escarlins. 

n h La succession de Margrietgen Jansdr. , épouse de Jan 



58 

Vlieger, peintre, décédée le 7 Décembre 1541, est déclarée par 
son mari pour 150 livres 4 escarlins. 

// // Simon Dircxz. peintre, demeurant au lieu dit Oude Haarlem, 
décédé le 14e jour de Janvier. Ce même Symon a laissé des enfants ; 
de ce chef ici néant. 

1544/1545. Gijsbrecht Dircxsz. peintre, demeurant rue dite 
Veerstraat , décédé le xxn Février , a laissé une mère ; de ce chef 
ici néant. 

1552. Reçu de Cornelis Wilhemsz. , peintre comme co-héritiers 
de Pieter Frans , mi livres. 



DEUXIÈME PARTIE. 



BEVUE CHRONOLOGIQUE DES PERSONNES MENTION- 
NEES DANS LA DEUXIÈME PARTIE. 



1500. Mostert (Jan). 


1610. 


1502. Thybaut (Dirk). 


// // 


1522. Willernsz. (Diric). 


1612. 


// // Diricxz. (Willem). 


1614. 


1558. Thomaszoon (Thomas). 


// // 


1570. Claess (Thomas). 


•1617. 


1574. Heemskerck (Marten v.). 


// » 


1578. Janss. (Jacob). 


1619. 


1587. Heda (Cornelis Claesz.). 


1620. 


// // Molen (Joh. Gerr. v. d.). 


1621. 


1592. Deutecum, Sr. (Joh. v.). 


1622. 


t> u a Jr. (Joh. v.). 


1623. 


1593. M.osscher (Jacq. de). 


// // 


1594. Engelsz. Verspronck (Cor- 


// // 


nelis). 


* // // 


// v Deyman (Gerrit). 


// // 


1595. Clock (Claes Jansz.). 


1625. 


1596. Suycker (Claes). 


// v 


1598. Deutecum (Bat. v.). 


// // 


1599. Abrahamsz. (Claes). 


1626. 


f // // Thybaut (Will. Willernsz.). 


// // 


1600. Wieringen (Corn. Claesz. 


1627. 


van). 


u n 


1604. CussaeusCorn.(IJsbrantsz.) 


1628. 


1606. Adolffsen (Harmen). 


// // 


// // Kemp, Sr. (Nicolaes). 


// ir 


1609. Nop (Gerrit). 


1629. 


1610. Guldewagen(Jac.Janssz.). 


1630. 



Poelenburg (D. v.). 
Verbeeck (Cornelis). 
Bolswert (Boëtius a). 
Berendrecht (J. P.). 
Post (Jan Janss.). 
Goltzius (Iiendr.). 
"Velde (Jesayas v. d.). 
Pieterszoon (Pieter). 
Coogh (Abr. de). 
Pin as (Jan). 
Scheyndel (Aegid. v.). 
Bouchorst (Jan). 
Buitenwegh, Sr. (W.) 
Bosschaert (Jan). 
Velde, Sr. (Jan v. d.). 
<-/ Jr. (Jan v. d,). 
Duindam (Corn.). 

// (Hijndr. Simonsz.) 
Guldewagen ( J an Jacobsz.) 
Akersloot (W.) 
Wils (Pieter). 
Torrentius (Jan Simonsz.) 
Meer (Jan v. d.). 
Goderus (Hans). 
Percelles (Jan). 
Heussen (Claes van). 
Thybaut (Joseph). 
Gael (Corn. Jacobss.), 



62 



*1631. Matham (Jacob Adri- 
aensz.). 

// u Lijnhoven (D. v.). 

1632. Matham (Adr. Jacobsz.). 

// // Oliviers (Jacob). 

ir // Verspronck ( Joach. Corn.) 

1634. Bundel (W. v. d.). 
*1635. Wieringen (Claes v.). 

// // Goutsblom of Goudts- 
bloem (Corn.). 

// ir Lievens (Jac). 

h h Bray (Aelbert de). 

// // Louys (Jacob). 

// // Casteleyn (Pieter)/ 

h h Kittensteyn (Cornelis). 
*1636. Janss. (Dominicus). 

// // Bolongier (Hansof Joh.). 

1637. Dijck (Floris v.). 
// // Bol (Cornelis). 

// // Balen (Jac. Wolfertsz. v.). 
// // Berensteyn (Arn. v.). 
n » Bouchorst (Jacob). 
// // Maarts (Asarius). 
// // Vroom (Ar. Janss.). 
a a Bouckhaers (Michiel). 
// // Matham (Dirk). 
// '/ Hont(Hendr. Pietersz.de) 
// // Vos (Jan Janss. de). 
// // Weth ou Wet, sen. (Ja- 
cob Willemsz. de) 
// // Louweriss. (Jan). 

1638. Tolet (Pieter Talboom). 
// // Bovetius (Joh.). 

// // Verharst (Dirk). 
// // Put (Guil. v. d.). 
* /> // Cornelis van Haarlem. 
// // Gau, Gauwou Gouw(Ger- 

rit Adriaanss). 
// // Polydanus (Guilj.). 
1G39. Angel (Phil.). 



1639. Koppes (Corn. L.). 

// // Ravensteyn (A. v.). 

n n Suycker (Eeyer Claesz.). 

1640. Knijf (Wouter). 
* n a Vroom ( Hendr.) 

// // Versluys(Corn. Gerritsz.). 

// // Grebber (Mauris Frans). 

n n Gael, Jr. (Adr.). 

// // Volder (Joost de). 

// // Matton (J.) 

// w Molenaar (Barth.). 

1642. Swinderswijk (Will. Wil- 
lemsz.). 

// // Berendrecht (Pieter Janss.) 

// // Mulier (Pieter). 

h // Kouwenburgh (Maerten). 

// // Muyltjes (Adriaan). 

n a Ophemert (Jan Dirkss v.). 

// // Pieters (Christiaen). 

// // Stuivesant (Hendr.) 

// // Suycker (Arent Cornelis). 

// // Corneliss. (Fredrik). 

// // Maestrigt (Will. Klaass.). 

n a Warnaer ou Warnaers 
(Jacob). 

// // "Wijnants (Jan). 

// // Wouwerman (Paul Joos- 
ten). 

// // Claesz. (Claes). 

1643. Deyman (Jacob). 

// // Gerritss (Cornelis). 
a n Wens (Paulus). 
// /' Duindam (Barth. D.). 
// // Nachtegael (llobbert). 
// // Weth ou Wet (Gerrit). 

1644. Everdingen (Jan). 
// // Berensteyn (Claes). 

1645. Hais, Jr. (Frans). 
// // Verbeeck (Pieter). 

1646. Ophemert (Martinus). 



63 



1647. Holsteyn (Corn.). 
// if Wolferts (Jan). 

// // Verwer (Joh.). 

1648. Grebber (Antony). 
// // Matham (Joh.). 

// » Bois (E. du). 

h » Valck (A. de). 

1649. Banheyningh (Corn.). 

* // // Grebber (Fr. Pietersz. de). 
// // Campen (Jacob v.). 

// // Lagoor (Joh.). 

u a Hais (Joh.) 

// // Deyman (Dirk). 

» u Grebber (Pieter de). 

1650. Does, sen. (Jac. v. d.). 
*1651. Lodewijcks ou Lodewijx 

(H.). 

a u Stoffels (Leendert). 

// // Rombouts (Gillis). 

1652. Moolen (Joh. v. d.). 

// // Kemp, Jr. (Nicolaas). 

1653. Casteleyn (Casper). 
// // Lemke (Hans). 

// // Visscher (Corn.). 

1654. Wouwerman .(Pieter). 
// // Hais (Reinier). 

a // » (Hendrik). 

// // Mommers (Hendr.) 

* u u Koets (Roelof Claesen). 

1655. // (Andries). 

// // Bouman (Christiaen). 

// // Oostzanen (Keyer Cornel. 
van). 

1656. Berchem (Cl. Pietersz.). 

* // // Bleeker (Gerrit). 

* // // Hais (Dirk). 

» a Schalcke (Corn. v. d.). 

1657. Ostade (Jz. v.). 

* v u Soutman (Pieter Claesz.). 
*// * Valck (Aelb. Symonsz.de) 



1657. Druyvensteyn (Àrn. J.). 
// / Thuyll (Walraven v.). 

1658. Golinck (Jan). 
1660. Knijf (Will.). 

// » u (Jac). 

// u Thopas (Joh.). 

// // Frits (Pieter). 

* // // Leyster (Judith). 
// // Graaf (Josua de). 

// // Spijkerman (Pieter). 

// u Rbmijn (Willem). 

* // // Gael, Sr. (Corn. Adn- 
aensz). 

* // // Wit (Jan de). 
*1661. Claesz. (Pieter). 

* // // Vroom (Cornelis). 

* // // Molijn, Sr. (Pieter de). 

u n Heerschop (Hendr.). 

// // Meer, sen. (Jz. v. d.). 

*1662. Verspronck (Joh.). 

* » u Hulst (Franc, de). 

*// // Holsteyn, sen. (Pieter j. 

* // // Florte (Pieter). 
1663. Janssen (Pieter). 

*1664 Bray (Sal. de). 

* // // // (Jac. de). 

* // // // (Joseph de). 

* // // Bega (Corn. Pietersz.). 

* // // Bol , sen. (Philip). 

// // Heeremans (Thomas). 
*1665. Saenredam (Pieter Janss.). 

*1666. Hais, sen. (Frans). 

* // // Cool ou Kool (Willem 

Gillesz.). 

// // Steen (Jan). 

* // u Fabritius (Gaaff Meynerts- 

zoon). 

* // » Wouwerman (Jan). 
1667. Vroom (Fredr.). 

* // // Oliviers Fr.). 



64 



*1668. Wouwerman (Phil.). 
// // Capelle (Pieter). 

* // /' Molenaer (Jan Miense). 

* // // Riethoorn (J. A. v. d.). 
*1669. Hais (Harmen). 

* // // Post (Pieter). 

* * ir Chambre, sen. (Jan delà) 
3 670. Beelt (Cornel.). 

u n Bergh (D. v. d.). 

// // Bleecker (D.). 

n n Bolongier (Oratius). 

a a Buitenwegh, Jr. (Will.), 

a a Janss. (Jacob). 

« // Wils (Job.). 

a n Stokman (Leend.). 

// // Mulier, Jr. (Pieter). 

// // Colier (Evert). 

// // Cuylenburg (Quirinus). 

Dorre (Hugo v.). 

Grebber (xielbert de). 
n (Erederik). 

Hais (Antonius). 

Jongh. (Corn. Barend de) 
// // Kemp (Jan). 
// // Lijnhoven (Nicolaas). 
// n Molijn (Ant. de). 
// // Rombouts (Salomon). 
n n Schooten (Floris v.). 
// // Verhoeve (Abrali.). 
// // Visscher (Jan Dirksz.). 
// // IJzen (Pieter v.). 

* n n Ruysdael (Salomon) 

* // // Stockman (Jan Gerritsz.) 
u » Meer, Jr. (Jz. v. d.). 

*1671. Koning (Corn.). 
// // Bray (D. de). 
1675. Jong (Jan de). 
// // Everdinge 11 (Aid. v.), 
* // Blommendael (Reyer Ja- 
cobs.). 



1675. 
1676. 
1677. 



*1678. 

* // u 

*1679. 

* // // 
*1680. 

// // 

/' y 

♦1681. 



* // // 
n n 

*1682. 
1683. 
// // 
// // 

*1685. 

*„ a 

* // » 
*1686. 

H 1/ 
* // // 

1687. 



*1688. 

1689. 
*1690. 

// // 
*1691. 

// // 
*1692. 
*1693. 



Meer (Catharina v. d.). 
Molenaar (Nicol.). 
Akersloot (Cornel.). 
Wijck (Thomas). 
Ruysdael (Izaak). 
Dingmans, Sen. (Adam). 
Decker (Corn). 
Everdingen (Caesar v.). 
Kraan (Ar. Janss.). 
Post (Erans). 
Backhuysen (Lud.). 
Bois (G. du). 
Santvoort (P. v.). 
Ruysdael, Salomz. (Jacob). 
Casteleyn (Abr.). 
Koogen (L. y. d.). 
Hoogh (Pieter de). 
Ruysdael , Izaakz. (Jacob). 
Kieft (Jan). 

n (Pieter). 
Meer (Barend v. d.). 
Ostade (Adr. v.). 
Chambre, Jr. (J. de la). 
Molenaar (Job.). 
Suyderhoef (Jonas). 
Capelle (Jan). 
Hais (Nicolaas). 
Straeten (Hendr. v.). 
Brakenburg (Richard). 
Holsteyn , Jr. (Pieter). 
Cuylenburg (Abrah.). 
Nikkelen (Jan v.). 
Maas (Jan). 
Mulraet (Gerrit). 
Meer, Sr. (J. v. d.). 
Nij megen ( W illem ) . 
Attevelt (Justus). 
Snellaert (Abr.). 
Kleynhens (Iz.). 
Valck (Hendrik de). 



65 



1693. Berckheyde (Job). 

// // Hengstenburg (Herman). 

1694. Mulraet (Corriel.). 

// // Nijmegen (Joh. v.). 
1696. Schijndel (Barn. v.). 
♦1697. Weth of Wet, Jr. (Jacob 
de). 

* // » Bray (Jan de). 
*1698. Berckheyde (Gerrit). 
*1699. Maas (Joh.). 
*1700. Vroom (Jacob). 
*1702. Vinne (Vinc. Laur. v. d.) 

» // Engels (Barth.). 
« // Knijf (Leendert). 
1703. Vianen (Jan van). 
// // Nikkelen (Izaak v.). 

* il » Atteveld (Arent v.). 
*1704. Dingmans, Jr. (Adam). 
*1705. Meer, Jr. (J. v. d.). 

* // /' Jong (Frans de). 

1706. Drossaert (Jacob). 

1707. Oliviers (Adriaan). 

// » Boddecker (Joh. Fredr.). 
*1708. JDusart (Cornelis). 
// » Victors (Victor). 
1708 ofl709.Veen(Eochusv.). 
» * Veen (Gérard van). 

* // // Hooghe (Eomeyn de). 

1709. Schijndel (Anna v.). 

1710. Hugaert (Willem). 
1712. Straeten (Lamb. v.). 
1715. Cuylenburg (Gerrit). 

*1717. Wielant (Joan). 

* ff Maas (Dirk). 

*1720. Wal (Jac. Marcuss. v. d.). 
v 1721. Vinne, Vinc. Laurensz. 
(Jan v. d.). 



*1726. G root (Jan de). 

1728. Vos (Alex.) 
*1729. Vinne, Vinc. Laurensz. 
(Laur. v. d.). 

* i' ff Warnar (Wilh. Herm.). 
1735. Gimmenij of Gimmenig 

(Hendr.) 
// // Gimmeny of Gimmenig 

(Gerrit). 
1737. Heemst (Jan van). 
// h Oudenrogh (Joh.). 
* // //. Vinne, Laurensz. (Jacob 

v. d.). 
*1738. Kitter (Abr. de). 
*1740. Vinne, Vinc. Laurensz. 

(Iz. v. d.). 

* '/ // Heemskerk (Johannes). 
*1741. Mensing (Jan). 

1742. Kleynhens (Barn). 

* // // Vinne , Jacobsz. (Laur. 

v. d.). 
* // // Vinne, Laurensz. (Vinc. 

v. d.). 
*1744. Perdanus (Abr.). 
*1748. Wijze (Jan de) 

// // Heemskerk (David). 
♦1751. Decker (Frans). 
*1753. Vinne, Laurensz. (J. v. d.) 
*1759. Troost (Willem). 
1775. Hilton (H. K. v.) 
*1784. Spilman (Hendr.), 
*1805. Vinne, Jansz. (Janv. d.). 
1811. // Jansz. (Vincent 

v. d.). 
1865. Vinne van Lee (Vincent 
v. d.). 



CL 1^8 ABEAHAMSZ 

était un peintre sur verre de Harlem, où il vivait en 1599. 

Dans les comptes des trésoriers de cette année on trouve 
,/pour un beau vitrail, aux armes de Harlem, payé à Claes 
„Âbrakamsz. peintre sur verre, dans la maison récemment 
„ construite de Hendrick Doedeyns à La Haye, où logent 
„ ordinairement les députés de cette ville, x livres. 

Les articles suivants y sont également inscrits : 

Ànno 1603. Pour peindre et cuire une verrière aux armes 
du vaisseau de Damiette, que la ville offrit à la Maison ou 
s'assemblent les administrateurs des digues, à Leiden, 
vin livres. 

Anno 1608. Pour huit verrières peintes offertes par la 
ville et placées dans la Maison susdite, dans la chambre 
des inspecteurs des digues (Hoogheemraden) ; à raison d e 
xxiii livres chacune, fait clxxxii. 

Anno 1612. Pour une verrière dans l'église de Haestrecht 
150 florins. 

Anno 1613. Pour une verrière à Lekkerkerk 100 florins. 

En 1616 cet artiste était caporal dans la garde bourgeoise. 
En 1610 on lui avait déjà payé, d'après le livre de dépenses 
des officiers de la bourgeoisie , ; pour faire une verrière aux 
„ armes du Cluyveniersdoelen et du vieux sclmtsdoelen , la 
„ somme de 14 florins. Il 



HARMEN ADOLEFSEN. 

Je trouvai le nom de ce peintre dans le compte de Willem 
van der Meye . directeur de la loterie de l'hospice des vieillards 
à Harlem, en 1607. 

On y trouve annoté: 



<;? 

<« 

,/Payé à Fredrick Vblckertsen , voiturier, et à son aide 
r/ pour avoir transporté 125 cartes du local des charpentiers 
, f jusque chez, Harmen le peintre, etc." 

//Paye encore à Fr. Volckertsen , voiturier, et à son aide , 
,/pour avoir transporté des cartes du local des charpentiers 
„ jusque chez Harmen qui les enlumina. " 

//Payé à Harmen Adolffsen pour peindre ou enluminer 
v sept cent quarante-quatre cartes, à raison de trois spus la 
„ pièce. H 

u Encore pour soixante cartes peintes sur canevas qu'on 
„a envoyées aux généraux dans toutes les villes, la pièce 
„à raison de huit sous; et il enlumina quelques cartes de 
„plus qui ne sont pas payées, d'après la quittance „l c xxxv 
,/livres xn sous. Payé à Harmen Adolffsen pour cartonner 420 
;/ cartes et en enluminer 60, ce qui fait ensemble, d'après 
,/Son compte et sa quittance, xxxi livres xiii sous vi 
„ deniers. 

;/ Payé à Harmen Adolffsen pour une affiche peinte sur 
z/toile où se trouvaient les numéros gagnants de la loterie; 
,/d'après sa quittance, i livre iiii sous; il n'exigea rien 
,/pour enluminer cette carte. Jl 

Le travail mentionné ici est assurément de peu de valeur, 
mais Frans Pietersen de Grebber et Nicolaes Kemp (voir 
leur biographie) exécutèrent et se firent payer pour cette 
loterie, des ouvrages qui n'étaient pas plus importants. Voilà 
pourquoi j'ai pensé ne pouvoir passer sous silence ce peintre , 
sur lequel je n'ai, du reste, pu trouver d'autres détails. 



CORNELIS AKERSLOOT 

est mentionné le 19 Janvier 1677 comme peintre de 
la Gilde de St. Luc à Harlem. En 1679 il était commis- 
saire, et en 1680 doyen. 

Il est probable qu'il était déjà mort en 1688, car dans 



68 

le registre des commissaires on trouve à la date du 4 Mai 1688 : 
De la vente de tableaux de la veuve dame Akersloot, 

5 florins. 

Je possède son portrait dessiné. 



W. AKERSLOOT. 

L'estampe représentant le reniement de St. Pierre, n'est 
pas signée W. Akersl. ou W. Akersloot , comme on trouve 
sur les autres gravures , mais bien W. 0. ou W. D. Aker- 
sloot 1626. Une autre estampe , représentant Cérès changeant 
Stellion en lézard , d'après J. v. d. Velde , est signée de la 
même manière. 

Je demande si ces deux signatures sont du même peintre ; 
a-t-il écrit son nom de deux manières, ou bien doit-on 
attribuer ces signatures à deux personnes différentes? 

PHILIPS ANGEL 

fut inscrit dans la Gilde de St. Luc en 1639. Dans les 
notules de 1642 il est mentionné comme peintre et bourgeois. 
Dans celles du 2 Décembre 1642, on lit à l'article 2: 

„ Philippe Angel, maître-peintre, a été appelé et recom- 
„ mandé par l' ex-doyen, Salomon de Bray,pour être admis 
„ comme sous-secrétaire; invité par le doyen à remplir ces 
„ fonctions, il s'excusa d'abord sur son incapacité, mais 
„ accepta enfin et fut reçu sous-secrétaire des Doyen et Com- 
„missaires; il assista, d'après l'usage, en cette qualité à 
„ l'assemblée. /; 

Lors du départ de J. de Volder pour Amsterdam , il fut 
nommé secrétaire le 7 Juin 1643. 

Dans le registre des membres de l'église réformée du 
11 Octobre 1641, il est mentionne comme célibataire venu 



80 

de Middelbourg , demeurant au lieu dit Groot heiligland, 
testis Marten Allerts. C'est ainsi qu'il est désigné dans le 
registre des mariages, lorsqu'il épousa le 14 Août 1642, 
Elisabeth Dirks Vercamme, jeune fille de Harlem, demeu- 
rant dans la rue dite Groote houtstraat. De ce mariage 
issut un fils en Mai 1643, qui reçut le 19 du même mois, 
lors de son baptême, le nom de Johannes. Jan Angel et Mag- 
dalena Dirks (Vercamme?) furent témoins. 

En 1642 il publia une brochure in 4°, ayant pour titre: 
„ Philips Angels Lof (1er schilder-const , loi Leyden Ghedruckt 
ffbij Willem Chrisliaens, bij de académie." (L'éloge de l'art de 
la peinture , imprimé à Leiden chez Willem Christiaens , près 
de l'académie). Ce curieux ouvrage est dédié à Monsieur 
Johan Overbeeck. On voit par son contenu qu'il en a été 
donné lecture à la dernière fête de St. Luc à Leiden, 
c'est-à-dire en 1642. 

Il paraît qu'il quitta bientôt Harlem pour se fixer à Leiden , 
car dans des notes figurant au livre de ventes des peintres , 
j'ai trouvé que Philip Angel acheta en 1644 : 

Un petit paysage peint par Adriaenus van Graesbeeck fi. 
2—12. 

Un idem de Jacob Swaenenburch , fl. 2. 

Uue petite marine de Maerte Franss van derHulst,fl. 5. 

Le 20 Mars 1645, Philip Angel a rendu compte de sa 
gestion au doyen Hendrick van Amstel et lui a transmis 
une somme de 12 fl. 11. — 

Cependant il ne séjourna que peu de temps dans cette 
dernière ville. Tout récemment, M. P. A. Leupen, attaché aux 
Archives du royaume à La Haye, a découvert et a bien 
voulu me communiquer que Philip Angel est désigné dans 
les résolutions du 11 Juin 1646 du Gouverneur et des 
Conseillers des Indes parmi les serviteurs de la Compagnie, 
pour siéger comme membre dans la chambre des échevins à 
Batavia , fonction à laquelle il ne fut cependant pas nommé. En 
1651 , lorsque le conseiller , le docteur en droits, Joli. Cunaeus 



70 

quitta la rade de Batavia pour se rendre à la Cour de Perse 
comme ambassadeur et commissaire, Ph. Angel se trouvait à 
bord du même navire pour aller résider à la cour susdite , à 
Ispahan, en qualité d' agent et de maître-marchand de la 
Compagnie des Indes. 

Arrivera Gamron en Perse, le 25 .Décembre 1651, 
l'ambassaûe partit le 12 Janvier 1652 pour la capitale avec 
le Directeur du commerce de ce pays, Dirk Sarcerius. On 
visita le 16 Février les ruines remarquables de Persepolis, 
près du village de Mergasoen. Dans le rapport de l'am- 
bassadeur on en trouve une description très-étendue, et 
quoique le nom de Philippe Angel n'y soit pas mentionné, 
on peut supposer avec raison qu'il eût une part dans la 
rédaction. 

Il est remarquable, en effet, si l'on compare cette re- 
lation avec celle que Yalentijn nous donne dans son ,/Oud 
en Nieuw Oost-Indiën'' (Les anciennes et les nouvelles Indes 
orientales) en 1725, que cet auteur l'attribue à tort à l'orien- 
taliste Herbert de Jager, car sa description est une copie 
littérale de celle de J. Cunaeus, de 1651/52. De Jager se 
rendit pour la première fois en Perse en 1665, et c'est à 
cette époque ou lors de son deuxième voyage qu'il se sera 
procuré une copie de l'écrit de Cunaeus. Cette copie fut 
employée par Yalentijn, qui l'a attribuée, sans doute par 
méprise, à de Jager. Il est regrettable que cet écrit ne 
fût pas publié par Cunaeus lui-même dans le courant du 
17e siècle, car alors on saura.it quelle part Ph. Angel a 
eue dans la description de ces ruines. 

L'ambassade arriva le 27 Pévrier 1652 à Ispahan et Philip 
Angel prit la direction du comptoir du maître-marchand Jac- 
ques Willemsz. , d'après les instructions qu'on lui avait don- 
nées. Mais on découvrit bientôt qu'il avait amené de son 
chef une quantité considérable de Cortex Chinae pour la vendre, 
ce qui serait au détriment des intérêts de la Compagnie , 
dont il avait de plus grevé le compte d'une somme exor- 



71 

bitante pour le transport de ses meubles. 11 fut dénoncé; 
on examina l'affaire et on le suspendit dans l'exercice de 
ses fonctions pour aller rendre compte à Batavia au sujet 
de l'accusation qui pesait sur lui. La mission de F ambas- 
sade terminée,, il fallait retourner avec elle , mais une maladie 
le retint et l'ambassade dut revenir seule à Batavia. Ketenu 
ainsi en Perse pour quelque temps, on lui laissa le choix 
d'entrer comme peintre au service de S. M. impériale sans 
appointements de la Compagnie ou de retourner immédiate- 
ment après sa guérison à Batavia pour répondre des faits 
portés à sa charge. 

Après avoir hésité longtemps, il résolut enfin de rester 
où il était; il rendit une visite à S. M. en Novembre 1653, 
reçut une robe royale et 6000 florins pour couvrir ses frais , 
ou, comme il écrivit lui-même, pour cinq petits tableaux; 
il s'installa ensuite convenablement à Ispahan et se fit bâtir 
un atelier où il faisait de temps en temps quelque tableau 
pour S. M. ou pour les grands du royaume. Il paraît qu'il 
fut occupé quelquefois au palais ; néanmoins tout prouve que 
ses œuvres ne furent ni importantes ni nombreuses, car on 
ne fait mention que d'un tableau , une offrande cV Abraham. 
Cependant il fut toujours récompensé avec une munificence 
princière, car le souverain désirait lui-même apprendre la 
peinture et aimait beaucoup notre artiste. Mais Ph. Àngel 
avait constamment des difficultés avec le directeur D. Sarcerius. 
Celui-ci, jaloux de son talent, réussit à réveiller les affaires 
qui avaient occasionné sa suspension et à le faire rappeler 
à Batavia. 

Quelque desagréable que cela fût , il se vit à la fin forcé 
de retourner, arriva en 1656 à Batavia et répondit à l'ac- 
cusation. On ignore ce que la Cour de Justice décida en 
cette affaire, mais il paraît que l'arrêt lui fut favorable, 
car quoiqu'il quittât le service de la Compagnie, il fut 
acquité et nommé successivement échevin de la bourgeoisie 
le 29 Mai 1656, commissaire pour les affaires des maria- 



n 

ges et porte-drapeau de la garde bourgeoise le 3 Juin 
suivant; enfin secrétaire des échevins le 22 Décembre 
1656. Il remplit cette dernière fonction jusqu'en Octobre 
1661, mais les plaintes sur sa mauvaise administration, 
surtout des finances, étaient déjà si nombreuses et si pres- 
santes, qu'on résolut de l'appeler en Octobre 1661, pour 
se justifier. Trois jours après il fut arrêté; ses affaires 
furent encore réglées le même mois d'une manière définitive , 
après quoi il fut déposé. On ignore combien de temps 
il est resté encore à Batavia. Ces dernières notices sont 
puisées dans un acte de l'église de Batavia, en date du 
19 Décembre 1661 : Le Sieur Angel sera admis a la 
cène s'il en fait lui même la demande , et dans un acte du 1 5 
Juin 1662: Le sieur Angel sera admis a la cène puisqu'il 
en a exprimé sérieusement le désir. 

Yoilà aussi succintement que possible la vie d'un homme 
qui a prouvé qu'il possédait des talents, mais qui nous 
montre également qu'il était trop inconstant pour réussir 
dans quelque position qu'il se trouvât et qui, en diri- 
geant mal les affaires des autres , négligeait les siennes. — 
Il n'est donc pas étonnant que l'on connaisse peu de 
ses œuvres. Kramm nous a déjà fait connaître un tableau 
de lui, représentant un paysan avec des oiseaux et por- 
tant le millésime 1665 : il se trouvait à la vente de 
tableaux de Th. Hartsoeker à La Haye, le 1 Mai 1742, 
et fut vendu à 21 florins. Ce tableau est surtout remar- 
quable parce qu'il porte le millésime 1665, ce qui indique 
peut-être qu'il fut peint par Angel après son retour des 
Indes orientales. On voyait autrefois quelques tableaux de sa 
main dans sa ville natale. Ainsi on vendit le 6 Août 1777 
à Middelbourg : Un intérieur avec poules et dindons et quel- 
ques accessoires, de P. Angel, (voir le catalogue N°. 1) et à 
la vente de Jacob Willemsen, dans la même ville, le 16 
Août 1780, N°. 110: Un intérieur avec pots, chaudrons 
et légumes; hauteur 16 et largeur 13 3 / 4 pouces. Le seul 



73 

tableau que je connaisse de lui, se trouve dans la Galerie 
Suermondt (voir Burger, page 72) et représente: Oiseaux 
sur une table, par P. Angel 1650. Si cette date est exacte , 
ce tableau est exécuté aux Indes. 

Ses eaux-fortes, peu nombreuses, sont connues. 



JUSTUS et ARENT VAN ATTEVELï. 

Selon son portrait, dessiné par T. Jelgersma d'après nature 
en 1683, Justus naquit en 1621 et mourut le 13 Novem- 
bre 1692. 

Arent, dont je possède également un portrait dessiné, 
naquit à Harlem en 1650 et mourut en 1703. 



LUDOLE BACKHUYSEN 



n'est certainement pas natif de Harlem. Cependant on trouve 
dans les registres des mariages que Ludolf Backhuysen , veuf 
venant de la ville d'Embden , demeurant à Amsterdam , s'est 
fiancé, le 12 Mai 1650 à Harlem avec Anna de Hooghe, 
jeune fille d'Amsterdam, demeurant hors la porte dite 
Groote houtpoort et s'est marié ensuite le 31 Mai à Sloten. 



JACOB WOLEERTSZ. VAN BALEN 

était maître peintre sur verre et verrier à Harlem ; il déclara 
comme ses apprentis, en 1637 Hendrick Janss van Grol, de 
Wijck te Duurstede, et Jan Cornclisz. bourgeois de Harlem , 
et en 1643 Jacob Isbrantss, bourgeois de Harlem. 



74 

CORNELIS BANHBYNINGH. 

Ce graveur et éditeur demeurait à Leiden. On trouve 
dans les registres des mariages à Harlem: Mariés le 19 
Octobre 1649, Cornelis Banheyningh , célibataire de Leiden, 
sa résidence, et Catherine le Borgne, jeune fille de Harlem, 
demeurant dans la rue dite Zijlstraat. 

D'après le Registre des maîtres, ouvriers et apprentis de 
la Corporation des libraires, éditeurs, etc.... à Leiden, en 
1652, Cornelis Banlieyning comparut dans l'espace du 1 Mai 
1649 au 1 Décembre 1655 quatre fois devant les Chefs 
de la Gilde des libraires de cette ville , afin de faire accepter 
des apprentis. 

CORNELIS BEELT 

est mentionné comme peintre de Harlem, sur la liste 
de V. L. v. d. Yinne. Décédé déjà en 1702. Peut-être le 
même que celui qui est indiqué par Kramm à l'article 
de Beelt. Dans le catalogue de G. Hoet, l r vol., on 
trouve page 381, N°. 21: Une belle pêche au hareng par 
K. Beelt et dans le cat. de Terwesten page 209 N°. 138: 
La plage de Scheveningen avec un grand nombre de figures. 



JOHANNES PIETERSZ. et PIETER JANSS 
BEERENDRECHT ou BERENDRECHT. 

J. P. Berendrecht naquit à Alkmar. Il épousa le 31 Mars 
1614 à Harlem, Grietje Jans (Lette), et fut inscrit dans 
la Gilde en 1616 comme imprimeur. Pieter, fils de Jan 
Pieterz. Beerendrecht d' Alkmar et de Geertje Jans, fut 
baptisé le 5 Mai 1616. Celui-ci fut inscrit comme peintre 



75 

en 1642 sous le nom do Pieter Jaûss van Berendrecht. 
Le 18 Décembre 1022 on baptisa Catharina; Corn, van 
Kittensteyn et Catharina Lette furent témoins. Le 1 3 Mai 
1624 un fils de Er. Hais reçut lors de son baptême le 
nom de Jacobus. J. P. Berendrecht et Hillegondt lleyniers 
furent témoins. Son épouse fut inscritele 8 Juillet 1633 
comme membre de la communauté religieuse de l'église 
réformée. En 1627 il était marchand d'objets d'art et 
résidait à Harlem dans la rue dite Koningstraat , où il 
publia une estampe emblématique De nieuwe cnijper , 
enz. (le nouveau tonnelier) avec quelques vers de J. J. 
Starter (Voir pour plus de détails sur cette estampe 
rare la description raisonnée de planches historiques néer- 
landaises etc. par Er. Millier, 1863, p. 187, N°. 1445.) 
Il publia aussi un portrait in 4°. fort rare de Hendrik 
Goltzius, avec quelques vers de T. Schrevelius. Il est 
mentionné comme J. P. Beerendrecht , éditeur 1645 , 
sur une collection de huit costumes de paysannes de la 
Hollande septentrionale par G. van Scheindel d'après W. 
Buytwech (sic). Il existe 4 états de cette série, aujourd'hui 
si rare: le premier est avant la lettre et se trouve dans 
le cabinet d'estampes de Berlin, le deuxième est marqué 
J. P. Beerendrecht, le troisième H. Hondius et le quatrième 
Clément de Jonglie. 



CORNELIS PIETERSZ. BEGA. 

Immerzeel dit qu'il naquit vers 1620 à Harlem, ce qui 
est confirmé par le registre des naissances dans lequel on 
lit que le 15 Novembre 1620 fut baptisé Cornelis, fils de 
Pieter Jansz. de la Erise et de Maeyke Jans. ■ — Son père , 
connu sous le nom de Pieter Jansz. Begijn, porte ici seu- 
lement le nom de Pieter Jansz. , pendant que sa mère , 
connue sous le nom de Maria, fille illégitime du peintre 



76 

Cornelis van Haarlem , est appelée Maeijke avec le nom de 
son époux. V. L. v. d. Yinne nous raconte dans son 
journal de voyage, qu'il partit le 26 Avril 1653 de Francfort 
pour se rendre à Heidelberg, accompagné de Cornelis Bega 
rf qui avait aussi augmenté notre compagnie. 11 H dit plus loin : 
„ Cornelis Pieters Bega est parti le 9 Juin d'Yverdun, pour 
la Hollande, en compagnie d'un marin d'Amsterdam, Jan 
Jansz. Langerack, qui demeurait au lieu dit Singel près 
de la brasserie du Vijfhoeck; il était venu de la Turquie 
où il avait perdu son navire dans un combat contre les 
Turcs. " 

Ce n'est qu'après ce voyage qu'il se fit inscrire en 1654 
dans la Gilde de St. Luc. 

En parlant de la famille de Bray j'indiquerai combien de 
victimes la peste fit en 1664 à Harlem. On peut ajouter 
foi au témoignage de Houbraken quand il nous raconte que 
Cornelis Bega succomba au fléau en 1664, car d'après le 
registre des décès il fut enterré le 30 Août de cette année 
dans l'église de St. Bavon, N°. 432. Les frais montèrent 
à la somme assez considérable de 21 fl. 



PIETER CLAESZ. et CLAES PIETERSZ. BERCHEM. 

Le père de l'illustre Berchem a toujours écrit son nom 
Pieter Claesz. , sans y rien ajouter. 

D'après le registre des mariages , Pieter Claesz. , célibataire 
à Steinfurt, épousa le 21 Mai 1617 Geertjen Hendricks, 
jeune fille de Kuynder, demeurant tous deux au bord du 
Sparen. Le 25 Mars 1618 leur premier enfant fut baptisé 
du nom de Riekje (Henriette); Sybrant Hendriks et Mayke 
Steven furent témoins. Le 1 Octobre 1620 un autre enfant 
fut baptisé qui reçut le nom de Claes; Jacob Rombouts et 
Gr. Hendriks furent témoins. 

Il ne portait pas le nom de Berchem : ce qui le prouve 



77 

c'est un billet original d'enterrement (juc je possède et 
dont voici la copie : 

/7 Yons êtes prie d'assister samedi le 1 Janvier 1661, 
v à trois heures précises, à l'enterrement de Pieter Claesz. , 
f , peintre, père de Claes Pietersz. Berchem, beau-père de 
,/Gysbertz. Yerhemel et de Hendrick Jacobsz. van Greunin- 
„gen, dans la rue dite Franckesteeg : Entrer comme ami 
„dans la Maison mortuaire." 

Nouvelle église (N°. 4). 

Dans le registre des décès il est également désigné sous 
le nom de Pieter Claesz., peintre. 

Quoique Houbraken nous assure que Nie. Berchem est né 
en 1624, nous n'en trouvons pas la preuve dans le registre 
des baptêmes. En cette année on ne mentionne pas son 
baptême, mais bien au 1 Octobre 1620, comme je l'ai dit plus 
haut , de sorte que 1620 me paraît être la date de sa naissance 
et non 1624. — En 1656 il demeurait dans la rue dite 
Koningstraat et fut inscrit dans le registre du quartier 
sous le nom de Claes Pietersz. Berchem. Ce nom m'a fait 
supposer qu'il fut le maître de Willem Romijn (voir cet 
article) ce qui se peut fort bien, puisqu'on sait maintenant 
qu'il est né en 1620 et non en 1624. 

En 1657 Jas Gerritsen se présenta chez lui comme élève. 
Dans les notules du mois de Juin 1642 il est désigné sous 
le nom de Claes Pietersz: 

^Reçu par l'entremise de notre domestique, de Claes 
Pietersz., peintre, 12 sous pour la rétribution d'entrée 
comme fils aîné , dont 6 sous pour la Gilde , 4 pour le domesti- 
que et 2 sous pour l'acte écrit à cette fin et qu'on lui a envoyé. u 

En 1670 il demeurait au lieu dit Onde gracht et il paya 
pour sa contribution personnelle la somme de 10 florins. 

Ce que j'ai publié autrefois dans le N a v o r s c h e r de 
1856 , N°. 1 , page 9 , sur sa mort et la vente de ses tableaux 
est déjà reproduit dans l'ouvrage de C. Kramm; je me 
dispenserai donc de le répéter. 



78 



JOB et GERBIT BERCKHEYDE. 

Immerzeel et Kramm écrivent Berkheyden, mais je pense 
devoir me tenir à la première orthographe, puisque dans 
le Registre des Commissaires et sur un beau tableau en 
ma possession, représentant l'église de St. Bavon , on trouve 
Berckheyde et non Berkheyden. Les deux frères appartien- 
nent à une ancienne famille de Harlem. Dans le registre des 
mariages on lit que Jan Joppen, veuf à Harlem, épousa 
le 10 Juin 1584 Maria Gerrits, veuve demeurant à Leiden. 
Il est possible que ce soit le grandpère de Job et de Gerrit. 

Le père de ces deux peintres distingués s'appelait Adriaan 
Joppe Berckheyde, exerçant la profession de boucher. Le 
billet original d'enterrement, en ma possession et dont voici 
la copie , en fournira la preuve : 

,/Vous êtes prié d'assister, dimanche le 27 Avril 1664 , à 
u trois heures précises de l'après-midi, à l'enterrement de 
,/Cornelia Gerrits, épouse d' Adriaan Joppe Berckheyde, 
,, boucher, mère de Job et de Gerrit Berckheyde, rue des 
„ Jacobins. Entrer comme ami dans la Maison mortuaire/' 

Le père est enterré dans l'église de St. Jan, circuit du 
sud, n°. 0, le 20 Mars 1679. (Voir le registre des décès). 

Immerzeel dit que Job naquit en 1637, mais on lit 
dans le registre des baptêmes que Job , fils d' Adriaan Joppe 
de Katwijck sur le Rhin et de Cornelia Gerrits, fut baptisé 
le 27 Janvier 1630. Il était l'élève de Jacob Willemsz. de 
Wet. Dans le petit livre d'études de de Wet que je pos- 
sède, on trouve: /7 Le 10 Novembre 1644, j'ai accepté 
chez moi Job Adriaensz. van Berckheyde, pour apprendre 
le dessin/ 7 Donc à l'âge de 14 ans. Le 10 Mars 1654 il 
entra dans la Gilde et mourut le 23 Novembre 1693; 
le billet original d'enterrement contient ce qui suit: 

tf Année ]693. Vous êtes prié d'assister Vendredi le 27 



79, 

^Novembre à doux heures précises de l'après-midi, à Peu 

^terrement de Job Berckheyde, frère de Gerrit Berckheyde , 
,/dans la rue dite St. Jansstraat, près de la Heerenstraat : En- 
trer comme ami dans la Maison mortuaire. Eglise de St. Jan.„ 

D'après Immerzeel, Gerrit serait no en 1645, mais on 
trouve dans lo registre des baptêmes qu'un certain Gerrit 
fut déjà baptisé le 16 Octobre 1633. Cet enfant sera pro- 
bablement mort très-jeune, car le 6 Juin 1638 on baptisa 
du nom de Gerrit un autre fils d'Adriaen Joppe de Katwijck 
sur le Rhin et de Cornelia Gerrits. Eut témoin, Elsje 
Hendriks. 

On peut donc considérer cette dernière année comme la 
date de naissance de Gerrit. 

Gerrit entra dans la Gilde en 1660 et mourut, à juger 
d'après son portrait dessiné, le 10 Juin 1698, lorsqu'il 
se noya, selon le récit de Houbraken, en sortant du jardin 
d'Alexander Vos. J'ai fait connaître ce dernier en quel- 
ques mots. (Voir cet article) Le ■ registre des décès ne 
constate cependant pas sa mort à cette date. Houbraken 
nous raconte aussi que les deux frères vivaient ensemble 
avec leur sœur. On peut ajouter foi à ce témoignage car 
la seule fille que j'aie pu trouver au registre des bap- 
têmes, s'appelait Aechje, baptisée le 5 Octobre 1631. 

Kramm prétend que le portrait de Gerrit, qu'on trouve 
dans l'ouvrage d'Immerzeel , n'est pas exact. Je ne puis ap- 
prouver cette remarque quand je le compare au portrait 
dessiné, en ma possession. Il est beaucoup plus ressem- 
blant que maint autre, reproduit dans le même ouvrage. 



LA, EAMILLE BERENSTEYN. 

Cette famille importante et amie des arts est mentionnée 
dans l'histoire ancienne de Harlem. En parlant de Marten 
van rieemskerck dans son histoire de Harlem, p. 653. 



80 

Àinpzing fait aussi mention du docteur en droits Joli. Beren- 
stejn , secrétaire de la Haute Chambre de justice de Kennemer- 
land et de Brederode, d'Arnoldus et du docteur en droits Pau- 
lus van Berensteyn , et les qualifie de protecteurs et amis de 
Fart de la peinture. Je puis ajouter au sujet de Paulus, qu'une 
médaille commémorative en or existe encore aujourd'hui et 
est conservée par M r . J. P. Teding van Berkhout à Harlem ; 
elle fut frappée à l'occasion de sa fête de 50 années de 
mariage , aet. 75, avec Volckera Nicolai Duyst, dite Knoppert, 
aet. 69, fête célébrée en 1624. Paulus fut enterré dans 
l'église de St. Bavon le 27 Décembre 1636. Bartsch nous 
apprend en parlant de Goltzius (H.) qu'il existe un très-beau 
portrait en miniature d'Arnoldus, décrit sous le n°. 192, et 
que l'écusson, décrit sous le n°. 136, appartient à ce por- 
trait. Cornelis van Berensteyn, magistrat, vivait à Harlem 
à la même époque. Je possède de lui un beau portrait, 
dessiné par C. Jelgersma d'après le tableau de H. Goltzius. 
L'inscription le nomme art. pictor. amator et fautor Har- 
lemensis, et mentionne qu'il mourut le 1 Juin 1595, à 
l'âge de 78 ans. 

On voit dans les notules de 1637 que Heda, le com- 
missaire, déclara qu' Arnoldus van Berensteyn, bourgeois, 
travaillait chez lui comme apprenti. Dans celles du 5 Jan- 
vier 1644, Claes van Berensteyn est cité comme élève 
chez Salomon de Bray et dans le registre des décès, qu'il 
est enterré le 4 Mars 1684 en l'église de St. Bavon, dans 
le circuit du nord n°. 113. 

C'est probablement Claes dont parlent C. Kramm et 
d'autres. 

Outre la belle toile de Frans Hais dans le Béguinage 
de Berensteyn, (Hofje van Berensteyn) fondée par cette 
famille, et dont il est fait mention dans le supplément 
de l'ouvrage de van Eynden et van der Willigen, à la 
page 311, on y trouve encore trois portraits superbes de 
membres de cette famille, tous de la main de Pr. Hais. 



-.1 



DIRK VAN DEN BERGH. 

Je me demande ici si ce contemporain de V. L. v. <l. 
Vinne est le même que Dirck van Bergen bien connu , désigne 
dans la 1» partie du catalogue de Hoet sous le nom de 
Dirck van den Bergh, dans la 2e partie sous celui de 
Dirck van den Bergen et dans la 3e (le cat. de Terwesten) 
sous celui de Dirck van Bergen. 



GERRIT CLAESZ. et DIRCK BLEECKER ou BLIEKER. 

Gerrit était peintre et habitant de Harlem, comme il 
appert des notules du registre des commissaires de la Gilde 
de St. Luc, à la date du 4 Septembre 1640: 

„ Demander à Maître Gerrit Bleecker, peintre, la rétri- 
bution d' entrée des deux apprentis, déclarés lors de la 
tournée, et annoter exactement les noms des mêmes ap- 
,/prentis et s'ils sont bourgeois; s'il désire venir payer lui- 
-même (pour voir en même temps notre local) qu'il le fasse 
„ prochainement. " 

Dans les notules du mois d'Octobre 1640 , on lit : „ Maître 
„ Gerrit Claesz. Bleecker, peintre, a payé pour 3 de ses 
, f disciples ou apprentis, lors de la tournée: pour Pieter 
„Adelaer d'Amsterdam, 12 sous, pour Paulus v. d. Goes 
;/ 12 sous, pour David Decker d'Amsterdam, 12 sous. y/ 

Le billet original d'enterrement, en ma possession, 
contient ce qui suit : 

Vous êtes prié d'assister mardi, le huit Février 1656 
à deux heures précises de l'après-midi, à l'enterrement de 

Maître Gerrit Bliecker 

peintre, frère de Jan Claesz. Bliecker, beau-frère de Floris 
Aelbertz. van Belegh , faiseur de pompes , demeurant au 

6 



82 

coin de la ruelle dite Paerdensteegh , dans la rue Groote 
Houtstraat, d'où le corps sera porté. Entrer comme ami 
dans la maison mortuaire, vêtu du grand manteau. 

. fl Eglise de St. Bavon 

Dans la nef du milieu, n°. 110. 



Ce même Gerrit Bliecker est encore mentionné dans les 
notules du 24 Janvier 1643, sous le nom de Gerrit Claesz. 
Bleeker, en qualité de commissaire. 

Ampzing rapporte, p. 372, qu'il était „boii paysagiste 
et aussi bon peintre d'images." Là, comme sur le billet 
d'enterrement , il est nommé Gerrit Blieker. Schrevelius le 
désigne, p. 390, sous le nom de Gerrit Bleijher , ainsi que 
Houbraken, 2e volume p. 124, qui le nomme de nouveau, 
p. 342 du même volume, Blehers. Chez Immerzeel on 
trouve J. G. Bleecher. Cet auteur aura consulté et suivi 
Basan. Bartsch dit p. 101 du iv volume, Bleker. C Kramm 
parle de J. G. Bleecker et de N. Blekers, mais je crois 
que ces deux noms désignent le même Gerrit Bleecker. 

On voit par le billet d'enterrement que son frère s'ap- 
pelait Jan Claesz. Blieker, mais je ne l'ai pas trouvé men- 
tionné comme peintre. Il fut enterré dans le même tom- 
beau que son frère, le 30 Août 1664. Erais 24 fl. 

Dirck Bleeker ou Bleker est inscrit comme peintre de 
Harlem sur la liste de Y. L. v. d. Vinne. D'après Kramm il 
serait originaire d'Amsterdam. On vendit à Harlem en Janvier 
1869 un tableau très-remarquable de sa main, signé D. 
Bleker 1652. 

Ce tableau a été exposé en vente publique , le 14 Août 
1776, à la maison dite Kroonensteyn sous Soeterwoude, 
mais il fut retenu. Voir le catalogue où il est décrit sous 
le n°. 1 de la manière suivante: 

„ Maria Magdalena près un rocher. Elle tient de la main 
f , droite un crucifix qu'elle regarde en pleurant, tandis que 



88 

v sa main gauche est levée et repose sur une butte de 
„ terre. Le tout exécuté fort artisternent tant sous le rapport 
„de l'expression que de la manière de faire, par D. Bleeker. 
,/Sur toile, haut de 43 et large de 32 pouces. 



REYER JACOBSS YAN BLOMMENDAAL 



paya sa rétribution d'entrée comme peintre dans la Gilde 
de Harlem en 1662. Il fut enterré le 23 Novembre 1675 
dans le circuit du nord de l'église de St. Bavon, n°. 376. 
Frais fl. 13. 



JOHANNES EREDERIK BODDECKER. 

Son nom se trouve écrit de cette façon sous le portrait 
du Dr. C. van Solingen. Il a résidé à Harlem et y était 
inscrit le 13 Août 1707, comme peintre dans la Gilde de 
St. Luc. 

Ses portraits en manière noire sont assez connus des 
amateurs; mais je n'ai trouvé mentionné nulle part celui 
de Georgius Henricus Pétri, Giessa Hassus Ecclesiae An- 
gusanae Confessioni addictae apud Sardamenses in Batavia 
annos xm Pastor anno 1686, aetatis 42. J. E. Boddecker 
fecit et Pinxit m 4°. 

Ce portrait n'est pas aussi bien exécuté que celui du 
Dr. v. Solingen. Dans un catalogue de tableaux, etc., La 
Haye 25 Mai 1772, on lit au n°. 44: „Le portrait du 
Duc Everard Louis van Wirtenberg, de grandeur naturelle 
jusqu'aux genoux, peint vigoureusement et magistralement 
par J. E. Bodecker." Sur toile. 



84 



EDUARD et GUILLAM (sic) DU BOIS. 

Eduard fut reçu dans la Gilde en 1648. En parlant 
d'Eduard du Bois, Iinmerzeel dit qu'il naquit à Anvers. Ces 
deux noms désigneraient-ils une mêine personne? Guillani 
fut inscrit comme peintre en 1646 et enterré, d'après le 
registre des décos, à la date du 7 Juillet 1680, au cime- 
tière St. Anne. Iloubraken nous raconte que Guillam du 
Bois fut le compagnon de voyage de Y. L. v. d. Yinne. 
Ceci s'accorde entièrement avec le journal de voyage au- 
tographe de ce dernier, où Eduard est également men- 
tionné. En nommant les nombreux tableaux qu'il vit dans 
les églises de Cologne, v. d. Yinne dit qu'il remarqua dans 
la demeure de Bernard Keinp, peintre, dans la rue des 
peintres, près du nouveau-marché, un tableau représen- 
tant le Christ couronné d'épines, d'un nommé Hendrik du 
Bois , qui n'avait qu'une main. Cependant c'était un artiste 
distingué: „les traces sanglantes que les verges ont laissées 
sur le corps de Jésus , sa figure souffrante y sont reproduites 
avec beaucoup de vérité ; le tableau est d'ailleurs bien dessiné , 
d'une exécution hardie, bien coloré et achevé vigoureuse- 
ment. On peut voir aussi de ses œuvres dans plusieurs 
églises, comme un ecce-homo dans l'église de St. Jérôme et 
ailleurs, ce qui prouve assez qu'il fut un bon maître. /; 

En parlant de Boys (M. de) , Kramm mentionne aussi 
Eduard de Bois. Les deux noms désigneraient-ils le même 
peintre ? 



CORNELIS BOL, fils. 

Ce peintre peu connu a demeuré à Harlem. Il était 
originaire d'Anvers , car on trouve dans le registre des mariages 



85 

de Harlem, à la date du 88 Septembre 1613, que Cornelis 
Bol fils, d' Anvers, épousa Sophia de Potter, jeune fille 
de Gogh, demeurant rue des Jacobins (Jacobijnenstraat). 
Le 21 Novembre 1619, on baptisa leur enfant qui reçut 
le nom d'Abraham. Eurent témoins: Petrus Bol, en l'ab- 
sence de Nicolaas van der Willigen de Hambourg, et 
Susanna Bol. — En 1623 il devint père d'un autre enfant, 
qu'on appela Jacobus. Jas de Potter fut témoin en cette 
occasion. Le 31 Janvier 1629, son épouse donna le jour 
à un fils du nom de Cornelis et au mois de Mars 1632, à 
une fille nommée Susanna. 

J'ai mentionné Petrus Bol comme l'un des témoins présents 
au baptême d'un de ses enfants. C'était probablement un 
frère plus âgé. Celui-ci épousa , le 20 Février 1601, Josijnke 
van Boit, jeune fille de Gand, demeurant à Leiden. Le 4 
Août 1617 , on baptisa Catherina, fille de Petrus Bol d'Anvers 
et de Josina Bols (sic). 

Cornelis Bol offrit en 1637 un grand tableau avec 
navires à la Gilcle de St. Luc de Harlem, pour orner la 
salle de la confrérie. 11 était commissaire en 1655. Sa femme 
fut enterrée le l r Novembre 1659, dans le circuit du sud 
N°. 155 dans l'église de St. Bavon; lui-même fut enterré 
le 23 Octobre 1666, à l'église de St. Jean, dans le 
chœur, N°. 51. 

PHILIPS BOL, père. 

Ce peintre de Harlem ne se trouve mentionné nulle 
part. D'après les résolutions des bourgmestres du 9 Juillet 
1659, on lui permit sur sa demande de vendre, le 22 
courant dans la salle du Princenhoff, quelques tableaux de 
sa main. Il était diacre de l'église réformée en 1645 , 
comme il résulte du registre des cautions des ventes pu- 
bliques de meubles provenant des maisons mortuaires. 



86 

Philips Bol, célibataire d' Anvers, demeurant au fossé 
dit Crayenhorstergracht , épousa le 8 Mars 1640 , Catharina 
Bailly, jeune fille, demeurant rue dite Conincstraat. Le 22 
Janvier ]641, on baptisa Janneke, fille de Philips Bol, 
d' Anvers , et de Catharina Baly. Purent témoins : Antoni et 
Anna Baly et Johanna Bol. Dans le registre des membres 
de l'Eglise réformée du 7 Janvier 1639, on trouve Philips 
Bol, célibataire d' Anvers, demeurant au fossé dit Crayen- 
horstergracht. Testis Jasper Pieterse. 

Philips Bol fut enterré le 28 Mai 1664 en l'église de 
St. Bavon, dans le haut du chœur N°. 71. Frais 23 fl. 



HANS ou JOHAN et HORATIUS BOLONGIER. 

Ampzing et Schrevelius mentionnent le premier comme 
peintre de fleurs. Il entra déjà en 1623 dans la Gilde. 
On cite son nom dans les notules de la Gilde de St. Luc 
de Tannée 1642, ainsi qu'un tableau exposé sous le N°. 18 
à la loterie de tableaux tenue à Harlem en 1636. Avant 
l'incendie du Musée Boymans à Rotterdam , on y trouvait 
un beau tableau de H. Bolongier. Je ne saurais assurer 
s'il était de Hans (Jean) ou de Horatius , car ce dernier était 
aussi peintre de Harlem, décédé en Avril 1681. Les 
tableaux et les estampes de sa succession furent vendus 
pour fl. 258, 8, 10. — Jean Yermeeren (Vermeer?) reçut 
pour la vente et l'entretien, 37 fl. Il était originaire de 
Tournay. Au diner de ses funérailles on consomma 45 fl. 
12 sous, en vin. 

Le curateur de la mortuaire reçut en tout fl. 7702.12.10 
Dépenses „ 4674.12. 4 

De sorte que la succession montait à fl. 3028. 0. 6 



87 



BOËTIUS à BOLSWERT. 

Il a probablement résidé aussi à Harlem, car on trouve 
dans le registre des décès que Grietje (Marguerite) , fille de 
Bocatius a Bolswert et de Grietje Senten , fut baptisée le 2 
Décembre 1612. Le prénom Boëtius et Bocatius diffèrent, 
il est vrai, mais on était autrefois très-négligent dans la 
manière d'écrire les noms. De plus amples recherches pour- 
raient jeter plus de jour sur cet artiste. 

JAN BOSSCHAEET 

entra dans la Gilde, en Tannée 1623. Il est probablement 
parent de C. A. Bosschaert, cité par Kramm. 

JAN et JACOB BOUCHORST. 

Jan était d' origine noble. Ampzing dit p. 494 : Messire 
Johan van Bouchorst, bon artiste peintre sur verre, demeure 
rue dite Korte bagijnensteeg. 

Dans les résolutions des bourgmestres du 14 Février 
1623 ou trouve que y/ le vitrail offert par la ville de Harlem 
,,à l'église de Woudrichem est commandé par les magistrats 
ffh, Egbert Gerritse, vitrier de cette ville, pour 20 livres 
/; des Flandres; et Bouchorst dessinera les armes, ce qui lui 
,/Sera payé par le susdit Egbert." 

Cet article se rapporte sans doute à Jan Bouchorst, car 
son fils Jacob Bouchorst paya en Octobre 1637, comme 
fils aîné de maître pour sa rétribution d'entrée dans la 
Gilde, en qualité de maître peintre 6 sous, et au do- 
mestique 4 -sous (voir les notules). 

Jan fut aussi employé à l'hospice des vieillards, car on 
lit dans le Journal du 12 Août 1623: 



88 

,/Payé à Jan van Bockhorst, peintre sur verre, diaprés 
son compte fl. 3. 14. 

Dans la grande salle du Magistrat (Vroedschappen) de 
Harlem se trouvait autrefois un vitrail qu'il avait peint, 
représentant le triomphe de Damiette. 

D'après les comptes des trésoriers de 1617, on paya à 
Jan van Bouckhorst , maître peintre sur verre , et à Reynier 
Janss, maître verrier, pour certains vitraux que la ville 
commanda et fit offrir au sieur Bailli Thienden à Noortwijck et 
placer dans la maison de ce dernier, v livr. vu sous xvi den. 



MICHIEL BOUCKHAERS 

fut invité, d'après les notules du mois d'Octobre 1637, à 
payer sa rétribution comme peintre, mais ayant quitté le 
pays, on y renonça. 

CHBISTIAEN BOUMAN 

était sculpteur et en 1651 commissaire de la Gilde de St. 
Luc. D'après le Journal de l'hospice des vieillards on lui 
paya le 19 Août 1655 „ selon son compte, fl. 70. // 

JOHANNES BOVETIUS. 

Peintre de Harlem; il s'était rendu seul auprès du 
Doyen, et lui dit qu'il n'exerçait plus l'art de la peinture 
et que tout ce qu'il avait achevé se trouvait encore chez 
lui, puisqu'il ne l'avait point vendu, et que, si telle 
chose lui arrivait, il promettait de payer l'amende ou de 
satisfaire la confrérie. (Voir les notules du mois d'Avril 
1638). 



89 



RICHARD BRAKENBURG 

était le fils de M re Menne Richard Brakenburg d'Ainster- 
dam et de Vroutgen Alberts. Il fut baptisé le 22 Mai 1580 
à Harlem. Purent témoins: D. Jan Rulaeus et Elisabeth 
Goderus ou Godaeus. Il paya sa rétribution d' entrée comme 
maître-peintre dans la Gilde de Harlem, le 3 Décembre 1687. 

Richard Brakenburg et Agatlia Hendrix, époux avec 
attestation de Leeuwarden , furent inscrits dans le registre 
des membres de l'Eglise réformée, le 8 Avril 1689. 

La vente des tableaux qu'il laissa à sa mort, eut lieu 
les 27 et 28 Mars 1703, et fut annoncée dans les termes 
suivants dans la Gazette de Harlem du 10 Mars 1703. 

„Les 27 et 28 Mars, le matin à 9 et Faprès-midi à 2 
„ heures, on vendra à Harlem en la salle du Prinsenhof, 
/7 un grand nombre d'excellents tableaux, modèles, dessins 
„et estampes des maîtres les plus distingués, tant de maî- 
tres italiens, français, anglais que néerlandais; toutes sor- 
tes de couleurs et outils de peintre, ainsi qu'un excellent 
„ mannequin de grandeur naturelle et douze bustes d'empe- 
„reurs romains, peints en couleur de bronze, en bon état 
„et bien faits; le tout provenant de la succession de feu 
„ Richard Brakenburg, peintre." 

Sont inscrits comme membres le 6 Octobre 1673, Abra- 
ham Brakenburg et Grietje de Gojer, époux, demeurant 
au lieu dit Raax, avec attestion d'Amsterdam. Leur fils 
Menno fut baptisé le 25 Novembre 1667. CemêmeMenno 
fut reçu comme membre le 9 Octobre 1693, et le 10 
Juillet 1693, Elbert, célibataire de Harlem, demeurant 
rue dite Kaneelsteeg. Testis Richard Brakenburgh. 

Abrahamus Brakenburgh , praeceptor tertiae classis , frère 
de Richard et d'Albert Brakenburgh, fut enterré le 13 
Août 1676, dans l'église de St. Bavon. Le billet d'enter- 
rement est en ma possession. 



90 



SALOMON, JAN, DIRCK, JOSEPHUS, JACOB 
et AELBERT DE BRAY. 

Au XVIe et au XVII e siècles il régna à Harlem, 
comme dans d'autres villes de notre pays, une maladie con- 
tagieuse, qu'on désignait du nom général de peste. Il 
appert des résolutions des magistrats du mois de Septembre 
1641 à Novembre 1666, que l'hôpital des pestiférés coûta 
à la ville, sans tenir compte du traitement du méde- 
cin chargé de soigner les malades, la somme importante 
de 21.500 florins. Une résolution de Messieurs les bourg- 
mestres, en date du 23 Avril 1664, prouve que la ter- 
rible maladie étendit de plus en plus ses ravages, car on 
ordonna aux directeurs de l'hôpital de pestiférés et de la 
léproserie d'ouvrir leurs hôpitaux au premier jour, si la 
maladie devenait plus intense, et d'employer les frères 
Cellites pour enterrer les victimes. On donna suite à cette 
ordonnance par une résolution ultérieure du 11 Mai 1664; 
et le 19 Juillet il fallut déjà désigner un deuxième 
médecin. Aussi, 2061 personnes succombèrent au fléau, 
alors que pendant les quatre années précédentes le nombre 
n'avait jamais atteint le chiffre de 1439. Le gouvernement 
alloua cette année 5500 florins à l'hôpital des pestiférés. 
Jacob de Bray fut une des premières victimes de cette 
maladie. Un billet d'enterrement prouve qu'il fut enterré 
le 27 Avril 1664 dans l'église de St. Bavon à Har- 
lem, qu'il était le fils cadet de Salomon et qu'il de- 
meurait au fossé dit Bakenesser gracht en face de la 
ruelle Koksteeg. Ceci concorde entièrement avec les décou- 
vertes que j'ai faites dans les comptes des fossoyeurs. Seu- 
lement on n'y mentionne pas son nom, mais l'endroit où 
il fut inhumé, c'est à-dire au milieu de l'église , au n°. 248. — 
Houbraken dit qu'il était le fils cadet de Salomon et qu'il 
mourut au mois d'Avril 1664, quelques semaines avant 



91 

son père. Il décrit en outre un de ses tableaux marque 
avec le millésime 1697. Il est donc manifeste qu'il s'est 
trompé, ainsi que tous ceux qui Y ont - suivi. On a attribué 
l'œuvre, de Jan à Jacob. Je puis indiquer et j'indiquerai 
plus tard le travail du premier , mais quoique Jacob figure 
comme peintre sur la liste de Y. L. v. d. Vinne, ses ouvra- 
ges, qui auront été probablement peu nombreux, puisqu'il 
mourut si jeune, me sont encore inconnus aujourd'hui. Les 
tableaux des de Bray qui ornent actuellement le musée de 
Harlem, au nombre de neuf, sont de la main de Jan. 
Deux ont été peints en 1663 et un en 1664; csux-ci 
pourraient donc encore être de Jacob , mais ils portent iden- 
tiquement le même monogramme que les cinq autres, faits 
de 1667 à 1683. — Les deux frères auraient dû signer 
de la même manière, ce qui se concevrait à cause des 
prénoms Jan et Jacob; mais probablement il n'en est pas 
ainsi, d'autant plus que le monogramme de 1663 est iden- 
tique à celui de 1683. Le tableau que le Musée Royal d'Am- 
sterdam possède depuis 1823, porte, d'après le catalogue 
de cette collection, le millésime 1675 et il y est ajouté que 
Dirk fit le portrait de son frère Jacob et Jacob celui de 
son frère Dirk. Pour la même raison le nom de Jacob doit 
être remplacé par celui de Jan. Un portrait de 'Jan , en ma 
possession, dessiné d'après le tableau désigné plus haut, et 
au-dessous duquel on lit: r/ Jande Bray, schilder, zoon van 
Salomon de Bray, Dirk de Bray pinxit 1675 " . (Jan de Bray, 
peintre, fils de Salomon de Bray, peint par Dirk de Bray 
1675), le prouve une fois de plus. 

Je possède plusieurs portraits de Salomon , Dirk et Jan , 
mais je n'ai jamais vu celui de Jacob. Deux portraits dessi- 
nés de [Jacob sont indiqués dans le catalogue de v. d. Marck 
Aegidz. à Leiden, vendus à Amsterdam, portant l'un le 
millésime 1658, l'autre 1659, avec cette note: ^waarnaar 
de prent is gemaakt /y d'après lequel l'estampe a été faite. 
J'ignore complètement l'existence d'une estampe de Jacob 



92 

et il est possible que la même erreur ait eu lieu ici que nous 
avous signalée plus haut. Le portrait que nous donne Im- 
merzeel n'est pas celui de Jacob, mais de Jan. 

On lit dans une vieille note marginale sur le billet d'en- 
terrement de Jacob, que Salomon est mort le 11 Mai vers 
le soir et enterré le 14 du même mois; en même temps 
le registre des décès nous apprend qu'on fit la demande 
pour l'enterrer dans la nef du milieu de l'église ,de St. 
Bavon, sous le n°. 248. Les frais montèrent à fl. 4. — 
Sonné les cloches pendant une demi-heure, 7 fl. — Pour 
le plateau 2 fl. — Son fils Josephus mourut le 16 du même 
mois; il fut enterré le 18. Le 23 Mai la demande fut 
faite pour deux tombeaux dans l'église wallonne sous le 
n°. 103, pour deux de ses filles, Juliana et Margaretha. 
L'épouse de S. de Bray était déjà descendue dans le même 
tombeau, le 3 Mars 1663. 

Tous succombèrent à la peste. L'année 1664 fut donc 
très-fatale à cette famille. 

Je puis encore ajouter que Salomon était mousquetaire 
de 1615 àl630 dans le corps des Archers de St. Andrien. De 
1616 àl622 il fit partie des amateurs, c'est-à-dire des mem- 
bres honoraires de la Chambre de Ehétorique de Wijn- 
gaardranken. On lit dans le registre des mariages que 
Sal. de Bray , célibataire d'Amsterdam , demeurant rue dite 
Schoolsteegje , épousa le 13 Mai 1625 à Harlem, Anna 
Westerbaan, jeune fille de La Haye. Il appartenait à la 
religion catholique; aucun de ses enfants n'est annoté sur 
le registre des baptêmes de l'église réformée. 

Il s'exerçait aussi dans la poésie. On connaît de lui : 
Minnedichtjes uytgedruckt in liedekens, klinkvaerzen en 
andere rijmen, daerachter bijgezochte minnetochtjes. Amst. 
1627, 12° oblong. (Vers galants exprimés en chansons, 
sonnets et autres vers , suivis d'excursions amoureuses choi- 
sies. Amsterd. 1627, 12° oblong.) 

En 1633 il demeurait dans la rue dite Schaggelstraat 
près du Lis rouge (roode Lely). 



93 

D'après les comptes des trésoriers de 1627, on lui paya 
pour des modèles qu'il fit de la porte de cette ville, dite 
Zijlpoort, xxiiii livres. 

On sait qu'il fournit un dessin ainsi qu'un modèle en bois 
de la nouvelle église de Harlem. On trouve dans les comp- 
tes des trésoriers de 1645, qu'on alloua à Salomon de Bray 
la somme de in c xl livres, tant pour le dessin et le 
modèle d'une église que pour le plan de l'agrandissement 
de la ville. Ce qui est digne de fixer l'attention c'est que , 
d'après les mêmes comptes, il concourut avec d'autres à 
cette occasion. On trouve en effet à la même année et au 
même mois : 

, f k P. Post, pour dessiner une église et en faire un 
;/ modèle en bois, et pour quelques bagatelles , ex cv livres. " 

„A maître Jan de Vos, statuaire et tailleur de pierres 
„et à Jacques Coelenbier, chaudronnier, pour le modèle 
,/d'une église sans colonnes, avec les accessoires , xc livres. /; 

Ce Jacques Coelenbier était veuf en 1640 et épousa en 
secondes noces, le 15 Janvier par devant échevins, Geertje 
Gerrits; tous deux étaient de Harlem. 

En 1640 S. de Bray déclara à la Gilde de St. Luc 
Andries Jacobsz. comme élève. 

Salomon a eu des relations très amicales avec Jacob van 
Cainpen, comme je l'ai démontré à l'article : J. v. Campen. 

Dans le mémorial du 2 Octobre 1665, on trouve annoté 
que le jeune de Bray, maître peintre, demanda l'autori- 
sation de vendre les tableaux de feu son père, ce qui lui 
fut accordé. 

Ses remarques sur l'agrandissement de la ville de Harlem 
ne furent pas publiées en 1667, mais en 1661, chez 
Abraham Castelyn, petit in-folio, comme le titre l'indique. 
En 1662 on paya à S. de Bray la somme de cxx livres, 
tant pour frais que pour ses peines, relativement à son 
livre sur l'agrandissement de cette ville. (Voir les comptes 
des trésoriers). Quelques exemplaires sont ornés de son 



94. 

portrait artistement gravé sur bois, qui y a été ajouté 
sans doute plus tard, car il porte le millésime 1664, et 
les mots „oud 67 ]." (âgé de 67 ans.). Il est gravé par 
D. de Bray d'après son frère Jan; j'en fournirai la preuve 
plus bas lorsque je parlerai des monogrammes des deux 
frères. À l'étranger ce portrait est aussi très-reclierché. 
Kudolf Weigel nous en donne une copie xylographique 
dans la 3 e partie de son ouvrage intitulé ^Holzschnitte 
beriihmter Meister y/ in folio, imprimé à Leipzig, 1851. 
Il y a des exemplaires portant la date et d'autres avant 
la date. 

On a pensé que Salomon aurait aussi gravé sur bois. 
La gravure très-rare qui a fait naître cette opinion, re- 
présente un vieillard, lisant dans un livre, derrière lequel 
se trouve un crucifix du côté droit. Le premier mono- 
gramme de Salom. de Bray s'y trouve très nettement, en 
bas du même côté, mais en examinant attentivement je 
vois aussi un B à droite du crucifix. Or Dirk employait 
quelque fois ce B seul; il est donc bien possible que le 
fils ait été le graveur sur bois et non le père. 

Il est généralement connu que Dirk était un graveur 
sur bois et à l'eau-forte très-distingué. Je possède son 
portrait gravé par lui-même à l'eau-forte, format in 12°, 
sans signature et dont je n'ai jamais vu un deuxième 
exemplaire. À la vente d'objets d'art de K. Kaan, (voir le 
câtal. page 24 N°. 57. Harlem 1852) se trouvaient un 
grand nombre de petites estampes gravées par lui à l'eau- 
forte. Elles y sont marquées par erreur sous le nom de 
Salomon et sont actuellement dans la collection de Monsieur 
Vis Blokhuyzen à Rotterdam. 

Y. Eynden et v. d. Willigen disent dans le l r volume 
de leur ouvrage, p. 399 etc., que Dirk a exécuté quelques 
gravures sur bois pour l'imprimerie d'Enschedé. Il est 
manifeste qu'il y a ici une erreur, car Abraham Casteleyn 
était à cette époque imprimeur à Harlem et éditeur du 



95 

ITaarlemsche courant. Messieurs Joli, et Izaak Enschedé 
ne sont devenus éditeurs de cette gazette qu'en 1737; 
beaucoup de poinçons que Dirk avait gravés sont passés 
dans leur imprimerie et y sont encore conserves. 

Je possède une gravure sur bois remarquable de Dirk, 
représentant les armes de Harlem , consistant en un chateau- 
fort, etc. entourées d'attributs symboliques et portant le 
monogramme de A. Casteleyn (voir la planche) au-dessus 
duquel on lit: La Gazette de Harlem N°. — . Il paraît 
donc que ce célèbre gazetier a eu l'intention de publier 
le susdit journal en français; toutefois ce projet n'a pas été 
exécuté. 

Dirk ou Theodorus est annoté comme apprenti-relieur 
chez Passchier van Wesbusch, dans la matricule de la 
confrérie des imprimeurs et des relieurs de 1651; en 1671 
il était secrétaire de la Gilde de St. Luc. Il a fait des 
gravures d'après celles de son père, de son frère Jan, de 
Joseph, et en a exécuté d'autres de sa propre invention. 
La dernière gravure sur bois que l'on connaisse de lui , est 
de 1677 et représente Jésus crucifié, comme le prouve le 
dessin original. Sur la liste de V. L. v. d. Yinne on lit 
après le nom de Dirk, le mot munnih (moine), 

Il paraît qu'il s'est aussi occupé de peinture, car on 
trouve dans le catalogue de P. v. d. Eijk, Leyden 28 Nov. 
1769, p. 5, N°. 13, un tableau de sa main représentant, 
groupés dans un paysage , un aigle mort suspendu par une 
patte et reposant sur une colline à côté de quelques oi- 
seaux aquatiques; le tout peint avec vigueur et avec goût 
en 1672 sur toile: hauteur 44 et largeur 58 pouces. Il 
fut acheté par Delfos pour 23 fl. On rencontre plus tard 
ce tableau dans la vente de Joli. v. Zurendaal; Leyden, 
28 Juillet 1785, page 16, N°. 54. — On exposa aussi 
de cet artiste deux tableaux avec fleurs dans une vente de 
tableaux du 3 Décembre 1771 , à Harlem. Voir le catalogue, 
N°. 61. 



90 

lmmerzeel donne d'une manière très-exacte une seule 
signature de Salomon. J'y ai ajouté les fac-similé de deux 
de ses signatures autographes , en ma possession (Voir les 
N os 1 et 2 sur la pi.) 

Je puis encore en donner douze différents de Dirk (voir 
la pi.). Ils sont faits d'après les gravures mêmes. On voit 
par les N°. 3 et 10 qu'il employait aussi seulement un 
B , et par le N°. 7 , qu'il mettait parfois la lettre F (fecit) 
avant son nom au lieu de la mettre après ses initiales; 
or quand on trouve sous le portrait de Salomon, d'abord 
les initiales de Jan de Bray et puis f B. , on pourrait 
prendre Jan pour le peintre et Dirk pour le graveur sur 
bois. C'est ainsi qu'on peut expliquer la supposition de 
Rud. "Weigel , quand il dit, en parlant du portrait du père 
dans son ouvrage intitulé Holzschnitte beriïhmter Meister 
etc. . . : ,/Ob das B nacli den fecit des Namen des Meisters 
;/ auf den hier vorgelegten Blatte Broeder (frère-mineur) 
oder Brabantiae oder Bruxellae, oder Broeders bedeutet, 
;/ letzteres als von beiden Briidern Jacob und Dirk de Bray 
,/kommend, worauf die verschlungenen Anfangsbuchstaben 
;/ des Namens gedeutet werden konnen, bin ich ausserstands 
/; zu entscheiden- " 

Jan de Bray était le fils aîné de Salomon. Il épousa par 
devant échevins, Maria van Hees, jeune fille; tous deux 
étaient de Harlem. Le 4 Novembre 1609 elle fut enterrée 
dans l'église de St. Bavon sous le N°. 125. Il se maria 
une deuxième fois en 1672. On lit en effet dans le registre 
des mariages du vénérable Joseph de Kies van Wissen, 
prêtre catholique de l'église de St. Anne: le 24 Avril 
1672 j'ai uni à Osdorp ! de licentia Rdi Dni Pastoris 
Sr. Jan de Bray et Mademoiselle Margareta de Mayer. 
Purent témoins : Theodorus de Bray et Philippus le Pebure. 



1 Osdorp , Slooten et la franchise de Geer Déformaient qu'une seule corn 
mune, située près d'Amsterdam. 



97 

Il perdît sa nouvelle épouse dès l'année suivante , car elle fut 
enterrée le 10 Mai 1673, en l'église de St. Bavon, dans 
la nef du milieu sous le N°. 248. Les frais montèrent à 
24 florins. — Le 30 Janvier 1678 il se maria pour la 
troisième fois par devant échevins, avec Victoria van der Wiele. 
Il est certain qu'elle lui fut aussi enlevée très-tôt par la 
mort, car on lit dans le registre des décès du 30 Avril 1680 : 
„ l'épouse de Jan de Bray transportée à La Haye. /y II paraît 
qu'il eut à lutter contre le malheur pendant les dernières 
années de sa vie; en effet par lettres scabinales du 9 Juin 
1689, on nomma, pour régler la succession embrouillée 
de Jan de Bray, des curateurs qu'on autorisa à vendre 
ses biens pour solder ses dettes. Il survécut encore sept ans 
à ce malheur: il fut enterré le 4 Décembre 1697 en l'église 
de St. Bavon, dans le circuit du milieu sous le N°. 248. 
Frais 4 fl. — L'année suivante son tombeau, le N°. 248, 
fut transcrit le 13 Octobre 1698, d'après le livre des 
sépultures, sur le nom de Jan van Cainpen qui l'avait 
acquis par une créance sur la succession insolvable de Jan 
de Bray. 

De 1667 à 1685 il remplit plusieurs fois les fonctions 
de doyen et de commissaire de la Gilde de St. Luc. 

Si j'ai donc réussi à prouver que Jacob est mort en 
1664 et Jan en Décembre 1697, que Jan signait comme 
il est indiqué dans ses monogrammes N°. 1 et 2, qu'il 
n'existe pas de monogramme distinct de Jacob et que les 
preuves qu'il ait réellement peint doivent encore être four- 
nies, si j'ai réussi à le démontrer, j'aurai relevé le nom de 
Jan et contribué à le faire apprécier à sa juste valeur. Le 
tableau qui se trouve au musée royal d'Amsterdam ei ceux 
qui ornent notre musée de tableaux anciens, marqués des 
N os 7 à 15, sont autant de preuves irrécusables de son 
précieux talent. Le tableau qui représente Hagar dans le 
désert et que J. v. Eijnden et v. d. Willigcn attribuent à 
Jacob est également du au pinceau de Jan II porte le mono- 

7 



98 

gramme N°. 1 avec le millésime 1668 , donc 4 ans après la mort 
de Jacob. Le prénom de deBray est trop illisible snr le tablean 
représentant Samson etc. (décrit par ces auteurs p. 339 , 1er 
vol.) pour pouvoir l'indiquer exactement. Tous les tableaux de 
Jan sont marqués du monogramme N°. 1. Dans le registre 
des commissaires son nom est écrit comme au monogramme 
N°. 2. 

G. K. Nagler décrit dans son ouvrage Die monogram- 
misten 2 e vol. p. 87 N°. 8, une estampe, représentant 
des joueurs d'échecs, etc. qui serait signée d'une manière 
très-nette J. de Bray fe. à Harlem. Je n'ai jamais vu cette 
estampe, mais je doute fort de l'exactitude de cette rela- 
tion. On comprendra en effet , par ce qui précède, que son 
article sur Jacob de Bray, son monogramme et la descrip- 
tion de ses estampes sont complètement erronés. 

Les notules du 7 Juillet 1643 parlent aussi d'un autre 
peintre, Albert de Bray. En 1635 il était l'élève de son 
oncle Salomon, demeurait dans la rue dite Jansstraat et 
était déjà parti en Octobre 1643 pour la Prance. Je suppose 
qu'il était fils de Simon de Bray, qui fut admis comme 
procureur le 1 Octobre 1616 et qui remplissait encore les 
mêmes fonctions en 1643. Son fils Simon fut nommé au 
même emploi en 1644. Il faisait partie des vieux arba- 
létriers (oude schuts) en 1648 et épousa le 11 Août 1647, 
par devant échevins , Gerritgen Pauwels Pieters, jeune fille 
de Yalckenburgh. 

J'ai décrit dans l'édition hollandaise de cet ouvrage 
(parue en 1866) toutes les gravures de Dirk que je possède. 
Je ne reproduira ip as ici cette description, car un catalo- 
gue descriptif très-exact et très-détaillé de ses œuvres, 
dû aux recherches de feu Mr. D. Blokhuyzen, est actu- 
ellement sous presse. Ce connaisseur et amateur distingué 
possédait presque toutes les gravures sur bois et à l'eau- 
forte de Dirk de Bray, 



90 



WILLEM BUYÏENWEGII, Père et Fils. 

Tous ceux qui ont écrit sur la vie des peintres , assurent 
qu'il est natif de Rotterdam. On en trouve d'ailleurs la 
preuve dans les registres de mariage et de baptême de 
Harlem, dans lesquels on lit que le 10 Novembre 1613, 
Willem Buytenwegh, célibataire de Rotterdam, épousa 
Aeltje van Amerongen, jeune fille de Harlem, demeurant 
tous deux près du pont dit Jacobijnenbrug, et que le 10 
Mars 1615, fut baptisé Pieter, fils de Willem Buy tenwegli 
de Rotterdam et de Aeltje van Amerongen. Il résulte aussi 
de ces témoignages qu'il a demeuré à Harlem et il est 
donc très-naturel que deux de ses concitoyens , E. v. d. Yelde 
et C. Kittensteyn , firent d'après ses oeuvres deux gravures à 
l'eau-forte, qui sont devenues aujourd'hui excessivement rares. 
La première de ces estampes représente l'assassinat de Jan van 
Wely (lMai 1616), gravée par E. v. d. Yelde, l'autre est 
de C. Kittensteyn (1623) et représente le char de triomphe 
du Prince d'Orange. Elles sont décrites d'une manière très- 
détaillée dans la description raisonnée de gravures histori- 
ques néerlandaises etc. par E. Muller, éditée à Amsterdam 
en 1863, au numéro 899, page 109 et an N°. 1310, 
page 164. Kramm indique" la plupart des estampes qu'il a 
faites; je puis y ajouter qu'il grava encore à l'eau-forte une 
baleine, jetée sur le rivage entre Schéveningue et Katwijck, 
le 21 Janvier 1617. Cette gravure aujourd'hui très rare est 
marquée en bas , du côté gauche , de son monogramme ; elle 
fut éditée tôt broer Jans in } s Grave?ihage , (chez le frère 
Jans, à La Haye). Elle mesure 20 centim. de hauteur, 31 
centim. 3 lignes de largeur. 

Je crois avoir démontré suffisamment par ce qui précède, 
que la date de sa naissance doit être placée avant l'année 
1600, comme l'indiquent la plupart des auteurs. 

7* 



100 

W. Buytenwegh a eu un fils du nom de Willem, qui a 
également manié le pinceau. C'est ce que nous apprend le 
Dr. A. Sismus dans son registre de peintres , un manuscrit 
du milieu du XVII e siècle que je possède. On y trouve: 

„ Willem Buytenwegh, père, dessinateur distingué, Bot- 
,/terdam. Son fils, Willem, assez bon peintre d'animaux, 
„ était en vogue en 1669 et mourut en 1670, à l'âge de 
„44 ans. /; 



W. VAN DEN BUNDEL. 

Il est annoté chez Kramm sous le nom de W. van Bun- 
delen. Dans la liste d'une loterie de tableaux, tenue à 
Harlem en 1634, (voir p. 13) on lit sous le N°. 6: un 
grand paysage de W. van den Bundel; taxé à 40 fl. 

Il sera donc probablement de Harlem. 

JACOB VAN CAMPEN. 

S. Ampzing nous apprend dans sa description de Harlem, 
éditée en 1628, p. 398 , que l'hospice des vieillards de cette 
ville fut bâti en 1608; Corneille Schrevelius, indique 
Campius et Livius de Eraij , comme architectes de ce bâti- 
ment , dans sa description latine de cette même ville , éditée 
en 1647. Il nomme ce dernier un architecte habile. Dans 
son édition hollandaise il l'appelle Lieven de Kaij , architecte 
de la ville (voir p. 33); c'était son véritable nom, car 
dans les comptes des trésoriers de 1594 à 1627, Lieven de 
Key ou Kay est qualifié de maître-maçon et tailleur de pierres 
de la ville, et il jouit jusqu'à sa mort, en Juillet 1627, 
lorsqu'il fut enterré dans l'église de St. Bavon , (voir le regis- 
tre des décès) d'un traitement de LXXII <£ , à charge de 
la caisse communale. Ce qu'on trouve plus loin à la p. 390 



101 

nous prouve clairement que Schrevelius, en parlant de M*, van 

Campen , n'a désigne nul autre que Jacob van Campen , dont 
nous nous occupons. On y lit en effet : ;/ Si vous cherchez des 
„ architectes, il y a Frederik Yroom, Jac. Campen, Salo- 
mon de Bray et Lieven de Kaij, architecte de la ville, 
,/qui n'est pas des moins habiles, et Pieter Post, qui est 
„ aujourd'hui le plus renommé et bien vu par le Prince. /; 
Fr. van Mieris reproduit dans son ouvrage in-folio, traitant 
des antiquités ecclésiastiques, édité en 1726, l'erreur de 
Schrevelius quand il dit à la page 71 de son 4 e volume: 
,/Sur ce (1608) on bâtit un magnifique hospice pour les 
„ vieillards, sous la direction de deux architectes distingués 
,/de la ville, van Campen et Lieven de Fray. 7/ 

Il est donc déjà fait mention de Jacob van Campen 
comme architecte à Harlem, en 1608. En 1612, Jacob van 
Campen figure sur la matricule de la bourgeoisie comme 
mousquetaire. Ampzing parle de lui comme peintre à la page 
371 et C. Schrevelius le mentionne, pages 382 et 383 
édition 1648, dans les termes suivants: „ Celui qui les sur- 
fasse tous,' c'est Jacob Campen, peintre aussi distingué 
,, qu'habile, mathématicien et architecte du Prince d'Orange. n 

Vinc. Laur. v. d. Yinne le nomme aussi dans la liste que 
j'ai déjà citée plusieurs fois, contenant les peintres inscrits 
dans la Gilde de St. Luc et qui ont été liés avec lui ; un de 
ses descendants, du nom de Vincent, fils de Jan v. d. Yinne, 
y ajoute qu'il fut inscrit en 1614. 

Si j'ai réussi à démontrer que Lieven de Kay était maître- 
maçon et architecte de la ville, de 1594 à 1627, pourquoi 
n'ajouterait-on pas foi au témoignage de Schrevelius, qui 
écrivit son ouvrage lorsque beaucoup de personnes se rap- 
pelaient encore avoir vu bâtir cet établissement, quand il 
mentionne van Campen comme l'un des architectes? 

Dans les comptes de la ville de 1649, folio 78, on désigne 
Jacob van Campen comme architecte pour la première et 
la dernière fois. La nouvelle église était achevée à cette 



102 

époque, et l'administration communale paya à Mr. Jacob 
v. Campen la somme de X e £ y pour les travaux qu'il avait 
exécutés par ordre des bourgmestres , tant pour la construc- 
tion de la nouvelle église, la nouvelle rue correspondante, que 
pour d'autres services rendus par lui pour l'amélioration de 
cette ville. 

Salomon de Bray reçut à cette occasion, comme je l'ai dit 
plus haut, pour le plan et le modèle d'une nouvelle église, 
c'est-à-dire l'église en question , ainsi que pour un plan de 
l'agrandissement de la ville, III e XL j£. 

Comme le premier reçut un salaire beaucoup plus consi- 
dérable, je dois supposer qu'il a été l'architecte en chef. 
Ampzing, p. 371, et Schrevelius, p. 383, nous apprennent 
que Jacob van Campen était un homme fortuné ; il n'aura 
donc pas exigé une rémunération pour la construction de 
l'hospice des vieillards; toujours est-il qu'on ne trouve rien 
dans le livre de caisse de cet hospice , ni de lui ni de 
Lieven de Kay. Et ceci n'a rien d'étonnant quand on sait 
qu'il fut construit avec le produit des dons collectés dans 
la ville et ailleurs. 

Ampzing est le premier auteur qui parle de Jacob van Cam- 
pen comme peintre. Peut-être figure-t-il sous le nom de J.v. Cam- 
pen sur le portrait de Laurens Coster, dans le ;/ Laure Crans 
voorL. Coster /; (Couronne de laurier pour L. Coster) par Petr. 
Scriverius, Harlem 1628, où il est sans doute désigné par 
cet auteur, p. 102 et 105, comme peintre distingué et bour- 
geois de Harlem. 

Il résulte clairement de ce que je viens de prouver, que 
Salomon de Bray et Jacob v. Campen se sont connus de 
près ; on verra même à l'article Jan Simonsz Torrentius qu'ils 
étaient liés d'une étroite amitié. En effet , l'épouse de Torren- 
tius était fille de Jacob van Camp (sic), et demeurait à 
Amersfoort auprès de ses parents pendant l'interrogatoire de 
son mari. Elle le visita dans la prison de Harlem en 1628 et 
de Bray aura eu la politesse de l'accompagner, puisqu'on 



103 

sait (Finie manière positive; que le 15 Août 1629, sur la 
demande de de Bray à Jacob van Campen (sic) et à Aeclitgen 
Jans , beau-père et belle-mère de J. S. Torrentius , il leur 
fut accordé devoir le dit Torrentius, en présence de l'officier de 
justice. 

On m'objectera que l'on désigne ici Jacob van Campen 
d'Amersfoort , qui aura été un tout autre que celui qui 
demeurait à Harlem; mais je suppose que Jacob van Cam- 
pen a quitté la ville et s'est fixé à Amersfoort, lorsque 
Torrentius se rendit l'objet du mépris public par sa con- 
duite déréglée et que le plaidoyer contre lui l'eut couvert 
de honte. Le nom de l'épouse de Jacob van Campen me fait 
supposer qu'elle aussi était originaire de Harlem; il est remar- 
quable, en effet, que NicolaesdeCamp, Geeske Jans et Judith 
Jans figurent comme témoins lors de deux baptêmes différents 
d'enfants de Erans Hais, en 1628 et 1631. (Voir plus loin 
l'article Frans Hais.) 

Toutefois, cette observation est de peu de valeur, car je 
sais que Jans n'était pas à cette époque un nom de famille , 
et équivalait tout simplement à fiils ou fille de Jan : et combien 
de Jan's qui ont eu des filles , n'auront pas existé à Harlem ! 
Les comptes de trésoriers de 1629 nous apprennent qui était 
Nicolaes de Camp , dans l'article suivant : " A Nicolaes de 
,/Camp, maître-peintre, pour ce qu'il a payé et dépensé en 
„ matériaux pour le feu d'artifice en l'honneur du triomphe et 
,/de la victoire de 's Hertogenbossche (Bois-le-Duc) , iiii 
xxx <£. 

C'est en m' appuyant principalement sur les témoignages 
fournis par Ampzing et Schrevelius , que j'ai tâché de prouver 
que Jacob van Campen a été peintre et architecte à Harlem. 
Ils étaient tous les deux peu compétents, d'après moi, à juger 
des artistes. En effet, Ampzing en décrit un grand nombre, 
en vers estropiés, confondant les uns avec les autres sans 
observer aucun ordre chronologique. Ainsi il nommait par 
ex : Judith Leyster avant Floris van Dijck et Jacob van 



104 

Campen, alors que van Dijck (voir cet article) décéda en 
1652 et Judith Leyster en 1660. En veut-on une preuve 
plus palpable? On ne trouve Jan Jacobs Guldewagen qu'à 
la page 372 , et il était déjà mort en 1641. (Voir cet 
article). Schrevelius, qui publia son livre 19 ans plus tard, 
suivit Ampzing et commit de plus la négligence d'omettre 
plusieurs artistes renommés. Cependant tous les deux demeu- 
raient à Harlem, ils parlent de beaucoup de leurs contem- 
porains , et quoiqu'ils connussent trop peu la matière et les 
personnes, on ne peut néanmoins les accuser d'inventions. 
Est-il donc juste et a-t-on le droit de supposer que le té- 
moignage de Schrevelius soit faux lorsqu'il nous raconte 
jusqu'à trois fois que Jacob van Campen a été architecte à 
Harlem ? Peut-on douter de sa sincérité lorsqu'il mentionne 
Frederik Yroom , Salomon de Bray et Lieven de Kay comme 
architectes? Nullement, sans doute? Et pourquoi donc 
récuser l'autorité de cet auteur lorsqu'il fait suivre chaque 
fois les noms de ces trois artistes de celui de Jacob van 
Campen ? 

Si l'on peut prouver que Pieter van Campen ne s'est 
marié que le 4 Novembre 1594, que Jacob van Campen, 
le célèbre architecte, est son fils, et que celui-ci ne s'est 
jamais marié, il sera impossible de le confondre avec Jacob 
van Campen de Harlem ; ce dernier doit alors avoir appartenu 
à une génération antérieure. Kramm est du même avis 
dans son histoire des peintres hollandais et flamands. 

Il convient de parler ici également des portraits sur les- 
quels J. v. Campen figure comme peintre et dessinateur. 
On le trouve comme peintre sur le portrait de Laurens 
Coster; il fut gravé par J. v. d. Yelde et placé en 1628 
entête de l'ouvrage „la Couronne de lauriers" pour Laurens 
Coster par P. Scriverius. Celui-ci y ajouta un quatrain en 
latin. Les mêmes vers ainsi que la traduction hollandaise 
de l'auteur se trouvent sur la page, en face du portrait. A 
la page 14 on en trouve une nouvelle traduction en Hol- 



105 

landais, cette fois par S. Ampzing. Peu après, en 1630, 
le portrait en pied de Laurens Coster par P. Saenredam, 
parut chez A. lloman, l qui mourut en Décembre 1649. Ce 
portrait porte la même inscription en vers latins et hollan- 
dais de P. Scriverius, qui se trouve dans le Laure Crans; 
il est probablement exécuté d'après le premier. Des éditions 
postérieures de ce portrait ont Fadresse de P. Casteleyn. Kramm 
prétend à F article Jacob van Campen, que celui-ci peignit 
encore une fois le portrait de Coster , après quoi il fut gravé 
par C. Koning, format in-folio, et édité par P. Scriverius 
même. Ceci est inexact; Jacob van Campen en fut le des- 
sinateur et C. Koning le reproduisit par la gravure et le 
publia à Harlem; il portait les vers latins de P. Scriverius 
avec la traduction hollandaise de S. Ampzing, comme ils 
se trouvent dans le Laure Crans. Des éditions ultérieures 
sont aussi marquées : Hugo Allardt ex. Comme les portraits 
cités plus haut sont en ma possession, il m'a été possible 
de rectifier cette description inexacte. Ce peintre et dessi- 
nateur, J. v. Campen, désigne-t-il Jan ou Jacob? Je ne 
saurais le décider. (Yoir Kramm à Farticle Jan v. Campen.) 



1 Adriacn "Roman était à cette époque un imprimeur et éditeur distingué. 
11 était fils de Gilles Roman et de Janneke Mulders, et fut baptisé le 11 
Mars 1590. Elias reçut le baptême le 31 Octobre 1593 et Zacbarias le 26 
Septembre 1595. Adr. Roman décéda en Décembre 1649 et fut enterré le 
18 Décembre dans l'église de St. Bavon. Les frais montèrent à 18 florins. 
Gillis Roman, son père, était Gantois, demeurait en 1609 dans la rue dite 
Koningstraat et épousa en secondes noces, le 5 Juillet, Sara van de 
Woestyne, jeune fille de Middelburg, demeurant au lieu dit Anegang. 
Adriaan , le fils , célibataire , demeurant dans le rue dite Paarlesteeg à 
Harlem , épousa Grietje d'Assonville , appelée aussi Sonneveld , jeune fille 
de Harlem, demeurant rue dite Bateljorisstraat. Le 3 Octobre 1612, leur 
fils Gilles fut baptisé et le 10 Juillet 1618, le père demeurant rue dite 
Koningstraat fut inscrit comme membre de l'Eglise réformée. 

Pour plus amples détails sur Gillis et Adriaan Roman, voir: De Haar- 
lemscbe boekdrukkers en boekverkoopers in de 15 e — 18e eeuw door (P. A. Tiele) , 
ovcrgedrukt uit het Nieuvisblad voor den. Boekhandel van 18 Mei 1865. 
(Les imprimeurs et libraires de Harlem du 15 e jusqu'au 18 e siècle, par 
P. A. Tiele, reproduit de la gazette pour la librairie du 18 Mai 1865.) 



106 

Enfin le nom de van Campen se rencontre souvent dans 
différentes pièces ayant rapport à l'histoire de Harlem. Pieter 
Jacobsz. van Campen est mentionné comme régent de l'hos- 
pice des vieillards depuis Y époque de sa fondation jusqu'en 
1614. Ses filles s'appelaient Machtelt et Grietje. (Voir les 
comptes des trésoriers de 1606). Dans le registre des décès on 
trouve à la date du 21 Juillet 1613 , qu'un enfant de Pieter 
van Campen fut enterré , et dans le registre des mariages , en 
Janvier 1642, que Pieter van Campen, célibataire, épousa 
Geertruyt Cornelis, jeune fille, tous deux de Harlem. C'é- 
taient donc deux personnes différentes, peut-être père et 
fils ? Dans le registre des ventes publiques des biens provenant 
de succession, l'an 1621, on lit que la veuve de Christoffel 
van Campen était Josyna Hagaerts. 

Le 23 Avril 1667 , la ville prit au denier 25 de Nicolaes 
van Campen, receveur des biens de feu dame Agatha van 
Duyvelandt, de son vivant épouse du Sieur Gijsbert van ter 
Nesse , la somme de vn m v« ^ pour les besoins de l'hôpital 
des pauvres, fondé par la dame susdite et sis dans la rue 
dite Appelaarsteeg en cette ville. Schrevelius mentionne Jacob 
Campius à la page 326, parmi les scolastiques (scholastres) 
encore en vie; mais quelques mots plus loin il ajoute: décédé 
pendant ce temps. Ce Jacob Campius ne peut avoir été le 
même que celui dont nous avons parlé plus haut. 

On lit dans les notules de la Gilde de St.. Luc de Novembre 
1637 que Pr. P. de Grebber fut invité à payer pour son 
élève van Campe?i. Ce nom doit encore désigner un autre 
peintre. Peut-être l'article suivant du registre des commis- 
saires du 12 Janvier 1682 a-t-il rapport à ce dernier : „Reçu 
de la vente de M e van Campen fl. 6, 5. 7/ 

Dans le registre des décès du 2 Avril 1689 on trouve : 
Ouvert une sépulture pour Jacob van Campen dans le milieu 

de l'église, N°. 29 fl. 4 

Sonné les cloches pendant une heure ,, 12 

Pour le couvercle de la bière. ... * ;/ 3 

Ï9~ 



107 

Autrefois un tableau était suspendu clans la chambre de 
la Gilde, mentionne sur l'inventaire comme emblème , par van 
Campen. Cet inventaire n'a pas de date, mais ou peut à 
peu près la fixer, parce qu'on y trouve aussi deux bustes 
en argile de B. Brakenburg et de Cornelis Dusart. 



JAN et PIETER CAPELLE. 

Jan Capelle, peut-être le même que Jan van der Cappellc 
dont parle Kramm, fut inscrit le 29 Juillet 1686 comme 
peintre dans la Gilde de St. Luc à Harlem. Jan van de 
Capelle dessina dans l'album de Jac. Heyblocq, main- 
tenant en possession de Mr. Kneppelliout , en 1654 une plage 
gelée avec des joueurs de paume , joli croquis à l'encre de 
Chine, un peu dans le genre de van der Neer. En voici 
le titre et le sens : 

Sur la peinture de Joannes van der Capelle, apprise par 
lui-même et par sa seule ambition. 

Quoique dans le choeur de cette Chapelle 
On n'ait pas entendu les préceptes de Rome, 
L'art du fameux Appelles 
Paraît s'élever en elle 1 . 

Voyez Rembrandt Harmensz van Rijn , etc. par C. Vos- 
maer 1869, pag. 313. Mr. Scheltema dans son Rembrandt 
pag. 71 dit que Johannes van de Capelle, d'Amsterdam 
est annote 29 Juillet 1653 parmi les bourgeois mariés. 



1 Aen Dom s , Jacohus Heyblocq op de schilderkonst van Johannes van 
der Capelle, by hem zelfs uyt eygen lust geleert. 

Oft schoon int choor van dees Capelle 
Geen Tyber lesse oyt wiert gelesen 
Noch schijnt in dees de const verresen 
Des overconstigen Apell. 

An°. 1654 . 

29 Junius Amste ™ am - Gehw van d. Eeckhout, 



108 

Pieter était aussi peintre de Harlem. Sur son portrait 
dessiné, en ma possession, figure Tannée 1644, comme date 

de sa naissance. 

ABRAHAM, PIETER et CASPAR CASTELEYN. 

Abraham était, d'après son portrait dessiné, peintre, 
graveur en taille-douce ou plutôt graveur sur bois et poète. 
Il fut aussi le fondateur du Haarlemsclie courant, Tannée 
1656, et les résolutions des bourgmestres nous apprennent 
qu'Abraham Casteleyn fut autorisé, le 3 Janvier 1656, à 
imprimer les nouvelles, (sic) Né à Harlem, il y fut enterré 
dans la grande église , dans la nef du milieu , sous le N°. 333 , 
le 14 Janvier 1681. Erais. fl. 14. Comme graveur sur bois 
il se sera sans doute occupé spécialement pour sa propre 
imprimerie. On connaît peu de ses œuvres. Les recherches 
que j'ai faites sur lui chez messieurs Enschedé , ses succes- 
seurs, n'ont abouti qu'à me faire découvrir qu'il est men- 
tionné dans la biographie de de Ruyter par Brandt, qui le 
nomme un gazetier habile, donnant promptement et exac- 
tement les nouvelles. 

Il entra comme membre dans la Gilde des libraires en 
1653, et s'acquit une telle renommée par la publication 
du Haarlemsclie courant, que ce journal fut imprimé sous 
son nom jusqu'en 1723. Le premier numéro sous la raison 
de Iz. et Joh. Enschedé fut imprimé et édité le 9 Juillet 
1737. 

Parmi ses ancêtres et ses parents on trouve encore les 
suivants, annotés dans la confrérie des libraires: 

En 1616. Vincent Casteleyn, mort le 6 Avril 1658, 
enterré le 8 Avril en l'église de St. Bavon , circuit du sud , 
N°. 257. Il fut inscrit comme peintre, Tan 1636. 

En 1627. Vincent Casteleyn fils, comme relieur chez 
Abraham Hamer. 



109 



Eu 1647. Pieter Casteleyn, fils de Vincent, décédé en 167 ï 



„ 1653. Jacob „ H n ff 



„ , f Abraham ;/ 



// // // ^w«»iuuu // // // // 



// 
if 



1661. Johann u n „ „ quitté la ville. 

Vincent v frère décédé. 

1677. Jacob „ fils de Pieter, décédé 1693. 

„ 1693. Mr Gerhard Casteleyn, imprimeur „ 1702. 
„ 1704. Jan Abraham Casteleyn, fils de Jacob. Ce fut 
lui qui laissa îe Haarlemsche courant à Iz. et Joh. Enschedé ; 
il se fixa ensuite en 1738 à Eotterdam comme gazetier et 
y mourut en 1776. 

PIETEE CASTELEYN. 

Tout ce qui m'est connu de lui, c'est qu'il se déclara 
apprenti en 1635 chez le peintre Willem de Poorter. 



CASPER CASTELEYN. 

Dans le compte des recettes des la Gilde de St. Luc à 
Harlem il est annoté le 6 Mai 1653, comme peintre et bour- 
geois originaire de cette ville. 

JAN DE LA CHAMBEE, Père et fils. 

Sous le portrait du premier si bien gravé par Jonas Suyder- 
lioef et placé avant ses verscheyden geschrifien , enz. Haarlem 
1638, in folio, on lit: divers modèles d'écriture, écrits et 
gravés s?tr cuivre par Jean de la Chambre, amateur de la 
plume a Harlem, Van 1638. Il est donc hors de doute 
qu'il a été graveur, et il est plus que probable qu'un artiste 
qui maniait aussi habilement la plume et le burin, était 



110 

également bon dessinateur. . Il me paraît donc que 

la Chambre, décrit par C. Kramm, et dont on a trouvé 
un dessin dans la succession artistique de Yincent v. d. Vinne , 
était le maître calligraphe ici désigné, et qu'il n'est pas 
nécessaire d'inventer un descendant dont on ignore com- 
plètement la vie. 

En 1649 il publia un livre de modèles (T écriture conte- 
nant : différents exemples écrits par J. de la Chambre , maître 
d'école française dans la ville de Harlem. — P. Hol- 
stein fils, grava habilement son portrait à un âge plus 
avancé, d'après le tableau de Jan de Bray , en 1666. Il porte 
l'inscription : Différents exemples d* écriture à la manière 
italienne écrits par J. de la Chambre, maître d'école fran- 
çaise à Harlem. 

D'après le registre des mariages , J. de la Chambre , veuf, 
demeurant rue dite St. Ursulasteeg, épousa en secondes 
noces, le 22 Novembre 1639 , Maria van Pouche de Harlem, 
demeurant rue dite Zijlstraat. On l'appelait parfois Maria 
Comelis tout court. Il était membre de l'Eglise wal- 
lonne. 

On trouve deux personnes de ce nom dans le registre des 
baptêmes de cette communauté. Comme l'un était déjà veuf 
en 1639, je crois pouvoir le prendre pour le père. Il était 
fils de Gilles. Le 2 Avril 1641 on baptisa sa fille du nom 
de Maria. Eurent témoins Pierre Marin et Anneke van 
Breen. Le 21 Décembre 1642 Rester fut tenu sur les fonts 
baptismaux ; furent témoins : Pierre de la Chambre et Hester 
van Pouche. En 1647 on baptisa Jean ; témoins: Pierre 
de la Chambre. Son épouse fut enterrée le 11 Novembre 
1666 en l'église St. Jean, circuit du sud, et lui-même fut 
inhumé au cimetière du nord le 27 Juillet 1669. Dans le 
même registre des baptêmes on mentionne déjà en 1637 
l'autre Jean de la Chambre , marié à Anne Thomas van 
Strijp. C'est peut-être le fils. Ses enfants furent baptisés j 
Thomas le 5 Juillet 1637, Femand le 2 Octobre 1639, 



111 

Sara le 9 Décembre 1611, Catherine le 17 Avril 1644 et 
Daniel le 16 Juillet 1645. Comme témoins à ces cérémo- 
nies figurent Etienne , Barbe , Susanne , Magdalene , Daniel , 
Jacques de la Chambre et Thomas Thomassen van Strijp. 
Le 15 Novembre 1665 on enterra un fils de J. de la 
Chambre en l'église de St. Bavon dans la nef du milieu, sous 
le N°. 182. Je ne puis dire cependant si c'était un fils du 
père ou du fils. 

J. de la Chambre fils était aussi calligraphe et maître 
d'école à Harlem; j'ignore s'il s'est exercé aux arts. 
Toutefois je reproduirai ici deux articles du haarl. courant, 
d'autant plus que dans le deuxième on mentionne aussi le père. 

Voici ces articles: 

„La veuve de feu Jean de la Chambre, ayant tenu de 
„son vivant un pensionnat français endéans Harlem, offre 
„de vendre de la main à la main, sa maison et son pen- 
sionnat très-suivi et renommé depuis longtemps , consistant 
^en une grande et belle maison d'habitation , neuve et bien 
i, construite, ayant plusieurs chambres spacieuses , une grande 
f , salle au rez-de-chaussée comme au premier étage, entre 
,/deux galeries , dont l'une est propre à servir de salle à manger 
^pour environ 60 à 70 personnes, ainsi qu'un grand et 
// spacieux bâtiment d'école, à l'étage duquel plusieurs 
„ chambres carrées, servant de dortoirs aux pensionnaires, 
„ donnant par derrière sur un petit jardin etc. 7/ 

Voir le haarl. courant du 30 Juin 1685 N°. 26. Plus 
loin on trouve: 

,/Les 12 et 13 Mars 1686, on procédera à la vente à 
u Harlem dans la mortuaire de feu maître Jean de la Chambre, 
„rue dite Ursulstraat, de tous les tableaux et livres ainsi 
„que de quelques modèles et autres objets classiques, y 
„ compris des livres de modèles imprimés et des planches 
/f en cuivre, laissés par Jean de la Chambre père, etc." 
Haarl. Cour, du 7 Mars 1686. N°. 9. 



112 

Il fut enterré le 23 Juillet 1685 , en l'église de St. Bavon, 
circuit du sud, sous le N°. 11. Frais il. 7. 



CLAES CLAESS. 

Invité comme maître-peintre et pour avoir été apprenti 
chez Jan Koelenbier, à payer sa rétribution à la Gilde; 
payé de ce chef 12 sous. (Yoir les notules d'Avril 1643.) 

Il demeurait en 1643 près du lieu dit Klockhuys. 

M*. THOMAS CLAESS. 

Dans le compte des trésoriers de 1570, se trouve annoté 
que Ton paya à M*. Thomas Claess, prêtre, la somme de 
sept livres de monnaie des comptes, pour avoir enluminé 
et mis dans un cadre doré tous les portraits des comtes 
de Hollande, suspendus dans la chambre des bourgmestres 
de cette ville. 



CLAES JANSZ. CLOCK, 

(ET NON PAS UNiqUEMENT CLAES CLOCK OU KLOCK). 

Il appert du compte des trésoriers de 1595 qu'on lui 
donna xxv o£ en payement de la gravure en taille-douce, 
représentant le vaisseau de Damiette, dédiée à la ville, 
à laquelle il offrit quelques exemplaires. 

Dans la description raisonnée de planches historiques néer- 
landaises de Ered. Muller , on décrit cette gravure à la page 
14 N°. 157, de la manière suivante: 

Prise de Damiette et rupture de la chaîne. Dédié à 
l'administration communale de Harlem par le graveur Nie. 



113 

Clock, 1595. Cette gravure porto aussi son adresse, à la- 
quelle celle de S. Kloeting de Deïft fut ajoutée. Avec un 
panégyrique en 16 vers par le recteur de Harlem, C. Scho- 
naeus, 2 p. in-folio. Dans la collection de Mr. J. T. Bodel 
Nijenhuis. 

Le graveur est cité par Nagier sans qu'il mentionne la 
gravure, dans son Kiinstler-Lex. , in voce, III. n. 

EVERT COLIER. 

Il est indiqué par Kramm. Je le trouve comme peintre 
de Harlem sur la liste de V. L. v. d. Yinne. En 1702 il 
était déjà décédé. Dans le registre des doyens et des 
cliefs de la Gilde de St. Luc à Leide on voit que 
Edewart Colier paya son droit d'entrée à la confrérie en 
1073. Edewart et Evert désignent-ils la même personne? 
Consultez aussi v. Eijnden et v. d. Willigen , qui ont eu l'occa- 
sion de voir un tableau de Evert portant le millésime 1691. 

ABRAHAM DE COOGH. 

Ce graveur distingué fut décrit en premier lieu par C. 
Kramm sous le nom de Abraham Coogh. Cependant sous 
le portrait in 4° de Caerel Yermander de Molebeke, por- 
tant la sentence : De mensch soecïci veel , Docli een is nooclich , 
qu'il décrit dans son livre , on trouve à gauche : Crisp. de 
Pas invent., et à droite Abraham de Coogh sculp. Il était 
de Harlem. J'ai trouvé dans le registre des mariages du 17 
Avril 1620, qu' Abraham de Coge, célibataire de Harlem, 
demeurant hors la porte dite Janspoort, épousa Jannetje 
"Wolf, jeune fille de la même ville, demeurant rue dite 
Sparw. straat. 

Abraham est annoté comme témoin sur le registre des 



11 ! 

baptêmes du 23 Mars 1644, lorsqu'on baptisa Chtesje, fille 
de Teunis van der Kooge et de Saertje Pieters, âgée de 
23 ans, demeurant rue dite Stoofsteeg. 

Antonis et Guillaume de Coge , de Cooge ou Koog sont 
mentionnes comme habitants de l'hospice des vieillards dans 
le journal de cet établissement de 1630 — 51. 



CORNELIS VAN HAAKLEM. 

C. Kramm a dit avec raison dans son appendice que 
M re Cornelis décéda le 11 Novembre 1638. Il fut enterré 
en Téglise de St. Bavon le 19 Novembre 1638. (Voir 
le registre des décès.) Les frais montèrent à cette occasion 
à la somme considérable de 20 fl. Il était fils de Cornelis 
Thomass, comme il appert de l'article suivant des comptes 
des trésoriers de l'année 1591 : 

,/A Quirijn Janss Cramer pour l'achat et la livraison de 
„ certaine toile pour les besoins de cette ville, sur laquelle 
/7 M re Cornelis, le fils de Cornelis Thomass, peindra un 
„ tableau, ix oC xn sous." 

L'administration communale de Harlem a donné maintes 
fois la preuve qu'elle avait pris M re Cornelis en affection, 
qu'elle estimait son talent à sa juste valeur et savait aussi 
l'encourager. Le mémorial des bourgmestres du 17 Février 
1590 dit entre, autres que: 

,/Cornelis Cornelisz., maître peintre et bourgeois de cette 
,, ville, est exempté et libéré, pour certains motifs et consi- 
dérations, de monter la garde et d'autres charges de la 
//bourgeoisie , sans que le capitaine ou d'autres puissent 
,/1'y astreindre." 

On lui paya en 1591 pour le tableau renommé , représentant 
le massacre des innocents, ainsi que pour certaine peinture 
artistement faite par le même maître Cornelis dans le portrait 
d'un moine et d'une béguine, vi c c^'. Ce dernier tableau 



115 

ainsi que cinq autres,, se trouve 1 encore âti musée de Harlem. 

ESn 1 593 on lui paya de nouveau vie livres pour deux beaux 
tableaux, dont l'un de très-grande dimension, représente 
beaucoup de beaux sujets poétiques; l'autre représentant 
Yeff et Adam (Eve et Adam) , tous deux exécutés pour les 
besoins de la ville, afin d'être suspendus dans les appar- 
tements du palais de son Excellence. 

En 1594< on lui paya lxvi qC pour certain tableau qu'il 
lit pour la ville et qui fut offert à Coenraet de Beclvtere , 
Secrétaire des Etats , en récompense de certains services qu'il 
avait rendus. 

En 1596 l'administration communale alloua à M ïe "Willem 
Tliybaut et à M re Cornelis Cornelisz. , peintre , la somme de 
xxiiii livres pour faire le plan de trois projets de la maison de 
pesage, qui sera rebâtie. Ce bâtiment fut construit en 1597. — 

11 fut régent de l'hospice des vieillards de 1014 à 
1619. (Voir le mémorial de cet établissement). 

Enfin, je puis encore ajouter que je possède le registre 
ou la liste originale des objets d'art laissés par M re Cornelis 
van Haerlem, contenant 76 tableaux et esquisses , la plupart 
de sa main, 56 dessins, 77 estampes et 45 numéros Aider laij 
fray Ront (toutes sortes de beaux objets de plastique) 
parmi lesquels un certain nombre à' objets modelés en cire. 
Les autres numéros contiennent quelques couleurs , etc. etc. 

On lit la déclaration suivante sous cette liste : moi sous- 
signé, je déclare que les articles prénommés sont les objets 
d'art laissés par feu M re Cornelis van Haerlem, et qu'ils 
m'appartiennent, sans que personne y ait jamais rien 
ajouté. 

Anno 1G39 
lc g Mars PlETER JANSS BeGGIJN, 

Une note d'une autre main est ajoutée à cette déclaration 
et contient : Ce Pieter Janss Beggijn était sculpteur à 
Harlem et avait épousé Maria, fille du susdit Mre Cornelis 



116 

van Haerlem; il était père de Cornelis Bega, peintre dis- 
tingué. 

Cette déclaration est entièrement confirmée par le livre 
des sépultures de l'église de St. Bavon, dans lequel le tom- 
beau N°. 432, dans la nef du milieu, est attribué àPieter 
Janss Beggijn et à son épouse Maria Cornelis. Le 6 Août 
1689 ce tombeau est transcrit au nom de Dirk Stam, petit 
fils de Maria Cornelis, auquel il échut en partage. 

Jacob Janss Begijn , qui fut élu trésorier de la Gilde de 
St. Luc en 1644, demeurait aussi à Harlem à cette époque. 
S. Ampzing dit p. 62, que Klaes Pietersen Bagijn était 
maître-charpentier de la ville, vers 1573. Il était filsdePieter 
Begijn et construisit en 1538 la voûte en bois artistement 
exécutée, dans la partie de l'est de l'église de St. Bavon. 
Voir C. Schrevelius, p. 21 et 22. 



FREDERICK CORNELIS. 

Il fut reçu apprenti chez Pieter Muller, ainsi que je 
le démontrerai en parlant de ce dernier. Dans les notules 
de Juin 1642, on trouve: Déclaré encore Frederick Cor- 
neliss, peintre dans la rue dite Smeestraat, chez Jacob 
Huybertss, peintre en bâtiments. Payé comme bourgeois, 
42 sous. 



QUIRINUS, GERRIT et ABRAHAM CUYLENBURG. 

Krijn (Quirinus) Cuylenburg est annoté comme contem- 
porain de V. L. v. d. Yinne, qui était déjà décédé en 1702. 

Gerrit entra comme peintre dans la Gilde , le 3 Décembre 
1715. 

Abraham , célibataire d'Emden , demeurant rue dite Groote 
Houtstraat, est inscrit comme membre le 11 Octobre 1680. 



117 

Le 4 Novembre 1GS0 il demeurait dans la rue dite Grootc 
Houtstraat, et épousa Marijtje Joosten, jeune fille de Harlem , 
demeurant rue dite Bidderstraat. Il fut inscrit comme gra- 
veur en taille-douce dans la Gilde de St. Luc, le 10 Dé- 
cembre 1681. Il y avait déjà été admis en 1678 comme 
imprimeur. 

Il fut enterré le 14 Octobre 1688 dans l'église de St. 
Jean, sous le N°. près du N°. 7. Les frais montèrent 
à 22 fl. 

CORNELIS DECKER. 

Cornelis Decker était élève de Sal. Ruysdacl. 

Le 23 Mars 1678 fut enterré dans l'église de St. Bavon , 
circuit du sud sous le n°. 91 , Cornelis Gerrits Decker. 
Les frais montèrent à 4 il. 

Kramm nous dit qu'il écrivait Dekker et non Deckerj, 
mais on trouve dans les notules de 1643 de la Gilde de 
St. Luc, le peintre Cornelis Bêcher et non Defc/cer. 



ERANS DECKER. 

Erans Decker était fils de Arent Decker de Harlem et 
de Lvsbeth Claas. Il fut baptisé le 7 Mars 1684, d'après 
le registre des baptêmes , et enterré , d'après le registre des 
décès, le 30 Novembre 1751 dans l'église de St. Bavon, 
circuit du nord, sous le n°. 340. 

Isaak v. d. Yinne nous apprend dans une note que 
Taco H. Jelgersma était disciple de Er. Decker. Les 
tableaux, dessins et estampes de Er. Decker furent vendus 
à Harlem le 30 Août 1752. (Voir le catalogue). 

Deux de ses tableaux qui se trouvent au musée de Harlem , 
sont signés E. Decker. Puisque le peintre écrivait son nom 
de cette manière, on ne peut plus douter que ce ne soit sa 



118 

signature exacte. Van Eynden et v. à. Willigen, appen- 
dice p. 152 et 156, nous racontent qu'il vendit le 19 
Août 1749, le cabinet de tableaux du sieur Fabricius, 
conseiller et premier échevin de Harlem. Il demeurait à 
cette époque au fossé dit Bakenessergraclit et acheta à cette 
vente le célèbre Taureau de Paulus Potter (au catalogue sous 
le n°. 1), au prix de 630 florins. Je puis encore y ajouter 
que ce cabinet de tableaux contenait 57 pièces, parmi les- 
quelles encore une toile de Potter , trois de A. van Ostade , 
Pli. Wouwerman, N. Berchem, liembrandt, etc., et qu'il 
produisit la somme de 6318 florins et dix sous!! 

Voici ce que les comptes des trésoriers nous apprennent 
encore sur lui : 

27 Août 1713. Les bourgmestres et les Magistrats de 
cette ville de Harlem avant entendu la demande de Moses 
van Hulkenroy, comme propriétaire et habitant de la mai- 
son sise près du grand marché en cette ville , dans laquelle 
a demeuré l'inventeur de l'imprimerie , Laurens Koster , dont 
le portrait se trouve dans la façade , ont trouvé bon et sont 
convenus après délibération, d'accorder et de déterminer 
au susdit Moses van Hulkenroy, comme il est accordé et 
déterminé par icelle, qu'aussitôt après qu'il aura réparé la 
façade de la susdite maison, le dit portrait de Laurens 
Koster sera restauré par Prans Dekker, peintre, à charge 
et aux frais de cette ville. 

Comptes des trésoriers de 1743. Payé à Prans Decker, 
peintre, la somme de septante -huit florins pour avoir peint 
et doré les armoiries de la ville, ainsi que celles de Mes- 
sieurs les respectables et honorés bourgmestres , de Messieurs 
les conseillers et du Secrétaire, à la Chambre de Justice 
de l'hôtel-de-ville de cette commune, en cette année 1743. 

Comptes des trésoriers de 1744. Payé à Prans Decker, 
peintre, la somme de quatre cent six florins, dix sous, 
pour avoir restauré et retouché 34 portraits de grandeur 
naturelle, représentant les Comtes et les Comtesses de Hol- 






110 

lande ainsi qu'un tableau en mémoire de J. II. van Lin- 
schoten , tons suspendus à la salle de l'hôtcl-de- ville , outre 
le portrait de Laurens Kostcr, ligure sur la façade de M. 
van Hulkenroy, demeurant en face du marché aux pois- 
sons, en cette année 1744. 



JOHANNES, Père et Fils, et BATISTA VAN 
DEUTECUM. 

Ils ont demeuré tous trois à Harlem. J'ai mentionné J. v. 
Deutecum le père à l'article Thomas Thomaszoon, comme 
graveur de certain plan de Harlem, dont ce dernier avait 
fait le dessin avant 1581, puisqu'il était déjà exécuté 
avant 1590. 

On trouve dans le compte des trésoriers de 1592, qu'on 
paya à M re Jan van Deutecum la somme de vingt livres 
pour une belle mappe-monde qu'il avait gravée et offerte à 
la ville. Johannes, le fils, est nommé Jan Jansz. Dotekum 
dans le registre des mariages. Il épousa publiquement le 19 
Mai 1592, comme célibataire de Deventer, Magdalena 
Ariaens, jeune fille de Harlem. De cette union issut le 4 
Mars 1593, Dirck, fils de Jan van Deutecom le fils et 
de Magd. Ariaens. Eurent témoins : J an van Deutecom , le 
père, et Catharina van Deutecom. Le même registre contient 
aussi que Batista van Deutecom, jeune homme de Deven- 
ter, demeurant rue dite Jacobijnenstraat épousa le 2 Avril 
1596 Hendrixke lloeloft van Meerlem, jeune fille de 
de Graef, demeurant Zijlstraat. On lui délivra une attes- 
tation ecclésiastique pour Amsterdam , le 22 Juillet 1598. 

En 1606 , Johanna van Deutekom était régente de la 
maison de correction. Voir Ampzing, p. 408. 

On trouve dans le registre des sépultures de l'église de 
St. Bavon, que le tombeau n°. 457, dans le circuit du 
nord, est transcrit le 13 Octobre 1688 aux noms de Ca- 



120 

tryna van Gellinckhuysen et des enfants de feu Dirk Da- 
mius , tons héritiers de M rc Jan van Deutecom , lenr bisaïeul , 
ainsi qu'au nom de Margareta van der Block, veuve et 
héritière de Hendrick van Gellinckhuysen. 



GERRIT, JACOB et DIRK DEYMAN. 



Gerrit Degjnan est inscrit dans la matricule de la bour- 
geoisie armée, Fan 1594. 

Jacob était élève de Salomon de Bray, en 1643. 
Dirk était ex-commissaire en 1649. 



ADAM DINGMANS. 

Il a existé deux peintres qui portèrent le même nom, 
probablement père et fils. Le père était de Harlem et 
issu de Jan Dingmans de Harlem et de Aeltje Willems. 
Il fut baptisé le 2 Août 1640 dans l'église de St. Bavon 
et épousa le 7 Juillet 1661 Cornelia v. d. Lee, fille de 
Erans, également de Harlem. 

Voici la traduction fidèle d'un billet d'enterrement du 
premier de ces peintres: 

,/Vous êtes prié d'assister samedi, soit le 1 Octobre 1678 
à deux heures précises de l'après-midi, à l'enterrement de 
Adam Dingemans, rue dite Kleyne Houtstraat: Entrer 
comme ami dans la maison mortuaire. 

Cathédrale, 
(circuit du nord n°. 186). 

Sur le dos du billet on avait annoté qu'il était Ion 
peintre. 

Le deuxième, du nom d'Adam, est représenté comme 



121 

un homme à la fleur de l'âge sur le portrait décrit par 
v. Eijnden et v. d. Willigen, actuellement en ma posses- 
sion. Il serait décédé le 24 Octobre 1704, et il doit en 
être ainsi, car on trouve dans le Haarlemsche courant du 
8 Novembre 1704 sa succession annoncée dans les termes 
suivants : 

„Les 10, 11, 12 et 13 Novembre 1704 on procédera 
„à Harlem dans la librairie de Mathijs van Lee, à la 
H vente de toutes sortes de livres rares et bien condition- 
nés, la plupart en Néerlandais, ainsi qu'une nombreuse 
a collection, réunie avec soin pendant de longues années, 
,z consistant en dessins, miniatures et estampes, exécutés, 
/; tant par les maîtres les plus distingués de l'Italie, de la 
//France, de l'Angleterre que de l'Allemagne et de la 
,/Néerlande; formant la succession d'Adam Dingmans. On 
z/peut se procurer les catalogues, etc. etc. y/ 



JACOB VAN DER DOES, père. 



Il épousa, comme célibataire d'Amsterdam, le 22 Mars 
.1650, à Harlem Margareta Boortens, jeune fdle de la 
Haye, demeurant au fossé dit Oude Gracht. Voir le 
registre des mariages. 



HUGO VAN DOREE. 



Il était contemporain de V. L. v. d. Vinne et déjà 
décédé en 1702. Peut-être est-ce le même que celui que 
v. Eijnden et v. d. Willigen, se basant sur la description 
de Rotterdam par Spacn, désignent comme étant originaire 
de cette ville. 



122 

J'ignore pourquoi van der Vinno a marque son nom 
d'une croix. — Se trouvait-il peut-être temporairement à 
Harlem ? 



JACOB DROSSAERT. 



Il est mentionne chez Immerzeel mais sans prénom. Il 
figure le 2 Mars 1706 sur la liste des peintres de la Gildc 
de St. Luc à Harlem. 



AERT JANSSEN DRUIJVENSTEIJN. 

Il est désigné chez Ampzing, p. 366, comme paysagiste 
etc. Il épousa le 9 Avril 1606, comme célibataire de 
Harlem, demeurant rue dite Groote Houtstraat, Anneke 
de Wale, jeune fille de Harlem, demeurant au lieu dit 
Sparen. On trouve dans le registre des décès qu'il mourut 
le 5 Août 1617 comme bourgmestre et fut enterré le 14 
Août suivant dans l'église de St. Bavon. Erans Hais fit 
plus d'une fois son portrait de main de maître ; l'un d'eux , 
sur toile, haut de 32 et large de 26 pouces, fut vendu 
25 florins dans une vente de tableaux à Amsterdam, le 4 
Août 1785. 



BARTEL HENDRIKSS, HYNDERICK SIMONSZ. 
et CORNELIS DUINDAM. 

J'ai trouvé le premier annoté comme peintre dans les 
notules de 1613 de la Gilde de St. Luc à Harlem; les 
deux autres figurent comme arpenteurs-jurés, avec les mil- 
lésimes 1625 et 1649 sur plusieurs cartes et plans bien 
dessinés, qui se trouvent aux archives de Harlem. 



ut 



OOENELIS DUSART. 

Il était fils de Jan Dusart qui habitait déjà Harlem en 
1650. Celui-ci était encore célibataire à cette époque et 
demeurait au Kraijenhorstergracht; il fut inscrit le 8 Juillet 
comme membre de l'église réformée. Testis frater. Cornelis 
Dusart est né, -d'après quelques auteurs, en 1665, mais 
dans de vieilles notes de la Gilde de St. Luc à Harlem, 
on trouve qu'il naquit le 24 Avril 1660 à Harlem et qu'il 
y décéda le 1 Octobre 1701. On trouve aussi dans le 
registre des baptêmes du 25 Avril 1660, qu'un fils de Jan 
Tucert (sic) d'Utrecht et de Catharina Brouwers de Harlem 
fut baptisé du nom de Cornelis. 

Quelle que soit la différence qui se présente ici dans 
les noms de Tucert et Dusart, il est évident qu'ils désignent 
la même personne, car on lit dans le livre des mariages 
que Jolian Dusart, jeune homme d'Utrecht, épousa ù 
Velsen, le 14 Mai 1656, Catharina Brouwers, jeune fille 
de Harlem. De cette union naquirent encore Jacob us, 
baptisé le 20 Juillet 1664; Catharina, le 10 Novembre 1666 
et Théodorus, le°27 Avril 1669. Le père, Jan , demeurait la 
rue dite Jansstraat en 1670, et payait 10 il. en contribu- 
tions personnelles. 

Le 27 Mars 1661 , Izaak Dusart, jeune homme d'Utrecht, 
demeurant au lieu dit Raax, épousa Catharina van Yal- 
kenburg, jeune fille d'Amsterdam, demeurant au fossé 
Onde Gracht, à Harlem. Jan Dusart fut le témoin du 
fiancé; Susanna Kovenaar de la fiancée. 

La date de son décès , que uous avons indiquée plus haut , 
est confirmée par le registre des décès. Il fut enterré dans 
l'église de St. Bavon à Harlem, circuit du nord, n° 289, 
le 4 Octobre 1704. Frais 7 fl. 

J'ai encore trouvé mentionné de lui qiCil était très-rouge 
de figure \ de telle sorte quon V aurait pris pour un ivrog?ie> 



124 

cependant il se conduisait en homme 'modeste et grave, 

Cornelis Dusart entra dans la Gilcle le 10 Janvier 1679; 
il était commissaire en 1692. Il fnt inscrit comme membre 
de l'église réformée le 29 Mars 1682; il était célibataire 
à cette époque. 

Au musée de Dresde ou trouve un tableau de Corn. 
Dusart avec le millésime 1679. (Voir le catalogue de cette 
galerie, par Jul. Hubner, 2« édition, 1862.) Il exécuta 
donc ce tableau à l'âge de 19 ans, Tannée qu'il fut inscrit 
dans la Gilde de St. Luc. 

Sa succession d'objets d'art fut vendue d'après le Haar- 
lemsche courant du 31 Juillet 1708, au mois d'Août sui- 
vant et annoncée dans ces termes : 

,/Le 21 Août et jours suivants, on vendra en la salle du 
f/Prinsenhof à Harlem, tous les objets d'art (liefhebberij) appar- 
tenant à la succession de Cornelis Dusart, de son vivant 
u artiste-peintre distingué en cette ville, consistant en excellents 
i, tableaux tant de maîtres italiens* que néerlandais; comme 
,/Bern. Genovese, Dom. Zarzano, Goarcin Marceus, Adr. 
/7 et Iz. v. Ostade, Jan van der Meer, fils, Cornelis Du- 
/; sart, etc., ainsi que plusieurs objets modelés par Francis 
,/Quelijn, Quenoy , Savasi, Ebbelaar, outre de très-belles cou- 
pleurs et bleu d'outremer (ultramarijn) , des outils de peintre , 
„un grand nombre de dessins supérieurs, des gravures des 
„ meilleurs peintres italiens, français, anglais et „ néerlandais 
„et d'autres objets de curiosité (liefhebberij). /; 

Je puis encore ajouter quelques notices concernant des 
membres de la famille Dusart. 

Le 8 Janvier 1649, Abraham Dusart, célibataire d'Am- 
sterdam, demeurant au fossé dit Kraijenhorstergracht , est 
inscrit comme membre de l'église réformée , avec attestation 
d'Amsterdam. Il épousa le 17 Octobre 1656 Anna Weylandts , 
jeune fille de Ylessingue. 

Jacobus, fils d'Izak Dusart d'Utrecht et de Catharina 
van Valckenburg , fut baptisé le 18 Décembre 1664. Furent 



125 

témoins : Jacob Dusart et Elisabeth van Valckenburff. Jan 
Dusart, jeune homme de Harlem, fils de Jan Dusart, fut 
inscrit comme membre de F église réformée, le 8 Janvier 
1077. Le 14 Janvier 1719, le tombeau n° 32 dans l'église 
dite Eakenesserkerk , qui avait été acheté le 26 Janvier 
1625 par la veuve Jannetje Jans van Berckel pour 50 fl. , 
fut transcrit au nom de Thcodorus Dusart, dont Janneke 
susdite était la bisaïeule. Le 16 Mai 1744 il fut de nouveau 
transcrit au nom de Joli. Jacobus van der Meer, comme 
héritier de Theodorus Dusart. 

FLORIS ou ELOBENS VAN DIJCK. 

Il entra dans la confrérie en 1610; il était doyen de la 
Gilde de St. Luc à Harlem, le 7 Juillet 1637. Il fit à cette 
époque avec les commissaires une joyeuse entrée dans la 
nouvelle chambre de la Gilde au Prinsenhof. On lit à Fart : 
3 des notules: 

,/M re Elorens van Dijck, peintre excellent , a offert comme 
„ cadeau d' entrée à la Gilde en commun, afin de l'affermir et 
r/ de la favoriser et pour servir d'ornement de cette chambre , 
,/Uii buste coulé, fait d'après nature par l'excellent et très- 
„ célèbre Michael Àngelo Bonaroti, et apporté d'Italie par 
,/le sieur doyen van Dijck. /; 

Il est probablement décédé en 1652, car on trouve dans 
le compte de recettes de la Gilde de St. Luc , de cette année : 

„ Amendes négligées lors de l'enterrement de M re Eloris 
van Dijck, peintre, — — 8. 

BARTHOLOMEUS ENGELS. 

Il est mentionné chez Kramm comme paysagiste. Je puis 
y ajouter, qu'il acheta son droit d'entrée à la Gilde de Har- 
lem en 1656 et qu'il vivait encore en 1702, d'après le 
témoignage de Izaak v. d. Yinne. 



2 G 



CAESAR, ALLART, JAN et CORNELIS VAN 
ÈVERDINGEN. 

On trouve les premières indications sur cette famille de 
peintres chez Houbraken. Il ajouta à ces trois frères, Cae- 
sar, Allart et Jan, encore trois fils d' Allart, nommés Cor- 
nelis, Pieter et Jan, qui ont plus ou moins manié le pin- 
ceau. Je communiquerai ici ce que j'ai pu trouver dans les 
pièces originales sur les deux premiers de ces peintres, et je le 
comparerai avec les témoignages que Houbraken fournit à 
ce sujet, tout en les corrigeant et en les augmentant , autant 
que possible. 

Je dois faire observer en premier lieu que si Caesar est 
né en 1606, il n'aura probablement pas été le disciple de 
Jan van Bronkhorst, qui serait né en 1603, puisque celui-ci 
avait seulement trois ans de plus que Caesar. S'il fut réel- 
lement son disciple, on doit en conclure avec Kramm que 
J. v. Bronckhorst est né plus tôt. 

Caesar entra à Alkmaar dans la Gilde en 1632. Quel- 
ques années plus tard ou trouve le premier indice qu'il a 
demeuré à Harlem, dans la matricule de la bourgeoisie 
armée; il y fut inscrit en 1618 avec son frère Allart dans 
le corps des arquebusiers dits /; oude schuts". Il est probable 
qu'il était déjà marié avant ce temps à Alkmaar, car on lit 
dans le registre des membres de la communauté réformée de 
Harlem que Caesar van Everdingen demeurant rue dite Groote 
houtstraat est inscrit comme membre le 1 Janvier 1651, 
venant d' Alkmaar avec attestation, ainsi que Helena van 
Oostlioorn d' Alkmaar, son épouse. Testis maritus. Il entra 
la même année dans la Gilde; il fut commissaire en 1653 
et 51 et doyen pendant les deux années suivantes. 

Houbraken ignore quand il exécuta les peintures sur les 
volets du grand orgue dans l'église de St. Laurent à Alkmaar, 



1S7 

rinmerzeel indique l'année J 6 l-s. Toutefois, ceci est inexact. Il 
peignit les volets supérieurs en 1644 et en 1645 il acheva 
les volets inférieurs, le tout pour 2000 fi. , sans doute 
seulement à l'extérieur. Toujours est-il que les peintures 
intérieures des grands volets paraissent être d'une date plus 
récente. Les volets inférieurs de l'orgue n'existent plus. 
Outre les deux grands tableaux de la garde civique qui existent 
encore aujourd'hui à l'hutel-de-ville d' Alkmaar, on y trouve 
encore un tableau représentant : les suites de la différence d'édu- 
cation de deux chiens que Lycurgue avait fait élever. Dans 
l'hospice civil des orphelins il existe un portrait en buste, 
de sa main, exécuté en 1664, de Wollebrandt Geleynsz. 
de Jong, un orphelin évadé et qui était revenu plus tard 
à Alkmaar comme homme puissant , c'est-à-dire comme con- 
seiller des Indes, commandeur et directeur du négoce en 
Perse. Il a fait une deuxième fois le portrait en pied et de 
grandeur naturelle du même . de Jong, en costume, en 
1674; on voit clairement qu'il l'a peint d'après le premier. 
Allait, second frère selon Houbraken, a très-probable- 
ment aussi reçu sa première éducation à Utrecht, puisque 
Roeland Saverij est indiqué comme son maître. Cependant 
il n'aura pu jouir longtemps de ses conseils, s'il est vrai, 
comme on le prétend , qu'Allart est né en 1621 et que 
E. Saverij est décédé en 1639. Le registre des mariages à 
Harlem nous apprend que A. v. Everdingen, jeune homme 
d' Alkmaar, sa résidence, épousa le 21 Février 1645 , Jan- 
neke Cornelis, jeune fille de Harlem, demeurant rue dite 
Groote houtstraat. Ce mariage l'aura décidé à fixer sa demeure 
à Harlem , car on lit dans le registre des membres de l'église 
réformée que A. v. E. d' Alkmaar , demeurant Groote hout- 
straat à l'enseigne ,/in 't serpent /; (au dragon), fut inscrit 
comme membre le 13 Octobre 1645. Testis socer. Il y a résidé 
sans doute jusqu'en 1651, car d'après le livre des baptê- 
mes, on tint sur les fonts baptismaux, le 16 Février 1646 
Cornelis, le 18 Octobre 1647 Aechje, le 29 Novembre 



128 

1648 Aegjc et le 2 Mars 1651 Elizabeth, tous enfants 
d' Allart. Pieter van Everdingen est mentionné comme témoin. 
Après cette dernière année il n'est plus cité. On ne le trouve 
non plus sur la liste de la Gilde de St. Luc à Alk- 
maar. Je ne puis fournir la preuve qu'il ait demeuré dans 
cette dernière ville. Il n'y est pas décédé. Houbraken nous 
dit bien qu'il est mort en Novembre 1675, toutefois sans 
nommer le lieu. Des auteurs plus récents ont indiqué Alk- 
maar, ce qui est inexact, car c'est à Amsterdam qu'il 
mourut, comme l'article suivant du Haarlemsche courant 
du 3 Mars 1676, n°. 9, le prouve: 

,/La veuve et les héritiers de feu Allart van Everdingen 
r/ vendront le 11 Mars 1676 à Amsterdam, dans la maison 
,/dite ^Heerenlogement 77 tous les beaux paysages de ce 
„ peintre ainsi que des tableaux d'autres maîtres; on pourra 
v les voir dans la maison mortuaire avant la vente. " 

Le Haarlemsche courant du 16 Avril 1709 annonce 
dans les termes suivants que le 19 Avril de la même année 
une nouvelle vente aura lieu à Amsterdam à la maison mortu- 
aire delà veuve de A. van Everdingen: „ Vendredi 19 Avril 
,,1709 on vendra à Amsterdam dans la rue dite Kalver- 
,/Straat, près du Dam en face de l'enseigne /7 de vergulde 
^eendracht", à la maison mortuaire de la veuve d' Allart van 
„Everdingen, un bon nombre de tableaux excellents et plai- 
dants (playsante sic) , dus au pinceau des meilleurs maîtres 
,, italiens, allemands et néerlandais, comme de Rafaël , Gior- 
,/gion, Annibal Carrats, Titien, Paul Yeronese, Palma, 
,/du Moole, van Aelst, Jan Lis, Holbein, Savery, J. Per- 
„ selles, Ail. van Everdingen, ses plus belles et plus agréables 
„ toiles, de Beukelaer, Pr. Hais, Rembrandt, etc. Visibles 
„la veille de la vente. H 

Je ne reproduirai pas ici ce que d'autres ont déjà dit de 
Jan. Je mentionnerai seulement qu'il entra dans la Gilde à 
Alkmaar, le 8 Octobre 1644. 

J'ignore si ce dernier et Caesar ont eu des enfants. J'ai 



129 

déjà parlé de ceux d'Allart. Houbraken nous dit que Comelis 
était Faîne , ce que j'ai démontré par le registre de baptêmes de 
Harlem. Il se peut que les deux autres, Pieter et Jan, 
soient nos après le départ du père, dans une autre ville. Je 
pourrais donc les passer sous silence, mais peut-être Faîne, 
qui naquit à Harlem, s'est-il fait connaître davantage. 
Dans l'histoire de Fart dramatique hollandais, on cite la 
tragédie intitulée !f De slag in Vlaanderen" (la bataille en 
Flandre) de Cornelis van Everdingen, volume in 4°. de Fannée 
1670. Il est digne de remarque que ce drame parut aussi à 
Utrecht, où le père et Fonde auraient reçu leur première 
éducation. Ceci peut fournir une nouvelle preuve de leurs 
relations en cette ville , où demeurait d'ailleurs à cette époque 
une nombreuse famille de ce nom. 

Mais c'est à un autre titre encore que je cite cet ouvrage 
littéraire d'une personne qui , d'après la préface même , aurait 
servi sous le prince Maurits; c'est parce que la planche 
qui précède le titre et qui ne porte pas de signature, peut 
bien être de sa main, car Houbraken nous dit qu 'il s : 'occupait 
aussi plus ou moins de l'art. Cependant je n'ai trouvé 
nulle part l'affirmation de cette hypothèse. La planche 
n'est décrite dans aucun ouvrage; comme elle est bien 
dessinée et gravée artistement, j'en donnerai une description: 
sur le premier plan on voit un général en grande uniforme 
monté sur un cheval qui se cabre, tenant le bâton de 
commandement dans la main droite; derrière lui on voit 
un officier dont on n'aperçoit que la partie supérieure du 
corps; il tient le sabre élevé de la main droite. Tous 
deux (les princes Maurits et Willem Hendrik?) comman- 
dent une troupe nombreuse de cavallerie et d'infanterie qui 
marche en avant et les suit, au milieu de la poussière 
et des vapeurs de la poudre. On aperçoit à gauche et sur 
le dernier plan la grève , la mer et quelques vaisseaux. On 
lit en dessous de l'estampe: sic itur ad asùra; hauteur 14 
centim. , largeur 13 centim. l'inscription non comprise; 

y 



130 



GAAF MEYNERTSZ. FABRITIUS. 

Il est mentionné comme orfèvre et graveur dans les 
notules de la Gilde de St. Luc de Tannée 1640. Dans 
les comptes des trésoriers des années 1640 et 41 on trouve 
deux articles qui le concernent, énonçant des sommes à 
lui payées, pour ses frais dans l'exécution d'un modèle 
d'une orange aux besoins de cette ville, xv oC, et encore 
pour douze plateaux d'argent qu'il fit et livra par ordre 
des bourgmestres, aux besoins du tronc de cette ville et 
destinés aux collectes mensuelles, ix c xliii oC 15. Il 
était échevin de Harlem en 1644 et remplit différents postes 
élevés jusqu'en 1666. Voir la matricule des Messieurs du 
Magistrat de Harlem. 

Le 19 Octobre 1650 on baptisa Anna, fille de l'échevin 
Gaef Meynertsz. Fabritius et de Risjen Akersloot. Témoins : 
Anna de Wit, M re Jan Akersloot et Guertzen Meynderts. 

Le 30 Octobre 1666 Fabritius fut enterré en l'église de 
St. Bavon, circuit du nord, sous le N°. 7. Son tombeau 
fut transcrit le 21 Octobre 1690 au nom du sieur Auwe 
Fabritius , de son vivant conseiller et bourgmestre de Harlem. 

PIETER FLORTE. 

Il est également signataire de la requête de 1642. Kramm 
parle de Jan Florten. Il entra en 1639 dans la Gilde et 
fut enterré le 8 Octobre 1662. 



PIETER FRITS. 

Immerzeel et Kramm parlent tous deux de ce maître. 
Je puis y ajouter qu'il figure comme peintre dans les notules 



131 

de la Gilde de St. Luc de Harlem de 1660. D'après 
Jz. v. d. Vinne il vivait encore en 1702. 



CORNELIS JACOBSE, CORNELIS ADKIAENSZ. et 
ADRIAEN GAEL, père et fils. 

Cornelis Jacobse Gael était déjà décédé en 1635 , car 
son cousin Klaas Gerritsen de Yries demanda en cette 
année l'autorisation aux doyen et commissaires de Harlem, 
de vendre ses tableaux et ceux de son père Gerrit Dircx 
de Yries. Cette vente eut lieu le 28 Juin 1635 et fut 
annoncée par billets imprimés. 

Cornelis Adriaensz. Gael, dont je possède le portrait 
dessiné , est inscrit Tannée 1642 comme paysagiste. Il 
était élève de Barent Gael. 

Il appert de la copie suivante de son billet d'enterre- 
ment que le père et le fils, tous deux peintres, ont porté le 
nom d'Adriaeu: 

,/Vous êtes prié d'assister lundi, 8 Mars de l'année 1660, 
,/à deux heures précises de l'après-midi, dans la rue dite 
,/Groote Houtstraat, à l'enterrement de 

ADIIIAEN GAEL, 

z/père d'Adriaen Gael, beau-père de Geirit Pietersz. Entrer 
„ comme ami dans la Maison mortuaire, vêtu du grand 
i, manteau. n 

Eglise de St. Bavon 
(nef du milieu n°. 185). 

Sur le dos de ce billet on lit: Adriaen avait appris la 
peinture auprès de son père. Sa veuve Maria Campen, fut 
enterrée le 11 Juin 1670, en l'église de St. Bavon, dans 
la nef du milieu, au n°. 185. 



132 

Jacob de Weth inscrivit, dans son livret d'étude : Adriaen 
Gael, le père, vient dessiner le 17 Avril 1640. Adriaen, 
le fils, entra dans la Gilde le 27 Juillet 1660. 

Il fut enterré le 22 Mai 1665 en l'église de St. Bavon , 
nef du milieu, au n°. 185. Frais 12 fl. 



CORNELIS GERRITSS. 

Sur l'invitation qui lui fut adressée en Octobre 1643 
de payer comme peintre sa rétribution à la Gilde, il 
refusa, disant qu'il ne peignait plus. Il fut à la suite de 
ce refus, sommé de payer. (Yoir les notules). Il fut inscrit 
en 1645. 

HENDRIK et GERRIT GIMMENY ou GIMMENIG. 

Peut-être le même que Gimmich. Yoir van Gool, 2 e 
vol, p. 308. Hendrik est mentionné en 1735, comme 
dessinateur de patrons sur la liste de la Gilde de St. Luc ; 
on y a ajouté : établi son domicile à Gouda. 

Gerrit est inscrit comme peintre en là même année. 

HANS GODERIS. 

Il est nommé quelquefois Goederis , et mentionné chez 
S. Ampzing à la page 372 parmi les peintres de Harlem. 
En parlant des mérites de I. Percelles, Schrevelius le 
nomme peintre de scènes maritimes. A la vente de tableaux 
du conseiller van Nispen, La Haye, le 12 Septembre 1768, 
se trouvait un panneau, catalogué sous le n°. 39, repré- 
sentant un petit, cours d'eau tranquille avec des navires et 
deux figures sur une colline; hauteur 13, largeur, 16 
pouces. Il fut vendu à fi. 20, 5. 



133 



GERBIT ADRIAENS. G AU, GAUW ou GOUW. 

Il était graveur en taille-douce à Harlem et commis- 
saire de la Gilde de St. Luc en 1622. Kramm nous a 
déjà appris à l'article Jan v. d. Velde, le père, qu'il 
grava quelques planches pour ce célèbre calligraphe. Je 
puis encore y ajouter des exemplaires hollandais de toutes 
sortes d'écriture par J. v. d. Velde, Harlem 1620 et 1621, 
format in-folio, gravés de même par Gerardus Gauw de 
Harlem. A la vente de portraits hollandais, à Amsterdam 
en Décembre 1865, chez Ered. Muller, se trouvait page 
31, n°. 930, le portrait très-rare de H. Persijn, calli- 
graphe en 1610, gravé par Ger. Gauw, Harlem, in fol. 

Il fut enterré le 26 Janvier 1638. Voir les notules de 
cette Gilde, de Février 1638, art. 10. 



JAN GOLINGH. 

Il paya comme peintre 11. 2.2 pour sa rétribution à 
la Gilde, en 1658. (Voir le livre des comptes de la Gilde 
de St. Luc). 

HENDRIK GOLTZIUS. 

Jacob de Jongh nous apprend, dans la vie des peintres 
par K. v. Mander, que* H. Goltzius décéda à Harlem le 
1 Janvier 1617. Voir le 2e vol., p. 117. Van Eynden et 
v. d. Willigen disent que cet auteur s'est trompé et que 
H. Goltzius est mort le 29 Décembre 1617. Comme preuve 
de leur assertion ils citent l'ouvrage d'un contemporain de 
H. Goltzius, Baltz. Gerbier, dont il est fait mention par 
Jacob de Jongh. Voir le l r vol. , p. 367. 

Les deux auteurs n'ont toutefois pas donné la date 



134 

exacte, car on trouve dans le registre de décès à Harlem: 
2 Jan 1617: Ouvert une sépulture pour Hendriïc Golt- 
sius dans V église de St. Bavon , sonné les cloches pendant 
une demi-heure , 7 fi. 

Comme l'autorisation d'ouvrir une sépulture désigne le 
jour de Fenterrement et que celui qui meurt le 1 Janvier 
n'était jamais inhumé le jour suivant, on peut admettre 
en toute sûreté le témoignage de Baltz. Gerbier quand 
il dit que Goltzius est décédé le 29 Décembre, mais il 
s'est trompé quant à l'année : 1617 doit être 1616. 

Hendrik Goltzius est donc décédé le 29 Décembre 1616 
et quatre jours après, le 2 Janvier 1617, enterré à Har- 
lem dans l'église de St. Bavon. 



CORNELIS GOUTSBLOM ou GOUDTSBLOEM. 

Il était originaire d'Amsterdam et élève de Jan v. d. 
Yelde à Harlem, l'an 1635, d'après les notules de la Gilde 
de St. Luc. 

Il fit, outre le portrait de M. H. Tromp cité par 
Kramm dans son appendice, encore une fois le même 
portrait, à mi-corps, vu du côté droit; c'est une ovale 
avec les armes, in-fol. avec l'adresse de I. van Beusecom. 
Il fit aussi celui de Cornelis Tromp comme vice-amiral de 
Hollande et de West-Erise etc. in-fol. avec l'adresse de 
•Clément de Jonghe, copie du portrait fait par G. v. d. 
Eeckliout et M. Mozijn. 

Dans le catalogue de l'atlas historique du Dr. G. Mun- 
nicîcs van Cleef, Utrecht 1860, p. 70, u°. 1462 et dans 
celui de A. G. de Yisser, contenant des portraits d'ami- 
raux etc, La Haye, 1864, p. 24, n°. 613, on lit que 
le portrait de Jacob van Wassenaer n'est pas exécuté par 
Cornelis Goutsblom, mais par J. Gousblom, avec l'adresse 
de J. van Beusecom. 



I 35 



JOSUA DE GRAAE. 

Il était natif d'Alkmaar, mais il a demeuré à Harlem. 
On trouve son nom dans le compte de recettes de 1660, 
de la Gilde de St. Luc de cette dernière ville. 

Il épousa en premières noces à Harlem, le 22 Juin 
1636, Mayke Wouters, jeune fille d'Utrecht. En 1645 il 
était veuf et épousa en secondes noces le 26 Mars de 
cette même année, à Heemstede Guurtje Lourens, jeune 
fille de Harlem. Il demeurait hors de la porte dite Groote 
houtpoort. Il est nullement probable qu'il soit le même que 
celui qui est mentionné chez d'autres sous le nom de 
Josua de Grave, car, parmi les dessins du musée Tey- 
ler, j'en vis un de Josua de Grave, daté de 1711. 

ERANS PIETERSZ., PIETER, MOURIS ERANS, 

ANTONY, AELBERT et EREDERIK GREBBER ou 

de GREBBER. 

On trouve le nom de Grebber parmi les habitants les 
plus considérés de Harlem, déjà dès le xv e siècle. Jan 
de Grebber fut échevin de Harlem, de 1435 à 1441. 
Erans Pietersz. de Grebber était le père de Pieter et de 
Maria, voyez S. Ampzing, pag. 370. 

L'on a trois tableaux du père dans le musée de ta- 
bleaux à Harlem. Le premier est signé en toutes lettres 
Frans Pieters Grebber 1610, le deuxième Erans P. Greb- 
ber 1619, tandis que dans une lettre autographe il signe 
Erans Pietersz. de Grebber. 

Il fut payé en 1606 à Erans Pietersen (Grebber), 
peintre, par la grande loterie pour subvenir aux besoins 



136 

de l'hospice des vieillards de Harlem , d'après sa quittance , 
la somme de xlviii £. , pour peinturer les caisses où 
l'on expose l'argenterie. En 1610 pour peinturer six troncs 
avec lesquels on fait la collecte. 

D'après le livre de Cosinus et Dainianus ou le registre de 
la Gilde des chirurgiens, on paya en 1611 à M re Erans 
Pieterss. , peintre, pour avoir livré l'or destiné aux lettres 
sur le drap mortuaire, 10 sous. 

L'on voit par cette note et par celle qui précède, qu'il 
était aussi peintre d'ornements. 

En 1627 il était doyen de la Gilde de St. Luc et agit 
à cette époque, d'une manière très-arbitraire avec les reli- 
ques de St. Luc. (Voir les notes et remarques sur la Gilde 
de St. Luc de Harlem). Dans les notules on fait souvent 
mention de ses différends avec le doyen et les commis- 
saires; on devait l'inviter souvent à venir payer pour ses 
apprentis. Ainsi en Nov. 1637 il fut invité à payer pour 
ses élèves Lelij , van Campen , van Heemert. En la même 
année il subit une amende pour avoir tenu une loterie de 
tableaux, probablement celle dont il est parlé dans l'histoire 
de la Gilde de St. Luc. En 1640 , il fut invité à payer 
pour seize élèves. 

En 1628, il faisait partie de la Gilde dite Schoonen- 
vaarders-gild , composée de personnes faisant le commerce 
en commun sur l'île de Schoonen, en Danemarck. (Voir 
la liste des noms pour le livre de caisse). En Octobre de 
la même année il fit un tableau dans la chambre de la 
régente (de moerskamer) de l'hospice des vieillards, pour 
lequel on lui paya 150 fl. en deux termes. En Février 1629 
on lui paya encore 200 fl. 

En 1636 , il fut exempté du service de la garde bourgeoise 
et de la contribution qu'on payait pour la sûreté de la 
ville, à cause de services rendus en dessinant plusieurs 
pièces aux besoins de la commune. Il demeurait au fossé 
dit Oude gracht près du pont Kleine houtbrug et fut 



137 

enterré eu l'église de St. Bavon, circuit du sud n°. 66, le 
6 Mars 1649. Son épouse l'avait précédé dans la même 
tombe, le 31 Octobre 1643. 

Son portrait, dessiné de trois manières différentes, fait 
partie de ma collection. 

Son fils Pieter est presque partout nommé Pieter Eransz. 
de Grebber; il est possible que ce soit pour indiquer 
qu'il fut le fils de Erans, mais il signait toujours Pieter, 
p : ex : sur quatre tableaux du musée de Harlem , 
qui tous portent les initiales P. D. G. Immerzeel nous 
communique son monogramme d'une manière exacte, mais 
il se trompe en attribuant le tableau de l'empereur 
Barbarossa, du même musée, au père, puisqu'il est de la 
main de Pieter. Les estampes suivantes à l'eau-forte lui 
sont attribuées. 1°. La Samaritane auprès de Jésus à la 
fontaine, avec deux vers latins: /7 dicit ei millier ^ etc. Les 
premières éditions sont signées à la gauche P. de Greb. 
invent; elles ont 21 centim: de large et 30 de haut. 2°. 
Madeleine , avec deux vers latins „ Dicit es tu /; large 19 centim : 
3 lignes, haut 25 cent. 3 lignes. 3°. La même Madeleine 
vue du côté gauche , avec quatre vers latins : „ Ante pedes — 
unda genis/' large de 24 cent. 5 lignes, haut 32 c. 9 1. 
4°. St. Jean Baptiste, vu du côté droit, en prières, avec 
six vers latins : Hirsuti — loqiii" large 24 c. 8 1. , haut 32 
c. 7 1., et 5°. S. Pétri plorantis Effigies, avec six vers 
latins: Territus — arnor" , large 24 c. 8 1., haut 33 c. 
2 1. Ces quatre dernières estampes ne sont pas signées. 
La Susanne avec les deux vieillards, 1665 fol. et Cornelis 
Arnoldus d'après Eubens, 1630, décrits par L. Heller, me 
sont inconnus. Il entra dans la Gilde en 1632. 

En 1649 il fut imprimé chez P. Casteleyn, sur une 

feuille in folio, onze préceptes, qui doivent être observés 

et suivis par tout bon peintre ou dessinateur, composés 

pour les élevés studieux par M re . Pieter Eransz. de Grebber. 

Mouris Jansz. de Grebber est mentionné comme peintre 



138 

dans les notules de Novembre 1640. Il épousa par devant 
échevins, le 18 Avril 1627, Sybertje Volkerts, jeune fille, 
conime lui de Harlem. Le 19 Octobre 1642, il épousa 
en secondes noces, par devant échevins, la veuve Corne- 
lisgeu Gerrits de Harlem. D'après le registre de décès il 
fut enterré le 4 Janvier 1676 dans la St. Janskerk , circuit 
du sud N°. 20. 

Antony de Grebber paya sa rétribution d'entrée à la 
Gilde des peintres à Leiden en 1648. Il quitta la ville 
en 1650. J'ignore s'il est originaire de Harlem. 

Sur la liste de Y. L. v. d. Yinne, Aelbert et Erederik 
de Grebber figurent comme peintres. Adriaan de Grebber 
fut enterré le 17 Avril 166] en l'église de St. Bavon, 
dans le circuit du nord sous le N°. 72, et le 12 Octo- 
bre 1666, Lysebeth, circuit du sud, N°. 66. Ces deux 
me sont inconnus. 

JAN DE GROOT. 



Tout ce que je sais de ce riche amateur et peintre, 
c'est qu'il décéda à Harlem en 1726. 

Je possède son portrait dessiné qui le représente à l'âge 
de 27 ans. 

JACOB JANSZ. et JAN JACOBSZ. GULDEWAGEN. 



C'étaient deux peintres de Harlem. Le premier est aussi 
désigné comme ayant rempli les fonctions d'échevin de 
1597 à 1610. S. Ampzing, p. 372, ne dit que fort peu 
du second, son fils. Je possède plusieurs dessins de M re . 
M. van Heemskerck, auxquels est joint un mémoire indi- 
quant les personnes qui les ont possédés. Ils ont appartenu 
d'abord à : 






139 

1. Jacob Jansz. Guldewagen, échevin de la ville de 
Harlem, qui fut peintre dans sa jeunesse et resta tou- 
jours amateur de Fart; après son décès à son fils, 

2. Jan Jacobsz. Guldewagen, excellent paysagiste, qui 
les a retenus jusqu'à sa mort, époque à laquelle ils ont 
été vendus par ses héritiers à 

3. Pieter Saenredam, peintre, le 4 Février 1641. 

On trouve en effet ces dessins avec ceux de J. J. Gul- 
dewagen et d'autres dans la vente d'objets d'art laissés 
par P. Saenredam. (Yoir cet article). 

Plus tard on les retrouve à la vente de tableaux et de 
dessins de M elle Hoofman et de M r P. N. Quarles van 
Ufford de Harlem, Amsterdam. 19 Octobre 1818, page 
52, N°. 26 à 40. 



PRANS HALS. 

Il appartenait , comme on le sait , à une famille de Harlem 
très-ancienne et très-considérée. Pour le prouver encore mieux 
je donnerai au supplément A. sa généalogie, que j'ai trou- 
vée dans de vieux documents et dont j'ai complété la partie 
plus récente , quoique cet arbre généalogique ne doive point 
être considéré comme complet. 

Ses parents ayant, pour des motifs inconnus jusqu'à 
ce jour, quitté le pays pour aller s'établir dans les pro- 
vinces méridionales, et comme l'ont mentionné tous les 
historiens , à Malines , notre célèbre peintre serait né dans 
cette ville en 1584. 

Personne n'a douté de cette assertion , cependant les regis- 
tres de baptêmes et de mariages de Harlem nous prouvent 
qu'on a été dans l'erreur. Je communiquerai ce que j'y ai 
trouvé et je tâcherai de démontrer qu'il n'a pas épousé Anna , 
fille de Cornelis Stalperl v. d. Wiele, etc. comme Kramm 
a soutenu. 



14,0 

On ne trouve pas la première union de Frans Hais 
dans le registre de mariages de Harlem. J'ai cherché en- 
vain la preuve de la mort de sa première femme Anna 
Hermans; cependant le registre de baptêmes nous apprend 
que HermanHals, fils # de Frans Hais, cï 'Anvers, et Ànneke 
Hermans, fut baptisé le 2 Septembre 1611 à Harlem. 

Le 12 Février 1617, Frans Hais, venf d'Anvers, de- 
meurant rue dite Peuselaarsteeg , muni d'une attestation de 
Harlem, épouse à Spaerdam Lysbeth Reyniers de Harlem 
demeurant Smedestraat. Le 21 Février 1617 fut baptisée 
Sara, fille de Frans Hais d'Anvers et de Lysbeth Reyniers. 
Furent témoins: Dirk Hais et Reynier Jans. 

Le 21 Juillet 1623 une fille de Frans Hais de Har- 
lem et de Elizabeth Reyniers fut baptisée du nom de 
Adriaentgien. Témoins : Izaac Massa et Hillegonda Reyniers. 

Jacobus, fils de Frans Hais d'Anvers et de Lysbeth 
Reyniers fut baptisé le 13 Décembre 1624 à Harlem. 
Les témoins furent Jas Pietersz. v. Berendrecht et Hille- 
gonda Reyniers. En 1627 on baptisa Reynier, fils de 
Frans Hais d'Anvers. Témoins: Jan van Yelde, Frahcoys 
Elout et Marytje Huberts. 

Le 25 Juillet 1628 un fils de Frans Hais d'Anvers et 
de Lysbeth Reyniers fut baptisé du nom de Nicolaas. 
Les témoins furent Nicolaas de Camp (van Campen?) et 
Geeske Jans. 

Maria, fille de Frans Hais d'Anvers et de Lysbeth Reyniers, 
fut baptisée le 11 Novembre 1631. Barent van Someren 
et Judith Jans furent témoins. 

Dans ces diverses circonstances, Frans Hais n'est men- 
tionné qu'une seule fois , et sans doute par erreur , comme 
originaire de Harlem, tandis qu'on le trouve au contraire 
annoté six fois comme étant d'Anvers. 

Aussi longtemps qu'on n'aura pas de preuves claires qu'il 
soit né à Malines, je crois devoir me tenir au témoignage 
des registres de Harlem, qui ont presque toujours indiqué 



141 

exactement le lieu de naissance et qui nous apprennent que 
Frans Hais était (F Anvers. Pour citer encore une preuve de 
l'exactitude de ces registres , on lit dans le registre de mariages 
du 4 Mai 1674 que Jacobus Hais, jeune homme de Har- 
lem, et Magdaleentje Bartels, jeune fille de la même ville, 
demeurant tous deux au fossé dit Crayenliorstergraclit se 
sont mariés à Heemstede. 

On sait que Jacobus est né et baptisé à Harlem en 1624 
— et lors de son mariage , on trouve encore une fois fait 
mention de Harlem comme son lieu de naissance. 

S'il est vrai que Prans Hais est d'Anvers , il est pro- 
bable qu'il y a il a fait ses premières études. Peut-être 
a-t-il eu les mêmes maîtres que Eubens. Ou bien a-t-il profité 
au commerce et aux leçons de ce grand maître, lorsque 
ce dernier, de retour d'Italie, se fixa à Anvers en 1609? 
En examinant quelques uns de ses tableaux on serait porté à 
le croire, quoique j'avoue qu'il n'aura pas longtemps 
joui de son enseignement, car on sait qu'en 1611 il fit 
baptiser à Harlem son fils Herman. Il est possible aussi 
que la supposition que je viens de faire ne s^accorde 
pas avec la vérité, car on trouve dans le mémorial des 
bourgmestres de 1608 , que Joost Hais d'Anvers fut con- 
damné pour avoir troublé l'ordre dans les rues pendant la 
nuit et pour avoir causé des blessures. Joost était proba- 
blement de sa famille, et il est fort admissible que Frans 
soit retourné à Harlem en même temps que lui. 

Dans aucune ville il n'a laissé plus de ses œuvres qu'à 
Harlem. Là, et là seulement on peut l'apprécier, le juger, 
et l'admirer dans tout l'éclat de son talent. Le musée y est 
orné de huit tableaux de la garde bourgeoise , de régents et de 
régentes, dus à son pinceau et catalogués sous les N os 46 à 53. 
Le premier date de 1616 ; les autres ne portent pas de mil- 
lésime ; mais les personnes qu'ils représentent sont connues ; et 
suivant les indications fournies par les listes de la garde 
bourgeoise, des régents et régentes, qui se succédèrent 



142 

dans les gildes et hospices, ils doivent avoir été peints 
en 1627, 33, 39, 41 et 64. Ils surpassent tont ce qu'on 
trouve de lui ailleurs , et l'on est ravi et étonné , en 
regardant les Nos 63 et 64, de ce qu'un vieillard de 
80 ans pût encore manier le pinceau avec tant de sûreté 
et de fermeté. Ils nous fournissent la preuve la plus évidente 
que la grande école hollandaise du xvn e siècle, y compris 
Rembrandt , qui sans doute a connu Hais de près , a marché 
sur ses traces et profité de son exemple. 

On a souvent agité la question de savoir combien on paya 
à Frans Hais pour les tableaux qui rehaussent tellement Féclat 
du musée de Harlem. Mes recherches à ce point ont été infruc- 
tueuses. Le premier livre de caisse de la cour militaire ne com- 
mence qu'en 1648 , et comme il n'existe pas de comptes avant 
cette année , on n'a rien pu vérifier relativement aux tableaux 
de Corn. v. Harlem, de Grebber et ceux que Frans Hais 
avait produits avant cette date. En y réfléchissant , il me 
paraît qu'il n'en put être autrement, même après cette 
époque. En effet, quand on admet que ces grands ta- 
bleaux d'officiers, de régents, de régentes n'étaient et 
ne pouvaient être faits aux frais de ces gildes ou de ces 
établissements , mais bien pour le bon plaisir des personnes 
qui y sont représentées , on en concluera que chacun aura , de 
ses propres moyens, payé sa quote-part dans les dépenses. 
Si cette supposition est fondée, on ne pourra jamais résoudre 
la question. 

Outre ces bijoux de l'art, qui sont tous d'une grandeur 
extraordinaire et dont chacun mériterait une description 
particulière , on trouve encore à Harlem , dans le Béguinage 
(Hofje) de Nicolaas van Berensteyn, une grande pièce de 
famille, puis deux portraits jusqu' aux genoux, peints en 
1629, ainsi qu'un portrait de jeune fille, en pied. Ces 
quatre tableaux révèlent un si grand talent que seuls ils 
suffiraient pour placer notre artiste au premier rang parmi les 
peintres de portraits de l'école hollandaise de cette époque. 



143 



Au Béguinage de W. v. Ileythuyzen , (mort le 6 Juil- 
let 1650) se trouve un petit portrait en pied. Il représente 
le fondateur même, assis dans un fauteuil. Ce genre est 
fort rare. (Voir sur ce portrait , qui existe encore à Harlem , 
l'article de C. Yosmaer dans le Nederl : spectator n°. 16. 1865, 
p. 124). — Prans Hais le fit une deuxième fois, en tout égal 
au premier. Il faisait autrefois partie du beau cabinet de 
Monsieur v. Brienen du Groote Lindt et fut vendu en 
Mai 1865 à Paris, pour la somme exorbitante de 35000 
francs à M. James de Rotschild. Un troisième exemplaire 
ovale, en buste, de petit format, orne le cabinet de 
M. Double à Paris. Mr. Jules Jaquemart en a fait une 
gravure très-ressemblante pour un article sur Fr. Hais 
de M W. Biirger. (Gazette des beaux-arts, Paris 1868, 
141e livr. tome XXIV). Un portrait de grandeur naturelle 
de W. v. Heythuyzen , par F. Hais, se trouvait jadis dans 
la collection de tableaux de la veuve Oosten de Bruyn, 
à Harlem, à la page 2 N°. 13 du catalogue, et fut décrit 
dans les termes suivants, lors de la vente qui se fit le 8 
Avril 1800. 

„W. v. H. se trouve vers Fentrée d'un jardin; repré- 
senté de grandeur naturelle et en pied; s' appuyant d'une 
,/main sur un glaive, l'autre sur la hanche; artistement 
„ peint; hauteur 7 pieds, largeur 5| p." Il fut vendu 
pour 51 florins. 

Je possède deux de ses portraits en buste. Le pre- 
mier se distingue par la facilité et l'esprit avec lesquels le 
sujet est traité; le second représente le peintre Vincent 
Laurens van der Vinne , son élève favori. Je fis l'acquisition 
du dernier en 1859; il avait appartenu jusqu'à cette époque 
à la famille des van der Vinne, qui savaient que Prans Hais 
l'avait peint en une heure de temps. Coruelis van Noorde 
fit d'après ce tableau un portrait in 8° en manière noire. 
Je veux y ajouter que plusieurs copies de ses tableaux 
existaient déjà en 1631. Elles sont mentionnées dans une 



144 

liste de tableaux que Hendrik Willems den Apt , aubergiste 
à Tenseigne du roi de France, vendît à Harlem. 

Les seuls dessins de sa main que j'ai vu sont deux 
esquisses au crayon noir sur papier bleu d'une partie du 
tableau mentionné au catalogue du musée, sous le N. 46. 
Ils se trouvent dans le riche cabinet de la fondation Tey- 
ler. La manière ferme et originale dont ils sont traités ne 
permet point de doute sur leur authenticité. 

Dans les archives je .n'ai pu découvrir que peu de faits 
relatifs à sa vie sociale et privée; cependant je crois qu'il 
est de mon devoir d'être entièrement impartial , quoique j'eusse 
volontiers partagé l'opinion favorable de quelques auteurs hol- 
landais. 

On trouve les premiers détails sur notre peintre, en 
1616, pendant son premier mariage. Il reçut alors de sévè- 
res réprimandes sur son inconduite. On lit dans le mé- 
morial des bourgmestres du 20 Février de cet an focences, 
„que Frans Hais fut invité à comparaître, pour certains 
,i sévices contre son épouse, par devant Messieurs les bourg- 
mestres qui, l'ayant réprimandé, reçurent de lui l'aveu 
,/de sa faute; il dut promettre de se corriger et de se 
,/garder d'ivrognerie et de pareilles extravagances, sous 
// peine, s'il se conduisait encore mal envers sa femme ou 
//d'autres personnes d'être puni plus sévèrement, à la fois 
,/pour le fait actuel et pour ce qu'on porterait de nouveau 
z/à sa charge. /; 

Voilà sans doute un témoignage qui ne le met pas dans un 
jour avantageux. Peut-être que les dissensions domestiques ont 
contribué à rendre cette union malheureuse. Je ne saurais le 
dire, mais des recherches nouvelles me donnent lieu à le 
représenter comme un homme sans ordre et sans soucis, 
de bonne famille, initié dans les bonnes manières et les 
bonnes mœurs , sans trop les apprécier; comme un homme qui , 
malgré quelques grands défauts, fut toujours estimé pour 
ses talents éminents ; enfin , comme un homme très-passionné. 



145 

Toute sa conduite le prouve à l'évidence; car lorsque la 
mort lui eut enlevé son épouse, en Février 1616, il se 
remaria déjà le 12 Février 1617, et devint père neuf jours 
après; car Sara, fille de Frans Hais et de Lysbetli Reyniers , 
fut baptisée le 21 Février 1617. Malgré cette conduite peu 
louable, il ne fut point exclu des sociétés respectables, 
comme il est prouvé par les notules de l'ancienne chambre 
de rhétorique De Wijngaardranken , dont lui et son frère 
Dirk étaient membres amateurs , c'est-à-dire membres hono- 
raires, en 1617 et 1618. Tous deux aussi ils faisaient partie 
de la garde bourgeoise. Les personnes les plus distinguées 
de la ville continuèrent à lTionorer de leur commerce. Il 
fit le portrait de plusieurs d'entre elles. Izaac Massa, que 
le dr. À. v. d. Linde nous représente, dans son étude histo- 
rique, comme un homme très-respectable, assista comme 
témoin au baptême de sa fille Adriaentgen. Les comptes 
des trésoriers de 1629 nous apprennent aussi „ qu'on lui 
„paya xxiiii o£ pour retoucher et changer quelques ta- 
,/bleaux du couvent de St. Jean. /; On ignore pourquoi il 
refusa de payer la rétribution annuelle à la Gilde en 1642. 
Il était commissaire en 1644 et il paraît qu'il a soldé alors 
ce qu'il devait. En 1661 il fut exempté, à cause de son 
âge, de la rétribution de 6 sous que tous les peintres 
étaient tenus de payer à la confrérie. Le véritable motif 
fut probablement son indigence, car en 1652 ses finances 
étaient déjà en très-mauvais état. Il fut obligé de céder à 
cette époque ses meubles et ses tableaux , en .payement de 
deux cents florins Carolus, qu'il devait pour pain et pour 
argent prêté. C'est ce qui résulte de la pièce suivante 
que j'ai trouvée dans le registre des transports des biens 
mobiliers , passés par devant notaires : 

„ Aujourd'hui, 10 Mars xvi c cinquante-quatre , a comparu 
„ devant moi, Hendrick van Gellinckhuysen , notaire pu- 
,/blic, admis par la Cour de Hollande et autorisé à exer- 
cer mes fonctions dans la juridiction du sieur Bailli cle 

10 



146 

,/Kennemerlandt, résidant en cette ville de Harlem , et devant 
,/les témoins désignes ci-après, le digne (eersame : c'est un 
„ titre) Frans Hais, maître-peintre, (connu à moi, notaire) 
„ demeurant en la susdite ville de Harlem, et a reconnu être 
„ redevable au digne Jan Ykess, boulanger, demeurant égale- 
„ nient dans la susdite ville de Harlem , de la somme de 
,/denx cents florins Carolus, provenant de pain fourni 
„ ainsi que de deniers prêtés par le susdit Jan Ykess, à 
,/lui comparant. Celui-ci a déclaré de transporter, de céder 
7/ et de laisser, en payement, au susdit Jan Ykess, l'entière 
^ propriété de tous les biens suivants/ 7 

„A savoir: trois matelas et traversins avec leurs acces- 
soires, une armoire et une table en bois de chêne et cinq 
,t tableaux , savoir : une toile de Yermander , représentant la 
/; prédication de Jean Baptiste; une pièce de van Heemskerck , 
;/ siir laquelle se trouvent représentés les enfants d'Israël 
,z ramassant la manne; encore deux tableaux, l'un du com- 
ff parant et l'autre de son fils; enfin, encore un tableau 
7/ de son fils aîné, représentant une prédication ; tous biens 
,/dont lui, comparant, donne actuellement au susdit Ykess 
/; la possession entière ; il reconnaît être payé de leur valeur 
y et des deniers d'achat, de telle manière qu'il se désiste 
;/ complètement de ses droits; Comparut aussi devant 
^nous, notaire et témoins, le susdit Jan Ykess, qui 
„ déclara accepter le dit transport, ce qu'il fait par icelle 
/; en payement des deux cents florins Carolus dont le susdit 
„ Frans Hais est redevable. De plus, le susdit Jan Ykess 
r/ a, consenti librement et accordé que le susdit Frans Hais 
7/ pourra employer et posséder les biens et tableaux désignés 
„ ci-dessus, temporairement sous condition qu'il les laissera 
„ suivre immédiatement lorsque lui, possesseur, en exprimera 
/; le désir, le tout de bonne foi et sous la garantie de leurs 
„ biens et personnes. Ainsi fait et passé dans la juridiction 
v de la seigneurie de Heemstede, en la maison de Zacha- 
„rias Geeraerts, aubergiste à Rustenburgh, en présence 



147 

,/du dit Zacharias Geeraerts et de Lanrents van Ilecken, 
„ ouvrier en damas, demeurant à l'allée dite Meesterlot- 
,/tenlaan, comme témoins, cités pour le présent contrat/' 

(Signé) 

Frans Hals. 
• Jan Icken. 

Ceci est' la propre signature de 
Saccharias Geeraerts. 
loures van heecke. 
H. van Gellinckhuysen , not. publ. 

La dette que Fr. Hals paya, d'après cet acte, n'est 
pas encore une preuve de misère, mais uniquement de 
négligence dans ses intérêts de famille. Un boutiquier ne 
donne pas autant de crédit à quelqu'un qui est totalement 
dénué d'argent , mais à celui qui , ayant des moyens , est en 
retard avec ses payements. Cependant , de la manière dont les 
choses allaient, la misère devait bientôt l'atteindre; aussi en 
1662, à l'âge de 78 ans, il eut à lutter contre mille priva- 
tions. Il s'adressa par requête à l'administration communale 
afin d'obtenir quelque secours , et quoique sa demande soit 
perdue, le mémorial de cette année nous apprend qu'il est 
accordé pour l'année 1662 à Frans Hals un subside de 50 
fl. , et par provision pour un an la somme de 150 fl. , à 
payer par quart chaque trimestre. 

Le 16 Janvier 1664, il dut s'adresser de nouveau à l'ad- 
ministration communale, car „sur requête présentée par 
„ Frans Hals, peintre, afin d'obtenir quelque secours en 
n combustibles et en loyer, il est convenu qu'il lui sera 
„ accordé provisionnellement trois chariots de tourbe et que 
,/les personnes qui ont à réclamer de lui du loyer, compa- 
raîtront devant les magistrats/ 7 

Le 1 Février 1664 on prit la décision définitive de lui 

10* 



148 

accorder du soutien. En effet , on lit dans le même mémorial : 
„T1 est convenu qu'on donnera un acte à Erans Hais, afin 
„ qu'il puisse recevoir chaque trimestre des mains du trésorier, 
„sa vie durant, 50 fl. des deux cents florins Carolus 
„ qu'on ,/lui a alloués; à commencer du premier Octo- 
bre 1663.» 

Il n'a joui que deux ans de ce secours, laissant une veuve 
d'un âge très-avancé , dans un tel état d'indigence que l'ad- 
ministration décida le 26 Juillet 1675, que „sur les instan- 
ces réitérées de la veuve de Erans Hais, qui ayant atteint 
„un grand âge et étant plongée dans la misère , demande quel- 
que secours, il lui est accordé par provision, en réponse 
„à sa requête présentée à cette fin et portée devant Mes- 
sieurs du Magistrat, quatorze sous par semaine, à prélever 
,/Sur les deniers aux besoins des pauvres. " 

J'ignore combien de temps elle jouit de cette mince 
pension n'ayant pas trouvé la mention de son décès sur le 
registre. Et ceci n'a rien d'étonnant. Elle appartenait à un 
âge avancé à la classe des plus indigents. Peut-être fut-elle 
reçue dans une institution de charité, peut-être mourut- 
elle pauvre et ignorée dans un voisinage éloigné ou dans 
un hospice. Comme tous ceux qui se trouvaient dans ce 
cas ne figurent sur le livre de décès qu'avec la mention: 
transporté un défunt de V hôpital an cimetière, un idem du 
Kamp, deux du petit hospice de Heythuysen , etc., sans 
nom, quelques fois avec l'indication de l'âge, on se rendra 
aisément compte des difficultés qu'on a pour trouver la date 
des décès. 

Encore un mot sur l'époque fixe de la mort de Erans 
Hais. Kramm dit qu'Iminerzeel donne l'année de sa nais- 
sance, mais non pas celle de son décès. Cependant elle se 
trouve dans son ouvrage et il est certain que Houbraken 
ne se trompe pas non plus lorsqu'il la fixe au 26 Août 
1666. On voit dans le registre de décès qu'une ouverture 
de sépulcre est demandée le 1 Septembre 1666. pour 









149 

maître Frans Hais , en l'église de St. Bavon , dans le chœur , 

N° 56 4 fl. 

Le jour de cette ouverture était en même temps celui de 
l'enterrement. Elle se fit trois jours après son décès, d'après 
le récit de Houbraken, ce qui est plus admissible que la 
version de Kramm , qui fixe la date de sa mort au 24 Août. 



DIRK HALS. 

Quelques auteurs prétendent qu'il est né à Malines , mais 
on lit au registre de baptêmes du 17 Octobre 1621 : baptisé 
Antonius, fils de Dirk Hais de Harlem et de Agnietje Jans, 
le 19 Septembre 1623 ; Maria, fille de Dirk Hais de Harlem et 
de Agnietje Jans. Assistèrent comme témoins : Frans Hais et 
Maryte Jans; le 20 Novembre 1625 on baptisa Anneke, 
fille de Dirk Hais de Harlem et d'Agneta Jans. Anneke 
Willems, Catharina Sluyters et Abraham Adriaansz. furent 
témoins. Hester, fille de D. Hais de Harlem et de A. Jans 
baptisée le 17 Novembre 1627; témoins: Jan van Velde et 
Susanna Massa. Catharina , fille de D. Hais de Harlem et 
de A. Jans, baptisée le 1 Janvier 1630. Adriaenke, fille de 
D. Hais de Harlem et de A. Jans , baptisée le 20 Janvier 
1633. Cornelia reçut le baptême le 27 Novembre 1635, 
et en 1641 il est encore fait mention de son fils Tonis. 

Il résulte de ces différents extraits qu'il est né sans aucun 
doute à Harlem et non à Malines. 

Les auteurs qui ont dit qu'il est décédé en 1656 don- 
nent la vraie date : on trouve dans le registre de décès 
qu'il fut enterré le 17 Mai 1656, au Bagijnhof, et dans 
le livre des comptes de la Gilde de St. Luc on lit: 13 
Juillet 1656, amendes du service funèbre de Birck Hais, 
5 fl. Sa veuve y fut inhumée, le 9 Octobre 1622. 

Antonius, son fils aîné, est aussi indiqué comme peintre 
par V. L. v. d. Vinne. 



150 



HARMAN, JOHANNES, NICOLAAS, ERANS le fils, 

PIETER, REYNIER, HENDRIK 

et ABRAHAM HALS. 

Harman était , d'après son portrait dessiné , en ma 
possession , gezelschapschilder , c'est-à-dire peintre de sociétés , 
de conversations. Le registre de décès fixe sa mort an 15 
Février 1669; il fut enterré a§ cimetière St. Anna; les 
frais montèrent à 1 il. Un de ses fils , Bartel Harmense Hais , 
veuf de Noordeles , demeurant au lieu dit Crayennest, épousa 
à Heemstede, le 29 Juillet 1650 Hendrikje Reyniers, jeune 
fille d'Overijssel , demeurant au Klein lieiligland. 

Houbraken ne nous apprend que peu de chose de Johannes 
Hais. Il épousa en premières noces , le 12 Janvier 1648 à Bloe- 
mendaal, Maria de Wit, demeurant rue dite Spaarnwouder- 
straat. Le 4 Juin 1649, Joli. Hais, veuf de Harlem, 
demeurant au fossé dit Oude graclit, convola en secondes 
noces avec Saertje Gerrits, jeune fille de Harlem, demeurant 
rue dite Spaarnwouderstraat. Jan Jansz. Hais fut enterré 
le 11 Juin 1674 à St. Aima. Leur fils Jacobus fut baptisé 
le 26 Janvier 1650. 

On a pu se convaincre par les extraits concernant le père, 
des dates de naissance de Harmen et Nicolaas. Claes Eransen 
Hais, jeune homme de Harlem, demeurant rue dite Ridder- 
straat épousa par devant échevins, le 29 Mars 1655, Janneke 
Henclrix van Haexbergen, veuve de Willem Janssen, delà rue 
dite Turfsteesf. Nicolaas entra dans la Gilde le 2 Novembre 
1655, et était commissaire en 1682. Le 15 Avril 1672 il 
fut inscrit comme membre de l'église réformée. Il demeurait 
alors rue dite Turfsteeg. Testis Lysbeth Hais, mater. Il 
fut enterré le 17 Juillet 1686, en l'église de St. Bavon, 
dans la nef du milieu sous le N°. ni. Erais, 4 fl. 

Fraus Fransz. Hais (voir Houbraken , l r v. p. 95) épousa 



15] 

le 19 Novembre 1643 à Bloemendaal , Hester Jans van 
Groenvelt, jeune fille 9 tous deux de Harlem. Il demeurait, 
à cette époque, au fosse dit Onde gracht, et elle, dans la 
rue St. Jacobstraat. 

Testis sponsi mater Lysbeï Reybiers. 
u sponsae Jacob v. Teylingen. 

De cette union naquirent les enfants suivants , baptisés : 
Lysbeth, le 16 Juillet 1644; Johannes, le 19 Septembre 
1645; Janneke le 4 Mei 1655; Johannes, le 23 Juillet 
1658. Les témoins étaient IVans Hais et Elisabeth la grand- 
mère. (Voir le registre de baptêmes). 

Le 5 Octobre 1655, Frans Hais, le fils, fut inscrit 
comme membre de l'église réformée. Testis uxor. Il demeurait 
alors rue dite Eidderstraat. Son épouse décéda au mois 
d'Avril 1669. Frais, 1 fl. 

Houbraken nous raconte qu'un fils de Frans Hais est 
allé aux Indes Orientales. Cette relation est confirmée par 
le registre des membres de la communauté réformée, car 
une attestation ecclésiastique fut demandée le 9 Octobre 
1654, pour Pieter Hais, demeurant au Jansweg afin de 
la montrer dans les Indes Orientales. Je ne sais com- 
ment accorder ceci avec le témoignage des . résolutions des 
bourgmestres, où l'on trouve que Pieter Hais, atteint d'aliéna- 
tion mentale, fut enfermé dans une maison de correction 
(werkhuis) en 1642. Ce jeune homme avait-il quitté cet éta- 
blissement plus tard , après sa guérison , ou a-t-il existé deux 
fils de Fr. Hais, du nom de Pieter P 

On trouve à la page 6 , N°. 44 , du catalogue de tableaux 
de Jacob Spex, La Haye, 21 Mai 1771: Une petite fille 
mangeant de la bouillie dans un pot de terre par lieynier 
Hais, sur toile, haut de 24 \ pouces, large de 22 p. Il 
était fils de Frans Hais le père, et naquit en 1627. Il 
épousa comme célibataire, demeurant rue dite Ridder- 
straat à Harlem, Margareta Lodewijcx, jeune fille d'Am- 



152 

sterdani, où elle avait son domicile. Le même jour on 
lui fournit une attestation pour cette ville. 

Dans le catalogue des objets d'art, laissés par Jan Maurits 
Quinchart, Amsterdam 15 Mars 1773, on trouve à la 
page 17, N°. 67, un tableau de Hendrik Hais , décrit dans 
les termes suivants: ,/Un tableau de famille, dont quelques 
u membres sont représentés assis devant une table, d'autres, 
„ debout, vêtus d'après l'ancienne mode; peint avec hardiesse; 
,/h. 23 p., 1. 32 p. sur panneau. u II fut acheté par J. Spaen 
pour fl. 10. 10. J'ignore de qui ce peintre fut le fils. 

Abraham Hais épousa, comme célibataire, le 4 Janvier 
1660 à Bloemendaal, Maria Dorrichs, jeune fille de Har- 
lem. Il demeurait rue dite Eidderstraat, elle, rue Zoete- 
straat. Il était fils de Jan. On l'a enterra le 14 Mai 1675 
au cimetière dit St. Anna. 



CORNELIS CLAESZ. HEDA 

était probablement frère de Willem Claesz. Heda. Il n'est 
mentionné nulle part. On savait seulement , qu'il était inscrit 
dans la Gilde en 1587. C'est alors que — par la bonté de 
M. P. A. Leupe, ancien Chef de Bataillon de l'infanterie 
de marine — j'appris les aventures de ce peintre de Harlem. 
Elles sont si curieuses que je les donnerai en entier, comme 
elles m'ont été communiquées par M. Leupe: 

Particularités historiques sur Cornelis Claesz. Heda de 
Harlem, peintre, troisième conseiller du roi de Yisiapoer 
Adil Sjah , au commencement du xvn e siècle. 

Parmi les Hollandais qui mirent leurs talents au service 
des princes indiens, dans le courant du xvn e siècle, soit 
comme médecins, peintres, architectes de fortifications, 
agents , connaisseurs et tailleurs de diamants , etc. , le pein- 
tre Cornelis Claesz. Heda de Harlem mérite d'être mentionné. 

La manière dont ces personnes arrivaient aux Indes était 



153 

parfois singulière et fort aventureuse: alors que l'un s'y 
dirigeait par terre, un autre entrait au service des Por- 
tugais afin de trouver F occasion d'atteindre Goa par iner et 
parcourant ensuite, après la fin de son engagement, l'Indou- 
stan dans toutes directions, s'arrêtait plus ou moins longtemps 
là où il pouvait utiliser ses talents. Notre peintre Heda 
parvint en Orient d'une manière très-aventureuse. Se trou- 
vant en 1605 à la cour de l'empereur de l'Allemagne, 
il fut engagé comme peintre au service du roi de Perse 
par son ambassadeur. Heda quitta la même année l'Alle- 
magne dans la suite de l'ambassadeur et arriva quelques 
années plus tard aux Indes. Dans la lettre que l'on trouve 
dans le supplément n°. B. et qu'il écrivit de Easpoer le 
16 Mai 1610 à un ami établi sur la Côte de Coromandel, 
on verra le chemin qu'il prit, ainsi que quelques particu- 
larités relatives à son voyage, dont il fait précéder sa 
demande. Le but de cette missive était de trouver l'occa- 
sion de faire parvenir une lettre et quelques petits cadeaux 
à sa mère, d'obtenir des nouvelles de Hollande, etc. Le 
négociant Jan van Wesich, directeur de la Compagnie des 
Indes orientales sur la Côte de Coromandel, reçut cette 
lettre et y répondit. Ceci donna lieu à de nouvelles corre- 
spondances, qui eurent pour résultat que, par l'entremise 
de Heda, le roi accorda aux Hollandais la permission d'un 
commerce libre dans son royaume et de fonder une Loge ou 
Pactorie dans la ville d'Araspoer, nouvellement bâtie. Cette 
Pirman ou autorisation fut donnée au nom „du Grand 
et Puissant Roi de Balingatt, Hàbrahim Alidelchall ! , 
munie de son sceau (geschiapt 2 ) et de sa paraphe. /; Dès 
ce moment , Heda fut en correspondance régulière avec nos 
directeurs à la Côte, il servait leurs intérêts commerciaux 
et les informait de l'état des affaires des Portugais à Goa 



1 Adel Sjah. 

2 Du mot Tjap qui signifie sceau en Malais 



154 

et dans les autres parties de l'Inde. Les directeurs de la Com- 
pagnie des Indes Orientales en Hollande lui en témoignèrent 
plus d'une fois leur reconnaissance dans leurs lettres, aux- 
quelles ils ajoutaient parfois des cadeaux. Ainsi, dans une 
lettre l que le directeur Samuel Kindt lui adresse le 23 
Septembre 1615, de la forteresse Geldria (à Paliacatte), 
on lit, après le récit des nouvelles apportées par les na- 
vires hollandais : ,/Messieurs les Directeurs vous envoient 
,, ci-joint une gratification qu'ils vous prient d'accepter, 
,/Sans mesurer leur affection à sa valeur. 2 Yotre digne 
,/inère et vos soeurs, habitant actuellement à d'Alckmaer, 
,/Vous adressent des missives avec les lettres de la Com- 
pagnie, par l'entremise du Sr. Wolff. Elles ont été lieu- 
creuses d'apprendre vos succès. Les susdits Directeurs ont 
„ prêté leur protection à votre mère et lui ont alloué un 
r/ large subside, comme vous pourrez le voir avec plus de 
„ détails dans leurs lettres/ 7 

Dans les résolutions de la Chambre d'Amsterdam du 13 
Avril 1616, on lit: „A la demande de Frederick de 
,/Houtinan 3 nous avons résolu qu'on prêtera à la mère de 
z/Cornelis Claesz. de Heda la somme de 100 il. courant, 
,/Sous obligation en due forme et sous condition qu'elle 
7/ en fasse part à son fils, laquelle somme lui est accordée 
^en récompense des services que Heda a rendus sur la 
,/Côte de Coromandel à la Compagnie. n 

L'année suivante, le 22 Mai 1617, on lit dans les 
résolutions, relativement à cette obligation: ;/ On ne pourra 
„ exiger cette dette ni d'elle ni de ses héritiers, si elle ne 



1 L'adresse était ainsi conçue: Aen Sr. Cornelio de Beda, derde Raed 
des Conincx Heidalchia te Visiapour. 

2 Dans une de ses lettres précédentes, Heda avait exprimé le désir qu'on 
lui envoyât un Herbarium Dodonei, le "Medicijnboeck" (le recueil de 
remèdes) de Caroli Batti } et les voyages de Jan Huygen van Linschoten. — 
Ces livres étaient arrivés à cette époque. 

3 Le célèbre Fr. de Houtman était déjà établi à Alkmaar à cette époque. 



155 

„ reçoit do l'argent de son fils susdit. /y En 1616 depuis 
longtemps les Directeurs n'avaient rien appris de Heda. 
Ils s'adressèrent donc, le 26 Novembre de cette même 
année, au Gouverneur-général et aux conseillers des Indes: 
,/Ne recevrant plus de nouvelle de Cornelis de Heda de 
,/Naserepoere (Naraspoer) ; nous ignorons s'il est encore en 
,/vie et si nos dernières lettres lui sont parvenues. Nous 
,, aimerions à continuer notre correspondance, pour autant que 
,/le service de la Compagnie peut lexiger. Le directeur de 
,/Hase vous en exprimera de même son désir à la pre- 
;/ mière occasion. ;/ 

Cependant en 1617 Heda était encore au service du 
prince Adil Sjah, car dans sa lettre du 23 Mai 1617 il 
témoigne sa reconnaissance des cadeaux qu'on lui a fait par- 
venir. En même temps il envoya de nouveau de la toile à 
sa mère, et quelques onces de bleu d'outre-mer (ultra- 
marijn) aux peintres Cornelis Cornelisz. et Erans Corn. 
Badens. On trouve une copie de cette lettre et un fac- 
similé de sa signature dans le supplément C. Ces cadeaux 
arrivèrent l'année suivante en Hollande, car on lit dans 
les résolutions de la Chambre d'Amsterdam du 21 Juin 1618 : 

,/Nous avons délivré à Maritgen Cornelis Heda, mère 
;/ de Cornelis Claes de Heda, en présence du digne Ere- 
7/ derick de Houtman, les boîtes contenant, d'après la lettre 
/7 du susdit Heda, vingt onces de bleu d'outre-mer et 
;/ trois pièces de tissus de coton, que le même Cornelis de 
,/Heda de Naserepour sur la Côte de Coromandel, envoie 
„à sa mère, par l'entremise de la Compagnie. " 

Après l'année 1618, je n'ai plus rien trouvé dans les 
papiers de la Compagnie des Indes Orientales, au sujet 
de Heda. Cependant j'ai négligé de dire que Jan van 
Wesick écrivit de Masulipatam, en Novembre 1610, à 
Jacques l'Hermite le jeune, Président du comptoir à Ban- 
tam , que Cornelis Claesz. Heda de Harlem lui avait compté 
200 livres, lui priant de payer cette somme à sa mère 



156 



par l'intermédiaire de la Compagnie ; et qu'à la demande du 
peintre, il lui avait remis une bible et autres choses , parce- 
que sa foi chrétienne était là en sûreté et qu'on ne le for- 
çait pas de se conformer à une autre religion. 

Le cachet de ses lettres est presque toujours cassé en par- 
tie ; cependant il me semble qu'on puisse le représenter ainsi : 







Sa fille aînée, Marye Cornelis , (qu'il gagna probablement 
auprès d'une femme indigène) était âgée de 3 ans et demi 
en 1617. Le maître-marchand de la Compagnie, Jacques 
Le Eebure ou le Eebvre , était son parrain. (Yoir une lettre 
qu'il adressa à ce dernier à Mazulipatam, le 28 Avril 1617). 



WILLEM KLAASZ. et GERBIT HEDA. 



Willem était commissaire de la Gilde de St. Luc en 
1651. Il présenta en Juillet 1642 trois disciples à la con- 
frérie: Hendrick Heerschop , bourgeois, Maerten Boelsema 
de Leeuwarden et son fils Gerrit Willemsz. Heda. 

Il présenta Arnoldus Berensteyn comme apprenti en No- 
vembre 1637. 

On rencontre souvent le nom de Heda dans l'histoire de 
Harlem. Yers 1620 Mr. Willem Heda y figure déjà comme 
jurisconsulte. 

L'épouse de M re Willem Claes Heda fut enterrée le 21 
Janvier 1668 en l'église de St. Bavon, dans le circuit du 
sud, au sépulcre n°. 37. Les frais montèrent à 21 florins. 






157 

Le 22 Janvier 1698 le même tombeau fut transcrit au 
nom des héritiers de Willem Claesz. Heda. Le 17 Octobre 
1718 il fut de nouveau cédé à Catharina de Ridder , veuve 
Buik, héritière de Anna Heda, qui était fille et héritière 
de Willem Heda. 

D'après Nagler, tome VI. p. 30, Heda avait déjà at- 
teint l'âge de 84 ans en 1678, lorsque J. de Bray peig- 
nit son portrait. H est donc très-admissible qu'il ait été 
jurisconsulte en 1620. 

Gerrit Heda figure aussi comme peintre sur la liste de 
V. L. v. d. Vinne. 



MARTEN JACOBSZ. VAN HEEMSKERCK. 

Dans les notes extraites des comptes des trésoriers de 
1544 et 1546 j'ai déjà dit un mot de ce peintre re- 
nommé. Je reviens maintenant sur sa vie pour en faire 
connnaître quelques faits importants. 

Le portrait de son père, dû à son pinceau et marqué 
au n°. 70 p. 10 du catalogue, se trouvait à la vente de 
tableaux et d'objets d'art de M. J. Enschedé à Harlem, 
en 1786. Il fut vendu à fi. 12. Les annontations de 
M. Enschedé m'ont appris que les vers suivants en formaient 
l'inscription : 

z/Mijn zoon heeft mij hier geconterfeyt 
„Doe ik geleefd had vijf en zeventig jaer soo men seyt. /; 
1532. 

(Mon fils a fait mon portrait lorsque j'étais âgé de soi- 

iit,p..nTiin7,p. fins\ 



xante-quinze ans) 



Quoique le contenu de ces vers soit entièrement con- 
idictoire avec l'épitaphe bien connue de Heemskerck , qui 
»us apprend qu'il décéda le 26 Septembre 1532 à l'âge 



158 



de 79 ans, j'ai cru ne pas pouvoir passer cette particularité 
sous silence. 

On sait que Marten a peint à l'extérieur et à Tinté- 
rieur le maître-autel, consacré à la S te Trinité, de l'église 
paroissiale de St. Laurent à Alkmaar. Il exécuta ce travail 
peu de temps après son retour de Rome, c'est-à-dire de 
1538 à 1541. Il reçut de ce chef la somme de 750 florins, 
ainsi qu'une rente viagère de 20 florins, ce qui était une 
somme importante quand on tient compte de la pénurie 
d'argent qui régnait à Alkmaar vers cette époque. Les trois 
contracts originaux, recettes, compte et quittance, sont 
encore aujourd'hui conservés par M. C. P. Bruinvis à Alck- 
maar, qui a eu la bienveillance de me permettre d'en 
prendre copie. Ces actes sont si importants que je crois 
devoir les reproduire ici en entier. 

,/De la manière ci-après déclarée et par l'entremise # de 
Maître Jheronimus Jansz. , prêtre , et Bertelmeus Thomasz , 
échevin de la ville d' Alcmaar , Maître Maerten Heemskerck , 
d'une part, Jordaen van Foreest, Yff Symonsz. , maître 
Ysbrant Pietersz. et Dierick van Teylingen, marguilïiers 
actuels de l'église paroissiale d' Alcmaer , d'autre part , sont 
convenus entre eux de ce qui suit. Le susdit Maître Maerten 
fera, à ses frais et à ses dépens, endéans un terme de 
deux années, à commencer du carême prochain inclusive- 
ment, en premier lieu: le grand panneau du milieu du 
susdit maître-autel et y représentera le Christ entre les 
deux larrons ainsi que d'autres personnages, et tous les 
détails convenables au sujet. Il peindra aussi le panneau 
inférieur où sont les piliers, dont il fera un panneau divisé 
en compartiments (parck?) si tel est le désir des mar- 
guilïiers; l'on peut y représenter Véronique aidant J. C. 
à porter sa croix et d'autres choses , selon ce que l'ouvrage 
exige. Il peindra aussi un prophète ou quelque autre figure 
convenable, dans chacun des médaillons supérieurs. Le 
susdit Maître Maerten recevra de ce chef, sous condi- 



159 

tion qu'il fournira, de bonnes couleurs, et achèvera con- 
sciencieusement le travail endéans la ville d'Alcrnaar , la 
somme de trois-cent vingt-cinq florins du Rhin , le florin 
à raison de vingt sous ; à savoir : lorsqu'il commencera 
l'ouvrage, c'est-à-dire au carême prochain, cent florins 
du Rhin; lorsque le grand panneau intérieur sera achevé 
encore cent florins; les cent cinquante florins du Rhin 
restants lui seront payés lorsque tout le travail susdit sera 
entièrement achevé. Et si le susdit maître Maerten se 
plaint que la dite somme ne suflira pas à faire convena- 
blement et à ses frais, endéans cette ville d'Alcmaer, 
le susdit travail , ce qui entraînerait pour lui de grandes dé- 
penses, et s'il déclare qu'il aurait dû exiger trois cent cin- 
quante florins du Rhin , les vingt-cinq florins du Rhin ainsi 
restants lui seront accordés après la décision de Jan Jansz, 
bailli du Nijenburch et de Maître Jheronimus Jansz. prêtre , 
qui auront égard à la valeur de l'ouvrage, ce qu'on payera 
ensuite au susdit Maître Marten. Le tout sera fait de bonne 
foi et sans fraude. Et si le dit Maître Marten vint à mourir 
avant d'avoir achevé le dit travail, on payerait d'après ce 
qui serait exécuté, entendu l'avis de maîtres compétents. 
Et de cet acte il est fait deux exemplaires de même teneur , 
signés tous deux par les marguilliers susdits , maître Marten 
et les arbitres, dont chacun des parties tiendra un exem- 
plaire. Fait endéans cette ville d'Alcmaer en la demeure de 
Maître Jheronimus Jansz. , le prêtre susdit , le xxv Sep- 
tembre xvc trente-huit. " 

Martynus Hemskerck. D. v. Teylingen. 

Ye. Symonsz. Hieronimus Jansz. prêtre. 

JoRD. VAN EoREEST. 
YSSBRANT PlETERSS. 



160 

Reçu à compte de Dyrich van Teylingen, après avoir 
satisfait aux susdites conditions, cent florins, le IX e jour 
du mois d'Août de Tannée xxxix. 

Martynus Heemskerck. 

Encore payé en à compte comme ci-dessus, à Harlem, 
la somme de cent florins du Rhin en espèces, à raison de 
xx sous le florin, d'après son compte en date du xxiit 
Mars xv c xl. 

Payé à compte par les deux parties, if oC, de x 1. de gr. 

Adjudication des volets intérieurs. 

De la manière indiquée ci-après, M re Maerten Heems- 
kerck s'est engagé et s'engage par le présent acte, fait 
entre lui et M re Jheronim. Jansz. prêtre , et Symon 
Auwelsz. , vitrier , de peindre comme il convient , les quatre 
volets intérieurs du maître-autel, situé dans le chœur de 
l'église paroissiale d'Alkmaar. Dans le grand volet intérieur 
du nord il représentera le Christ couronné d'épines, avec 
les accessoires ; il y peindra aussi l'évèque d'Utrecht , re- 
vêtu des habits et insignes épiscopaux, agenouillé devant 
le fils de Dieu sur qui il dirige son regard. Il en fera 
d'abord un modèle qu'il présentera à l'évèque d'Utrecht, 
qui y apportera les modifications qu'il désire. Dans le grand 
volet du sud M re Maerten peindra la résurrection du Christ 
avec ses accessoires ; il y représentera aussi Monsieur l'abbé 
et prélat d'Egmont, en habit religieux, à moins qd.e ce 
dernier ne désirât s'y trouver d'une autre manière; et s'il 
ne voulait pas y figurer, M re Maerten sera tenu d'y 
peindre une autre personne, par exemple Piet Claesz, Palinck 
ou quelqu'un qui voulût s'y prêter. Dans chacun des deux 
petits volets intérieurs il exécutera une scène de la passion 
de Jésus-Christ avec les accessoires : dans l'un il peindra 
M rc Jheronim. Jansz. , prêtre , et dans l'autre Dierick van 



161 

Teylingen, receveur. Lorsque le tout sera achevé, le sus- 
dit M r e Maerteu recevra la somme de quatre cents florins 
Carolus , le florin à raison de vingt sous ; à savoir : en 
commençant le travail, cent florins Carolus; encore cent 
florins Carolus lorsqu'il aura exécuté et livré l'un des côtés 
intérieurs des volets; et le reste des deux cents florins 
Carolus alors que le travail sera entièrement achevé et livré. 
Tous les volets seront transportés chez lui, à Harlem, et 
renvoyés à Alcmaer, lorsqu'ils seront achevés, le tout sans 
frais de sa part. Et si le dit M> Maerten avait reçu 
quelque argent en commençant l'ouvrage et que la morl 
l'enlevât, de façon que le travail restât inachevé, on 
payera ce qu'il aura achevé, entendu l'avis de maîtres 
compétents; et si la somme reçue fût supérieure à ce 
qu'il avait mérité, ses héritiers seront tenus de restituer 
l'excédant, Dans trois ans le travail devra être entièrement 
achevé et livré. Ainsi fait et signé par le susdit M re Maer- 
ten et les arbitres, le xvm e jour de Novembre de l'année 
xvc- trente-neuf. 



Mautynus Heemskerck. 
Symon Auwelsz. 
Hieronim. Jansz. , prêtre. 

A cet effet le prélat d'Utrecht s'est engagé à payer, 
l'an xl et l'an xli , chaque fois cent florins .... ne & . 
M re Jheronim. , mon oncle, s'est engagé le même jour 
et en présence du susdit M re Maerten et Symon Auwelsz. , 
à payer à l'église cent livres ; à savoir : cinquante livres , 
l'an xlii , et en xliii les cinquante autres livres. . . . c o£. 

Je soussigné, M re Maerten Heemskerck reconnais avoir 
reçu, en commençant l'intérieur des volets auxquels je tra- 
vaille, de Dierick van Teylingen, receveur de l'église 
d' Alcmaer, la somme de cent florins Carolus, le florin à 

il 



162 

raison de xx sous. Eait et signé ce xni e - jour de Mars, 
Tan xc c et quarante, style commun. 

Mautynus Heemskerck. 

Adjudication des volets extérieurs et des panneaux laté- 
raux du maître-autel. 

Aujourd'hui, le xn Mars xc c quarante et un, style 
commun, se sont réunis en la demeure de Dierick van 
Teylingen, receveur, les marguilliers de l'église paroissi- 
ale d'Alcmaer, d'une part, et M re Maerten Heemskerck t 
peintre à Harlem , d'autre part : ils sont convenus entre 
eux, après avoir entendu l'avis des arbitres, M re Jeron. 
Jansz., prêtre, et M re Cornelis Buys, peintre, des clau- 
ses suivantes du présent contrat d'adjudication pour la 
peinture du côté extérieur des quatre volets du maître- 
autel dans l'église d'Alcmaer. En premier lieu, le susdit 
M re Maerten sera tenu de peindre les quatre faces extérieures 
des grands et des petits volets du maître-autel d'Alcmaer, 
avec de bonnes couleurs et comme il convient, sans 
chercher son avantage, et aussi bien que doit être fait le 
travail intérieur. Sur l'un des grands volets extérieurs il 
représentera St. Laurent, notre patron, distribuant ses ri- 
chesses aux pauvres; sur l'autre, son martyre. Il y pein- 
dra aussi chaque fois les accessoires, comme le sujet l'exige. 
Sur l'un des volets inférieurs il représentera la cène et sur 
l'autre le jardin des olives. Et quand le tout sera achevé 
et livré en due forme , les marguilliers susdits seront tenus 
de lui payer la somme de deux cents florins Carolus, 
le florin à raison de xx sous; ou s'il leur serait impossible 
de fournir cette somme, les susdits marguilliers ou leurs 
descendants assureront au même M r e Maerten , par contrats 
en due forme et sur les biens de la même église, pour 
toute garantie, une rente viagère et annuelle de vingt- 
quatre florins Carolus , le florin compté à vingt sous. Le 



168 

susdit M re Maerten en recevra le premier terme lorsqu'il 
mira peint les grands volets dos deux côtes de l'autel; et 
s'il employait pi as d'une année pour exécuter les deux 
petits volets , il ne lui sera pas accordé de rente avant qu'il 
ne les ait achevés. Et Ton continuera ainsi à lui payer , 
d'année en année, sa vie durant, sans excéder ce terme, 
la rente qui lui est due, ou bien, les marguilliers susdits 
ou leurs descendants pourront lui fournir les deux cents 
florins Carolus, comme ils le décideront. Et pour que le 
tout se fasse sans mauvaise foi ni fraude, il est fait de 
cet acte deux copies, de même teneur, et signées par les 
marguilliers susdits, M re Maerten et les arbitres, et dont 
chacune des parties a pris un exemplaire. Fait, le jour et 
l'an comme ci-dessus. 

Hieronim. Jansz., prêtre. 

J. VAN EoREEST. 

D. v. Teylingen. 
Bertolmees Thomasz. 

CoRNELYS BUYS. 

Symon Jansz. 

Compte particulier entre les Marguilliers d'Alcmaer d'une 
part et Dierick van Teylingen , receveur , d'autre part , 
concernant la peinture du maître-autel. 

Première Recette. 

Le susdit Dierick van Teylingen a reçu, pour aider à 
couvrir les dépenses résultant de la peinture du maître- 
autel de S. E. l'évêque d'Utrecht, en réponse à la requête 
adressée à Son Eminence , la somme de cent livres , à payer 
pendant deux ans, en xxxix et en xl; ensemble 11 e oC. 

Eeçu encore de M re Jheronim. Jansz, prêtre, la somme 
de c o£. 

Reçu encore d'une personne qui désire conserver l'ano- 
nyme , par charité et pour le même ouvrage n c oC. 

il* 



164 

Reçu encore par le même Dierick van Teylingen le 
capital de xx florins de rente annuelle , dont l'église payera 
les intérêts an denier vi à Pieter Bruyn, sa vie durant, 
lequel capital sera employé pour étoffer le dit maître-autel 
cxxx oC. 

Reçu encore par le même le capital de v florins de rente 
annuelle dont l'église payera les intérêts au denier vu, à 
Styntgen , la jeune épouse de Ghuyerte Bartelmeusz xxxv. oC. 

Reçu en tout par le susdit Diericx van Teylingen vi c 
lxv oC de xl gros. 

Emploi des recettes précédentes. Donné, le v du mois 
d'août cle Tan xxxvm , au serviteur de ]M> Maerten , 
peintre à Harlem , pour ses frais de déplacement et de trans- 
port , lorsqu'il vint prendre mesure du maître-autel , vin sous. 

Donné à M re Maerten , le xxv Septembre xxxvm , pour 
s'être rendu ici et avoir accepté l'ouvrage, pour frais de 
voyage aller et retour et pour sa peine , un florin impérial , 
soit xxi sous. 

Payé le même jour les v cruches de vin et la bière 
qu'on a bu chez M re Ooms, lors de l'adjudication de l'ou- 
vrage, xiiii s. i den. 

Payé le jour de St. Pontianus de l'année xxxix , stilo co. 
à Yff Sijmonss, marguillier, le reliquat de deux quittan- 
ces qu'il a donné à certaines personnes de Harlem, en pré- 
sence de M re Ysbrant Pieterss. , xiii oC x s. 

Donné en à compte à M r e Maerten , le ix Août xxxix , 
d'après les conditions convenues c oC. 

Payé le xxi Septembre xxxix à Bertelm s . charpentier, 
pour construire l'échafaudage devant le maître-autel , . le 
tabernacle et le crucifix à ..... (?) comme il fut convenu 
entre lui , Albert Albertss. et Pieter Bertelms. , nu &£ x sous. 

Payé encore en à compte à M re Maerten , comme il appert, 
de sa quittance en date du xxin Mai de l'an xl , stilo co. c oC. 

Payé à Bruxelles pour faire copier un modèle d'un vitrail, 



165 

afin que Mre Maerten puisse s'en servir comme modèle, 
x sous. 

Payé encore en à compte à M rc Maerten, le xiii Mai 
xv c xli , pour peindre les volets , conformément aux clau- 
ses du contrat d'adjudication, d'après sa quittance, c o£. 

Payé encore à M re Maerten, peintre, la veille de la 
Eête-Dieu , en à compte de tout ce qui lui est dû , d'après 
sa cédule, c oC. 

Payé encore à M le Maerten les dépenses qu'il a faites pour 
transporter les grands volets de Harlem à Alckmaer, les 
frais de placement et autres , d'après la cédule , v o£ ix s. 

Payé encore a a premier Juillet xv c xlii, la première 
année de rente , pour avoir livré les grands volets des deux 
côtés , d'après le contrat existant et sa quittance , xxiiii o£. 

Envoyé encore le vu Avril xv c xliii à M ie Maerten, 
en à compte de ce qui lui revient, c oC. 

Payé encore en à compte comme ci-dessus , à M re Maerten , 
la veille de l'Ascension l'an xliii , d'après sa quittance , c o£. 

Total des dépenses vi c xn s. i. d. Le susdit Dierick 

van Teylingen reste donc débiteur de xiiii oC xvn s. i d. 

Laquelle somme le susdit Dierick van Teylingen a payée 
en deniers comptants aux susdits marguilliers : il ne leur 
reste donc rien dû. 

Ainsi arrêté et clôturé, le jour de l'Ascension xv c qua- 
rante-trois, par nous, 

A.NDRIES PlETERSZ. 
J0H s . tvAMP. 

D. v. Teylingen. 

Compte entre les Marguilliers d'Alcmaer d'une part, et 
Mre MAERTEN HEEMSKERCK, peintre, d'autre part. 

En premier lieu, il revient à M ei " Maerten pour peindre 
le grand panneau intérieur du milieu, pour le pied de 
l'autel où se trouve la passion du Christ, ainsi que pour 



166 

les deux tableaux ronds représentant les prophètes et les 
sibylles , d'après le contrat fait entre nous , iii c xxv o£. 

Il lui est dû encore pour peindre le côté intérieur des quatre 
volets , grands et petits , et y représenter , d'après le contrat 
qui en a été fait, notre seigneur l'évêque d'Utrecht, un 
abbé ainsi que des ornements .... iiii c o£. 

Par rapport au côté extérieur des quatre mêmes volets, 
les marguilliers ont eu le choix de lui payer n c florins ou 
de lui assurer sur les biens de l'église une rente viagère 
de xxiiii florins par an, d'après le contrat qui en a été 
passé; et comme les dits marguilliers n'ont pu lui fournir 
les susdits n c florins, ils lui ont délivré une obligation 
sur l'église, montant à xxiiii il. par an, dont le premier 
terme échoit en Mai xliiii; de ce chef ici Néant. 

Cette obligation lui fut remise le ni Mai xv c cxliii. 

Total vn c xxv o£. 

Reçu par M re Maerten en six termes différents , d'après le 
compte particulier de Dierick van Teylingen et ses quit- 
tances délivrées, la somme de vi c o£. 

Il reste donc dû au dit M re Maerten par les marguil- 
liers, la somme de cxxv ot de xl gros. 

Lesquels cent-vingt-cinq florins Carolus, le florin compté 
à xx sous, moi, M rc Maerten Heemskerck, reconnais 
avoir reçu des marguilliers de l'église paroissiale d'Àlcmaer, 
en payement de toutes les peintures , tant intérieures qu'ex- 
térieures que j'ai faites et livrées pour le maître-autel de 
l'église paroissiale d'Alcmaer, d'après le contrat qui en a 
été passé entre nous; de telle sorte que je promets de ne 
plus rien prétendre ni pour moi ni pour mes héritiers, 
excepté la rente viagère de xxiiii florins par an que les 
marguilliers susdits m'ont accordée pour deux tableaux 
dans la même église et dont ils m'ont garanti le payement 
par des actes en due forme. En foi de quoi j'ai signé la 
présente quittance , le trois Mai xv c quarante-trois. 

Mautinus Heemskerck. 



167 

Aujourd'hui , le xxx Juin do l'année xv c quarante- 
deux , il est convenu de nouveau entre les marguilliers sous- 
signés de l'église paroissiale d'Alcmaer, sur l'avis d'Andries 
Pietersz. Zel, Symon Janss. , brasseur etM re YsbrandPietersz, 
bourgmestres de cette ville, d'une part, et M re Maerten, 
peintre, de Harlem, d'autre part, de ce qui suit : Les susdits 
marguilliers , au lieu de payer au même Maerten , peintre , la 
somme de deux cents florins Carolus qui lui sera due d'après 
le contrat fait entre eux , lorsqu'il aura achevé et livre les 
quatre panneaux extérieurs du maître-autel, lui donneront 
au comptant, après livraison des grands volets des deux 
côtés, une rente viagère de vingt florins Carolus, par an, 
le florin à raison de xx sous, qu'ils lui payeront aussi 
l'année qui suivra la livraison des deux volets inférieurs 
du même autel, peints des deux côtés. Et ainsi de suite, 
d'année en année, sa vie durant, mais pas pour un terme 
plus long. Et lors de la livraison des mêmes volets on sera 
tenu de lui fournir pour sa sûreté des obligations de rente 
solides , qui satisferont à la fois les deux parties. En foi de 
quoi les susdits marguilliers et le dit M re Maerten ont signé 
cet acte, le jour et l'an ci-dessus mentionnés. Ainsi signé. 

Phia Hamp. 
Jan Janss. Buys. 
Bautelmeus Thomass. 
D. v. Teylingen. 

Payé à compte en deniers comptants vingt- quatre florins 
du Rhin . lors de la livraison des grands volets mentionnés 
dans cet acte. Fait ce premier Juillef xv c quarante-deux. 

Martin us Heemskerck. 



• Le tableau qu'il fit pour la gilde des drapiers, date de 
1546. Le contrat fait à cette occasion entre Marten et les 
Doyen et commissaires de cette confrérie, est conçu dans 



168 

les termes suivants: Le lundi, quatre Janvier de l'an du 
Seigneur seize cent quarante-six, Cornelis Claess Ban, 
doyen, Dirick Claess Wij, Jan Pieterss Verwer, Willem 
Cornelis Gael et Albrecht Claess Ban, commissaires et ré- 
gents de la gilde des drapiers, endéans cette ville de 
Harlem, se sont entendus avec M re Maerten van Heems- 
kerck, peintre, fils de Jacob, pour la peinture des deux 
volets intérieurs de l'autel des drapiers se trouvant dans le 
transept du nord de l'église paroissiale de la susdite ville, 
d'une manière conforme à son talent et ses connaissances, 
Il représentera l'Annonciation sur le côté extérieur des 
deux susdits volets et à l'intérieur des mêmes volets il 
peindra, du côté du nord, la Naissance de .T. C. et de 
l'autre côté, l'adoration des Rois Mages. Il fera aussi à ses 
frais ou commandera et livrera des cadres dorés et peints pour 
les susdits volets. Et les commissaires et régents susnommés 
payeront au dit M re Maerten la somme de cinquante florins 
Carolus, sur le présent contrat. Item cinquante fl. c. lors 
de la livraison du dit ouvrage t et encore cinquante fl. c. 
quatre mois plus tard. Le tout en bons deniers et sans 
frais ultérieurs, le dit flor. car. compté à quarante gros 
des Flandres ou une valeur égale. Fait en la demeure 
d' Albrecht Claess, où M re Maerten avait son domicile, qui 
ayant été requis avec les susdits doyen, commissaires et 
M re Maerten, ont signé cet acte le jour et l'an comme 
ci -dessus. 

(Signé) Cornelys Ban, Martynus Heemskerck, 

„ Dirck Claes Wy, Aelbert Claess. Ban, 
„ Jan Janss. Verwer, A. Eaet. 
„ Willem Gael , Corn, nlii , 

Les notules du mois d'Octobre 1640 de la Gilde de 
St. Luc nous apprennent que Maerten a été doyen de cette 
confrérie. Il était bourgeois de Harlem et avait des relations 



169 

intimes avec les personnes les pins notables de la ville. 
Il demeura rne dite Lange begijnenstraat où se trouve 
aujourd'hui l'entrée de l'école communale, probablement 
jusqu'en Mai 1555 , car il vendit à cette époque une mai- 
son avec terrains à bâtir et une nouvelle grange , sise Lange 
begijnenstraat, à Volckert Zegerss. Voir mes notes extraites 
des registres de transports, etc. année 1555. D'après le 
cahier La. G. de la dîme, il habitait en 1562 la huitième 
maison du quai dit Donkere Sparen. 

M re Maerten s'est également occupé de la peinture sur 
verre. J'ai vu deux vitraux peints en grisaille, représen- 
tant des scènes bibliques, et portant son monogramme. 

À la fin d'Octobre 1864, je fis l'acquisition, à la vente 
de M. Schinkel à La Haye, d'un registre de peintres, 
manuscrit du milieu du xvn e siècle de la main de Jan 
Sysmus , médecin à À. ? Ce livre contient des indications 
très-courtes, mais révèle parfois des faits entièrement inconnus. 
Ainsi il rapporte de Maerten , qu'il était le maître de Cornelis 
van der Goîcw et excellait d'abord comme peintre d'histoire , a 
la manière de Jan Schoreels ; mais il perdit tout son talent 
en s' adonnant a l'ivrognerie. Toutefois, je laisse l'auteur 
responsable de cette assertion. 

Vers la fin du siècle dernier, l'ancien tombeau de 
Marten devint , par suite de donation , la propriété de M. D. 
Veegens , ministre de l'église réformée à Harlem. Parmi les 
preuves constatant la propriété , se trouvait aussi le testament 
autographe du peintre , que le petit-fils du précédent , M. D. 
Veegens à La Haye , a bien voulu mettre à ma disposition 
pour en prendre des extraits. Le testament fut signé le 31 Mai 
1575 et authentisé le 18 Octobre suivant par le notaire 
Jan Eaedt Albrechtsz. ; ainsi qu'un codicille passé par 
devant le notaire Lambertus Ploots, le 8 Mai à Amster- 
dam, où notre peintre résida pendant le siège de Harlem. 
Ces documents nous fournissent des renseignements sur son 
caractère et sur sa vie, qu'on chercherait en vain ail- 



170 

leurs. Il appert de cette pièce que Heemskerck avait 
encore un frère, nommé Willem, et deux sœurs, Neeltje 
et Gerritje (voir sa généalogie) ; que sa seconde épouse 
portait le nom de Maritgen, fille de Gerrit, et qu'il 
l'aimait malgré ses grands défauts. En effet il stipula, 
que, si elle lui survivait, ses héritiers lui payeraient une 
rente annuelle de 150 florins Carolus. On sait également 
qu'il avait des relations intimes avec M re Symon Alewyns , 
curé de l'ancienne église d'Amsterdam, qui l'assista pen- 
dant sa maladie en 1573 et fut témoin lorsqu'il fit son 
testament; il demeurait alors chez son ex-disciple, Jacob 
Raeuwerdt dans la Warmoesstraat, 'dans la maison portant 
l'enblême Les pléiades. C'était un homme riche, possédant 
beaucoup de terres et de biens immeubles. Ses donations mon- 
tèrent, outre ce qu'il avait déjà légué antérieurement avec 
son épouse, à 440 fl. 10 s. de rentes sur immeubles et autres. 
Il laissa aussi aux bourgmestres Jan van Zuren et Hendrick 
van Wamelen, ses exécuteurs testamentaires, deux tableaux 
, ; comme une marque de sa reconnaissance" , représentant l'un , 
la mise en croix de Jésus, l'autre, le jugement dernier; ou 
d'après leur choix, dix daalders de Bourgogne. Il légua aussi 
au secrétaire de la ville , Jan Eaet Aelbertsz. , à qui il confia 
sa dernière volonté, une rente de six florins ainsi qu'une 
somme qu'il avait prêtée à son père sur hypothèque d'une 
maison appartenant à ce dernier. Il fut toujours fidèle à 
l'ancienne religion et d'après le témoignage du curé de la 
vieille église ,/Uii bon croyant." Cependant il était très- 
tolérant; son amitié avec Coornhert et les dons qui furent 
faits par son ordre, après sa mort, à plusieurs personnes, 
sans distinction de secte, le prouvent suffisamment. Il est 
d'autant plus difficile de découvrir les motifs qui le déter- 
minèrent à exclure de son testament le fils de son frère, 
Jacob Willemsz. , et Grietje Dirksdr. , la fille de sa sœur, 
qu'il avait d'abord désignés comme ses héritiers. Il dit en effet : 
,/pour certaines considérations et bonnes raisons , qui me font 



171 

&gir ainsi, ils ne jouiront pas d'un denier. /; Sa succession 
passa donc pour la plus grande partie, soit pour les 5/9, 
au fils de sa sœur , Jacob Dirckz van der Heck , qui l'avait 
fidèlement soigné pendant sa maladie. Les motifs devaient 
être sérieux, car il était très-attaché à sa famille: il déclara 
que lf c'était sa dernière volonté que ses biens restassent 
toujours à ses plus proches parents. /; 

Heemskerck avait déterminé dans son testament la manière 
dont il voulait qu'on l'enterrât ; il avait demandé à ses exécuteurs 
testamentaires qu'on plaçât une belle épitaphe sur le mur de 
la chapelle du choeur, dans laquelle se trouvait son tombeau. 
Cette épitaphe n'existe pas cependant, soit que le vœu du 
testateur ne fut point rempli , soit qu'elle fut ôtée lorsque la 
sépulture fut vendue en 1662 par le petit-fils de son héritier — 
non sans opposition et procès de son frère , — au bourgmestre 
Mattheus Steyn , et lorsque le tombeau contigu fut changé en 
caveau. Mais le peintre lui-même avait pris des mesures pour 
que son tombeau, au lieu d'être oublié, acquît une renommée 
particulière. Dans un testament antérieur, passé devant le 
notaire Thomas Laurens Prins, le 16 Avril 1558, lui et son 
épouse avaient déjà légué quelques terres, situées à Heems- 
kerk, à l'orphelinat de Harlem, dit ^Heilige geest- of burger 
weeshuis 7 ', immeubles auxquels il avait ajouté un capital 
dont les rentes serviraient à doter chaque année deux jeunes 
filles pauvres ; à condition que l'une d'elles fut née à Harlem 
et que toutes deux se mariassent sur sa tombe. 

J'ai vu la copie exacte de l'acte de donation de M re M. 
van Heemskerck et de son épouse Marytje Gerritsdochter 
par lequel ils dotaient des jeunes filles qui recevraient la 
bénédiction nuptiale sur son tombeau. Je ne reproduirai pas 
ici cette pièce fort longue. Je ferai seulement observer qu'elle 
confirme entièrement ce que C. de Koning nous apprend dans 
sa description de Harlem, p. 138 et 139, IV« vol.; que sa 
seconde épouse lui survécut , et que la dernière union an- 
nuelle fut bénie sur son tombeau le 19 Novembre 1787. 



172 

Marten est mentionné parmi les notables de Harlem qui 
donnèrent le 28 Août 1573, pleins pouvoirs à deux per- 
sonnes de. contracter un emprunt de 150.000 florins, pour 
payer le restant de la somme destinée au rachat du pillage 
après le siège de 1572. 

Le musSe de Harlem possède actuellement cinq tableaux 
de sa main, catalogués sous les N os - 55 à 59. Le N°. 57 
provient des biens de la commanderie de St. Jean, après 
le pillage de 1572. 






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174 



JOHANNES et DAVID HEEMSKERK. 

Né à Harlem en 1687, Johannes y mourut subitement 
par suite d'une chute, le 14 Juin 1740. Il était peintre 
et décorateur , ainsi que son fils David , qui s'est en outre 
acquis une certaine réputation comme amateur et comme 
peintre. Je possède le portrait dessiné de Johannes, très- 
habilement exécuté. David fut inscrit en 1748 comme 
membre de la Gilde. On le trouve mentionné en qualité 
de peintre faisant partie de la confrérie de St. Luc, le 1 
Mai 1720. 



JAN VAN HEEMST. 

Il naquit à Rotterdam le 2 Janvier 1696 et décéda le 
31 Mai 1737 à Harlem. Il entra dans la carrière des arts 
1? 1 Mai 1714 et fut inscrit le 21 Juin 1725 comme 
membre de la confrérie. 

Son portrait dessiné fait partie de ma collection. 

HENDRIK HEERSCHOP. 

J'ai déjà dit à l'article Willem Klaasz. Heda que Hen- 
drik Heerschop était son disciple en 1642. Je puis y 
ajouter qu'il fut inscrit comme peintre dans la Gilde de 
St. Luc à Harlem, en 1648. Il est mentionné en 1661 
sur la liste des peintres qui payèrent à cette époque 
leur rétribution annuelle de six sous à la Gilde. (Voir 
aussi sur ce peintre le l r vol. de v. Eynden et v. d. 
Willigen, p. 65). 



175 



THOMAS HEEREMANS. 

V. L. v. d. Vinnc le mentionne comme étant inscrit 
dans la Gilde de St. Luc à Harlem, en 1664. Kramm 
nous parle de Erans et de J. Heeremans. Ils appartien- 
nent probablement à la même génération et ont vu le jour 
à Harlem, ainsi que Claes Heerman, fils, qui était disciple 
de Pieter Jansz. Saenredam en 1652. G. Hoet indique 
dans son premier volume quatre tableaux portant le nom 
de Heermansz, sans prénom. — Sont-ils dus au pinceau 
de Thomas? 

HERMAN HENGSTENBURG. 

Il paraît que ce peintre a résidé à Harlem; peut-être 
s'est-il marié en cette ville , car dans le registre des mem- 
bres de l'Eglise réformée du 20 Mars 1693 , on trouve 
annotés Harmanus Hengsterburgh et Meyntje de Kneu, 
avec une attestation de Hoorn. (Yoir sur ce peintre, Van 
Gool lr v.). 

CLAES VAN HEUSSEN. 

Kramm le nomme dans son appendice, sans indiquer 
le lieu de sa naissance. S. Ampzing le cite parmi les 
peintres de Harlem dans sa description de- cette ville, où 
il dit: 

/; Van Heussen , venez , q'on admire aussi vos fruits. " 

H. K. VAN HILTEN. 

Kramm le nomme H. K. van Hilten à l'article H. Bus- 
serus et dans sa biographie, H. v. Hilten. Cet artiste 
grava le portrait de H. Busserus, pris du côté gauche, 



176 



au-dessous duquel on lit: Hendrik Busserus, amateur 
d'arts, né le 22 Janvier 1701. Il ne porte pas le nom du 
graveur et fut édité en format petit in- 8°. Si H. K. et 
H. v. Hilten ne sont qu'une même personne, ce qui est 
plus que probable, il aura aussi habité Harlem, car je vis 
sur un de ces dessins qu'on nomme trompe-V oeil (schijnbe- 
driegers) du à sa main , sa carte conçue en ces termes : 

,/Hendrick van Hilten offre ses services à Messieurs [les 
„ bibliophiles pour orner le dos ou la couverture des livres 
„de toutes sortes de caractères, Il demeure au lieu dit 
„Kruisweg, la seconde maison de la rue Korte Heerenstraat , 
„à Harlem. " 



PIETER (père et fils) et CORNELIS HOLSTEYN. 

Le père signait toujours Holsteyn et non Holtstein. Il 
a toujours résidé à Harlem quoiqu'il fût originaire de 
Sleeswijk , car on lit dans le registre de mariage que Pieter 
Holsteyn, veuf de Sleeswijk, épousa le 17 Novembre 1647, 
Jacobgen Symons, jeune fille deRuundert, demeurant tous 
deux à Harlem. On ignore la date de sa naissance, mais 
on peut la fixer avec quelque raison, vers 1580 à 90. 

En 1640 et 42 il était commissaire de la Gilde de 
St. Luc. Sa première épouse décéda en 1646 et fut enterrée 
en l'église dite Bakenesser kerk. Il mourut en Juillet 
1662 à Harlem, comme il appert du contenu du billet 
d'enterrement, en ma possession. 

,/Yous êtes prié d'assister dimanche, 23 Juillet 1662, 
à trois heures précises de l'après-midi, à l'enterrement de 
M re Pieter Holsteyn, peintre sur verre, père de Pieter 
Holsteyn fils^ au Crayenhorstergracht ; entrer comme ami 
dans la Mortuaire, vêtu du grand manteau/' 

Eglise dite St. Janskerk. 



177 

Les frais montèrent à 20 florins. 

Pieter Holsteyn, le père, était un habile peintre sur 
verre, et en même temps bon graveur et dessinateur. 

Dans les comptes des trésoriers il est mentionné plu- 
sieurs fois en cette qualité. Dans le journal de l'hospice des 
vieillards, on trouve à la date du 18 Septembre 1638: 
Holsteyn, peintre sur verre, pour cinq carreaux, 2 fl. 10. 

En 1643 , il déclara Balck Erederix van Steenwijck comme 
apprenti peintre sur verre. 

En Octobre 1637, il accepta comme élèves Balten Joppen 
et Erasmus Gerritsz den Otter , tous deux natifs de Harlem. 

En 1639, on paya à Pieter Holsteyn , peintre sur verre , 
et à Boudewijn Eransen, vitrier, tant pour réparation aux 
vitraux de l'église Bakenesser JcerJc , que pour y peindre 
les armoiries de la ville de Harlem, u c x oC. 

Idem, l'an 1639, payé pour construire et peindre un 
vitrail, offert par la ville à la nouvelle église de Maas- 
sluis, III e lxxxiiii o£. v sous. 

Idem, l'an 1639, pour un vitrail offert par la ville à 
l'église de Wormerveer, xcix oC. n sous. 

Le 31 Janvier 1640, on lui commanda un vitrail pour 
l'église de Etersheim, près d'Oosthuyzen. 

En 1642. Un vitrail à l'église de Purmerend, 50 fl. 

Il appert du livre de caisse de la Cour militaire, qu'on 
lui paya le 6 Mai 1651, pour dessiner et cuire les vi- 
traux destinés à être placées dans la maison formant le 
coin de la rue dite Nieuwe kerckstraet, et dans lesquels 
étaient représentées les armes des Membres de la Cour 
militaire; pour chaque vitrail, 4 florins, ensemble 64 fl. 

En 1655, on lui commanda un vitrail pour la nouvelle 
église de Leidschendam, à 50 fl. 

Idem la même année pour l'église au Ptijp. 

Idem en 1657 pour l'église d'Ilpendam, à 36 florins. 

Tous ces cadeaux furent offerts par la commune ,/pour 
qu'on consommât plus de bière de Harlem et afin de don- 

12 



178 

„ner un plus grand développement à Findustrie des bras- 
seurs de cette ville. " 

Les vitraux dans l'église de Bloemendaal, qui furent 
ôtés en 1867 comme étant trop endommagés, étaient de 
sa main. 

Il est fort connu et très-estimé comme fidèle et habile 
dessinateur de toutes sortes d'oiseaux. Je connais beaucoup 
de ces dessins portant les millésimes 1621 à 1656. 

Ils se valaient tous pour la beauté. Je possède de lui un 
dessin en couleurs, représentant l'oiseau si rare appelé 
Dodaers ou Dodo, dont la race est éteinte. Il le dessina 
sans doute d'après nature, car on sait que cet oiseau fut 
apporté vivant pour la première fois à Amsterdam, en 
1626. 

Pieter Holsteyn était aussi graveur. Il fit le portrait de 
Job. Saenredam. Le millésime 1602 montre suffisamment 
que son fils ne peut l'avoir gravé. Le portrait de Claes 
Heyndericks Gietermaker, qui se trouve à la première 
page de V Arithmetica de cet auteur (Amst. ]622, in 8°.) 
est encore dû à son burin. Il est certain qu'il a gravé 
beaucoup plus, mais son travail n'est pas encore assez 
connu et est confondu avec celui de son fils. Une de ses 
gravures, portant l'inscription Chantas, P. Holsteyn inv. 
et sculpt. avec l'adresse de Clemendt de Jonge, est décrit. 
Parmi les portraits des plénipotentiaires du Congrès à 
Munster, il y en a quatre de P. Holsteyn, trois de P. P. Hol- 
steyn, c'est-à-dire de Pieter Pietersz. Holsteyn. Yoilà donc 
une nouvelle preuve que le père s'occupa aussi de gravure. 
On voit par le billet d'enterrement du père qu'il a existé 
un Pieter Holsteyn, fils. Il paraît avoir demeuré pendant 
quelque temps à Zwolle, comme célibataire, car on lit dans 
le registre de mariages que Pieter Holsteyn, jeune homme 
de Harlem et résidant à Zwol, épouse le 29 Mars 1654 à 
Harlem, Urseltje Hendrixks, jeune fille, demeurant à Zwol. 
Le registre de baptêmes de v. d. Wiele, prêtre catholique 



179 

de la paroisse St. Anna, nous apprend que le 6 Février 
1663 fut baptisée Maria, et le 25 Novembre 1664, Nicasia 
Pietersse Holsteyn; Pieter Holsteyn et Annetje Cornelis 
étaient leurs parents; Francyntje Eranssen fut maraine. Le 
peintre s'est- il donc marié en secondes noces avec Annetje 
Cornelis? Il est probable qu'il resta encore quelque temps 
à Zwolle, car il n'entra dans la Gilde de Harlem, que le 6 
Mars 1662. On trouve à cette date dans le compte de recettes 
et de dépenses de la Gilde de St. Luc : Reçu de Pieter 
Holsteyn, maître- peintre sur verre, fils de maître fl. 1.10. 

D'après le registre des impôts il demeurait en 1670 
dans la rue dite Nieuwe kruisstraat et payait 5 fl. en 
contributions personnelles. 

Il est certain qu'il fut un bon graveur, comme nous le 
prouve le beau portrait de J. de la Chambre qu'il fit en 
1666, quatre ans après la mort de son père. 

Pieter Holsteyn, le fils, est probablement décédé en 
1687 à l'hôpital, car j'ai trouvé qu'il fut enterré le 2 
Mars au cimetière de l'hospice. Son épouse était déjà en- 
terrée le 8 Janvier 1680 au cimetière S*e. Anne. 

Je n'ai rien pu découvrir au sujet de Cornelis Holsteyn. Je 
puis cependant assurer que les registres de baptêmes et de 
mariages de Harlem , ne confirment pas la date de sa nais- 
sance et celle de sa mort , mentionnées par quelques auteurs. 
Le musée de Harlem possède deux de ses tableaux, cata- 
logués sous les nos. (3.3 e t 64. Ils représentent, l'un, la 
parabole du maître de la vigne , l'autre , Pyrame et Thisbé. 
Immerzeel croit devoir fixer la date de naissance de C. Hol- 
steyn, à l'année 1620; Kramm est de l'avis de Houbraken , 
qui la fixe à 1653. Le tableau n°. 63, le maître de la 
vigne, et qui est signé C. Holsteyn 1647, prouve que 
la première date est plus exacte que la dernière. W. Biïrger 
dit page 66 de son étude sur van der Meer de Delft, qui 
parut en 1866, que Cornelis Holsteyn était l'un des six 
chefs de la Gilde des peintres à Delft, en 1661 et 62. 

12* 



180 

Le n°- 63 était destiné à l'hospice des vieillards. On 
trouve dans le journal que nous avons cité, la mention 
suivante concernent cette toile: 

,/Payé à Holsteyn, fils, nommé Cornelis Holsteyn, pour 
/7 un tableau placé au dessus de la cheminée et représentant 
le maître de la vigne, 200 fl. 

„Payé pour le cadre du susdit tableau, 33 florins/ 7 



HENDRÏCK PIETERSZ. DE HONT. 

On trouve dans les notules de la Gilde de St. Luc du 
mois d'Octobre 1637 : 

,/Hendrick Pietersz. de Hont s'étant déclaré apprenti 
chez M re Sal. Ruysdael, paya comme bourgeois 6 sous." 
Il fit inscrit dans la Gilde en 1645. 

P1ETER DE HOOCH. 

Le célèbre peintre signait P. de Hooch, mais comme on 
attachait autrefois fort peu d'importance à une orthographe 
exacte, on trouve son nom écrit aussi de Hooge. 

Il demeurait hors la porte dite Groote houtpoort et 
paya pour l'année 1669 à 1670, la somme de 45 florins 
en contributions personnelles. 

Il est décédé à Harlem en 1681. On trouve dans le 
registre de décès: 

28 Février 1681. Demandé une ouverture de tombeau 
dans l'église de St. Bavon pour Pieter de Hooge, au côté 
bas du chœur n°. 4 : fl. 4. 

Son épouse fut enterrée dans le même sépulcre le 11 
Septembre 1680. 

S'agit-il ici de notre célèbre peintre? 



181 



ROMEYJN DE HOOGHE 

fut établi à Harlem avant 1688, car en 1687 il était 
déjà commissaire de la petite Chambre de Justice. 

Il demanda le 27 Août 1688, l'autorisation de dédier 
son plan de Harlem à l'administration communale. La ville 
crut devoir refuser son offre, mais elle proposa de lui 
acheter cent exemplaires à 12 fl. la pièce, afin de l'en- 
courager et de l'aider dans ses travaux. Il accepta cette 
proposition. Une résolution du 1 Novembre 1689 nous 
apprend que • les exemplaires offerts par la ville , furent 
enluminés. En 1691 il fut payé à M re Ronieyn de Hooghe 
comme salaire, la somme de fl. 328.6, pour colorer 12 
cartes ornées de cadres dorés et sculptés. En 1690 il avait 
déjà reçu du magistrat la somme de fl. 1066.18, tant pour 
enluminer des cartes et peindre des tableaux, que pour 
encadrements et autres services. 

Van Eynden et v. d. Willigen ainsi que Kramm parlent 
de lui avec éloge, et dans leurs ouvrages ou trouvera des 
faits très-intéressants sur ce peintre. D'un caractère violent, 
il n'était pas toujours d'accord avec les magistrats de sa 
résidence, quoique ceux-ci, comme les faits cités le prou- 
vent clairement, furent toujours disposés à l'encourager 
et que Borueyn lui-même ne cherchât qu'à se rendre utile 
à la ville de Harlem. 

En effet , il organisa une école de dessin sur une échelle 
tellement large, que plus d'une ville pourrait s'en glorifier 
encore de nos jours. Il voulait faire revivre l'art qui, d'après 
son expression, était enterré, au détriment de la gloire 
et de la prospérité de cette ville. 

Le magistrat l'assista de nouveau pour l'exécution de 
son projet; plus tard même, lorsqu'il jugea utile de dépla- 
cer l'école de dessin, elle lui céda le terrain nécessaire et 
lui accorda d'autres immunités. 



182 

Sa requête me parut si importante que je n'ai pas hésité 
de la reproduire, pour terminer sa biographie. 

Aux nobles et très-estimables Seigneurs, Messieurs les 
Bourgmestres de la ville de Harlem. 

Roineyn de Hooghe, bourgeois de cette ville, fait con- 
naître avec le plus profond respect, que lui, suppliant, 
ayant remarqué que les peines qu'il se donne pour ensei- 
gner le dessin de patrons et autres choses à quelques en- 
fants de personnes privées et d'hospices, sont couronnées de 
succès; et trouvant un ardent désir dans beaucoup d'autres 
pour s'instruire de la même manière, il a songé à donner 
plus d'extension à cet enseignement; d'autant plus parce 
qu'il voit le zèle de quelques maîtres, qui ont contribué 
volontiers à la réalisation de ses idées. Il espère que ses 
efforts porteront des fruits, comme les institutions de ce 
genre dans d'autres villes. 

Principalement, parce qu'aucune ville n'a besoin autant que 
celle-ci de cette espèce de dessins pour la prospérité de ses 
fabriques. 

Cependant, comme l'exécution de ce projet exige une 
puissante protection , il s'adresse à vous , nobles Seigneuries , 
comme les mécènes des arts qui sont nés et cultivés sur ce 
sol, qui y ont grandi et prospéré, mais qui sont aujourd'hui 
enterrés , au grand désavantage tant de la gloire que du bien- 
être de cette ville. 

Promettant : 

1. En premier lieu, que lui, suppliant, s'associerait 
chaque année deux maîtres, ayant fait chacun des études 
différentes. 

2. Que ceux-ci enseigneraient chacun pendant trois heures 
par semaine , de cinq à huit heures du soir. 

3. Qu'il s'occuperait lui-même des élèves le lundi, le 
mercredi et le samedi. 

4. Qu'à tel jour on instruirait ceux qui doivent con- 



183 

naître le dessin de patrons (modèles), dentelles, parterres, 
chiffres, damas, maquette ou. d'ornements. 

5. A tel autre jour, on enseignerait la perspective, les 
cinq ordres, la sculpture, le moulage, la ciselure, etc. à 
tous ceux qui en auront besoin. 

6. Le troisième jour, la peinture et le dessin en géné- 
ral, ainsi que la gravure, la sculpture, etc. 

7. Ces maîtres résumeraient une fois par mois tous les 
progrès des élèves. 

8. Et l'après-midi de ce même jour, ils étudieraient 
une statue, un tableau, une gravure, un patron ou quel- 
qu'autre objet d'art et eD feraient la critique qu'ils donne- 
raient par écrit à leurs élèves. 

9. Seraient admis gratuitement tous ceux des hospices 
ou autres indigents, ainsi que les fils de bonne maison. 

10. Chaque année ceux qui seront le plus avancés, exé- 
cuteront quelque travail à la gloire des nobles et très- 
estimables Bourgmestres. 

11. Et dans les cas où la ville aurait besoin de quelque 
service que ces maîtres pourraient lui rendre, ils se tien- 
draient prêts. 

12. À cette fin, le suppliant donnera un bon atelier, 
qu'il arrangera de manière à ce qu'on puisse y exécuter de 
grandes statues en pierre ou de grands tableaux. 

13. Un jardin, où les élèves pourront s'exercer au dessin 
de parterres, de fleurs, d'allées, d'arbres. 

14. Les meilleures statues antiques, comme Yénus, 
Apollon, Laocoon, afin de connaître le beau antique. 

15. Un bon mannequin et de petites figures pour l'anatomie. 

16. Estampes, médailles, tableaux, gravures en manière 
noire, etc. 

Or , comme l'exécution du plan précédent exige un grand 
espace, le suppliant demande un fonds à bâtir dans les 
nouveaux quartiers de la ville , de soixante pieds de largeur 
et aussi long que possible. Le suppliant a fixé son choix 



184 

sur la place la plus rapjjrochée , au premier fossé , près du 
lieu dit Cleer-makers comtoir, où se trouve une spacieuse 
sortie de derrière, donnant sur la rue dite Ridderstraat 
où le suppliant ferait placer une belle porte, Ticturae 
Reduci, ornée d'une inscription convenable et des noms de 
leurs seigneuries. Cette école se trouvant ainsi tout près de 
l'ancienne ville, personne ne serait trop éloigné. Et si leurs 
Seigneuries accordent gratuitement le susdit terrain au sup- 
pliant, il fera le reste à ses frais et entreprendra immé- 
diatement l'organisation de l'établissement , afin de montrer 
avec le plus profond respect qu'il est de 

Messieurs les nobles et estimables 
Bourgmestres , 

Le très-obéissant et très-zélé 
Le 5 Mars 1688. serviteur, 

RoMEYN DE HOOGHE. 

On sait que R. de Hooghe est décédé à Harlem en 
1708. Il fut enterré le 15 Juin en l'église de St. Bavon, 
au bas du chœur sous le n°. 4. Frais 7 fl. Ce tombeau 
fut transcrit le 7 Novembre 17] 8 au nom de Helena 
Landsman, héritière de Maria Landsman, veuve et héri- 
tière de Romeyn de Hooghe. Un nouveau transfert se fit 
le 14 Juillet 1731, et le tombeau fut inscrit au nom du 
pasteur Petrus de Mol, héritier de Helena de Lands- 
man. Ce Petrus de Mol était père de Johannes de Mol, 
pasteur à Nieuw Loosdrecht, connu par les amateurs 
comme fabricant de la belle porcelaine de Loosdrecht. 



JOHAN VAN HUCHTENBURG. 

Il fut inscrit le 10 Janvier 1670 comme jeune homme 
de Harlem , dans le registre des membres de l'église réfor- 



185 

mée. Testis Joost Joosten van Brusscl. Il demeurait rue dite 
Warmoesstraat. Houbraken prétend qu'il retourna en Hol- 
lande vers la fin de 1670, mais ce qui précède démontre 
clairement que ce retour eut lieu à une date antérieure. Le 
7 Octobre 1670 il épousa Elizabeth Mommer, jeune fille 
de Harlem , demeurant rue Groote houtstraat. On ne trouve 
pas fait mention de sa naissance dans le registre de baptê- 
mes de 1646; dans ceux de 1631 à 1651 même, elle 
n'est pas indiquée. Je n'y ai découvert que certain Huygh 
Corneliss van Huchtenburgh de Noordwijkerhout , uni à 
Merrytje Hendrix. De ce mariage sont issus les enfants 
suivants: Coort , qui reçut le baptême 1 Novembre 1644; 
Lysbetli, le 23 Février 1646; Court, le 23 Mai 1647 et 
Marylje, le 8 Novembre 1648. En 1631 on baptisa 
Dirck, fils de Huygh Huygh van Huchtenburgh et de 
Marytje Jans; le 4 Août 1649, Dirck, fils de Jan Maertss 
van Huchtenburgh de Noortwijkerhout et d'Anna Joosten. 
Huybert Maertss van Huchtenburgh fut témoin. Le 11 
Octobre 1669 on enterra en l'église dite St. Janskerk au 
choeur, sous le n°. 13, Denys Huygen van Huchtenburgh. 
Frais 4 fl. 

Le 27 Mai 1660 Denys Huygen van Huchtenburgh, 
célibataire de Heemstede, demeurant rue dite Wijde ap- 
pellaarsteeg épousa Barentje Gerrits Yerhulst, jeune fille 
demeurant quai lieu appelé 't Sparen De cette union na- 
quirent les enfants suivants baptisés: le 7 Mars 1662, 
Gerrit; le 17 Juillet 1663, Gerrit; le 2 Août 1664 
Aeltje; le 18 Décembre 1667, Hugo. 

Le 7 Août 1682, on enterra en l'église de St. Bavon, 
dans le haut du choeur, sous le n°. 13, Huybert Claess 
van Huchtenburgh. 



186 



WILLEM HUGAART. 

Il était paysagiste à Harlem. Son portrait dessiné fait 
partie de ma collection. On le trouve mentionné comme pein- 
tre sur la matricule de la Gilde de St. Luc, le 5 Août 1710. 

FRANÇOIS DE HULST 

est un peintre originaire de Harlem; il figure en 1630 
sur la liste de la garde civique. Il entra dans la Gilde 
en 1631 et offrit sa démission de secrétaire de la même 
confrérie en 1640. En 1643 il était commissaire et tréso- 
rier. Il mourut à Harlem, le 29 Décembre 1661. 

Yoici le billet d' enterrement : 

„Vous êtes prié d'assister Mardi, le 3 Janvier 1662, à 
/7 deux heures précises de l'après-midi, à l'enterrement de 
,/Francoys Hulst, neveu de Erancoys Langendul, demeu- 
rant rue dite Soete melck witte broodstraat. Entrer comme 
^ami dans la Mortuaire, à l'enseigne De groene Swaen. 

(Cimetière du Nord du Bagijnhof). 

Son épouse Magdaleentje ... ? décédée le 1 Octobre 1652, 
fut enterrée le 3 Octobre au cimetière du sud des Béguines. 

DOMINICUS JANSS 



était un sculpteur et ciseleur de talent, natif de Harlem. 
On trouve dans les comptes des trésoriers de 1620, l'article 
suivant : 

Payé à Dominicus Janss, sculpteur, pour sculpter un 
grand cadre et faire un châssis destinés au tableau qui se 
trouve au Princenhoff, représentant le triomphe de Son 
Excellence le Prince, de glorieuse mémoire, clxxv oC. 



187 

Ce beau cadre orne encore le tableau de Hendrik Ger- 
ritsz. Pot , que se trouve actuellement au niusée de Harlem , 
catalogué sous le n°. 79. D'après les comptes des trésoriers 
de 1620 on lui paya pour un tableau représentant le tri- 
omphe de Son Excellence le Prince d'Orange, de glorieuse 
mémoire, la somme de iiii c l q£. 

Dom. Janss. indiquait son nom par les initiales D. M. 
qu'on trouve à l'intérieur du cadre dont nous venons de parler. 

Un emblème (draagpenning) , ciselé en argent , de la Gilde 
des menuisiers et qui est conservé au musée de Harlem, 
porte sur le revers: Dominicus Janss. B. anno 1632. 

Doininicus Janss, jeune homme de Harlem, demeurant 
près de la porte dite Groote houtpoort épousa le 6 Août 
1634, Trijntje Oliviers, jeune fille demeurant rue dite Bar- 
teljorisstraat. Leur fils Johannes fut baptisé le 2 Juin 1639. 

Dans le registre de décès on trouve qu'il fut enterré le 
7 Juin 1636 en l'église de St. Jean. 



JACOB JANSS. 

Les comptes des trésoriers de 1578 nous apprennent 
qu'on paya à Jacob Janss, peintre, pour avoir verni et 
retouché les portraits des comtes et des comtesses de Hol- 
lande qui se trouvent dans la salle de l'hôtel-de-ville, soient 
dix-sept tableaux et demi à raison de xxxv sous chacun, 
d'après l'Ordonnance des bourgmestres et sa quittance ici 
délivrée, la somme de xxi oC xv sous. 



JACOB JANSS. 

D'après son portrait dessiné il était natif de Harlem ; il y 
peignit en 1670 et faisait encore partie de la Gilde de 
St. Luc en 1732. 



iss 



PIETER JANSSEN. 

Il était peintre sur verre, originaire de Harlem. Le livre 
de caisse de Tannée 1663 de la Conr militaire mentionne 
qu'on lui paya „pour peindre et cuire les verres dans le 
nouveau tir dit Nieuwe doelen d'après son compte , la 
somme de 248 florins. Jl 

On connaît un portrait représentant Guillaume III à 
l'âge de cinq ans , assis sur un bidet , en costume de Prince 
d'Orange. Ce portrait porte l'inscription: Pieter Janse, 
inv. Hendr. Ilokesz. sculpsit; adres Lodewijck Lode- 
wijcksz. 1655. Il fut donc édité par ce dernier. Le des- 
sinateur , Pieter Janse , sera probablement le peintre sur 
verre dont nous parlons. Quant à H. Bokesz. , il est pos- 
sible que ce graveur soit également natif de Harlem; 
je ne puis toutefois fournir ancune preuve à ce sujet. 
Parmi les peintres sur verre il y avait des dessinateurs 
distingués comme je l'ai fait voir à l'article Pieter Hol- 
steyn, le fils. Ce portrait, aujourd'hui très-rare, est décrit 
minutieusement au n°. 138 du „ Catalogue d'une collec- 
tion de portraits anglais, etc. dont la vente sera faite le 
30 Janvier 1867 par A. G. de Visser. /; Il fut vendu au 
prix de 70 florins. 

Je dois ajouter que l'on trouve dans le registre de 
mariage de Harlem, que Lodewijck Lodewijckx le fils, 
demeurant à La Haye rue dite Damstraat épousa le 1.6 
Janvier 1601, Maeyke Hendrixks Van Loo, veuve de 
Eranchoys van Hoij. Quoiqu'il existe un intervalle de 54 
ans entre la date de ce mariage et celle à laquelle le por- 
trait parut , il se peut cependant que Lod. Lodewycks 
en fût l'éditeur. 

Au catalogue du cabinet d'objets d'art de J. Pieterz 
Zomer, on trouve p. 41 au n°. 85, ce qui suit: 

,,136 beaux ornements et dessins, représentant des sujets 



189 

f/ divers, bien exécutes, et 90 grands dessins, parmi les- 
quels un grand nombre de scènes historiques, d'allégories 
/7 et d'esquisses amusantes, de toutes dimensions et dont 
„ plusieurs sont fort bien coloriées par Mre Pieter Jansz., 
^peintre sur verre. " 

Aux N os . 44, 86 et 87 figure un grand nombre de des- 
sins à la plume et coloriés de la main de Jansz. 

EBANS DE JONG. 

J'ai trouvé dans mes notes sur la Gilde de St. Luc qu'il 
naquit à Harlem et qu'il était fils d'une sœur et le dis- 
ciple de A. v. Ostade. Il y est mentionné comme excellent 
peintre d'histoire. H fut enterré le 15 Janvier 1705 en la 
nouvelle église. 

JAN DE JONG. 

Tout ce que j'ai pu découvrir sur ce peintre c'est qu'il 
figure sur le tableau de Jan de Bray, peint en 1675 et 
représentant les chefs de la Gilde de St. Luc à Harlem. 
Il faisait partie de la confrérie en 1664 et demeura de 
1669 à 1670 dans la rue dite Zijlstraat. Il payait alors 
5 fl. en contributions personnelles. 

Dans la collection de M. Bodel Nyenhuis et dans la 
mienne se trouve son portrait , dessiné probablement d'après 
le susdit tableau. 



CORNELIS BABENDS. DE JONGH. 

Il figure sur la liste de v. d. Vinne parmi les peintres 
qui étaient déjà décédés en 1702. Terwesten cite dans le 
Catal. p. 59, n°. 10, de son ouvrage un paysage de 
Cornelis de Jongh, représentant les pèlerins d'Emmaus. 



190 



NICOLAAS KEMP, père et fils, et JAN KEMP 
ou de KEMP. 

Le père et les deux fils étaient peintres , originaires de 
Harlem. Je possède un portrait du père en buste, dans 
un médaillon; il a le maintien et la tenue graves; à 
l'époque qu'il se fit peindre , il était entre deux âges. Le 
portrait est fait d'après A. P. (Aart Pieterszen ?) et porte 
l'inscription: Nicolaas de Kemp, Pictor 1580; il est des- 
siné par C. v. Noorde, qui en fit aussi une gravure sur 
bois d'un format plus petit. Ce Kemp vivait encore le 1 
Juillet 1635, car il paya alors le tombeau, n°. 89 en 
l'église dite Bakenesser kerk, qu'il avait déjà acheté depuis 
le 11 Février 1624. Il avait acheté aussi le 9 Avril 1623 
le tombeau n°. 79 dans la même église, pour lui, son 
épouse et ses enfants, et le paya 60 florins. J'ai rencontré 
son nom pour la première fois dans le compte de la loterie 
de l'hospice des vieillards, en 1606. On y lit: //Payé 
„à Nicolaes Kemp pour avoir peint les coffres et autres 
„ accessoires qu'on emploierait lors du tirage de la loterie, 
,/la somme de quarante florins, qui lui a été allouée par 
;/ Erans Pietersen, Eloris vàn Dijck et Cornelis Engelsen, 
,/Soit xl oC. 

,/Payé à Nicolaes Kemp pour avoir peint les décors à 
, ; l'occasion de tirage de la loterie, quinze florins, qui lui 
,/Ont été accordés par les directeurs; d'après sa quittance, 
„xv dCJ 

Le nom de Nie. Kemp est mentionné encore en 1638 
(Voir la biographie de G. Polydanus). 

Je n'ai pu encore découvrir la date certaine de sa mort. 
J. de Jongh dit dans l'appendice du 2e volume de son 
édition de v. Mander, qu'il avait atteint un grand âge en 
1652: mais je pense que cet auteur se sera trompé et 






191 

aura confondu le fils avec le père. Si l'on admet qu' Aart 
Pietersen fit le portrait du père à l'âge 30 ans, ce 1 der- 
nier devrait être parvenu en 1653 à l'âge de 103 ans. 
Je suppose qu'il n'en fut pas ainsi, avec d'autant plus 
de raison que je puis prouver que son fils Nicolaes fut 
également peintre. On le trouve en effet mentionné en 
qualité de commissaire de la Gilde de St. Luc en 1655. 
Dans le livre des comptes de 1657 il figure sous le nom 
de Klaes Kemp. Le 29 Mars 1652, Nicolaes de Kemp de 
Harlem et son épouse Geertruidt van den Baes d'Amster- 
dam, demeurant au lieu dit Bagijnnhof furent inscrits 
comme membres de l'église réformée. Testis Grietje Al- 
berts. En 1649, Geertruyt Jaspers était veuve de Willem 
Janss de Jongli et l'épouse de Nicolaes de Kemp. Leur 
fils Jobannes fut baptisé le 5 Juin 1656. Il mourut avant 
1672, car on lit dans le livre des sépultures de l'église dite 
Bakenesser kerk : „ Comparut devant nous Ytgen Jans de 
,/Kemp, fille unique et héritière de feu Jan de Kemp, lui- 
-même fils de feu Nicolaes de Kemp; elle demanda que le 
„ susdit tombeau, n°. 79, fût transféré au nom des enfants 
„de Nicolaes de Kemp, fils, après la mort de ce der- 
nier, ce qui se fit le 9 Janvier 1672 , le jour de son décès. " 
On nomme aussi Jan Kemp dans cette dernière note. V. L. 
v. d. Yinne, son contemporain, l'a également enregistré 
comme un peintre distingué et déjà renommé à cette époque. 

J'ignore quel est l'artiste qui fit le grand tableau de 
marine , qui se trouvait autrefois à la chambre de la Gilde. 
Je ne sais pas non plus à qui l'on doit attribuer le n°. 6 7 du 
musée de Harlem , une vue de Loevensteyn et Woudrichem. 

Y. L. v. d. Yinne travailla à Cologne pour le peintre 
Bernaert Kemp. Je ne sais si celui-ci appartient à la famille 
de Nicolaes. (Yoir l'article sur Y. L. v. d. Yinne). 



192 



JAN et PIETER KIEET. 

Ils étaient natifs de Harlem. Jan figure comme peintre 
dans le livre des commissaires du 3 Août 1633. Pieter Kieft 
y est inscrit en la même qualité. 

CORNELIS VAN KITTENSTEYN. 

D'après le registre de mariages de Harlem, il est natif 
de Delft; on y lit: Le 30 Juillet 1624, Cornelis van 
Kittensteyn, jeune homme de Delft, demeurant au vieux 
quai, épouse Lysbeth Outges ou Outgers, jeune fille de 
Harlem. C'est ce qui est confirmé par le registre des bap- 
têmes, qui contient les dates de naissance des enfants sui- 
vants: 1632 Janneke, 1638 Outgaert, 1639 Hendrick, 
1641 Jacobus, 1642 Anna. Le registre des membres de 
1' église réformée fait mention de ce peintre le 9 Octobre 
1626. Il était doyen de la Gilde de St. Luc en 1631 et 
demeurait à l'hôtellerie portant pour enseigne De b aster t- 
pijp sise en la rue dite Smedestraat. L'exactitude de ce 
fait est encore démontrée par le journal de l'hospice des vieil- 
lards, dans lequel on lit: //Payé le 20 Avril 1624 à Jan 
Arent, demeurant à l'enseigne du Basterdpijp pour vins, 
fl. 6.Q. Une loterie de tableaux fut tenue eu sa demeure en 
1634: elle comprenait 38 pièces taxées ensemble à 1064 
florins , et dues au pinceau de D. et de Er. Hais , de Molijn , 
de H. Goltzius, d'Ostade, de S. Ruysdael et d'autres. 

En 1635 , Cornelis v. Kittensteyn était régent de l'hôpi- 
tal de S te . Barbe. On trouve ce même nom dans la ma- 
tricule de la garde bourgeoise en 1648 et dans le re- 
gistre de voisinage de la rue dite Koningstraat on lit que 
Cornelis v. Kittensteyn demeurait dans cette rue en 1663. 
Son épouse décéda au mois d'Octobre de la même année. 






193 

Je ne saurais dire si tous ces détails se rapportent à notre 
graveur, car il existait encore à Harlem un notaire du 
même nom. Ce dernier naquit le 24 Octobre 1589 et 
épousa Lijsbeth Akersloot, née le 21 Octobre 1604. 

Willem Jannetje, née le 16 Oct. 1632, 

épouse le 10 Nov. 1654 unie le 13 Nov. 1668 à 

Anna Decker Andries Pescator. 

f Oct. 1663. 



Se maria en secondes noces 

avec Erederik van der Sprangh 

né le 31 Dec. 1639 , f le 15 Dec. 1694. 

Enfants de Willem. 



Cornelis Elizabeth Helena Maria, 

t Septembre 1671 épouse f Mars 1674. 

Alexander Vos. 

Outre les œuvres déjà mentionnées par d'autres auteurs, 
il grava encore en 1662 le portrait in 4° du célèbre médecin. 
Augustinus Teylingius , mort à Harlem le 28 Août 1625 à 
Page de 76 ans, portrait très-rare aujourd'hui. Il y est 
représenté à mi-corps, tourné droit vers la, la tête nue, 
tenant un gant de la main gauche. En haut, du côté 
gauche, on lit: Aetat. suae 73. 1622; à droite, on voit 
ses armoiries, un lion de gueule sur champ d'or, orné 
d'un lambel blanc; au-dessous se trouvent six vers latins 
par S. S. i. e. Simon Sovius, Harlemensis. 

En 1626 il grava le siège de Harlem, d'après le 
tableau de P. Saenredam. Cette planche , in-folio , est signée 
C. v. Kittensteyn 1626 et fut éditée par Gerardus Sas. 

On sait qu'il grava deux fois le portrait de l'amiral de 
la Compagnie des Indes Occidentales, Pieter Pieterszoon 
Hein. Le premier, in-folio, ne porte pas son nom; il est 

13 



194 

accompagné de six vers latins de S. Ampzing. On lit à ce 
sujet dans les comptes des trésoriers de 1629: ,/Payéàun 
lf graveur pour les peines, les services et les frais qu'il fit 
,/pour la composition, l'exécution et la gravure de certains 
,/Vers et d'un portrait, en l'honneur du Sieur (amiral) 
„ général Pieterse Heyn, et dont il offrit un exemplaire 
v à plusieurs magistrats de cette ville. /; Il est remarquable 
qu'on ne désigne ici ni le graveur ni la somme qui lui 
fut allouée; le portrait parut également sans nom d'auteur. 
Je ne puis même supposer la cause de ce silence. Le 
même portrait, en ovale et d'un format plus petit, parut 
peu après; il était accompagné d'une complainte funèbre 
et de vers hollandais; on y trouve le nom de l'auteur, 
celui de l'éditeur, A. Rooman, et l'année 1629. Ce por- 
trait fut suivi de celui de Hendrik Cornelisz. Loncq, à mi- 
corps, tenant à la main le bâton de commandement; il 
est orné de figures représentant Matanca et Olinda et de 
quelques dessins allégoriques. Il porte six vers de S. Ampzing, 
24 vers hollandais imprimés sous le portrait et le nom du 
graveur. 

On lit à ce sujet dans les comptes des trésoriers de 
1630: //Payé à C. van Kittensteyn, pour quelques exem- 
plaires du portrait du général Lonck et du panégyrique 
;/ qui l'accompagne, qu'il offrit aux messieurs du Magistrat , 
„LX c*." 

Il grava encore le titre de l'ouvrage de S. Ampzing, 
aujourd'hui fort rare : „ Westindische triump Basuyne van 
wege de veroveringe der Spaensche SilvervloteJ 1 Ce livre 
parut à Harlem en 1629, in 4°, orné d'une planche re- 
présentant la défaite de la flotte chargée de l'argent de 
la nouvelle Espagne, dans le golfe de Matanca. A la 
gauche, en haut, se trouve le portrait de Piet Hein et 
à la droite celui de H. C. Loncq, tous deux en forme de 
petits médaillons. Cette planche occupe une partie de la 
première page. En bas du côté droit on lit : C. Kitt. fec. 



195 

(à rebours). Il grava aussi les deux titres pour les ouvra- 
ges : Nederlandsclie Victorien van Wezel en 's Hertogen- 
bosch par Daniel Soutenus , ministre à Harlem. Cette édition 
in 4° parut en cette ville en 1630. 

En dernier lieu, je mentionnerai qu'il grava, avec 
Th. et Adr. Mathani, d'après A. v. d. Venue, quelques 
estampes irès-jolies et fort originales. Elles ornent l'ouvrage de 
Hollandsche Lijs , met de Brabansche Belij de G. J. Quintyn. 
édité à La Haye en 1629, format in 8°. Comme ce poète 
demeura pendant vingt ans à Harlem avant de se fixer à 
La Haye, non seulement ses poésies, mais presque toutes 
les gravures qui ornent le texte , ont rapport aux mœurs et 
coutumes des habitants de Harlem. 



Iz. et BARNARDUS KLEYNHENS. 

Le portrait d'Izaak que v. Eynden et v. d. Willigen 
mentionnent dans leur ouvrage, fut dessiné par lui-même à 
l'âge de 35 ans. Il fait partie de ma collection. On trouve 
son nom dans les registres de la Gilde de St. Luc, le 
13 Mars 1693. 

Bernardus y est mentionné comme peintre en 1742. Il 
avait épousé Elyzabeth du Cerff, qui lui donna trois enfants : 
Christiaan , mort en bas âge , Elyzabeth et Maria Susanna, 

WOUTER, JACOB, LEENDERT et WILLEM KNIJF. 

Wouter Knijff de Wezel , demeurant dans la rue dite 
Zoete melk witte broodstraat, est inscrit le 6 Juillet 1640 
comme membre de l'église réformée. T'estis Lucas van der 
Liphorst. L'extrait suivant des notules de la Gilde de 
St. Luc du 4 Septembre 1640, nous fournit quelques 
renseignements sur ce peintre : 

îa* 



196 

;/ Wouter Knijff, peintre, déjà maintes fois appelé à venir 
, f payer son droit d'entrée, comme bourgeois, né à Wesel, 
f/ & fait observer aux commissaires que, bien qu'il soit né à 
„ Wesel et bourgeois de cette ville, ainsi qu'il l'avait déclaré , 
„son père était natif de Harlem et que lui n'était par consé- 
quent tenu de payer que comme fils de bourgeois; ce 
//qui, après qu'on l'eut interrogé sur ses années d'appren- 
tissage, fut ainsi compris et accepté par les commissaires; 
„ Wouter promit de son côté, de payer vendredi, lors de 
,/la tournée du serviteur; après quoi il se retira." 

Le registre de baptêmes prouve que Wouter eut un fils 
du nom de Jacob Knijff. On y lit que le 1 Janvier 1640 
fut baptisé Jacobus , fils de Wouter Knijff de Wesel et 
de Gerritje dans van Houten. En Juin 1644, son épouse 
donna le jour à un autre fils qui reçut le nom de Jokan- 
nes et le 10 Août 1650 à un troisième enfant, nommé 
Leendert. Ce dernier devint également peintre, et vivait 
encore en 1702. En Janvier 1653 une fille de Wouter 
fut baptisée et appelée Maria. Wouter était déjà marié 
pour la seconde fois le 6 Juin 1645, avec Lydia Leenderts 
de Delft, veuve de Jacob Bas de Harlem. Il demeurait à 
cette époque rue dite Nobelstraat , « sa fiancée dans la ruelle 
appelée Schoutensteegje. En 1642, il déclara Pieter Joos- 
ten comme disciple. Dans le journal de recettes et de dé- 
penses de l'hospice des vieillards , on lit à la date du 15 
Juin 1651, par rapport à notre peintre: //Payé à Wouter 
Cnieff pour deux paysages, 35 florins." V. L. v. d. Yinne 
ajoute au nom de Wouter Knijf, mentionné sur sa liste 
des peintres, les mots: aïs van Goyen, bijzonder eveneens. 
(entièrement à la manière de van Goyen). D'après le re- 
gistre des commissaires il vivait encore en 1677 et même 
encore en 1679, car le 2 Eévrier de cette année, réponse 
de Wouter Knijff fut enterrée au cimetière dit St. Anna 
kerkhof. Dans le même registre le nom de Willem Knijf 
figure aussi comme peintre. Il était fils de Wouter, car 



197 

on trouve dans le registre de décès que Willem Woutersz. 
Knijf fut enterré au cimetière St. Anna kerkhof, le 1 
Mars 1665. 



ROELOE CLAESSEN et ANDBIES KOETS. 

Le premier est tantôt appelé Roelof Claesen , tantôt 
Roelof tout court, mais les deux noms ne désignent qu'une 
même personne. Immerzeel dit qu'il naquit à Zwolle en 
1665, mais on trouve le nom de Roelof Koets dans les 
livres de la Gilde de St. Luc à Tannée 1642. Il était commis- 
saire en 1653 et 54. Dans le catalogue de tableaux de 
J. A. Brentano, Amsterdam 1822, se trouve mentionné, 
la page 66 N°. 174, un portrait de sa main représentant 
Hendrik Kasimir, comte de Nassau, Stadhouder de la 
Erise. Ce tableau , sur toile , très-bien peint dans la manière 
de van Dijck, avait 6 pieds 2 pouces de haut sur 5 pieds 
2 pouces de large; il fut acheté par Jer. de Vries au prix 
de 31 florins. 

Roelof Claessen Koets a habité une maison sise dans 
la rue dite Nieuw heilig land et appartenant à l'hospice 
des vieillards. On lit dans le journal de cet établisse- 
ment, qu'on paya le 19 Novembre 1654, aux enfants et 
héritiers de R. C. Koets le restant de la cinquième et 
dernière partie du prix d'achat de la chambre, située dans 
la rue Nieuw heilig land, échue au mois de Mai 1654, 
soit 100 fl. Il était décédé peu de temps avant , ce qui est 
confirmé par le livre des comptes de la Gilde de St. Luc 
du 5 Janvier 1655 , où se trouve : Pour amendes lors de 
l'enterrement de Roel. Koets, 3 fl. 

Son fils aîné , Andries , entra dans la Gilde le 2 Novembre 
1655. (Voir les notules). 



198 

CORNELIS KONING 

était originaire de Harlem. Il grava les portraits in-folio 
de Desid. Erasmus, de H. Junius, de Lanrens Coster et 
de beaucoup d'autres. 11 fut régent de l'hospice des 
vieillards de 1642 à 1645, (Yoir le mémorial des recettes 
et dépenses annuelles de cet hospèce). et remplit aussi 
les fonctions d'échevin et de bourgmestre. 

Le 28 Juillet 1640 fut baptisé Jacobus, fils de Cornelis 
Coninck, échevin de Harlem et de Catharina Eegensoort (?). 

Le 4 Avril 1671, C. Coningh, bourgmestre, fut enterré 
en l'église de St. Bavon, circuit du nord, au n°. 8. Les 
"Vais montèrent à 23 florins. 

LEENDERT V. D. KOOGEN. 

Il fut enterré le 22 Février 1681 en l'église de St. Bavon, 
circuit du sud, n° 107. Les frais montèrent à la somme 
assez considérable de 27 florins. 

Il faisait partie de la garde civique en 1648 et entra en 
1652 dans la Gilde de St Luc, comme peintre et bourgeois 
natif de Harlem. 

M. Bodel Nijenhuis possède deux portraits dessinés qui le 
représentent. 

WILLEM GILLESZ. COOL ou KOOL. 

Il était peintre et vivait à Harlem en 1638. En 1656 
il était commissaire de la Gilde de St. Luc. Parmi 
les tableaux, offerts à la Gilde pour orner la salle 
de la confrérie , se trouve un tableau de W. Kool , 
représentant un village aux bords de la mer. Willem 



199 

Gillesz. Cool, célibataire épousa le 17 Janvier 1638, par 
devant échevins, Cornelia v. d. Molen, jeune fille, tous 
deux de Harlem. Il mourut en cette ville, le 30 Octobre 
1666. (Voir le reg. de décès). 



CORNELIS LAMBRECHTSEN KOPPES. 



Ampzing le mentionne comme peintre, à la page 373 de 
son ouvrage. Il était membre de la Gilde en 1639. 



MAERTEN KOUWENBURGH. 

Yoici ce qu'on lit dans les notules du mois de Septembre 
1642, par rapport à ce peintre, qui ne se trouve menti- 
onné dans aucun ouvrage: 

,/Maerten van Kouwenburgh , peintre, ayant été invité 
, 7 à payer, répondit qu'il avait chargé quelqu'un de s'informer 
(/ d'une occasion pour se rendre au Détroit de Magelan; que 
,/s'il continuait à résider en cette ville, il payerait son droit 
n d'entrée, mais que pour ce moment il demandait un délai de 
„deux à trois mois pour voir l'issue de son projet de voyage ; 
;/ sur quoi les commissaires résolurent de ne le citer que 
7/ la prochaine fois. 77 

Il refusa de nouveau en Octobre de payer sa rétribution, 
alléguant comme motif qu'il travaillait sous les ordres de 
son maître. 



ARYAEN JANSS. KRAEN. 

Jacob Willemsz. de Wet annota dans son livre d'étude : 
,/Ariaan Craen entra chez moi le 7 Juin 1638, à raison 
de huit livres des Flandres, par an. 77 Arijaen figure parmi 



200 

les peintres qui signèrent la requête de 1642, déjà souvent 
citée. Il fut enterré en l'église de St. Bavon, circuit du 
nord, sous le n° 356. Les frais furent de 4 fl. Son épouse 
y avait été enterrée le 5 Février 1663. 

CORNELIS YSBRANTSZ KUSSAEUS.. 

Il était originaire de Harlem et peintre sur verre. (Voir 
Ampzing, p. 366). Yan Mander le cite, à l'article Hen- 
drik Goltzius, p. 200, comme 'excellent peintre sur verre. 
D'après les comptes des trésoriers de 1606, il était fils de 
Ysbrandts Jacobsz. 

En 1604 on lui paya, d'après les mêmes comptes, la 
somme de lx oC pour un vitrail orné des armes de Harlem , 
que la ville lui commanda et offrit à l'église de Zantfoort. 

Le mémorial journalier de l'hospice des vieillards contient 
encore que le 14 Novembre 1609, on paya 32 flor. à 
Cornelis Ysbrantsz, pour peindre nuit écussons aux armes 
de Er. v. Bekensteyn, placés dans la galerie, à raison de 
4 flor. chacun. Le 6 Novembre 1610, on lui donna quit- 
tance pour le payement du premier terme f 100 sur les 
six cents florins que son frère, Steven Ysbrantsz, avait 
légués à l'hospice des vieillards. 

Dans les comptes des trésoriers de 1611, p. 98, on 
lit encore qu'on paya à „ Cornelis Ysbrantsz Cusse us, peintre 
sur verre , et à Jan Vastersz , vitrier , la somme de soixante- 
douze livres pour deux vitraux, ornés l'un des armes de 
Hollande, l'autre de celles de Harlem, lesquels vitraux 
furent offerts par la ville à l'hospice des vieillards, pour 
être placés au-dessus de la porte d'entrée de cet établis- 
sement ; à savoir : lxxii oC pour la peinture , chaque vitrail 
étant compté à xxxvi oC . . . . et xxo£ pour les glaces de ces 
vitraux , le prix de chaque vitrail étant compté à x o£ . . . . 
soit en tout, d après ordonnance et quittance, lxxti oC. 



20] 



JOHAN LAGOOE. 

Il entra en 1645 dans la Gilde, où il remplit les fonc- 
tions de commissaire en 1649. Je ne l'ai trouvé mentionné 
qu'à cette année. Dans la collection de gravures et eaux- 
fortes de feu M. D. Vis Blokhuysen , vendue à Eotterdam 
le 8 Novembre 1869, figuraient six planches, extrême- 
ment rares, gravées à^ l'eau-forte par notre maître, tan- 
dis qu'on n'en trouve qu'une au musée de Copenhague, 
cinq au Musée Britannique et une dans la collection de 
l'Archiduc Karl, à Vienne, (Voir J. Ph. v. d. Kellen.) 

J. Lagoor et C. van Lagoor, dont Kramm parle et]dont 
il ne rencontra le nom que dans le catalogue de C. H. 
Schultz, Amsterdam 1826, désigneraient-ils une même 
personne? Dans une vente de tableaux, à Middelburg le 
20 Avril 1779, se trouvaient deux pièces de J. Lagoor, 
cataloguées sOus les n os 261 et 262 et portant le millésime 
1700. L'une représente un vielleur dans une niche, l'autre 
une vieille femme appuyée sur une fenêtre; ils sont peints 
sur panneau et mesurent chacun 10 \ pouces de hauteur 
et 9 1 p. de largeur. 

HANS LEMKE. 

Peut-être le même que celui désigné par Kramm du nom 
de Lemke (L). Dans le livre d'étude de J. W. de Wet 
on lit: Hans Lemke est entré chez moi l'an 1650, afin 
d'apprendre la peinture moyennant 4 fl. par semaine , outre le 
prix d'apprentissage montant à 60 florins. 

JUDITH LEYSTEE. 

On ne connaissait de cette artiste que ce que nous 
racontent S. Ampzing dans sa description de Harlem, p. 
370 , et Schrevelius à la page 384 de son ouvrage. 



202 

Je puis y ajouter qu'elle était déjà inscrite en 1613 
dans la Gilde et que Willem Wouters fit en 1635 son 
apprentissage dans son atelier, qu'il quitta pour celui de 
Er. Hais. D'après le registre de mariages, elle épousa le 
1 Juin 1636, à Heemstede, Johannes Molenaar, jeune 
homme, demeurant rue dite Ceciliasteeg à Harlem. Yoici 
la copie du billet d'enterrement , en ma possession : 

, 7 Yous êtes prié d'assister, mardi le 10 Février 1660, 
/; à deux heures précises de l'après-midi, à l'enterrement 
,/de Judith Leyster, épouse de Jan Molenaar, beau-frère 
„de Jan Radinger et de Gerrit ten Bergh, qui aura lieu 
/; à Heemstede, sur la ferme nommée het Lam près du 
/; bois de M. Paeuw. Entrer comme ami dans la Mortuaire, 
,/vêtu du long manteau. " 

Eglise de Heemstede. 



JACOB LIEVENS. 

Ce peintre fut obligé de se faire inscrire comme mem- 
bre de la Gilde de St. Luc à Harlem, en 1635. 

Le 9 Septembre 1640, Jacob Lievens, jeune homme, 
épousa par devant échevins, Abigael Jacobs, jeune fille. 
Ils étaient tous deux de Harlem et faisaient partie de la 
congrégation des mennonites en 1869. 

HENDRIK LODEWYCKS ou LODEWYX. 

Il était graveur et marchand de tableaux à Harlem. Il 
est mentionné l'an 1642 dans les notules de la Gilde de 
St. Luc, en cette dernière qualité, en même temps qu'un 
certain David Joris. Il épousa le 24 Novembre 1646, 
Magdalena Pieters; ils étaient tous deux originaires de 
Harlem. 



203 

C'est lui probablement dont il s'agit dans l'adresse 
qui se trouve sur la première édition du portrait de El. 
Swalmius, par J. Suyderhoef. (Voir cet article). Il grava 
en 1628 pour les apprentis-orfèvres, huit estampes repré- 
sentant des quadrupèdes. Elles parurent sous le titre : 
Simplex effigiatio omnis generis quaclrupedum tironibus 
aurif abris perutilis. Elles sont très-bien exécutées , numéro- 
tées de 1 à 8 et d'une largeur de 6 centim. 7 lignes sur 
6 centimètres de hauteur. Son nom y est écrit de différentes 
manières: Hendrick Lodewyck, Henderick Lo., H. L. , 
Henderick Lodewyckx et Henderick Lodeweyck v. d. Yecht. 

H mourut au mois de Septembre de l'année 1652, car 
on lit dans le compte de recettes et de dépenses de la Gilde 
de St. Luc de cette année: 

„ Amendes infligées lors de l'enterrement de Hendrick 
Lodewijx, 7 fl." 



JAN LOUWEEISS. 

Les notules du mois d'Octobre 1637 nous apprennent 
que: „Jan Louweriss, tailleur de pierres de la ville et 
sculpteur, ayant été invité à payer son droit d'entrée à 
la Gilde de St. Luc , s'y refusa complètement et ne voulut 
point y satisfaire. Les Doyen et Commissaires résolurent 
donc de le faire comparaître devant les bourgmestres. /; 

JACOB LOUYS. 

Il était bourgeois de Harlem et exerçait la profession 
de graveur. Il paya sa rétribution d'entrée à la Gilde Jde 
St. Luc le 4 Septembre 1635. Le doute, que Kramm avait 
émis sur l'existence de Jacob, se trouve donc entière- 
ment levé. 



204 

NICOLAAS et D. Y. LYNHOYEN. 

Mcolaas était contemporain de Y. L. v. d. Yinne et était 
déjà décédé en 1702. (Yoir sur Nicolaas et J. Lynhoven, 
l'ouvrage de Kramm). Le Blanc le désigne aussi exacte- 
ment sous de nom le N. v. Lynhoven. 

Il est probable que D. v. Lynhoven fut aussi originaire 
de Harlem. H peignit le portrait du prêtre catholique, 
Nicol. JSFomius; gravé par J. Matham (Aet. 45 ob. 1626. 
petit in-folio). Ce portrait est très-rare. 

JOHANNES, JAN et DIBK MAAS. 

Johannes, dont v. d. Eynden et v. d. Willigen font 
mention à la page 296 de leur premier volume, entra 
dans la Gilde, le 6 Mai 1658. Il était probablement plus 
amateur que peintre , car il remplissait les fonctions de chantre 
et de sacristain de l'église dite Bakenesser kerk à Harlem. 
Eils de Joost Maas et de Susanna du Bois, il reçut 
le baptême le 24 Décembre 1631, et épousa, comme jeune 
homme d'Alkmaar, le 14 Juillet 1654, Trijntje Yriens, 
jeune fille de Harlem, demeurant tous deux rue dite Peer- 
lensteeg. De ce mariage issurent Dirk et Johannes. Le 
premier fut baptisé le 12 Mai 1655, le second le 5 No- 
vembre 1661. Son épouse fut enterrée le 28 Septem- 
bre 1679. Il décéda lui-même en 1699. Yoici la copie 
du billet d'enterrement , en ma possession , qui date' de 
l'année 1699 : „Yous êtes prié d'assister mardi, le 25 
„Août, à deux heures précises de l'après-midi à l' enter- 
rement de Johannes Maas, de son vivant chantre et 
„ sacristain de l'église dite Bakenesserkerk , et demeurant rue 
„Yrouwesteeg. Entrer comme ami dans la maison mortu- 
aire. Bakenesser kerk. 



205 

Sur le dos du billet est annote que c'était un peintre 
assez estimé. 

Un autre Jan ou Johannes Maas naquit, d'après son 
portrait dessiné faisant partie de ma collection, le 10 
Novembre 1655 et mourut en 1690 à Harlem. Il était fils 
de Pieter Maas et fut enterré le 23 Septembre 1690, en 
l'église dite Bakenesserkerk n° 37. Il était cousin germain 
de Dirk. Il était un paysagiste estimé, et excellait dans la 
peinture de chevaux , de haltes , de batailles , de camps etc. 

Le portrait dessiné de Dirk Maas porte l'inscription 
suivante: peintre distingué de batailles, de chasses, etc., 
né à Harlem le 12 Septembre 1656, mort en la même 
ville le 25 Décembre 1717, et enterré le 30 Décembre 
1717, en l'église de St. Bavon, au bas du chœur, n° 4. 

La date de sa naissance est confirmée par le registre de 
baptêmes où l'on trouve que DircJc , fils de Carel Maas de 
Hoorn et de Geertruyt van Yarelen, fut baptisé le 14 
Septembre 1656. Il était le premier enfant issu de cette 
union, car le registre des mariages nous apprend que Carel 
Maas, veuf, de Hoorn, demeurant au marché dit Groote 
markt, épousa le 8 Juin 1655 Geertruy v. Yarelen, jeune 
fille de Harlem, demeurant Oude gracht. Le 27 Octobre 
1669, un autre fils' reçut le nom de Jacobus. 

Dirk, jeune homme demeurant au coin de la rue dite 
Koningstraat , fut inscrit le 10 Octobre 1681, comme 
membre de l'église réformée. Testis pater. 

La date de son décès est confirmée par l'annonce suivante , 
extraite du Haarlemsche courant du 12 Avril 1718: 

;/ Izack v. d. Yinne vendra lundi, 25 Avril, et jours 
;/ suivants, en la salle du Princenhof, tous les objets d'art 
„ appartenant à la succession de feu Dirk Maas, peintre, 
„ consistant en beaux tableaux de Campedoglio , de Th. Wijck, 
z/de Wijnandes, de Bergheyde, de D. Maas, de Yerburg, 
,/de Poussijn, de Yermeer, de Pijnacker, de Ruysdael, 
,/de Engels et de beaucoup d'autres; ainsi que des estampes 



206 

jydes maîtres italiens, français et néerlandais les plus célè- 
bres; des ontils de peintre; un grand nombre de modèles , 
„etc. Le tout pouvant couvenir aux jeunes artistes. On 
„ vendra aussi plusieurs plaques neuves , gravées à l'eau-forte, 
^ Voir pour plus de détails, le catalogue. " 

Je possède son portrait dessiné, portant l'année 1698, 
ainsi que son portrait gravé à l'eau-forte. Sur ce dernier, 
qui lui est généralement attribué, on distingue très-claire- 
ment l'inscription: D. Maas pinxit 1766. 

Je ne sais s'il y a ici une faute d'impression; toutefois 
ses autres eaux-fortes ont une grande ressemblance avec 
cette dernière. 

Le registre de mariages mentionne encore deux autres 
personnes portant le nom de Pieter Maas : probablement 
père et fils. On ne sait pas s'ils cultivaient les arts. L'aîné 
épousa à Harlem, comme jeune homme natif d'Alkmaar et 
demeurant à Amsterdam, Rachel Dingmans, jeune fille de- 
meurant rue dite Zijlstraat, le 27 Avril 1655. Le 20 Juillet 
1670, il épousa en secondes noces Lijsbeth Joosten de 
Winter, jeune fille, demeurant ruelle dite Kromme elle- 
boogsteeg à Harlem. Le cadet du même nom, épousa, 
comme jeune homme demeurant rue ' dite St. Pietersstraat 
à Harlem, Mayke v. d. Berg, jeune fille demeurant rue 
dite Groote houtstraat à Harlem. Ce mariage se fit le 29 
Avril 1681. 



ASARIUS MAERTS. 

Il était menuisier et faisait partie de la Gilde de St. 
Luc. Il fit en 1637 les sièges de la nouvelle église de 
Bloemendaal. Il est probable qu'il exécuta aussi ceux des- 
tinés à Messieurs les Bourgmestres dans l'église cathédrale 
de Harlem, pendant ou avant cette même année; car on 
mentionne ces ouvrages dans les notules de Juillet 1637. 



207 



WILLEM JANSS. MAESTRIGT. 

Les notules du mois d'Août de l'année 1 642 nous 
apprennent que Willem Janss Maestrigt, peintre, déclara 
sur la demande qui lui fut faite, être bourgeois de la ville 
et avoir fait convenablement son apprentissage; sur ce, le 
doyen l'invita à payer à la Gilde de St. Luc la somme 
de 48 sous, etc. 



JOHANNES MARINUS. 

Il épousa le 21 Novembre 1657, comme jeune homme de 
Sluis en Flandre , demeurant hors la porte dite Nieuwpoort , 
Wilmijntje Claes de Bruges, demeurant au fossé dit Burgwal. 
C'est probablement le même dont Kramm parle dans son 
ouvrage. On trouve le même nom sur le registre de mariages 
à une date antérieure. Le 20 Septembre 1620, Tho- 
mas Marinus d'Anvers, veuf, demeurant rue dite Schag- 
gelstraat, épousa Sara van de Luffele d'Anvers, veuve de 
Jaques de Leeupeene, demeurant Oude gracht. On la trouve 
mentionnée le 10 Juillet 1656, sur le registre des mem- 
bres de l'église réformée, comme épouse de ce dernier. Jaco- 
bijntje Jacobs d'Amsterdam, veuve d'Elias Marinus, demeu- 
rant au lieu dit Sparen , y est également annotée avec une 
attestation d'Amsterdam, le 9 Avril 1632. 



JACOB ADRIAENSZ. MATHAM et ses fils : 
JOHANNES, DIRK et ADRIAAN JACOBSZ. MATHAM. 

Jacob fut inscrit dans la Gilde en 1600. Il était doyen en 
1605 et demeurait en 1613 au fossé dit Oude gracht à 
Harlem. Eu 1616, il est mentionné sur la matricule de la 



208 

garde civique. Il mourut, d'après le registre de décès, le 
20 Janvier 1631 et fut enterré le 25 du même mois en 
l'église de St. Bavon. On paya 7 fi. pour les cloches qui 
sonnèrent une demi-heure. 

Les différentes œuvres de cet artiste , mentionnées ci-après , 
n'ont pas encore été décrites et sont fort peu connues. 

Année 1600. Il grava le dessin du blason de la chambre 
de rhétorique r/ àe Wijngaardranken /; ayant pour devise f/ Lie/de 
hoven al" . Ce blason devait servir d'étrenne. Cette gravure 
est fort rare et n'est décrite dans aucun ouvrage. 

Dans un losange on voit l'ascension de Jésus-Christ, 
derrière lequel se trouve une banderole portant la devise 
,/Liefde hoven al". A gauche est représentée la Foi, 
à droite V Espérance -, les mots ff Alsoo lieff lieeft Godt 
de weerelt uytver. ," entourent le losange. Sous la Foi 
et l'Espérance sont supendues, à gauche, les armes de 
Hollande , à droite , celles de Harlem. Sur le piédestal , 
à gauche, se trouve le millésime 1600, à droite, 31 
Décembre; au dessous, seize vers commençant par les 

mots: T gelieylegde , in H Graf diep" etc A droite on 

lit: J. Mathaem, sculptor; plus bas: Ampliss. prudentiss. 
coss. et senatoribus, Eeipubl. Harlemianae Patribus con- 
scriptis hoc symbolum vsoxύzxTov. D. D. D. Ehetoricae 
artis collegium vé&repov, bonis auspicïïs Anno cloloin. 
Sollenniter iniatum. Ce qui signifie : La jeune chambre de 
rhétorique , instituée sous d'heureux auspices , l'an du Seig- 
neur 1503, offrit ce blason à Messieurs les respectables 
Bourgmestres et Magistrats de la ville de Harlem. Au-des- 
sous de cette dédicace se trouve encore un rébus. Haut 
de 34 et large de 25 centimètres. 

L'an 1602, il grava le blason de la chambre de rhéto- 
torique „wiUe Angierhen" ou la chambre flamande: ayant 
pour devise: „In Liefde glietrouw. n Cette gravure est aussi 
très-rare. Elle fut décrite par Ered. Muller dans sa des- 
cription raisonnée des planches historiques néerlandaises, à 



209 

là page 140, n°. 1190, delà 1™ livraison, dans les termes 
suivants : 

Description du blason de la chambre de rhétorique à 
Harlem: /; Het wit Angierken /y ayant la devise: „In liefde 
ghetrouw!' avec quatre vers en haut: /7 Des Rederycke 
const in cracht v. woorden leyt, etc. Au-dessous le mil- 
lésime 1602; aux deux côtés deux femmes emblématiques 
et les armes de Hollande et de Harlem; sous le blason 
sept vers: „veel water blust niet wt der liefden crachtigh 
vyer; /y au dessous et à gauche on lit encore: C. v. Mandre, 
inventor; à droite, J. Mathaem, sculptor, et plus bas: 
Dignitate Ampliss. consilio prudentissim. amore Patribus 
Patriae, Coss. et universo inclyta urbis Harlemianae ordini 
senatorio; Ehetoricae artis collegium ,Plandro belgicum, 
solennibus auspiciis et summa xri collegior. gratulatione 
Santfordia xvi Cal. Aug. xciu. Hune Amoris et Pidei 
typurn D. D. D. An. ololoi.n. initiatum X. Septemb. Hau- 
teur 33 centim. 6 lignes; largeur, 24 centim. 4 lignes. 

1/ extrait suivant, que j'ai trouvé dans les comptes des tréso- 
riers de 1593, pourra jeter plus de lumière sut* cette planche : 

//Payé aux deux chambres de rhétorique de cette ville 
„trouw moet hlijken" et lf liefde bovenal" , pour les aider à 
f/ couvrir les frais résultés du concours ouvert pour les cham 
,/bres de Hollande par celle de Santfoort le xv Août et jours 
„ suivants , qui les a invitées à venir disputer les prix et 
,/dont les dits rhétoriciens ont remporté trois grands prix 
„ divers, payé lx o£" . 

On voit par cet article que les deux chambres les plus 
anciennes ont reçu un subside à l'occasion de la réunion 
des chambres de Hollande à Zantvoort. Il est probable 
que la jeune chambre de rhétorique n in liefde getrouw 11 a 
aussi pris part au concours et que Jac. Matham, comme 
membre de cette société, a voulu perpétuer le souvenir 
de cet événement mémorable en gravant ce blason et en 
l'offrant à l'administration communale. 

14 



210 

En 1606 il fit une estampe pour la gilde de la Noël 
dont il faisait partie. Elle devait servir d'étrennes. (Voir 
Ampzing, description de Harlem, p. 434). Elle est décrite 
par Weigel. (Snppl. au peintre-graveur de A. Bartsch p. 127 , 
n°. 315). Cette confrérie, fondée à Harlem vers 1350, y 
poursuit encore son but charitable et célèbre chaque année 
dignement son anniversaire. 

D'après les comptes des trésoriers, on paya en 1610 à 
Jacob Matham, graveur, la somme de xxvi o£ pour vingt 
exemplaires de la gravure qu'il fit d'après le portrait peint 
'du noble Prince et Seigneur le Comte Henri de Nassau. 
Ampzing nous apprend qu'il grava une planche en 1619 , 
pour la gilde de St. Hubert dans le même but que celles 
exécutées, l'une en 1606 pour la gilde de la Noël, l'autre 
en 1624, pour la confrérie de St. Jacques. L'auteur de la 
description de Harlem est jusqu'ici le seul qui ait fait 
mention de cette planche commémorative. Yoici la descrip- 
tion de cette gravure fort rare et en outre quelques détails 
sur la confrérie de St. Hubert. 

Dans une banderole, au milieu et en haut de laquelle 
est suspendu un cor de chasse, se trouve représenté un 
chasseur agenouillé, tourné du côté droit et regardant, les 
mains levées, le cerf dont l'avant-corps seulement sort de 
la banderole et qui porte entre ses bois St. Hubert crucifié. 
Derrière le chasseur , à gauche , se trouve un cheval qu'on 
voit de face; plus loin, entre le chasseur et le cerf, trois 
chiens, dont l'un est couché à terre; l'autre se tenant 
debout et un troisième dont on ne voit que la tête. Sur le 
premier plan le chapeau et la lance sont posés à terre entre 
les jambes du chasseur. Sous la banderole se trouvent les 
mots: Jacobus Matham fecit, Haerlem 1619; au-dessous 
les vers suivants : 

Shit Huybert ons Patroon, wij sijn u onderdaen. 

Ghij wert nu mcer geviert, als Apoll of Diaen , 
Met Edel Offerhant, wij U autaer verciercn , 
lut Haerleras lustich pleyn, trots al de liatavieren. 






21] 

'T edel Bataefse Hooft , en liccft hem niet outsien , 

Om U Jaech-tijdich Feest Geluck end' Eer te bien; 

Sijt danckbaer van de daet, ghij Precident end' Kaden, 

Verschuldicht d'eer met dienst , tôt lof van sijn Gcnaden. 

In Lust Vermeyde. 

Ce qui signifie : Saint Hubert , notre patron , nous vous 
sommes soumis; nous vous fêtons plus dignement qu'Ajwllon 
ou Diane; nous ornons votre autel de nobles offrandes, 
dans les plaines délicieuses de Harlem, en dépit de tous 
les Bataves. 

Le noble Chef des Bataves n'a pas manqué de se rendre 
à votre fête et de l'honorer par sa présence; vous, Prési- 
dent et Conseillers, soyez reconnaissants; récompensez 
l'honneur qui vous échut par vos services, à la gloire de 
sa Grâce. 

Cette estampe mesure 21 centim. 7 lignes de haut sur 
12 centim. 6 lignes de large. 

La confrérie de St. Hubert existe encore et possède un 
gobelet en argent, en forme d'urne, orné des armes de 
Jan van Schoterbosch. Sous le rebord supérieur se trouve 
Jan van Schoterbosch, premier président de la Gilde de 
St. Hubert en 1613. Ce gobelet fut offert à la confrérie en 
1630. Sur la partie supérieure est ciselée la conversion de 
St. Hubert. Sur la partie en cristal, incrustée au milieu, 
on a gravé : David tuant le lion et le loup , Esaiï vendant 
son droit d'aînesse , la récolte des blés et les vendanges. Cette 
coupe appartenant à M. Crommelin , fut offerte par lui à la 
confrérie lorsqu'elle se reconstitua en- 1768, à Overveen, 
le jour de la St. Hubert, à la condition que si la Gilde 
venait à se dissoudre de nouveau, le gobelet retournerait 
à ses héritiers légitimes. 

La planche fort rare, gravée par Matham et décrite 
par nous , ainsi qu'une esquisse de Salomon de Bray 
de la coupe de la confrérie, se trouvent aux premières 

14* 



212 

pages du livre des notules, qui commencent à l'année 1768. 
Il n'y en a pas d'une date antérieure. On pense que cette 
Gilde existait déjà à Harlem à une époque très-reculée, 
mais que les membres se séparèrent bientôt. En 1613, 
quelques amateurs de la cliasse songèrent à la reconstituer ; 
les confrères convinrent de tenir leur réunions au mois de 
Novembre à l'hôtellerie r/ de Basterdpijp 77 , tenue en 1631 
par Cornelis van Kittensteyn, afin d'y célébrer la fête de 
leur patron. On ignore combien de temps cette réunion 
exista, mais elle eut le même sort que la première, puis- 
qu'on songea en 1768 à la réorganiser. 

Sur la gravure de la Gilde de St. Jacques, portant le 
millésime 1624, se trouve représenté St. Jacques en pied, 
dans une ovale , avec l'inscription : D. D. J. Matham 
sculp. Amplssmo D. Jacobi sodalitio honoris ergo. En bas 
on lit de nouveau Jacobus Matham fecit et quatre vers 
latins: ,/Cum sancti depicta" etc.; puis un quatrain hol- 
landais: ,/Als ghij St. Jacob /; etc. par S. van Tethroede. 
(Voir Schrevelius p. 356), Cette estampe mesure 21 cen- 
tim. 3 lignes de haut sur 12 centim. 5 lignes de large. 
Elle est d'une exécution peu remarquable. 

Jacob Matham offrit à la Gilde de St. Jacques un tableau 
représentant le patron de cette confrérie (Voir van Mieris, 
Kerkelijke Geschiedenissen , 4 e vol. p. 74). 

On trouve encore dans les comptes des trésoriers de 
1630: ,/Payé à Jacob Maetham , graveur , pour une planche 
,/OU un patron de Vicit vim virtus, qu'il exécuta pour la 
„ ville, lx oC- Ji 

Et dans ceux de ]631: //Payé à Maria Poelenburch, 
,z veuve de M re Jacob Mathaem, graveur, pour graver à 
z/l'eau-forte l'épitaphe que l'on disait être écrite sur la pierre 
//sépulcrale de Dirck Jansz. Bleeser, lxxii c£. /j 

Cette plaque en cuivre se trouve aujourd'hui maçonnée 
dans la muraille au Prinsenhof. 



âi3 



JOHiVNNES MATHAM 

est mentionné comme fils aîné de Jacob Adriaensz. Matham. 
11 fut inscrit comme membre de la Gilde en 1628. Il 
décéda, non en 1643 comme on Fa prétendu, mais en 
1648, ainsi qu'il est prouvé par le registre de décès du 
25 Juillet 1648 où Ton trouve : ^Ouvert nn tombeau pour 
Johannes Matham , en l'église de St. Bavon , nef du milieu , 
n°. 297." Frais, 10 fl. 

Au mois d'Octobre 1637 il déclara deux disciples à la Gilde : 
Willem Dirckx et Dirck der Wulp , tous les deux bourgeois. 

DIRK MATHAM. 

Dans la Revue „de Navorsclier" du mois de Janvier 1869 , 
l'article de M r Kneppelhout de Sterkenburg nous apprend 
que D. Matham avait 35 ans en 1641. Si cette donnée est 
exacte, on doit admettre qu'il était dans la garde civique 
à l'âge de quinze ans; car on trouve son nom men- 
tionné dans la matricule de la bourgeoisie, en 1621. On 
dit qu'il mourut en 1660; cependant je n'ai point trouvé 
la mention de son décès sur les registres de Harlem. Les 
notules du 3 Novembre 1637 nous prouvent qu'il était le 
second fils de Jacob et non le troisième, comme on l'a 
prétendu. 

Art. I. 

,/Dirk Matham , graveur , ayant été invité avec d'autres 
, ; à venir payer son droit d'entrée à la Gilde, comme maître 
/; ouvrier et comme second fils de membre, refusa de donner 
„sa rétribution, alléguant qu'il ne travaillait pour personne 
„et qu'il n'avait vendu jusqu'ici aucune de ses œuvres. Il 
„ soutint qu'il ne devait rien à la Gilde. Sur ce, les Doyen 



214 

7/ et Commissaires, lui représentèrent qu'il lui était défendu 
„ d'entreprendre ou de faire désormais tout travail ayant 
„ rapport à son métier; à moins qu'il ne vînt se déclarer 
f/ comme membre aux Doyen et Commissaires et satisfaire 
,/la Gilde comme maître-graveur ; à défaut de quoi , il 
;/ encourrait une amende de trois florins, outre ce qu'il 
„doit pour son entrée. Il déclara qu'il se conformerait 
, 7 entièrement à ces prescriptions, plutôt que de payer; et 
/; il partit ainsi sans qu'on eût obtenu rien de lui. 7 ' 

Cependant en Décembre 1637, il paya son droit d'entrée 
comme graveur. 

Kramm fait mention d'une belle estampe de Jacob 
Matliam et représentant les habitants de Harlem et d'autres 
se rendant à Heusden. Toutefois, cette gravure doit être 
attribuée à Dirk. Elle est d'un format oblong et se com- 
pose de deux parties. En haut et du côté gauche se trou- 
vent les mots : Tkeod. Matham fec. et les armes de Harlem ; 
à droite celles de La Haye. Au milieu de ces deux écus- 
sons, on voit les armes de Heusden avec l'inscription: 
Heusden a°. 1625. La planche même représente les forti- 
fications. En bas on lit quatorze vers, commençant par ces 
mots : Siet hier de sterJce slad, et se terminant par : Sc/ierm 
van H vaderland. Cette estampe est devenue très-rare; 
elle mesure 73 cent. 4 lignes de haut sur 25 centim. 4 
lignes de large. 

En 1625, on paya à Dirk Matham la somme de xxv o£ 
pour les estampes et dessins de Heusden dédiés et offerts 
à la ville. (Voir les comptes des trésoriers). 



ADRIAEN JACOBSZ. MATHAM. 

Adriaen est considéré comme étant le troisième fils de 
Jacob. Il fut porte-drapeau dans la garde civique (dans la 
compagnie des ^Cluveniers") de 1624 à 1627. 






£15 



Nous extrayons du registre des mariages : Le 6 Novembre 

1632 , se marie, par devant échevins: Àdriaen Jacobsz. 

Matliam, jeune homme "), -, -, 

' J I tous deux de 



Harlem. 



f 



Cornelia Claes vanDuijvenhoven, jeune fille. 

Le 31 Octobre 1638, se marie, par devant échevins: 

Adriaen Matliam, veuf "J 

à itous deux de Harlem. 

Annetgen Pieters, jeune fille. J 

Le 2 Décembre 1642, se marie, par devant échevins: 

Adriaen Matliam, veuf, de Harlem, 
a 

Leentgen Tliiel, jeune fille d' Amsterdam. 
Fiïssli, dit Kramm, parle d'un voyage qu' A. Mathant 
aurait fait en Barbarie, en 1700, et de quelques dessins 
qu'il fit d'après nature, pendant son séjour dans ce pays. 
Kramm rapporte aussi la remarque judicieuse de Nagler, 
qui fait observer que si ce voyage eut lieu en 1700, ce 
ne fut pas par l'artiste qui nous occupe, mais par une 
autre personne du même nom. 

Yoici les faits précis: 

Adriaen Jacobsz. Matliam entreprit un voyage au Maroc 
en 1640. Il en fit une relation dont le manuscrit se trou- 
vait en 1865 dans la bibliothèque de la cour impériale à 
Vienne. Il porte le titre suivant: 

//Journal de l'Ambassade du Sieur Anthonis de Lieder- 
//kerke, envoyée par les très-puissants Membres des Etats- 
//Généraux des Pays-Bas au Roi du Maroc; lequel journal 
//fut tenu par Adriaen Matliam , peintre , à bord du navire 
*Gelderland*, de 1640 à 1641.// i) 

Matham ne s'est pas borné à cette description, de 
retour dans son pays, il représenta par la gravure la 



] ) M. F. deHellwald a donné une édition française de ce manuscrit, qui 
narut en 1866 chez M. Nijhoff à La Haye. 



216 

réception solennelle faite à l'ambassade. M. Ered. Muller 
à Amsterdam possède un exemplaire de cette planche fort 
rare. Elle se compose de cinq parties séparées, format 
in-folio, ainsi que de quatre feuilles in 4°., dont deux 
contiennent un texte hollandais et deux un texte français. 
La gravure entière porte en haut l'inscription suivante 
dans] une banderole : Régis maroci Palatium magni. Entre 
ces mots se trouve en petites lettres : In Barharia Adriani 
Matham ejjigiavit ad vivum sculpsit et Judocus Hondius 
excudit. Les feuilles ne sont pas numérotées, mais la pre- 
mière à gauche porte en haut vingt-deux vers hollandais, 
commençant: //O noyt volpresen stadt/r et se terminant 
par les mots: nVerandert aile dingh.tr Elle est signée 
A. Matham. A gauche, en bas, on lit: Hugo Allardt 
excudit. La feuille faisant suite à la première, contient en 
haut et du côté gauche, le portrait de Ds. Anthonius de 
Liederkercke , en médaillon , ainsi que les mots : legatus 
ad regum marocum in Barbaria aet. suae 64. Sur la troi- 
sième feuille, en haut et à droite, figurent des armoiries. 
Seraient-ce celles de A. de Liederkercke? En haut de la 
quatrième feuille on voit un écusson portant une inscription 
en langue turque ; enfin , la cinquième contient en haut et 
à droite , le portrait en médaillon de Muley Hamet , F. Muley 
Zijden, Imperator Maroci, etc. 

Le texte nous apprend que le voyage fut entrepris le 

1 Novembre 1640. L'ambassade arriva dans la rade d'Asasia 
le 24 Décembre 1640 et fit son entrée dans cette ville le 

2 Février 1641. //Mlle y fut reçue d'une manière brillante 
par le Gouverneur de la ville et V Alheir , Jan Jansen van 
Haerlem , précède d'un cheval richement caparaçonné ,// etc. 
Le 7 Mars elle partit pour le Maroc, etc. etc. Dessiné 
d'après nature, et gravé sur cuivre par]Adriaen Matham, 
graveur et marchand d'objets d'art près du lieu dit //'t Hoff// 
à l'enseigne //in 't wapen van Thiel// à La Haye, 1646. 

On s'explique facilement pourquoi A. Matham choisit 



217 

cette enseigne. Nous avons remarqué que sa troisième épouse 
s'appelait Leentgen Thiel. 

Comment se fait-il qu'Adriaen Matham et un peintre 
anonyme d'Amsterdam accompagnèrent cette ambassade au 
Maroc? Je crois avoir trouvé la solution de cette ques- 
tion dans le registre des baptêmes de Harlem, (Jui nous 
apprend que le 18 Avril 1638 , fut baptisé Samuel , fils d'An- 
toni de Liederkerck d'Anvers, Cap. (capitaine?) et deWil- 
helmina van Brakel. Témoins: Charles Everwijn, etc. H 
me semble que A. Matham aura fait la 'connaissance de A. 
de Liederkerck à Harlem qui l'aura engagé à l'accompagner 
dans ce voyage. Il est 'probable que le capitaine , qui a 
également habité Amsterdam, y aura aussi trouvé l'occa- 
sion d'engager le peintre dont nous ignorons le nom, à 
le suivre au Maroc. Un contrat de vente me fournit la 
preuve qu'Anton Charles de Liederkerke était capitaine et 
déjà décédé en 1661, car son épouse y est appelée veuve. 

A. Matham a eu également des relations avec la régence 
de Harlem, en sa qualité de marchand d'objets d'art. On 
lit, dans les comptes des trésoriers de 1654: 

//Payé à M r A. Matham, graveur à La Haye, pour quelques 
//livres rares et chroniques qu'il acheta pour la ville, iii c ©£.// 

Le portrait d'Izaak Massa qu'il grava d'après un tableau 
de Fr. Hais , format in-fol. , est un des plus rares de ceux 
qu'il ait produits. Il porte l'inscription: Anno 1635. In 
Coelis Massa. Aetatis Suae 48. 

Je ne crois pas qu' A. Matham soit décédé à Harlem; 
aussi n'ai-je pas trouvé la mention de sa mort sur les 
registres de 1667 à 1671. Il me paraît plus probable qu'il 
soit décédé à La Haye, car il habitait cette ville, comme 
je l'ai prouvé plus haut, en 1654. On ne trouvera pas la 
date de naissance du père et des trois fils Matham dans 
les registres de l'église réformée , car ils étaient tous catho- 
liques, et il n'existe pas de registres de cette église qui 
remontent à cette époque. 



218 

J. MATTON 

était probablement de Harlem , car on lit dans le registre 
de baptêmes , que Pieter , fils de David Matton d'Amsterdam 
et de Saertje Jacobs, fut baptisé le 20 Juin 1640. Furent 
témoins: Jan Matton et Katelijn Jans. Grietje, issue des 
mêmes parents, fut baptisée le 23 Mars 1643. 

Les VAN DER MEER ou VERMEER. 

Cette ancienne famille est originaire de Harlem. Gerrit 
Jansz. v. d. Meer était bourgmestre de cette ville en 1453; 
Jan v. d. Meer, fils de Gerrit, remplit les mêmes fonctions 
en 1465, et même en 1614 un Nicolaas est mentionné 
comme bourgmestre. Au xvn siècle , cette famille a produit 
plusieurs peintres , parmi lesquels Jan van der Meer, père 
et fils, se sont acquis une grande renommée. Plusieurs 
noms de cette famille figurent sur la liste autographe de 
V. L. van der Vinne: 
Année 1654. Jan v. d. Meer ou Vermeer, fils âiné de maître. 

// 1661. Izaak // // // // // // // // // 

// 1681. Jan // // // // // fils et Barend Vermeer. 
Un grand nombre de faits vient appuyer ce témoignage. 

V. L. v. d. Vinne nous dit d'abord que Johannes 
Vermeer fut inscrit dans la Gilde de St. Luc en 1654, 
comme fils de maître. Il en résulte que le père de ce 
Joliannes Vermeer était aussi membre de cette confrérie. 
De plus, le registre des mariages contient des indica- 
tions remarquables à ce sujet : Jan Vermeer de Harlem , 
demeurant rue Kleine houtstraat, épouse le 26 Octobre 
1627 Hester Candelé, jeune fille de Bohain, demeurant 
rue dite Witte heerensteeg. Ils appartenaient alors à l'église 
réformée wallonne , car les inscriptions au registre des baptêmes 



219 

sont en français; on y trouve: le 22 Octobre 1628 lui 
baptisé Jean, fils de Jean Yermeer et d'Hester Candelé ; 
témoins: Jean Vermeer et Jeanne Alard. Le 6 Juillet 1631 
Pierre; témoins : Pierre Candelé et Jeannette Yermeer. 
Les autres enfants issus de cette union furent baptisés 
à l'église réformée hollandaise : le 3 Novembre 1633 
Janneke , témoins Abraham Vermeer et Magdalena Candelé, 
le 10 Août 1634 H ester ; témoin, Amelijntje Joosten; le 
19 Septembre 1635 Izak; témoins , Izak Yermeer et Mayke 
Pieters; et le 29 Mai 1640 Jacohus ; témoins, Abraham 
Vermeer et Janneke Pieters. 

D'après le registre de décès , l'épouse de Johannes Vermeer 
fut enterrée au transept du nord en l'église de St. Bavon , 
le 10 Mars 1661; frais, 4 fl. , et Jan Vermeer mourut à 
l'hôpital en Février 1670, car il fut enterré au cimetière 
de cet hospice le 8 du même mois. Les frais ne montèrent 
qu'à 1 florin. 

Le registre des baptêmes du 22 Octobre 1628 de l'église 
walonne fait mention de trois Vermeer du prénom de Jean; l'un 
est relaté comme père , le second comme témoin , le troisième 
comme fils. Celui qui est annoté ici comme témoin pourrait 
bien être le grand-père. Il est probable qu'il fut peintre , car 
dans le catalogue de tableaux , laissés par un amateur de la 
Prise et vendus à Amsterdam le 29 Septembre 1802, on 
trouve mentionné page 14, n° 39, un paysage sur toile de 
J. v. d. Meer, daté de 1600, haut 11, large 13| pouces. 
Il représente un large horizon de champs cultivés , de bois 
et de blanchisseries, vus des dunes; quelques habitations, 
des pêcheurs qui se reposent et d'autres figures animent le 
paysage qui est d'un coloris clair , naturel et plein de charme. 

Je ne puis dire si Abraham Vermeer, qui assista comme 
témoin avec Magdalena Candelé au baptême de Janneke, 
le 3 Novembre 1633, fut peintre. Je puis seulement 
affirmer que Willem, fils d'Abraham Vermeer de Zwolle 
et de Marietje Dirks, fut baptisé le 24 Septembre 1634; 



220 

témoins, Willem Mathijse et Janneke Wolters; et le 6 
Juin 1638 Janneke ; témoins , Jan Yermeer et Hester Candelé. 

Le premier enfant issu du mariage de Jean Yermeer 
et d'Hester Candelé, était donc Jean Yermeer. Il s'est fait 
connaître plus tard comme peintre, sous le nom de Jan van 
der Meer ou Yermeer le père. Son portrait dessiné , en ma 
possession , porte l'inscription : pictor harlemensis , mdclxxx , 
aet 62. Sur un autre portrait colorié on lit: „ paysagiste, 
né à Harlem, décédé en cette ville en 1691. n L'exactitude des 
deux inscriptions est confirmée, de l'une par le registre des 
baptêmes , de l'autre par le registre de décès , car il fut enterré 
le 25 Août 1691 en l'église de St. Bavon, n°. 489. On peut 
donc se fier sur la note relatée sur le second portrait, où 
il est dit que ce peintre entra chez Jacob de Wet comme 
disciple en 1638, par conséquent à l'âge de dix ans. J'ai 
trouvé dans le journal de l'hospice des vieillards deux articles 
du 19 Septembre 1647 et du 15 Août 1651, ainsi conçus: 

Payé à Jan Yermeer, marchand d'objets d'art pour un 
tableau représentant une cuisine 25 il 

Pour un tableau représentant un banquet 8 „ 

33 fl. 

Payé à Johannes Yermeer pour deux tableaux ornés de 
cadres, représentant l'un une cuisine, l'autre, un paysage fl. 42. 

Je présume que ces deux notices ne concernent pas 
J. v. d. Meer, le père, car en 1647 il avait à peine 
19 ans et je doute qu'il ait exercé la profession de 
marchand d'objets d'arts à cet âge. Je crois que Jan 
Yermeer , qui était alors marchand d'objets d'art, fut le grand- 
père. Cependant Jan v. d. Meer, le père, s'est occupé 
plus tard du même commerce, car il vendit, en 1681 , alors 
que son père était décédé depuis 20 ans, les tableaux pro- 
venant de la succession insolvable du peintre Horatius Bolongier 
(Yoir cet article). 

Jan Yermeer le père épousa le 31 Mai 1654, Aeltje 



221 

Bosvelt, jeune fille de Harlem. De cette union naquirent: 
Johannes , baptisé le 29 Novembre 1656; témoins: Johannes 
Bosvelt , le grand père , Johannes Bosvelt , l'oncle , et Jannette 
Candeleur (sic); Pieter , baptisé le 21 Janvier 1661; Izak 
Vermeer assista comme témoin. Johannes , le père , fut inscrit 
comme peintre dans la Gilde de St. Luc, Fan 1654; il 
était commissaire de 1667 à 1679. 

On n'a trouvé qu'une seule signature autographe de Jan 
v. d. Meer, le père, dans les documents incomplets qu'on 
possède de la Gilde de St. Luc: elle date de 1667. On 
la trouvera reproduite aux monogrammes. T. Thoré (Bùrger) 
attribue les beaux paysages, représentant des vues sur les 
dunes, à Yermeer de Delft. Quoique je ne puisse fournir 
des preuves convainquantes de mon opinion , je crois que 
la plupart sont dus au pinceau de notre artiste de Harlem. 

Le premier enfant issu du mariage de J. v. d. Meer 
est généralement connu sous le nom de Jan Yermeer, 
le fils. Son portrait dessiné d'après C. Dusart porte l'in- 
scription : né à Harlem en 1656, décédé dans cette ville 
le 28 Mai 1705. Ces dates sont confirmées par les registres 
de baptêmes et de mariages. Le premier indique de plus 
qu'il fut baptisé au mois de Novembre, le second y ajoute 
qu'il fut enterré en l'église dite Bakenesser kerk au n°. 32. 

Van Gool nous apprend, page 460 second volume, 
que C. Dusart était le beau-frère de J. v. d. Meer. Le registre 
de mariage prouve l'exactitude de cette assertion. Jan 
v. d. Meer, jeune homme de Harlem, demeurant au 
lieu dit Crogt, épouse le 23 Février 1683, Maria Dusart, 
jeune fille de Harlem, demeurant rue St. Jansstraat. 

On le trouve mentionné sur la liste des peintres sous 
le nom de Johannes Yermeer le fils, le 3 Août 1683. 
Le 9 Décembre 1700, il fut déclaré insolvable. On vendit 
ses meubles et ses tableaux, qui ne produisirent en tout 
que fi. 96.17. 

Van der Vinne parle aussi d'un peintre du nom de 



222 

Barend Vermeer. Si Bareud est une abréviation de Bernardus , 
on retrouve cet artiste dans les registres de mariages : 
Bernardus van der Meer, jeune homme de Harlem, demeu- 
rant au Crogt, épouse, le 7 Septembre 1683, à Maarsen, 
Geertruida Dusart, jeune fille de Maarsen, sa résidence. 

Il est très-probable que Jan , le fils , et Bernardus étaient 
frères. 

T. Thoré fait mention, aux pages 13 et 81 de son excellent 
ouvrage sur J. Yermeer de Delft, publié en 1867, d'un 
tableau du Musée de Yienne , signé B. v. d. Meer, 1659. Il 
serait utile de vérifier cette date. Le catalogue de J. B. v. d. 
Bergh, Amsterdam 15 Juillet 1833, mentionne au n°. 155 
un autre tableau de B. v. d. Meer , représentant une nature 
morte, 4 pieds 1 pouce de haut sur 3 pieds 3 pouces de large , 
et vendu 6J fl. Il se peut aussi que Catharina v. d. Meer, 
dont Thoré parle à la page 46 de son ouvrage, soit la 
sœur de Jan et de Bernardus. On trouve un de ses tableaux , 
de 9 pouces de haut et 7 de large , décrit dans les termes 
suivants à la page 43, n°. 151 du catalogue de la vente 
de tableaux qui eut lieu les 17 et 18 Avril 1783 à 
Amsterdam: //Cette petite toile représente un jeune garçon 
//près d'une cage posée sur le bord d'une niche ; il donne de 
//l'eau à un oiseau. Plus loin , on voit un chapeau garni de plu- 
//mes et quelques jouets. Le sujet est traité largement d'après 
//la manière de Caspar Netscher.// Elle fut vendue à Yiet 
pour 5.10 fl. On retrouve cette pièce à la vente de 
M re Jacques Bergeon à La Haye, le 4 Novembre 1789. 
La description nous apprend que le nom de Catrina van der 
Meer y est suivi de l'année 1675: ce que Thoré n'a pas 
relaté. 

Izak Yermeer est nommé fils aîné de maître sur la 
liste de Yan der Yinne. Yoilà de nouveau deux peintres 
qui auront probablement porté le nom d'Izak. En effet, 
on lit dans le registre de mariages qu'Izak Yermeer, 
veuf de Harlem, demeurant à Alkmaar , épouse, le 22 



223 

Novembre 1620, Sara van Poucke , jeune fille, demeu- 
rant au vieux fossé à Harlem. Je pense qu'il était lié de 
parenté à Jan Yermeer, le grand père , car il assista le 19 
Septembre 1635, comme témoin au baptême d'Izak, fils 
de Jan Yermeer et d'Hester Candelé. J'ignore s'il retourna 
à Alkmaar après son second mariage; toutefois durant les 
quatre années qui ont suivi cette union , il ne fut déclaré à 
Harlem aucune naissance, et je suppose qu'Izak , le fils , aura 
été un enfant du premier lit. Le fils fut inscrit dans la 
Gilde de St. Luc en 1661; il vivait encore en 1702. 
Je ne puis certifier non plus si ce fat lui ou Izak, fils 
de Jan Yermeer et d'Hester Candelé, qui épousa comme 
jeune homme demeurant rue zijlstraat à Harlem, le 4 Oc- 
tobre 1659, Maria Cortgenet, jeune fille de Middelburg ? 
habitant rue Gierstraat. Le 26 Avril 1666 fut baptisée leur 
fille Hester. Témoins: Jan Yermeer et Hester Candelé. 

Bien que je sois parvenu à faire connaître cle plus près 
plusieurs membres de la famille des v. d. Meer , il se peut 
très-bien qu'il en ait existé d'autres, qui se sont aussi 
occupés de la peinture et qui résidaient à Harlem. On trouve 
très -souvent les noms de v. d. Meer et de Yermeer dans 
les registres de décès, par exemple. 

1661 on enterra l'épouse de Jacob v. d. Meer. 
Margrita v. d. Meer. 
Pieter Jacobsz. v. d. Meer. 
l'épouse de Jan Claesz. Vermeer. 
Jan Claesz. Vermeer. 
l'épouse de Pieter v. d. Meer. 
l'épouse de Willem Jansz. Vermeer. 
Ploris Jacobsz. v. d. Meer. 
Dirk Vermeer. 

l'enfant de Floris v. d. Meer. 
Wendelyntje v. d. Meer. 
l'enfant de Cornelis v. d. Meer. 
l'épouse de Jan Pietersz. Vermeer. 

Dans un catalogue de tableaux, vendus à Amsterdam 
le 30 d'Août 1797, on trouve au n°. 249 deux tableaux, 
représentant des tables en pierre, recouvertes de tapis, 



Le 29 Juillet 


1661 on ent 


" 12 Juin 


1671 


" 10 Août 


1671 


* 4 Mars 


1675 


" 7 Juillet 


1677 


" 4 Mai 


1678 


» 12 Décembre 1678 


» 11 Avril 


1679 


„ 7 » 


1680 


" 12 Décembi 


eI682 


» 14 


]682 


» 18 Mars 


1683 


5 Novembrel685 « 



224 

chargées de différents fruits, de verres, de bocaux remplis 
de vin, de sarments et de feuilles de vigne. Ces toiles 
mesurent chacune 36 pouces de haut sur 31 de large; elles 
sont l'ouvrage de J. B. Vermeer et d'une exécution ad- 
mirable. Au n°. 136 du catalogue de tableaux d'une vente à 
Nijmegen le 10 Juin 1812, figure un tableau sur toile f 
de la main à'Aart van der Meer (v. d. Neer ?) : c'est un 
paysage représentant un coucher du soleil et trois figures. 

Enfin, le registre des mariages nous apprend que Jan 
Vermeer, jeune homme d'Anvers, épousa le 5 Août 1681 
Grietje Jans, veuve de Hendrik Cornelis, demeurant tous deux 
derrière la digue dite Scheepmakersdijk ; et que le 6 Janvier 
1703, comparurent au Bureau des Vinances le messager van 
der Schalke qualifié par messieurs les Echevins comme d'une 
des parties et Jacob Capel , marié à Hester van der Meer et 
Willem v. d. Weige , époux de Maria Yermeer , pour l'autre 
partie et ordonnèrent de transférer cette sépulture aux noms de 
Jan Bouwmeester pour une moitié, et de Leendert van 
Stavenesse pour l'autre. 

La sépulture n°. 32 en l'église dite Bakenesserkerk , 
achetée par la veuve Janneken Jans van Berckel, le 26 
Janvier 1625 au prix de 50 florins, fut transcrite le 14 
Janvier 1719, au nom de Theodorus Dusart , dont Janneken 
était la bisaïeule. Ce tombeau fut de nouveau transféré au 
nom de Johannes Jacobus v. d. Meer , héritier de Theodorus 
Dusart, le 16 Mai 1744. 

JAN MENSING 

naquit à Harlem en 1685 et y décéda le 4 Décembre 
1741. Il était élève de Jan v. d. Vinne. Je possède deux 
portraits dessinés qui le représentent, l'un à l'âge de 34 
ans, l'autre à un âge plus avancé. En 1705, on le trouve 
mentionné comme peintre, dans les registres de la Gilde 
de St. Luc. 



225 



JOHANNES, BARTHOLOMEUS et NICOLAAS 
MOLENAAR. 

A l'article de Judith Leyster j'ai rapporté quelle épousa 
Johannes Molenaar le 1 Juillet 1636. J'ai trouvé dans les 
livres de la confrérie un autre Jan Molenaar, inscrit dans 
la Gilde en 1685. Si le premier exerça Fart de la peinture , 
il doit avoir existé deux peintres du même nom. Le 
premier décéda en 1685; le second naquit en Décembre 
1654, comme il résulte du registre de baptême du vénérable 
Sieur v. d. Wiele, prêtre de F église catholique de St. Anna , 
où l'on trouve: Baptisé le 29 Décembre 1654, Jan Jacobsse 
Molenaar, fils de Jacob et de Guurtje Jacobs; Rijntje Cornelis 
était parrain. 

Bartholomeus fut inscrit comme peintre en Septembre 
1640; Nicolaas en 1651. 

Le registre de décès nous apprend , que Nicolaas Molenaar 
fut enterré en l'église de St. Bavon, circuit du sud, 
n°. 226, le 31 Décembre 1676. Frais, 4 il. Il est toutefois 
douteux que ce dernier ait été peintre, car dans la li- 
vraison du mois de Mars 1869 de la revue „de Navorscher" 
il est fait mention d'un tableau de Klaes Molenaar, daté 
de 1690. 

JAN MIENSE MOLENAAR 

était de Harlem et y fut enterré le 19 Septembre 1668 
en l'église de St. Bavon, dans la nef du milieu, n°. 502. 
Frais, 15 fl. 

PIETER, le père, et ANTHONY DE MOLIJN. 

Pieter de Molijn, natif de Londres, fut inscrit dans la 
Gilde en 1616. Il est mentionné comme membre de 

1 15 



l'église réformée en 1624 ; il demeurait rue Jacobijnen- 
straat. 

Dans le registre de mariage on trouve que le 26 Mai 
1624, le premier ban fut publié du mariage de Pieter 
de Molijn, jeune homme de Londres, demeurant rue Jaco- 
bijnenstraat avec Mayken Gerards, jeune fille, demeurant 
rue dite Groote houtstraat. Le registre de baptême menti- 
onne plusieurs enfants issus de cette union : le 3 Septembre 
1632, Johannes; le 19 Avril 1637, Laurens; le 15 Juillet 
1639, Catalina. 

Il était dans la garde bourgeoise de 1624 à 1630, 
et en 1633 doyen de la Gilde de St. Luc. Au mois de 
Juillet 1642 il tenait une vente de tableaux et d'estampes. 
Jan Nose était son élève en 1655. 

Il fit en 1622 an dessin, représentant les gardes ci- 
viques de Harlem devant la ville de Hasselt, gravé sur 
deux feuilles in-folio par Gilles van Schijndel. Il en est 
fait mention dans les comptes des trésoriers de 1623: 
On y lit qu'il lui fut payé xxiiii oC pour des estampes, 
représentant l'excursion de la bourgeoisie armée de cette ville 
à Hasselt, que ce graveur offrit aux Messieurs du Magistrat. 

Son billet d'enterrement, en ma possession, est de la 
teneur suivante: 

tfVous êtes prié d'assister mercredi, le 23 Mars 1661, 
à deux heures précises de l'après-midi, à l'enterrement de 
maître Pieter de Molijn, peintre, au canal dit OudeGracht, 
vis-à-vis la ruelle dite Stoofsteegh. Entrer comme ami dans 
la mortuaire, vêtu du grand manteau." 

Eglise de St. Bavon, 
Nef du milieu n°. 79. 

Ceci s'accorde avec l'article suivant inscrit au registre, 
de décès : Ouvert une sépulture en l'église de St. Bavon , 
nef du milieu, n°. 79, pour M re Pieter de Molijn, 
très-bon peintre. 






227 

D'après le registre de transferts de biens mobiliers , passés 
par devant notaire, Maeyke Gcraers, veuve de Pieter de 
Molijn, assistée de ses filles Susanne et Catalijntje, tontes 
deux mineures, déclara le 5 Décembre 1668 être redevable 
au Sieur Dionijs Baillu, négociant à Amsterdam, de la 
somme de 814 n. , 19 s. pour livraison de marchandises 
de Neurenberg. 

Dans le registre des peintres de Leiden on lit que 
Pieter de Molijn et Jan de Molijn payèrent leur rétribu- 
tion d'entrée en 1649. Au nom du dernier est ajouté: 
„ n'est plus en vie. 77 

J'ignore s'il s'agit ici de Pieter père ou fils ; peut-être est-il 
question du dernier. Je ne saurais dire non plus qui était 
ce Jan de Molijn. Plus loin on trouve à l'année 1660 : 
Jan de Molijn a payé son droit d'entrée, 1665; décédé. 

Y. L. v. d. Vinne cite Anthonij de Molijn, son con- 
temporain; il était peintre et demeurait à Harlem. Il était 
déjà mort en 1702. 

HENDRIK MOMMERS. 

Ce peintre, originaire de Harlem, entra dans la Gilde 
en 1647; il en était commissaire en 1652 et doyen en 
1654. Abraham Remme était son élève en 1655. 

JOHANNES GERRIT et JOHANNES VAN DER 
MOOLEN. 

Joli. Gerrit van der Moolen entra dans la Gilde en 1587. 
D'après le livre des comptes de la Gilde de St. Luc, 
Johannes était maître peintre et bourgeois de Harlem en 1652. 

JACQUES DE MOSSCHER 

l'élève de Karel van Mander, entra dans la Gilde à Harlem 
en 1593. 

15* 



225 



JAN MOSTERT. 

Krarnni a fixe la date de naissance de ce célèbre peintre 
à l'année 1474, contrairement à l'opinion d'Immerzeel qui 
le croit né en 1499. Je me rallie complètement à l*opi- 
nion du premier de ces auteurs, en m'appuyant sur le 
témoignage du registre de l'église de St. Bavon à Harlem , 
où l'on trouve l'article suivant que j'ai déjà reproduit dans 
mes notes sur cette église : 

„ Commandé l'an 1500 à Jan Mostertsoen de peindre 
,/les volets: dans l'un il représentera la sainte Yierge; dans 
„ celui du milieu, à l'extérieur, St. Bavon, surmonté d'un 
„ tabernacle; à l'intérieur il exécutera douze scènes (?) de 
v la vie de ce saint. Le tout devra être peint avec de bonnes 
;/ couleurs et de telle manière que nous puissions être contents 
„de son ouvrage. Lorsque le travail sera achevé , il recevra 
„xx fl. du Rhin, puis encore vi fl. du Rhin; encore vi 
,/fl. du Rhin, le vendredi avant la St. André; encore n 
„n. du Rhin le samedi après la St. Jacques, comme 
„ dernier payement. " 

Le mémorial des bourgmestres de l'année 1549 prouve 
qu'il atteignit un grand âge: 

,,-Le xi Mai xc c quarante-neuf, a comparu devant nous, 
//bourgmestres , M re Jan Mostert, peintre et bourgeois de 
,/Harlem, pour solliciter l'autorisation de quitter pendant 
z/iin an et demi la ville et d'emporter quelques meu- 
„bles à Hoorn, où il a entrepris la peinture de certains 
,/tableaux pour le maître-autel de l'église paroissiale. Il a 
,,- déclaré que ce travail l'occuperait pendant plus d'une 
,/année et qu'à son achèvement il se fixerait de nouveau 
,/en cette ville de Harlem^ qu'il a habitée jusqu'à ce jour. 
,/Sur ce, les bourgmestres lui ont donné congé depuis 
,/aujourd'hui jusqu'à l'Assomption ou le premier Septembre, 
,/au plus tard, de l'année xv c cinquante. Et s'il ne réta- 






, ; blissait pas son domicile après le terme fixé endéans cette 
„ ville, le susdit Mostert serait tenu de payer immédiatement 
„ les droits de succession de tous ses biens ; conditions dont 
/7 le susdit Mostert se déclara satisfait. Tait le jour et Fan 
„ susdits. " 

Jan Mostert n'hésitait donc pas à accepter une commande 
importante alors qu'il avait probablement l'âge de 75 ans. 
C'était, en effet, une résolution remarquable. Le registre 
des transferts nous prouve d'ailleurs qu'il commença son 
travail, car il vendit en l'année susdite ses biens immo- 
biliers, sans doute pour les motifs indiqués: 

„Maître Jan Janss Mostert, peintre, vend une maison 
,/sise au quai dit Oude gracht. 7 ' 

„Maître Jan Mostert et Claes Suycker son fils, vendent, 
„ chacun pour la moitié, une maison située au Kraayenhor- 
//Stergracht. 7 ' 

J'ai trouvé dans les comptes de recettes des frais d'en- 
terrement, que Jacob Mostert décéda en 1515. Je ne 
saurais décider si ce dernier était le père de Jan. 

PIETER MULIER père et fils. 

D'après les notules du mois de Novembre 1640 , le père fut 
invité à venir payer comme maître-peintre les droits d'entrée 
de son élevé Eredrik Cornelisz, bourgeois de Harlem. Il 
s'y conforma. En Octobre 1640 il déclara Christiaan de 
Hulst comme disciple. 

Le fils est aussi mentionné comme peintre de Harlem. 
Pieter Millier fut enterré le 22 Avril 1670 au cimetière dit 
St. Anna kerkhof. Je ne sais si l'on désigne ici le père 
ou le fils. 

GERBIT et CORNELIS MULRAET. 

Ils sont mentionnés tous deux comme chaudronniers, 
fondeurs et ciseleurs en cuivre, natifs de Harlem. 



230 

Gerrit fut nommé commissaire de la Gilde le 1 Mars 
1678. Sur le tableau des régents que Jan de Bray fit en 
1675, il figure déjà comme doyen de la Gilde. 

Dans le registre de mariages passés par devant échevins , 
on lit que Gerrit Mulraedt, jeune nomme de Goch, épousa, 
le 12 Février 1645, Franchijntjen Coelembier, jeune fille 
de Harlem. 

Le 21 Septembre 1645, il déclara la naissance d'un 
fils qui reçut le nom de Johannes. Un autre enfant du 
même nom fut déclaré le 28 Mai 1653. Jan Mnlraet fut 
témoin. 

Il décéda en Avril 1690 et fut enterré le 24 du même 
mois en l'église de St. Bavon, nef du milieu, n Q . 146. 

Cornelis fut reçu membre de la Gilde de St. Lnc, le 
2 Décembre 1694. 



AEYAEN MUIJLTJES. 

Les notules du mois de Juillet 1642 le mentionnent 
parmi les peintres de Harlem qui signèrent la requête. Il 
fut inscrit dans la Gilde, comme peintre, en 1640 et 
décéda en Février 1649. Sa maison fut vendue par expro- 
priation forcée. 

EOBBEET NACHTEGAEL. 

Il appert des notules de la Gilde de St. Luc qu'il était 
gravenr et imprimenr à Harlem en 1643. 

Le 9 Octobre 1646, Eobbertus JMachtegael, jeune liomme 
de Leiden, demeurant Lange bagijnenstraat , épousa Catharina 
van der Eosiere, jeune fille d'Amsterdam, demeurant Groote 
hontstraat. 

Il a existé à Harlem deux personnes contemporaines 
du nom de Eob. Nachtegael; toutefois je ne saurais 



231 

dire qui des deux fut imprimeur et graveur. Le registre 
des membres de l'église reformée nous apprend, que le 
19 Mars 1636, fut inscrite, avec une attestation de La 
Haye, Anneke Maillaerdts, épouse de Eobert Nachtegael, 
demeurant Lange bagijnenstraat. Ce dernier ne peut donc 
être le même que celui qui se maria, comme jeune homme, 
le 9 Octobre 1646, et qui fut inscrit , ainsi que son épouse , 
Catharina v. d. Eosiere d'Amsterdam, demeurant Bagijnen- 
straat, comme membre de l'église réformée , le 19 Avril 1647. 
Le registre de baptême nous fournit une nouvelle preuve 
qu'il a existé deux Eobbert Nachtegael, qui étaient con- 
temporains, car le 19 Mai 1647, fut baptisé Jacobus,fils 
de Eob. Nachtegael de Londres et de Catharina v. d. Eosiere. 
Témoins: Eobb. Nachtegaal et Neeltje v. d. Eosiere. 

IZAAK et JAN VAN NIKKELEN. 

Ils étaient tous deux de Harlem. Izaak entra dans la 
Gilde le 7 Octobre 1660. D'après les résolutions des bourg- 
mestres du 11 Février 1694 ,/il fut permis, après délibé- 
ration, à Izaak van Nickelen d'établir et de tenir une 
„ loterie avec un tableau représentant l'intérieur de l'église 
,/de St. Bavon de cette ville. " 

Izaak fut enterré le 27 Décembre 1703 en Féglise de 
St. Bavon, circuit du nord n°. 122. Il était verrier 
à la verrerie de Zon, qui appartenait à la ville. En 1698 
il fut déclaré insolvable. 

En 1689 il était, ainsi que Jan van Nikkelen, contribuant 
de la bourgeoisie armée. Tous deux, comme Sal. van Euijs- 
dael, étaient donc de la communauté des Mennonites. 

GEEEIT NOP. 

Van Mander le nomme parmi les élèves de Cornelis 
Cornelissen van Haarlem. Il est certain que Gerrit retourna 



232 

à Harlem , après son voyage en pays étranger , car il fut 
inscrit comme garde bourgeois en 1609. 

WILLEM et JOHANNES VAN NIJMEGEN. 

Willem naquit à Bommel. Il quitta La Haye et vint 
se fixer le 29 Mars 1690, à l'âge de 54 ans, à Harlem, 
où il acheta son admission à l'hospice des vieillards au prix 
de 1500 fl. Le 2 Janvier 1696 il offrit à cet établissement 
un calendrier perpétuel orné des quatre écussons des ré- 
gents „ comme marque de reconnaissance et d'affection 
envers les régents. 7 ' Il décéda le 12 Octobre 1698. (Voir 
le registre d'entrée et de décès de l'hospice des vieillards 
à Harlem). Il fut enterré en l'église de St. Bavon , circuit 
du sud, ii 9 . 155. Les frais montèrent à. 22 fl. 

Il paya son droit d'entrée dans la Gilde comme peintre 
le 2 Juin 1691. Son portrait dessiné fait partie de ma 
collection. 

Johannes entra dans la confrérie comme sculpteur, le 
6 Janvier 1694. Il appert de la matricule des peintres 
inscrits dans la Gilde à Leiden, que Joli, van Nijmegen 
paya sa rétribution d'entrée en 1673 et qu'il reçut Antonij 
Glimmert, comme disciple, en 1685. Je ne puis assurer 
si ces deux noms désignent une même personne. A. Glimmert 
paya son entrée, soit 6 fl. , l'an 1693. 

JACOBUS, FRANÇOIS et ADRIAEN OLIVIERS. 

Jacdbtis fut inscrit comme peintre dans la Gilde de 
St. Luc en 1632. Le 22 Octobre 1641, fut baptisé Pieter , 
fils de Jacob Oliviers de Harlem et d'Anneke Reynders. 
(Voir le registre de baptême.) 

D'après le livre de caisse de la Cour militaire, on paya 
le 6 Novembre 1650, la somme de 150 fl. à François 
Oliviers, pour nettoyer les tableaux. 



28:3 

Le 3 Avril 1667, on demanda une sépulture pour Erans 
Oliviers, en l'église de St. Bavon, circuit du nord, n°. 34. 
Frais, 4 fl. 

Adriaan est mentionné comme peintre sur les registres 
de la Gilde le 4 Janvier 1707. 



JAN BARENSS ORANJEHELD 

entra dans la Gilde de St. Luc comme peintre le 4 Mai 
1655. 

JAN DIRXSS et MARTINUS VAN OPHEMERT. 

Le premier est peut-être le même que G. Ophemert 
désigné par Krainin. Il signa la requête présentée à la 
régence en '1642 pour s'opposer à la vente de tableaux. 
(Yoir les notules de la gilde de St. Luc.) Il entra dans 
la confrérie en 1640. 

Martinus van Ophemeit est aussi mentionné parmi les 
peintres de Harlem. Il fut inscrit en 1646. 

ADRIAAN et IZAAK YAN OSTADE. 

On a généralement prétendu qu' Adriaan et Izaak van 
Ostade sont nés à Lubeck et qu' Adriaan est décédé à 
Amsterdam. Mes recherches aux archives de Harlem m'ont 
fourni les preuves que Houbraken , et tous ceux qui l'ont 
suivi, nous ont rapporté des faits inexacts sur les deux 
frères. Harlem , et non Lubeck , peut se glorifier d'avoir 
vu naître ces célèbres peintres. C'est la même ville qui fut 
témoin de leurs efforts et de leur gloire. L'aîné y décéda; 
quant à Izaak, on ne peut indiquer avec certitude ni 
l'année ni le lieu de sa mort. Je donnerai ici des preu- 
ves plus péremptoires encore que celles que j'ai fournies 
dans l'édition hollandaise de cet ouvrage en 1866, afin que 



234 

l'on ne puisse plus contester à Harlem l'honneur d'avoir 
donné le jour à ces deux célébrités. 

Dans ma collection de portraits de peintres se trouvent 
ceux de A. et I. van Ostade, deux beaux dessins à 
couleurs de la main d'Adriaan van Ostade. Ils provien- 
nent de l'atlas de Busserus (1782), d'où ils passèrent aux 
collections E. de Burlett, vendue le 23 Septembre 1850 
à Amsterdam, et K. Kaan de Harlem, vendue au mois 
d'Août 1852. Il est probable que ces portraits ont été mis 
chacun dans un encadrement ovale à une époque posté- 
rieure et qu'on aura ajouté alors les inscriptions suivantes 
qui y figurent en caractères anciens : Effigies Adria?d a 
Ostade Harl. Bat vl pictoris celeberrimi a se ipso advivum 
depicta, naii a D ni 1610 et denati a D ni 1685. Et: 
Haec est effigies Isaci a Ostade pictoris celeberrimi , ad 
vivum per fatrem suum Adrianum depicta œ Har. Bat. , 
natus a° j>. 1621 et denati a° £™ 1657. 

Dans de vieilles notes sur la Gilde de St. Luc à Har- 
lem, également en ma possession, j'ai trouvé qu' Adriaan 
van Ostade est né à Harlem et y décéda le 27 Avril 1685; 
qu' Izaak naquit en 1621 et mourut en 1657. Je pensais 
trouver immédiatement , au moyen de ces indications , la men- 
tion de leur baptême dans les registres de Harlem. Mais 
je cherchais en vain le nom de van Ostade. Enfin j'acquis 
la liste autographe de Yincent Laurens v. d. Yinne, con- 
tenant les noms des peintres inscrits dans la Gilde de 
St. Luc et qu'il connaissait particulièrement, ainsi qu'une 
liste vérifiée après son décès par son fils Laurens, copiée 
et augmentée plus tard par un autre de ses descendants, 
nommé Yincent, fils de Jan v. d. Yinne Laurensz, qui se 
servit dans ce travail d'un vieux livre de caisse de la 
gilde. Le nom d'Adriaan Jansz. van Ostade, ainsi qu'il 
y est écrit, éveilla mon attention. Son père s'était donc 
appelé Jan. Je résolus de consulter de nouveau le re- 
gistre de baptême, et qu'y trouvai-je? Que le 10 décem- 



235 

bre 1610 fut baptisé Aclriaan, fils de Jan Hendricx van 
Eyndhoven et de Janneke Hendriksen. Témoins : Andries 
Hendricx et Mayke Joosten. Le 2 Juin 1621, fut bap- 
tisé Izaak, issu des mêmes parents. Témoins: Harmens 
et Trijntje Jans. Je découvris aussi qu'ils avaient un frère 
et une sœur, nommés Jan et Lijsbeth. Ceux-ci devaient 
donc avoir les mêmes parents qu' Adriaan et Izaak : c'est 
ce qui fut confirmé par le même registre, car j'y lus 
que Lijsbetli, fille de Jan Hendricx van Eyndhoven et 
de Janneke Hendriksen, fut baptisée le 27 Janvier 1608. 
Témoins: Willem Willems, Sijke Jans et Susanna "Willems. 
Johannes , issu des mêmes parents, reçut le baptême le 
21 Avril 1616. Témoins: Henricus Geesteranus et Lorijntje 
Arendsen. — La pièce suivante , que j'ai trouvée dans le re- 
gistre des transferts de biens immeubles , passés par devant 
notaires , me prouva que Jan et Lijsbeth Jans étaient frère 
et sœur d' Adriaan: 

„ Aujourd'hui comparut devant nous, Jacob Schoudt, 
,/notaire public près la Cour de Hollande, et demeurant 
„en cette ville de Harlem, en présence des témoins ci-après 
„ désignés, Jan Ostaden, autrefois boulanger, exerçant au- 
jourd'hui la profession de tisserand de toiles, demeu- 
rant en cette ville et à nous connu. Il déclara céder 
„en pleine propriété, non seulement comme garantie mais 
„en payement des deniers que Lijsbeth Jans et Adriaan 
,/Ostade, sa sœur et son frère, lui ont payé ou avancé , tant 
,/pour loyer que pour autres nécessités, tous ses biens et 
,t meubles, comme il est mentionné et spécifié dans lmven- 

k f , taire ci-joint, aux mêmes frère et sœur; laquelle Lijsbeth 
,/Jans comparut aussi devant nous et accepta en son nom 
„et en celui de son frère Adriaan Ostaden. Le dit comparant 
,/leur donna le droit de jouir des biens susnommés comme 
,/de leur propriété, car il se déclara entièrement payé du 
,/dit transfert, et se désista de toute action ultérieure, 



236 

^l'assentiment de ses frère et sœur, et seulement à titre 
„de prêt; le tout fait de bonne foi. Fait à * Harlem le 
;/ dix-neuf Décembre, Fan seize cent cinquante, en pré- 
sence de Johannes Aker et de Jan Pieters Leyenaar, 
ff comme témoins de ce contrat. " 

Sur l'inventaire, qui ne mentionne que le mobilier or- 
dinaire, figurent dix à douze petits tableaux. 

Il est donc hors de doute qu 1 Adriaan van Ostade, 
Lijsbeth Jans, Jan et ïzaak étaient enfants de Jan 
Hendricx van Eyndhoven et de Janneke Hendriksen. 
Dans le registre de baptêmes j'ai aussi trouvé Mayke, 
Gijsbert, Estlier et Catelijntje, tous issus des mêmes pa- 
rents. (Voir pour plus de détails le registre généalogique). 

Il est vrai que le nom de fami]le du père de van 
Ostade n'est pas mentionné, mais on sait que jusqu'au 
premier quart du XYII e siècle, on avait l'habitude d'ajou- 
ter le nom du père à celui de l'enfant et que plus tard 
les noms de famille se formèrent d'après les surnoms. 
Quand on se rappelle que Jan Hendricx était originaire 
d'Eyndhoven et que près de cette commune, à dix mi- 
nutes d'Asten, se trouve un hameau appelé Ostade, on 
suppose que le père était natif de ce village et que les 
enfants ont adopté plus tard ce nom d'Ostade comme nom 
de famille. Les parents ont probablement quitté leur lieu 
de naissance pour aller s'établir à Harlem comme tant 
d'autres industriels, venus de la France, de la Belgique 
et des Flandres, presque tous protestants et mennonites, 
qui vinrent s'établir dans les provinces du Nord pour y 
exercer en paix et librement leur industrie et échapper aux 
troubles suscités par les persécutions religieuses. 

Probablement Jan Hendricx était venu s'établir comme 
tisserand à Harlem, car son fils et son petit-fils exerçaient 
encore la même profession ; de plus , Eyndhoven , Woensel , 
Ostade et les villages et hameaux environnants étaient déjà 
renommés à cette époque pour la fabrication des toiles. 






237 

En 1605 Hendricx était déjà fixé à Harlem et marié. On lit 
dans le registre de mariages que Jan Hendricxs van Eynd- 
lioven épousa le 16 Janvier 1605, Janneke Henderic de 
Wonsel (Woensel), demeurant au marché dit Ossenmarkt. 
Son métier lui a certainement procuré une honnête aisance , ce 
qui lui permit délever ses enfants dans la bonne bourgeoisie. 
Le mariage de sa fille avec Barent Bosvelt van Waerendorp, 
qui remplissait l'honorable fonction de secrétaire de la ville 
de Harlem, nous prouve quil était en relations avec la 
classe aisée. Les parents décédèrent probablement en 1640 
et 1641 , comme l'indique le registre de décès. On y 
trouve à la date du 20 Mai 1640 : 

,/Une ouverture de tombeau au cimetière S te Anne pour 
Fépouse de Jan Hendriks, 2 fl. /; 

Et au 24 Août 1641 : 

,/Une ouverture de sépulcre en l'église St. Bavon pour 
„Jan Hendriks, 2 fl." 

Le fils aîné, Adriaan, prit peu de goût à la profession 
de son père. Il entra fort jeune en relation avec Erans Hais 
et cet excellent maître le prit en affection. C'est Hais qui 
développa les heureuses dispositions du jeune homme, qui 
se fixa dans sa ville natale et y jouit bientôt de l'aisan- 
ce, ainsi que du respect et de la considération de ses con- 
citoyens. Il appartenait, comme ses parents, à l'église ré- 
formée. En 1636, il faisait partie de la garde civique, 
dans la compagnie nommée oude Schuts , et épousa le 
26 Juillet 1638, par devant échevins, Machtelgen Pieter- 
sen, jeune fille. A l'indication de cette union, dont les 
intéressés n'étaient pas de la même religion, le registre de 
mariage joint la mention qu'ils étaient tous deux de Har- 
lem. Cette attestation ne peut être révoquée en doute, car 
ce registre mentionne toujours le lieu de naissance avec 
la plus grande exactitude. 

Au bout d'une union de quatre années, son épouse lui 
fut enlevée; le 27 Septembre 1642, on demanda pour 



238 



elle une ouverture de tombeau en l'église de St. Bavon 
de Harlem , dans la chapelle du centre. Les frais montèrent 
à 10 fl. J'ignore la da,te du second mariage d'Adriaan , quoi- 
que je puisse assurer qu'il se maria une seconde fois. Le 
registre du décès nous apprend que le 24 Novembre 1666 
il fut demandé de nouveau une ouverture de tombeau pour son 
épouse, en la nef du milieu, n. 411. Les frais qui résul- 
tèrent de ces funérailles et qui montèrent à 24 fl. ainsi 
que ceux qui furent faits lors de son enterrement, c'est 
à-dire 16 fl. , sont si considérables en comparaison de la 
plupart des dépenses annotées dans le registre, qu'ils nous 
fournissent la preuve qu' - Ostade appartenait à la classe 
très-aisée. En 1657 il demeurait rue dite Koningstraat et 
en 1670 dans la Ridderstraat , d'après le registre des im- 
pots il payait alors 15 fl. en contributions personnelles. 
Houbraken nous raconte qu' A. van Ostade, craignant les 
violences des Français, quitta Harlem en 1662 et partit, 
emportant tous ses biens, pour Amsterdam. Cependant les 
notules de la Gilde de St. Luc démontrent qu'en cette 
année il était doyen de la confrérie et qu'il ne fut point 
remplacé par un autre. De plus, en 1662, on était en 
pleine paix et l'on n'avait donc rien à craindre des Fran- 
çais. On ne saurait admettre ce récit, à moins que Hou- 
braken ne se soit trompé de date, en écrivant 1662 au 
lieu de 1672. Il se trompe aussi lorsqu'il dit que notre 
peintre mourut à Amsterdam, car le 2 Mai 1685 , on demanda 
une ouverture de tombeau en l'église de St. Bavon, nef du 
milieu, n°. 44, pour le corps d'Adriaan van Ostade. Ceci 
s'accorde avec son billet d'enterrement: 

,/Vous êtes prié d'assister mercredi, le deux, Mai, à 
/; deux heures précises de l'après-midi , à l'enterrement d'Adri- 
„aen van Ostade; rue dite Meuwe Kruysstraet. Entrer 
//comme ami dans la mortuaire, vêtu du long manteau. 

Eglise de St. Bavon. 



239 

Ce billet se trouvait à la vente de M. H. de Kat, à 
Rotterdam , en 1867. Il fut acquis à raison de 19 fl. par 
M. Clément de Paris. 

On sait qu' Adriaan enseigna l'art de la peinture à son 
frère, qui devint également un artiste distingué et ne 
perdit rien de son originalité. Adriaan l'aida de ses con- 
seils, comme il appert d'une question traitée en séance 
extraordinaire des commissaires le 31 Janvier 1643, et 
relatée dans le livre de la Gilde de St. Luc dans les 
articles suivants : 

Art. I. 

Leendert Hendricxs, marchand d'objets d'art à Rotter- 
dam, ayant intenté une action à Izack Ostade, peintre, 
les Bourgmestres renvoyèrent l'affaire à cette séance extra- 
ordinaire. Chacune des parties paya trois escarlins , ensemble 
36 sous, soit 18 sous pour les domestiques et 18 pour 
la confrérie. 

Art. II. 

Comparurent d'une part Leendert Hendrixs susdit, d'au- 
tre part Izack Ostade, assisté de son frère Arijaen van 
Ostade. Leendert exigea qu'Izaak van Ostade lui fît 6 
tableaux qu'il lui avait commandés , il y a deux ans , et en 
outre, 7 tableaux ronds, dont 5 représenteraient les sens 
et les 2 autres des sujets quelconques, le tout pour la 
somme de 27 florins. Izack van Ostade prétendit avoir fait 
2 tableaux et 2 pièces rondes que Leendert était venu 
voir et qu'il n'avait point fait chercher; en conséquence, 
Izack n'avait pas commencé les autres ; et comme ses œuvres 
étaient devenues plus chères , il croyait être entièrement délié 
des obligations qu'il avait contractées. Après une discus- 
sion assez prolongée, ils s'en remirent à la décision des 
commissaires , 



nu 



Art. III. 



Les doyen et commissaires ordonnent qu' Izack van Ostade 
exécutera pour Leendert les quatre petits tableaux des 
six pièces qui lui ont été commandées et dont il possède 
encore les panneaux , de la manière qu'il a été convenu pré- 
cédemment; et des sept tableaux ovales il ne fera que les 
cinq sens, comme ils ont été commandés; le tout pour la 
somme de 50 fl. , lesquels 50 fl. ainsi que 8 fl. qui re- 
viennent encore à Ostade d'un travail antérieur, soit en 
tout 58 florins, Leendert sera tenu de remettre entre les 
mains des commissaires de la Gilde de St. Luc à Harlem 
avant la fête de Pâques prochaine , époque à laquelle les 
tableaux devront également être terminés. 



Les objets d'art laissés par Adriaan furent vendus, peu 
de temps après sa mort , à Harlem. Cette vente fut annoncée 
dans les termes suivants dans le Haarl. Courant des 1 9 , 
23 et 28 Juin 1685: 

,/Le 3 Juillet et jours suivants on procédera à la vente 
/; à Harlem, de tous les objets d'art appartenant à la suc- 
cession de feu Adriaen van Ostade, consistant en plus de 
,,200 tableaux de sa main et un grand nombre d'autres de 
„ différents maîtres; toutes ses planches gravées (cuivres) , ainsi 
„ qu'un grand nombre de gravures, de dessins, etc. tant de 
r/ lui que d'autres maîtres et dont il est fait mention dans 
„les affiches. /; 

Cette vente se fit sous la direction de Johannes Ver- 
meer, et la confrérie reçut la somme de 5 fl. , comme 
il est indiqué dans le livre des commissaires, à la date du 
17 Juillet 1685. 

Dirk van der Stoel, qui avait épousé Maria van 
Ostade, fille d' Adriaen et de laquelle il n'eut qu'un en- 
fant, nommé Gudula, paraît être entré en possession des 



241 

planches à Peau-forte, car il en annonça la vente dans le 
N°. 17 de la Gazette de Harlem du 27 Avril 168G : 

„Dirk van der Stoel se propose de vendre toutes les 
„ planches gravées à Peau-forte de feu son beau-père A. van 
„ Ostade, consistant en 50 pièces, ainsi que toutes les épreu- 
ves qu'il possède. Les amateurs sont priés de s'adresser 
/7 au susdit v. d. Stoel, chirurgien à Harlem. 7 ' 

Au n°. 14 du catalogue de tableaux etc. de Paulus a 
Roy, vendus à Harlem le 12 Avril 1763, figure: „Le 
f , portrait de v. d. Stoel, de son vivant chirurgien à Harlem , 
;/ par R. Brakenburg; haut, 9| , large 16^ pouces. 

Huit années plus tard, les mêmes cuivres furent mis en 
vente. On lit, dans la Gazette de Harlem du 22 Mai 
1694 que „ lundi 24 Mai, on procédera au Heeren loge- 
,/ment à Harlem, à la vente de livres hollandais et autres, 
;/ ainsi que des planches et toutes les gravures à Peau-forte 
,/d'A. van Ostade; et le mardi, le 25 du même mois, plu- 
sieurs beaux tableaux, parmi lesquels un grand nombre 
/; d'A. van Ostade et d'autres maîtres distingués. " 

J'ignore ce quil est devenu de ces objets. La collection 
la plus riche et la plus complète des eaux-fortes de A., van 
Ostade se trouve clans la fondation Teyler à Harlem. Elle 
fut achetée à Amsterdam, le 19 Mars 1798, à la vente 
d'estampes de Jan Danser Nijman au prix de 510 fl. Le 
même oeuvre, complet, et d'une exécution admirable, avec 
beaucoup d'épreuves variées, se trouva encore deux fois à 
la même vente. L'un fut vendu à 205 fl. Voir page 106, 
N°. 17; l'autre à 84 fl. Voir page 107, N°. 43. 






REYER CORNELISZ. VAN OOSTZANEN. 

J'ignore s'il descend de Jacob Conelisz van Oostzanen. 
Il était peintre à Harlem et contemporain de Y. L. v. d. Vinne. 
Parfois on le trouve mentionné sons le nom de Reyer van 

1G 



242 



Oostzanen ou Eeyer Cornelisz. Il paya son droit d' entrée à 
la Gilde au mois de Juin 1656. Le registre de baptême 
nous apprend que le 22 Juillet 1655 fut baptisée Marijtgen, 
fille de Eeyer Cornelis van Oostzanen et de Geertruy Jans. 



JOHANNES DIEKZ. OUDENEOGH. 

D'après son portrait dessiné, il était originaire de Har- 
lem, où il entra dans la Gilde en 1651. Il était déjà 
décédé en 1653, car on trouve dans le compte de recettes 
de la Gilde de St. Luc, 2 Dec. 1653: Amendes négligées 
lors de l'enterrement de Jan Dirkz. Oudenrogh, f 3,8. 

JAN PEECELLIS. 



S. Ampzing le nomme Porcellis dans sa description de 
Harlem, qui parut en 1628: 

f fSo sij Porcellis mee ter dezer plaetz gedacht 
„Be grootste honstenaer in sckepen redit geachtj' 

(Porcellis, estimé à juste titre comme le meilleur peintre 
de vaisseaux, mérite aussi d'être mentionné). 

On voit qu'il jouissait à Harlem d'une grande répu- 
tation comme artiste. Quoique beaucoup d'auteurs prétendent 
qu'il naquit à Leiden en 1597, je crois pouvoir en douter 
en m' appuyant sur le registre des mariages , où l'on trouve 
que le 30 Août 1622, Jan Porcellis, veuf de Gand, de- 
meurant rue S fc Janstraat, épousa Janneke Elessiers d'Anvers 
demeurant rue S* Janstraat. Il résulte de ce témoignage 
qu'il était originaire de Gand; peut-être s'est-il établi plus 
tard à Leiden. Le livre des doyens et chefs de la Gilde 
de St. Luc de Leiden nous apprend que Johannes Percellis 
van Delden paya sa rétribution d'entrée en 1658, qu'il 



243 

était chef-homme en 1660 et qu'il paya sa rétribution à la 
confrérie jusqu'en 1680. 

S'asrit-il ici du fils de Jan Percellis? 



ABRAHAM PERDANUS. 

Une inscription sur son portrait dessiné nous apprend qu'il 
était peintre de sociétés modernes (moderne gezelsclmppen) 
et élève de R. Brakenburg. Il naquit à Harlem en 1673, 
et décéda en 1744 à Maarsen. 



CHRISTIAAN PIETERS. 

Ce peintre , originaire de Harlem , et qui n'a pas été men- 
tionné dans les biographies, signa la requête en 1642. 

PIETER PIETERSZOON 

naquit à Harlem et exerçait la peinture sur verre. Il appert 
du registre de la Gilde des vitriers de Leiden, de 1618 
à 1645, qu'il se présenta à la confrérie le 26 Août 1619 
pour être admis comme maître peintre sur verre. Le 24 Juin 
1620, il fit inscrire Reinier Pieters Uyterwijk, Hendrik 
Jansz. et Abraham Juriaens, ses ouvriers et élèves. 

JAN PIN AS 

vivait encore en 1621, car David Bailly fit son portrait 
à cette époque. Ce portrait appartenait jadis à M r Jan de 
Bosch d'Amsterdam, amateur et dessinateur, qui en fit un 
dessin, aujourd'hui en ma posession. Jan Pinas y est men- 
tionné comme bon peintre d'histoire. 

16* 



U l 



DIRK VAN POELENBURG 

entra dans la Gilde en 1610. À l'article Cornelis van Poe- 
lenbnrg , Kramm parle d'une gravure de ce dernier , signée : 
E. v. d. V. (Esajas van de Velde), inv. 1614, S (Satyr?) 
Poelenburg fec. 

Cette gravure ne peut-elle pas être attribuée à Dirk? Il 
était, le contemporain d'Esajas et demeurait comme lui à 
Harlem. 

GUILLJAUM POLYDANUS. 

Les notules de la Gilde de St. Luc du 1' Février 1638 
nous apprennent qu'il était peintre : 

^Maître Nicolaes de Kemp, peintre, M™ Erans Hais, 
„ peintre, et M re Pieter Holsteyn, peintre sur verre, se 
7/ sont adressés à la Gilde pour obtenir quelque secours en 
„ faveur de Guilljaum Polydanus, peintre, devenu incapa- 
ble par l'âge, de suffire à ses besoins. Touchés de com- 
passion, ils avaient déjà réussi à obtenir son admission 
„à l'hospice des vieillards; mais comme il lui taillait quelques 
„ objets pour pouvoir y entrer, comme literies, etc., ce 
,/qui lui manquait, ils avaient fait entre eux une quête f 
„à la quelle plusieurs confrères avaient déjà contribué, 
„ils s'adressèrent en même temps à la Gilde pour en obtenir 
«quelque secours. Les Doyen et commissaires se montrèrent 
„ très-disposés à le faire; cependant après avoir pesé mure- 
„ment que le dit Polydanus exerçait bien l'art de la peinture , 
;/ mais n'avait jamais figuré comme membre de la confrérie 
„sur le livre des commissaires, ils résolurent de laisser à 
„ chacun des membres la liberté de coopérer par leurs dons 
, ; à cette œuvre de charité; ils prièrent en outre ces confrères 
„de remettre leurs offrandes entre les mains de P. de Molijn, 



,/qui promit de suppléer à ce qui pourrait manquer encore 
/; à Polydanus pour entrer ù l'hospice; sur quoi ils se reti- 
rèrent satisfaits. u 

WILLEM DE POORTER. 

D'après les notules de la Gilde de St. Luc, il était ori- 
ginaire de Harlem. Pieter Casteleyn se fit inscrire comme 
élève chez lui, en 1635; Pieter Abrams Poorter et Claes 
Coenraets, bourgeois, sont notés au registre comme disciples 
du même peintre, en 1643. Dans une vente de tableaux 
le 3 Décembre 1771 à Harlem, se trouvait une belle toile 
de W. de Poorter, représentant un guerrier à l'agonie. 
Dans une autre vente, tenue en la même viHe le 23 Juin 
1772, parut: ,,une fête de village, peinte à la manière 
de Teniers par H. de Poorter. ;/ 

JAN JANSZ. , PIETER JANSZ. et 
ERANS JANSZ. POST. 

Jan Jansz. Post était peintre sur verre à Harlem et le 
père de Pieter et de Erans. On trouve pour ]a première 
fois son nom dans le registre de baptême de 1602, lorsque 
Geertje , fille de Jan Jans Poost (sic) de Leiden et d'Hen- 
derykje Willems fut baptisée le 6 Janvier. Témoins : Arent 
Hermans et Trijntje Jans. Il paraît qu'il perdit très-tôt sa 
première épouse, car le 29 Juillet 1604, Jan Jansz. de 
Leiden se remarie à Erancijntje Pieters, jeune fille, demeu- 
rant rue Smeestraat à Harlem. Le 1 Mai 1608 fut baptisé 
Peines , fils de Jan Jansz. Post (sic) de Leiden et de 
Erancijntje Peters; témoins: Peter Peters et Aecht Balen. 
Eurent baptisés encore: le 10 Juillet 1610, Antoni; le 
14 Novembre 1614, JoJtanna. Dans sa description de Har- 



246 

lem, Ampzing nous apprend que Jan Post mourut le 14 
Novembre 1614, ce qui est confirmé par le registre de 
décès à la même date : „Une ouverture de tombeau en l'église 
de St. Bavon pour Jan Jansz. , peintre sur verre , 1 fl. 

J'ai constaté par le registre de baptême que Pieter naquit 
au commencement de Tannée 1608. D'après le témoignage 
de V. L. v. d. Yinne, il est inscrit en 1623 dans la Gilde 
de St. Luc; mais il y aura sans doute une erreur dans 
cette date: ce sera 1633 au lieu de 1623, car autrement 
il aurait dû être inscrit à l'âge de quinze ans, ce qui est 
peu probable. Il accompagna le prince Johan Maurits dans 
son voyage au Brésil, en 1636. Toutefois il ne peut avoir 
séjourné que peu de temps au Brésil, car il fut chargé en 
1642 avec Hendrick Symons Duyndam de faire le plan de 
deux quais et de deux rues à Harlem. On lui permit en 1643 
de faire des copies du plan d'agrandissement de la ville 
de Harlem, à tous ceux qui le désireraient. 

Il s'était établi à Harlem à une époque antérieure , car le 
2 Juillet 1639 fut baptisé Joliannes , fils de Pieter Post 
et de Rachel Eidders. Témoins: Antony Post, Charles 
Molijn et Prancijntje Pieters. Purent aussi baptisés: le 28 
Août 1640, Catharina; le 25 Août 1641, Elizabeth; au 
au mois d'Août 1643, Maria ; en Septembre 1644, Josijntje; 
le 12 Décembre 1645, Maurits. Son Excellence le prince 
Maurits et Prancijntje Pieters (la grand' mère?) assistèrent 
à ce dernier baptême. Prancijntje Post, qui n'est probable- 
ment autre que Prancijntje Peters, fut enterrée en l'église 
de St. Bavon, le 12 Octobre 1656, circuit du sud, n°. 
38. Prais 4 fl. 

La présence du prince Maurice, comme témoin au bap- 
tême d'un des enfants de Pieter Post prouve, si l'on pou- 
vait avoir quelque doute à cet égard, que ce fut notre 
peintre qui accompagna le prince dans son voyage au Brésil. 

Je me figure que les choses se seront passées de la 
manière suivante: 






247 

Pieter Post fut fiancé à Rachel Ridders , avant ou en 
1636. Son mérite attira sur lui l'attention du prince Joan 
Maurits qui l'engagea à l'accompagner au Brésil. Honoré 
de cette proposition, il accepta et remit son union à un 
autre temps. Arrivé au Brésil il ne put oublier, au 
milieu de ses travaux, sa future épouse. Il retourna donc, 
mais avant de partir il prit des croquis exacts des sites 
et des lieux, afin de pouvoir être utile à son protecteur, 
lorsqu'il en serait éloigné. Revenu dans son pays, il se 
maria en 1638, peut-être à Harlem, quoique je ne l'aie 
pas trouvé mentionné dans les registres de mariage. 

En 1645, il fut alloué par la ville à P. Post la somme 
de 195 fl. pour un plan de S te Anna ou la nouvelle église. 

En 1651, la ville reçut de lui deux exemplaires d'une 
gravure représentant l'enterrement de Frédéric Henri, pour 
lesquels il reçut une rémunération. 

La première mention de la vente des objets d'art appar- 
tenant à sa succession, est celle qui je fis insérer dans la 
Revue „De Navorscher 77 de 1856 , p. 214, et que M. Kramm 
reproduisit dans son ouvrage. Je ferai observer que cet 
article a été littéralement reproduit comme il a figuré au 
Haarlemsche Courant; l'opinion de quelques uns qu'il s'est 
glissé une faute dans l'indication du mois, n'est pas fondée. 
M. D. Veegens de La Haye m'a communiqué qu'il a trouvé 
parmi les papiers de de Witt une lettre de 's Gravesant , 
secrétaire des Etats de Hollande, datée du 12 Mars 1670, 
se plaignant de ce qu'ayant acheté, en Décembre 1669, à 
la mortuaire de l'architecte Pieter Post, plusieurs „ estampes 
et livres traitant de l'art" afin de s'exercer en ,, architecture, 
perspective et dessin " , on vient l'importuner pour le payement. 

On rencontre le nom de Frans Post, dont je n'ai pu dé- 
couvrir la date de naissance, en Septembre 1645. 11 assista 
alors comme témoin au baptême de Josijntje, fille de Pieter 
Post. Ce fut donc peu de temps après le retour de ce dernier 



248 

de sou voyage au Brésil. En 1646 il fut inscrit dans 
la Gilde de St. Luc et devint commissaire en 1656. Il 
épousa le 27 Mars 1650 , à Zandvoort, comme jeune homme 
domicilié à la Smeestraat, Janneke Boogaerdt, jeune fille, 
demeurant dans la Koningstraat à Harlem. En 1652, son 
épouse lui donna un fils qui reçut le nom de Jan. Eurent 
encore baptisés: le 10 Janvier 1655, Antlwnij ; le 1 2 Mars 
1656, Jas; témoins, Anthonij Post et Saertje Bogaart / le4 
Janvier 1660, Rackel; le 5 Avril 1663, Marijtje.. L'épouse 
de Erans Post était fille de Salomon Bogaert, recteur de 
l'école latine, dont voici le billet d'enterrement: 

;/ Yous êtes prié d'assister lundi, le 21 Avril 1664, à 
deux heures précises de l'après-midi, à l'enterrement de 
Salomon Bogaert, maître de l'école latine, beau-père de 
Erans Post. Entrer comme ami dans la maison mortuaire-. 
Moerinnesteegh. 

Eglise de St. Bavon. 

Elle fut enterrée le 7 Août 1664 en l'église de St. Bavon, 
circuit du sud n°. 38. 

Erans Post , demeurant Morinnesteeg à Harlem , fut inscrit 
comme membre de l'église réformée, le 9 Octobre 1654. 
Testis uxor. 

A la vente de tableaux et autres objets d'art de Sébastian 
Heemskerk, à Amsterdam le 31 Mars 1749, parut au 
N°. 78 : ,/Un grand tableau fait d'après nature et repré- 
sentant la maison du prince Maurice au Brésil, par Erans 
Post." Il fut vendu à fi. 8—10. 

Je puis aussi mentionner qu'Anthoni Post fut parent de 
Jan Jans Post. Cependant j'ignore qui il était et quelle 
fonction il remplit. Toutefois je réunirai ici tout ce que 
j'ai pu trouver par rapport à lui et ses descendants. 

Anthonie Post, jeune homme de Wezel, demeurant Oly- 
fantsteeg vis-à-vis de Golsius , rue dite Yeerstraat, fut inscrit 
comme membre de l'église réformée, le 8 Octobre 1604. Le 2 



249 

Janvier 1605 il épousa, comme jeune homme demeurant St. 
Jansstraat, Josijntje van Baalberge, jeune fille de Bruges, 
demeurant rue Schaggelstraat. Les enfants suivants, issus 
de cette union, sont annotés dans le registre de baptême: 

3 Juillet 1607, Aernout, 30 Juin 1616 , Aeltghe, 
30 Mars 1609, Josijnke, 29 Juin 1618, Antonius, 
20 Octobre 1610, Janneke, 8 Octobre 1620 , Magdalena , 
12 Octobre 1614, Katholina, 7 Février 1631, Daniel. 

Aernout, le fils aîné, fut inscrit le 13 Avril 1629, 
comme membre de l'église réformée. Il n'était pas marié 
et demeurait rue Groote houtstraat. Testis Jan Carré. Il 
épousa plus tard Susanneke Jans. Le 29 Février 1630 fut 
baptisée sa fille, Josijntje, et le 29 Septembre 1632, 
Johannes , son fils. 

Antoni Post, jeune homme d'Amsterdam , demeurant rue 
Jansstraat, épousa le 7 Mars 1665, Maike Abrams, jeune 
fille de Harlem, demeurant rue Groote houtstraat. Le 8 
Novembre 1665 fut baptisé Aernotit , fils d' Antoni Post 
d'Amsterdam et de Mayke Abrahams. Le 8 Mai 1674 Antoni 
Post épousa en secondes noces Catharina Cool , jeune fille 
de Harlem. Il demeurait en 1672 rue Kleine houtstraat et 
fut inscrit le 9 Octobre de la même année comme membre 
de l'église réformée. Sa première épouse fut enterrée le 4 
Janvier 1674 en l'église de St. Bavon, au nord, n°. 6; 
Antoni Post fut enseveli en la même église le 6 Janvier 
1680, au n° 7. 

Pieter Post, jeune homme de Harlem, demeurant Groot 
heiligland, fut inscrit le 20 Avril 1696 comme membre de 
l'église réformée. Testis mater. 



JAN POTTEY. 

Dans les notules du mois d'Octobre 1637 de la Gilde de 
St. Luc , on lit à l'article 8 : 



250 

/7 Jan Pottay ayant été invité à payer, comme maître, 
,/Son droit d'entrée à la Gilde, demanda anx Doyen et 
i, commissaires un délai afin d'en parler à ses parents , 
„ puisqu'il n'avait pas encore vendu de tableaux et se pro- 
posait de travailler de nouveau pour un maître ; il promit 
/; de satisfaire la confrérie si ses parents y consentiraient; 
7/ ce qui fut accordé par les Doyen et commissaires. 

Dans les notules du mois de Novembre 1637 on lit à 
l'article 3 : 

;/ Jan Pottay , peintre et bourgeois de cette ville , a payé 
,/pour son droit d'entrée comme maître, à la Gilde de St. 
//Luc, la somme de quarante-deux sous et quatre sous au 
^messager qui lui remettra l'acte d'admission. " 

Dans les notules de 1642 on trouve qu'il habitait Harlem 
à cette époque; il paraît .donc que son séjour en Angleterre 
fut de courte durée, car v. Eynden et v. d. Willigen nous 
apprennent, p. 41 du l r vol., qu'il partit pour la Grande 
Bretagne en 1641. 

J. Pottey résidait déjà à Harlem en 1639, car le 18 
Mars de cette même année, il assista comme témoin avec 
Joost Plevier , au baptême de Josephus , fils de Joost Joosteu 
Plevier de Harlem et de Maria Wouters. 

Il a aussi manié le burin. Il grava une vignette pour 
l'ouvrage intitulé: Der Wit Angieren Eerenkrans g/iespro- 
ten uyt de Vlaamsche natie , doorvlockten met vêle ver- 
scheyden wel rieckende blommen en boomen , ter eeren de 
Maghet van Rederijcke tôt Haerlem , imprimé à Har- 
lem, chez Hans Passchiers van Wesbusch , etc., à° 1630, 
in 4°. 

Cette jolie gravure représente d'un côté le Sauveur dans un 
médaillon, du côté droit sa fiancée spirituelle. En haut 
se trouvent, à gauche et à droite, les armes de Harlem; 
en bas figure un pot d'oeillets orné d'une banderole avec 
l'inscription : In Liefd. ghetrou ; à gauche on lit : J. Pottey 
inv. et sculp.; et au-dessous les deux vers suivants: 



251 



Soo Christus met sijn bloet, hier coopt sijn Bruyt en vrou , 
Als d'wit aDgieren soet blijft soo In Liefd getrou. 

La gravure a 10 centimètres de haut sur 8 de large. 



GÎJILLJAUME et IZAAK VAN DE PUT. 

Les notules du mois d'xlvril 1638 de la Gilde de St. 
Luc portent que : 

^Guilljaume van de Put, peintre, ayant été invité à 
, f payer le droit d'entrée à la Gilde pour son fils Izack van 
,/de Putte et son cousin, tous deux peintres et non inscrits 
,/dans la confrérie, répondit que l'un , son cousin, demeu- 
rait à Delft, et que son fils étant sur le point départir, 
u \\ contenterait les commissaires après le mois de Mai pro- 
chain, si ce dernier habitait encore la ville à cette époque ; 
„sur ce il partit/ 7 

ARNOLD VAN RAVENSTEYN. 

Les Ravensteyn appartiennent à une ancience famille de 
Harlem. Gérard van Ravensteyn est déjà nommé en 1560 
parmi les jurisconsultes et les bourgmestres de cette ville. 
Arnold y fut inscrit en 1639 dans la Gilde de St. Luc. 
Le registre de mariage porte qu'Arend van Ravensteyn, 
jeune homme demeurant à La Haye, épousa le 17 Janvier 
1626, Susanneke Karels, jeune fille demeurant rue St. 
Jacobsstraat à Harlem. Si cet Arnold et Arend ne désignent 
qu'une même personne, on doit admettre qu'en 1626 il 
était à Harlem ou qu'il se fit inscrire dans la Gilde afin 
d'avoir le droit de vendre ses tableaux en cette ville. 

JAN ALBERT VAN DEN RIETHOORN. 

Immerzeel l'a déjà mentionné comme peintre de Harlem, 
vivant au milieu du xvn e siècle. J'y ajoute qu'il entra 



252 

dans la Gilde en 1646 , et qu'il fut enterré le 13 Juin 
1669 en l'église de St. Bavon, circuit du nord, n°. 160. 



ABRAHAM DE RITTER. 

Une inscription sous son portrait dessiné, en ma pos- 
session, nous apprend qu'il naquit à Harlem en Mai 1668 
et qu'il y décéda le 21 Octobre 1738. Il faisait pour son 
loisir, de très-jolies aquarelles, représentant des scènes 
villageoises. 



GILLES et SALOMON ROMBOUTS. 

D'après le livre des comptes de la Gilde de St. Luc, il 
entra dans la confrérie comme maître-peintre et bourgeois 
de Harlem, au mois de Juillet 1652. En 1656, Lambert 
Hendriks (van Straaten), peintre, était son disciple. — Ce 
dernier paya son droit d'entrée en 1657. 

Le 26 Avril 1661 fut baptisé Maria, fille de Gillis Rom- 
bouts de Harlem et de Maria Goverts. Témoins : Johannes 
MaesetMayke Jans. Johannes fut baptisé le 15 Août 1663. 

Salomon Rombouts est aussi mentionné sur la liste de 
Y. L. v. d. Yinne. En 1702 il était déjà décédé. 

WILLEM ROMIJN 

fut inscrit comme peintre, natif de Harlem, en 1646. 
En 1660, il était commissaire de la Gilde de St. Luc. 
Les notules du 29 Août 1642 nous apprennent qu'il était 
disciple de Claes Pietersz. , en même temps que Guil- 
liam le Eebre et Claes Symonsz Scliout, de Sparendam. 
Je pense que ce Claes Pietersz. n'est autre que Nicolaas 






258 

Berchem. Toutefois si Ton accepte l'assertion de Houbfa- 
ken, qui fixe sa naissance à 1624, on attachera peu de 
valeur à l'opinion que je viens d'émettre; mais il est 
impossible que Nie. Bercliem ait eu des élèves à l'âge 
de dix-huit ans, et je crois avoir démontré à l'article 
Nie. Pietersz. Berchem et Pieter Claesz., que Houbraken 
s'est trompé dans les dates : le premier de ces peintres 
est né en 1620 et non en 1624. 

D'après le registre de baptême du curé de l'église de 
St. Anne, Mr. v. d. Wiele, furent baptisés: le 26 Août 
1652, Johannes Willemsz. Romeyn et le 3 Décembre 1658 , 
Dirck Willemsz., tous deux fils de Willem Bomeyn et de 
Geertje Jans. L'épouse de Willem Romeyn fut enterrée le 
27 Novembre 1683, en l'église de St. Bavon, circuit du 
nord, n°. 140. Willem vivait encore en 1693, car le 4 
Avril, de cette même année il comparut devant les mar- 
guilliers pour faire transcrire le tombeau n°. 140 au nom 
de sa fille Debora. Le 15 Novembre 1718 la même sépul- 
ture fut transférée au nom de Theodorus Romeyn , comme 
héritier de sa sœur Debora. 



Les EUYSDÀEL. 

Je ne me bornerai pas à mentionner ici tout ce que j'ai 
pu trouver dans des documents authentiques, par rapport 
aux artistes de ce nom, je soumets aussi les conséquences 
que j'en ai déduites à l'appréciation de juges compétents 
et impartiaux. 

J'ai trouvé le nom de Ruysdael pour la première fois 
dans les notules de la gilde de St. Luc du 12 Septembre 
1640. On y lit à l'art: 12: „Remis entre les mains de 
M. le Doyen, l'acte de la vente au rabais tenue par les 
frères Ruysdael le 10 Août dernier au lieu dit ,/t Pant /; 
au bénéfice de la confrérie. " 



254 

Dans la séance du mois de Juillet 1642, les Doyen et 
commissaires conçurent le projet d'une requête afin d'empê- 
cher les nombreuses ventes publiques de tableaux. On 
résolut de convoquer le corps entier des artistes afin que 
chacun donnât son avis sur une question aussi importante. 
A cet effet on invita tous les peintres , graveurs et mar- 
chands de tableaux. Parmi eux sont nommés IzacJc et 
Salomon Ruysdael. Dans les notules du mois de Septembre 
1640 , on mentionne les frères Ruysdael et dans celles 
de 1642 d' Izack et Salomon Ruysdael. Il est donc très- 
probable que ces derniers ne soient autres que les frères 
Ruysdael. Plus tard on les cite avec À. v. Ostade et Pieter 
Morte , comme n'ayant point adhéré à la résolution formu- 
lée dans la requête. 

Il est donc prouvé par ces notules qu' IzacJc Euysdael 
faisait partie des artistes-peintres ou des marchands de 
tableaux. Il est mentionné dans le registre de mariage du 9 
Mars 1642 , qui nous apprend qu' Izack Euysdael, veuf de 
Naarden, épouse par devant échevins Barbartjen Hoevenaers, 
jeune fille de Harlem. Son nom se trouve la même année dans 
le registre de procurations , cautions et appels d'affaires de peu 
d'importance. Je suppose qu'il aura d'abord appartenu à la com- 
munauté des Mennonites , mais que plus tard il devint membre 
de l'église réformée; toujours est-il que le registre de baptême 
de cette dernière communauté nous apprend que le 18 
Mars 1660, fut baptisée Maria Euysdael, jeune fille âgée 
de 17 ans, demeurant St. Pieterstraat à Harlem. Izack Euys- 
dael et Barbertje Hoevenaers étaient ses parents; témoin, 
Hester Hendriks. Cette Maria fut inscrite le 26 Mars 
1660, comme membre de la même église. Testis Hester 
Hendriks. Izack Euysdael fut enterré le 4 Octobre 1677 
en la nouvelle église, au n°. 80, et son épouse le 12 
Janvier 1672. 

Y. L. van der Yinne mentionne dans sa liste de peintres de 
Harlem, que Salomon Euysdael fut inscrit dans la Gilde en 



255 

1623. En 1647 il était commissaire et doyen en 1648. En 
1669 on le retrouve en qualité de commissaire. Il est inscrit 
en la même année dans le registre de la communanté des Men- 
nonites , ce qni s'accorde avec les registres de la bourgeoisie 
armée, où il est mis en contribution. Après son nom se trouve : 
Kleine houtstraat, décédé en 1669. Cependant , il y a ici une 
erreur, car on lit dans le registre de décès de 1670 qu'il 
fut enterré le 1 Novembre en l'église de St. Bavon, en 
haut du chœur, n°. 22. Les frais montèrent à 24 florins. 
Il était quartenier de 1659 à 1666 et payait en 1669, la 
somme de 25 fl. en contributions personnelles. Son épouse 
fut enterrée le 25 Décembre 1660 , à l'église de St. Bavon au 
milieu, n° 500. Trais 22 fl. Une fille de Salomon fut enterrée 
le 22 Janvier 1650. 

Ce qui précède ne nous autorise pas encore à conclure 
qu'lzack Euysdael était peintre; aussi je ne crois pas que 
Ton connaisse une de ses œuvres. Il me paraît plus probable 
qu'il ait exercé les professions de marchand de tableaux et 
de fabricant de cadres. 

On sait, à présent, que Maria fut le premier enfant 
du second mariage d'Isack Euysdael , et qu'elle se convertit 
avec ses parents à la religion réformée. Jacob Euysdael serait-il 
aussi fils d'Izack ? est-il issu du premier mariage ? et n'aurait-il 
pas suivi l'exemple de ses parents, comme ayant déjà reçu 
le baptême des Memionites? Les preuves que j'ai puisées 
dans le registre de biens mobiliers, transférés par devant 
notaire, et celles que je citerai plus loin, me permettent 
de répondre affirmativement à ces questions. 

On lit, dans le registre de transferts: „Le xi Avril 
1668 comparut devant nous, Jacob van de Camer, notaire 
public demeurant en cette ville, admis par la noble Cour 
de Hollande et le Magistrat de Harlem, l'honorable Isaak 
Euysdael, résidant en cette ville, qui déclara céder, trans- 
porter et donner en toute propriété, par la présente, à 
son fils, l'honorable Jacobus Euysdael, demeurant à Am- 



256 

sterdam, ou à l'acquéreur de ses droits, tous ses biens mobi- 
liers, tels qu'ustensiles de ménage, armoires, caisses, bancs, 
chaises , lits et literies , le linge , ainsi qu'obligations et tout ce 
que lui, comparant, possède et pourrait posséder à l'avenir; 
le tout en payement des sommes que son fils lui a prêtées , 
d'après les preuves fournies à ce sujet; le dit comparant 
promit en> outre de ne plus rien prétendre ou retenir. Le 
tout selon les formalités et le présent acte. Fait et passé 
en la susdite ville de Harlem , en présence de Pieter Sasters 
et Willem van de Camer, cités comme témoins/ 7 

(signé) J. v. d. Camée, 

not. public. 

Il résulte clairement de cet acte que Jacob Ruysdael 
était fils dTzack Ruysdael, qu'il demeurait en 1668 à 
Amsterdam et qu'il secourut son père indigent. On ne sait 
rien de la jeunesse de Jacob; seulement, Houbraken nous 
raconte qu'il était fils d'un fabricant de cadres. Il est re- 
marquable que Y. L. van der Yinne, qui a préeèdé Hou- 
braken, note dans sa liste que "Jacob Ruysdael , fils 
aîné, entra dans la Gilde en 1648; son père exerçait 
la profession de fabricant de cadres." On peut donc ajou- 
ter foi au récit de Houbraken. Toutefois, nous n'oserions 
affirmer comme lui, que Jacob Ruysdael ait exercé la 
profession de médecin et chirurgien. Ce qui est certain, 
c'est que ce ne fut point à Harlem , puisque son nom 
ne se trouve pas sur la liste des médecins et chirurgiens 
de cette époque. Quelques auteurs prétendent qu'Aldert 
van Everdingen fut son maître, ce qui est bien possible, 
car on a vu, que ce dernier se maria en 1645 à Harlem 
et faisait partie de la confrérie en 1646. En 1646 Jacob 
savait déjà graver de main de maître: l'estampe décrite par 
Bartsch au n°. 7 et indiqué par R. Weigel comme portant 
le millésime 1646, le prouve amplement. 

J'ignore dans quelles circonstances Jacob vécut à Àm- 



257 

sterdam. On peut faire à ce sujet mille conjectures. En 
examinant ses œuvres je suis de l'avis de juges compétents 
qui sont unanimes à déclarer que sur les plus belles de ses 
œuvres est répandue une tristesse sombre à laquelle on les 
reconnaît. Reproduisait-il ainsi la nature , sous l'influence 
d'une santé faible? ou bien, sous celle d'un sentiment de 
valeur personnelle profondément blessé ? L'histoire nous ap- 
prend qu'on n'a pas compris de son vivant le grand mérite 
de son pinceau, qu'on a peu apprécié ses talents, et qu'il 
n'aura joui que d'une position médiocre. Aussi ses amis 
(vrienden, c'est ainsi que les Mennonites se nommaient 
entre eux) s'adressèrent-ils en 1681 aux Bourgmestres. Voici 
ce qu'on lit à ce sujet au Mémorial des Bourgmestres de 
Harlem du 28 Octobre 1681 : 

,/Les amis de Jacob Ruysdael d'Amsterdam avant mani- 
festé le désir de procurer une place à Jacob Ruysdael 
„dans l'hospice (aalmoezeniershuis) à Harlem, et s'engage- 
„ant en outre de payer sa pension, nous avons consenti à 
,/leur demande et prions les régents de se faire bien payer 
„afin que le susdit pensionnaire ne soit point à charge, 
/; mais au profit du dit hospice. /; 

On louera sans doute les efforts que firent ces amis pour 
assurer à J. Ruysdael une position qui le mit à l'abri des 
soucis , et ne le laissât point à charge de la ville où il passa 
sa jeunesse et où, peut-être, il naquit. Cette demande 
prouve en tout cas son indigence, et je ne doute point qu'il 
n'acceptât l'offre de ses amis. Combien n'en aura-t-il pas 
coûté à cet artiste éminent et méconnu pour s'établir dans 
ce lieu de refuge ! Que se sera-t-il passé dans son âme ? Je 
répondrais volontiers à ces questions, mais ici % l'histoire se 
tait et tout ce qu'on sait de lui , c'est ce que nous apprend 
l'extrait suivant du registre de décès où Ton trouve au 14 
Mars 1682: 

tfUne ouverture de tombeau pour Jacob Ruysdael en l'église 
de St. Bavon, , circuit du sud, n°. 177. Frais 4 fl." 

17 



258 

Qui aurait pu attendre une telle fin d'un homme dont 
la vie fut irréprochable, qui secourait son père dans l'in- 
digence et dont les talents inappréciables devaient lui 
valoir le plus grand succès? Fatalité incompréhensible dans 
l'existence de cet artiste éminent! Il y a quelques années, 
l'administration communale à Harlem fonda, dans un but 
qui l'honore, un Musée où huit chefs-d'œuvre de Frans 
Hais le font connaître dans toute la vigueur et tout l'éclat 
de ses talents. /; Ce Musée de Harlem, dit W. Burger, en 
parlant de Frans Hais dans le numéro du 1 Mars 1868 de la 
Gazette des Beaux-arts : „ce Musée semble avoir été consacré 
„à la gloire de Frans Hais, qui règne là souverainement 
„ connue Rembrandt au Musée d'Amsterdam. /; Dans douze 
années il y aura deux siècles que Jacob Ruysdael mourut 
à Harlem et y fut enterré en l'église de St. Bavon. Puisse-t-on 
consacrer alors son souvenir en ménageant à côté de Frans 
Hais une digne place à ses œuvres! — Concitoyens! ne 
restez plus longtemps indifférents envers l'homme dont les 
talents excitent l'admiration du monde civilisé! 

Après cette courte digression je dois revenir à une ex- 
pression employée dans la requête dont nous avons déjà 
parlé. On y fait mention d'amis; or, on sait que les 
Mennonites de ce temps s'appelaient ainsi mutuellement; 
c'est ce qui me porte à croire que Ruysdael est resté Mennonite 
et que la requête fut adressée à la Régence par ses co-reli- 
gionnaires. Elle me prouve aussi qu'il n'était pas marié à 
cette époque. On ne sollicite qu'une seule place, et 
s'il avait été marié, on n'aurait pas songé à séparer les 
époux. De plus, la Régence de Harlem n f j aurait pas con- 
senti, car le règlement de l'hospice statuait qu'on ne 
pouvait admettre le mari sans son épouse, ni celle-ci sans 
son mari. 

Me voici arrivé au second Jacob, celui que Y. L. van 
der Vinne mentionne sur sa liste , comme le fils de Salomon. 
Il entra, d'après le témoignage du même van der Vinne, en 



259 

1664 dans la Gilde, donc 16 ans après Jacob, le fils du 
fabricant de cadres. Inscrit comme maître, il devait se 
considérer comme bien établi. J'ai fait voir que plusieurs 
peintres contractèrent mariage quand ils s'étaient fait inscrire. 
En effet, le 3 Février 1664, Jacob van Ruysdael jeune 
homme de Harlem , épouse , par devant échevins , Geer- 
truyt Pieterss. van Buysdael, jeune fille d'Alkmaar. 

Il est probable que la paix régna fort peu de temps 
entre les deux époux, car le mémorial du 12 Décembre 

1665 nous apprend que : 

„ Jacob van Euysdaeî ayant été accusé par son ex-ser- 
„ vante, Sara Harmens, de l'avoir séduite et laissée enceinte , 
„ répondit qu'il n'était point coupable ; sur quoi ilfutrecom- 
„ mandé de nouveau à la servante de se tenir tranquille, 
,/SOUS peine d'être envoyée dans la maison de correction. n 
L'admonition sévère que cette servante s'attira , prouve suffi- 
sament qu'il n'existait pas de preuves pour soutenir l'accu- 
sation; toutefois il n'est pas invraisemblable que dans l'esprit 
de plusieurs de ses co-religionnaires il restât quelque doute 
sur sa conduite. C'est ce qui le poussa probablement à 
se fixer à Amsterdam en 1666, ainsi qu'il est prouvé par 
le registre des attestations de l'église des Mennonites fla- 
mande, allemande et de Erise, se réunissant au f/ Zam /J 
(agneau) à Amsterdam. Le 3 e volume de ces registres de 
baptême, de mariage et d'attestations porte pour titre: 
noms des personnes qui, étant venues se fixer à Amster- 
dam avec une attestation d'une autre ville, ont été reçues 
par leurs frères et sœurs en religion. On y trouve folio 

32: 1666. Jacob Euysdaeî et son épouse venant de 

Harlem ; l'attestation était signée par Koenraet van Vollen- 
hoven, Adrianus van der Mers et Math. Grijspeer, et por- 
tait la date du 30 Juillet. 

Cet extrait ne nous fait pas connaître le nom de son 
épouse, mais le registre de mariage nous a déjà appris que 
c'était Geertruyt Pieterss. van Ruysdael. Il n'est pas facile 

71* 



260 

d'expliquer pourquoi son nom n'est pas mentionné ici. Nétait- 
ce pas l'habitude ou fit-on une exception pour elle? Ou 
bien, n'appartenait-elle pas à la même communauté religi- 
euse ? Il est possible , car j'ai prouvé que tous les membres 
de cette famille ne sont pas restés Mennonites. Quoiqu'il 
en soit, on sait que ce fut là le premier mariage de Jacob, 
fils de Salomon, et qu'il se fixa à Amsterdam en 1666. 
J'ignore ce qui lui arriva jusqu'en 1681. Peut-être a-t-il 
exercé la profession de marchand d'objets d'art. On a pré- 
tendu qu'il a existé un Jacob Buysdael, courtier (en objets 
d'arts?) Il est probable qu'il s'est fixé plus tard de nou- 
veau à Harlem, car on trouve au registre de décès: 16 
Novembre 1681, Jacob Buysdael, enterré ou cimetière dit 
St. Anna, 1 fl. 

A mon avis c'est de Jacob, fils de Salomon, qu'il s'agit 
là. Houbraken croit que c'est là la date du décès de Jacob , 
fils du fabricant de cadres, et il se fonde sur le témoig- 
nage du billet d'enterrement. Cependant cet auteur peut 
facilement s'être trompé; il est possible qu'il ait vu un 
billet d'enterrement où le décès de Jacob Buysdael était 
annoncé, mais il se sera mépris de personne. Ceci est 
d'autant*, plus admissible qu'il ne parle point de Jacob , fils 
de Salomon, qu'il n'as pas connu. La date de ce décès 
s'accorde d'ailleurs avec l'article publié par M. Rammelman 
Elsevier dans la Bévue „de Navorscher" , 1 3e année , n° 9 , 
p. 273: ,,11 appert de l'acte du 29 Janvier 1682 de l'église 
ff réformée à Amsterdam, qu'Annetje Colijns, veuve de Jacob 
,/Van Buysdael, demande que ses quatre enfants soient 
7 baptisés, vu qu'ils n'ont pas encore reçu le baptême chrétien, 
„ parce qu'elle en avait été empêchée par son époux qui 
„ était Mennonite. Comme les frères en religion, demeurant 
„au même quartier, en firent un bon rapport, sa demande fut 
„ favorablement accueillie; on donna un billet au sacristain 
„et les enfants furent baptisés en l'église dite Westerkerk 
/7 le 30 Janvier 1682 par Dominus Bijnsdijk." Il résulte 



261 

aussi de cet acte qu'Annetje Colijns fut sa seconde épouse. 

Il est fort probable que Jacob ait été disciple de sou 
père Salomon. Il est à désirer qu'où puisse maintenant 
découvrir ses œuvres et les distinguer de celles de son 
illustre cousin. 

Je dois encore mentionner que le 23 Octobre 1650, 
Jacob van der Helst, jeune homme d'Amsterdam, épousa 
par devant échevins, Marye van Ruysdael, jeune fille de 
Harlem. 

Cette Maria est peut-être la tante de Maria, la fille d'Izack , 
dont nous avons fait mention. 

Izaak van der Helst , délégué de la communauté des Men- 
nonites a terminé en 1665, devant la Régence de Harlem 
avec le délégué du magistrat, M. van Maesdam, un différend 
surgi entre les membres de cette église. 



PIETER JANSZOON SAENREDAM. 

Il entra dans la Gilde de St. Luc en 1623 et en était 
secrétaire en 1635. Il signait toujours Saenredam et non 
Zaenredam, comme il appert d'ailleurs des notules de la 
confrérie, où Ton trouve onze fois sa signature autogra- 
phe. Le 5 Décembre 1638, Pieter Janszoon Saerdam (sic) 
jeune homme d' Assendelft , épouse en l'église réformée à 
Bloemendaal, Aefjien Gerrits, jeune fille de Harlem , de- 
meurant tous deux rue St. Jansstraat. (Voir le registre de 
mariage). En 1640 il devint commissaire. En 1642, il reçut 
comme disciple Claes Corneliss van Assendelft; en 1652, 
Claes Heerman, le jeune, peintre. Le 4 Décembre 1648 
on lui paya, pour coller et faire les cibles pour le tir à 
l'arquebuse, la somme de 10 fi. 13. s. Dans une lettre 
du 21 Mai 1618, il sollicite l'intermédiaire du Constantin 
Huygens pour montrer au priuce Stadhouder une de ses 
„ églises/' mais il hésite à exposer le tableau aux chances 



262 

du voyage. Il ajoute qu'il demeure alors rue dite Zoete- 
melck Wittebroot straat , a l'emblème du Cijgne vert, i) 
Pieter Saenredam, veuf d' Assendelft , demeurant rue dite 
St. Jansstraat est mentionné comme membre de l'église ré- 
formée le 7 Avril 1651. Testis Neeltje Rijers. 

D'après les comptes des trésoriers, il fut alloué en 1651 
à M re Pieter Saenredam, pour offrir à la ville une carte 
et sept exemplaires reliés, représentant les funérailles de 
son Altesse le prince d'Orange, la somme de cl oC. 

Il fut enterré le 31 Mai 1665 en l'église de St. Bavon 
à Harlem, circuit du sud, n° 90. Le 16 Août 1701, Anna 
van Saenredam fut enterrée le soir dans le même sépulcre. 
Le portrait dessiné de Pierre fait partie de ma collection. 

D'après la Gazette de Harlem du 16 Avril 1667, n°. 15, les 
livres , faisant partie de la succession de P. Saenredam , furent 
vendus le 20 Avril de la même année au Prinsenhof à Harlem. 

Dans le numéro du 23 Mars 1669 de la même feuille, 
on trouve l'avis suivant: 

,/L'héritier de Pieter Saenredam vendra au plus-offrant 
,/tous les tableaux et gravures, laissés par ce dernier. 
,/Les tableaux seront vendus mercredi, 3 Avril 1669; les 
„ gravures, les 9 et 10 suivants; lesquelles consistent en 
„ belles gravures de plusieurs maîtres , tant Italiens qu' Alle- 
mands, et beaucoup de dessins de Marten Heemskerk, 
„de J. J. Guldewagen et d'autres, faits d'après nature, 
,/Soit en Italie, soit ailleurs; laquelle vente aura lieu à 
„ Harlem, dans la salle du Prinsenhof . /y 

PIETER YAN SANTVOORT 

était un peintre originaire de Harlem. Le registre de décès 
mentionne qu'il fut enterré le 10 Octobre 1681 au cime- 
tière de St. Anna. 



*) Cette lettre , ajoutée à l'exemplaire d'Immerzeel , vies des peintres , de 
la coll. Schinkel à la Haye, a été communiquée par M. C. Vosmaer dans 
le Ned. Spectator. 



263 



CORNELIS VAN DER SCHALCKE 

était peintre , natif de Harlem et contemporain de V. L. van 
der Vinne. Il est connu comme éditeur du 3 e état du portrait 
de Theodorus Wikenburg, gravé par Suyderhoef. Il y a 
quelques années, la chambre des marguilliers de l'église 
de St. Bavon était ornée d'un grand paysage, repré- 
sentant une vue de Bloemendael: ce tableau, signé Cor- 
nelis van der Schalcke, fut vendu par les marguilliers 
à D , marchand d'objets d'art, qui effaça le nom in- 
connu et le remplaça par celui de Philip Konink, parce 
que le sujet était traité dans la manière de ce dernier. Cor- 
nelis van der Schalcke est comme sergent, sur le beau 
tableau de Erans Hais, exposé au Musée au n°. 50, parmi 
les officiers et sous -officiers du tir dit St. Joris doelen, 
où il est désigné sous le n°. 17. Serait-ce le même que 
Kramm indique, sans le prénom? 

Le 4 Janvier 1648 , un enfant de Cornelis van der Schalcke 
fut enterré à St. Bavon, nef du milieu, n°. 261. Le 5 
Avril 1656 il assista comme témoin au baptême d'un en- 
fant de Dirck Hendriksen van Gelder et Susanneke Bou- 
mans. J'ignore ce qu'était Abraham sz. van der Schalcke qui 
fut enterré le 29 Janvier 1650 à St. Bavon, circuit du 
sud, n°. 270. 



AEGIDIUS VAN SCHEIJNDEL 

était probablement parent de Barnardus et Anna van 
Schijndel, quoique j'ai trouvé leurs noms orthographiés 
d'une manière différente. S'il en est ainsi, il se peut qu'il 
soit également originaire de Harlem. 

A l'exception du Dr. G. K. Nagler dans son ouvrage , die 
Monogrammisten , édité en 1861, la plupart des auteurs 



264 

le désignent sous le nom de George Hendrik, sans doute 
à l'instar des Notices sur les graveurs des abbés Baverel 
et Malpez. Il est toutefois hors de doute que son nom était 
Aegidius ou Gillis. Consulter mon article sur J. P. Be- 
rendrecht. Aussi son nom est-il écrit de cette manière sur 
une gravure, imprimée sur deux feuilles in-folio oblongues , 
représentant le siège de Hasselt , d'après P. de Molijn. 
Voir à l'article P. de Molijn. 

FLORIS VAN SCHOOTEN. 

H était peut-être un descendant du jurisconsulte, Nico- 
laas van Schooten de Harlem, qui vivait en cette ville au 
commencement du xvi e siècle. En 1641 il faisait partie de 
la Gilde de St. Luc comme peintre ; aussi figure-t-il comme 
tel sur la liste de V". L. van der Vinne. Dans le catalogue de 
Hoet, 1™ partie, p. 181, on trouve au n°. 41 un tableau 
représentant des fruits par E. van Schooten; à la page 
225 du même volume se trouvent deux paravents par van 
Schooten. Kramm les attribue tous deux à Eranciscus van 
Schoten, le fils. N'est-il pas plus probable que Eloris soit 
désigné ici?. 

BARNARDUS et ANNA VAN SCHIJNDEL. 

Son portrait dessiné par T. Jelgersma d'après l'original 
du peintre lui-même porte le nom de Barnardus; on y 
lit qu'il naquit à Weesp et mourut à Harlem. J'ai trouvé 
son nom écrit de la même manière sur la matricule de la 
Gilde de St. Luc du 20 Mars 1696, ainsi que celui d'Anna 
van Schijndel, peintre, dans celle du 5 Novembre 1709. 






265 



ABRAHAM SNELLAERT. 

Il était fils d'Abraham Snellaert de Harlem et de Mag- 
dalena Jans, et fut baptisé le 4< Mai 1646. Témoins: Adam 
Yissclier et Hester Dirks. Il fut admis comme disciple chez 
Jacob de Weth le 16 Novembre 1661. Il était sculpteur 
et remplit les fonctions de commissaire et de doyen de la 
Gilde de St. Luc, de 1668 à 1692. Le 7 Avril 1669, il 
épousa à Beverwijk, comme jeune homme demeurant rue 
Jansstraat à Harlem, Marijtje Pieterss van de Wall, jeune 
fille demeurant rue Groote houtstraat à Harlem. (Yoir le 
registre de mariage). Il fut inscrit à la même époque comme 
membre de l'église réformée. Testis mater Magdalena Janss. 
Le 5 Décembre 1693 il fut enterré au bas du chœur, 
n°. 60, en l'église de St. Bavon. 

Ce fut lui qui fit les belles sculptures qui ornèrent la 
porte, dite Nieuwpoort, à Harlem démolie de nos jours; 
ainsi qu'il appert des comptes des Commissaires pour le 
nouvel agrandissement de la ville. 

1677. Payé à Abr. Snellaert, sculpteur, pour les sculp- 
tures au pont-levis de la porte , dite Nieuwe poort 

xxvn o£ xvi sous, 

1678. Payé au même la somme de deux cent quatre- 
vingt-trois livres , dix escarlins comme salaire pour les sculp- 
tures en bois et en pierre exécutées au Nieuwe poort. 

1678. Payé au même la somme de sept cent septante- six 
livres , douze escarlins pour sculptures en bois et en pierre , 
exécutées au Nieuwe poort. 

1678. Payé au susdit sculpteur la somme de cinq cent 
vingt-neuf livres, dix escarlins pour sculpter les armes et 
l'image qui ornent la porte dite Nieuwe poort. 



266 



PIETER CLAESZ. SOUTMAN. 

Son nom se trouve écrit de cette manière sous son por- 
trait dessiné par C. van Noorde. On y trouve aussi menti- 
onné qu'il était peintre du roi de Pologne et quil quitta 
la cour pour retourner à Harlem, sa ville natale. Il appar- 
tenait à une famille ancienne et distinguée de Harlem. Le 
registre de mariage nous apprend que M re Pieter Soutman , 
jeune homme, épousa le 21 Avril 1630, Gondela Irans, 
jeune fille, tous deux de Harlem. En 1628 il était membre 
de la confrérie des navigateurs faisant le commerce avec 
Schoonen (sclioonenvaarders) et en 1633, commissaire de 
la gilde de St. Luc. 

Il fit son propre portrait en 1630. D'après les comptes 
des trésoriers il fut alloué à Pieter Soutman , peintre , pour 
huit fois dix estampes de la maison de Nassau , qu'il avait 
gravées et offertes à la ville, la somme de c o€. 

Dans les résolutions des bourgmestres du 11 Oct. 1651, 
nous trouvons : #M re Pieter Soutman ayant proposé d'offrir 
,/à la ville certain livre contenant les portraits de tous 
,/les comtes de Hollande qu'il dessinerait et ferait graver, 
„avec des inscriptions de Petrus Scriverius, nous avons 
v chargé le secrétaire de lui exprimer nos remercîments 
^et le regret de ne pouvoir accepter son offre/' 

Il décéda à Harlem le 18 Août 1657 et fut enterré le 
21 en l'église de St. Bavon, circuit du sud, n°. 302. Il était 
très-estimé, tant à cause de son origine que de sa fortune. 
Les frais de ses funérailles montèrent à 31 florins, somme alors 
très-forte. Voici la teneur de son billet d'enterrement : 

Année 1657. You s êtes prié d'assister Mardi, le 21 Août, 
à deux heures précises de l'aprés-midi à l'enterrement de 
M re Pieter Soutman , au quai dit Bakenessergracht : Entrer 
comme ami dans la Mortuaire, vêtu du long manteau. 

Eglise de St. Bavon. 






267 

Le 16 Janvier 1666 il fut demandé une ouverture de 
tombeau en l'église de St. Bavon , pour la veuve de M re Pieter 
Soutman, au chœur, n°. 21. Trais 35 fl. 

HENDBIK SPILMAN 

décéda à Harlem en 1784. Il était membre de la Gilde 
de St. Luc dès le 9 Novembre 1742. 

PIETER SPIJKERMAN. 

Dans les comptes de recettes de la Gilde de St. Luc 
de l'année 1660 , il est mentionné comme peintre. Il paya 
au mois d'Octobre de la même année fl. 4. 4. s. pour sa 
rétribution d'entrée. Il décéda en 1666 et fut enterré 
le 22 Mai en l'église de St. Bavon circuit du milieu, 
n°. 59. (Voir le reg. de décès). 

JAN STEEN. 

Dans sa biographie de Jan Steen (note à la page 81), 
M. van Westhreene dit qu'après 1658, il n'est plus fait 
ancune mention du séjour de ce peintre à Leiden, mais 
peut-être encore en 1659. Mes recherches ont entièrement 
confirmé ce fait. Il se fixa à Harlem après cette époque. 
Son nom est mentionné sur une liste de 1661, devant servir 
au domestique de la confrérie pour recevoir chez 72 peintres 
la rétribution annuelle. Le registre de baptême de l'ho- 
norable Mr. van der Wiele, prêtre catholique à l'église 
S te . Anne , nous apprend encore qu' Elisabeth Jansse Steen , 
fille de Jan Steen et de Margaretha van Goje (sic) , fut 
baptisée le 11 Septembre 1662; parrain, Havick Steen; 
marraine, Lijsbeth Wijbrants. Cet enfant, qui n'est pas 
mentionné ailleurs, est sans doute décédé peu de temps 



268 

après, car on trouve au registre de décès du 2 Novembre 
1662; ,i enterré V 'enfant de 3 an Steen, S te . Anne. Le même 
registre nous apprend la mort de son épouse. Le 8 Mai 
1669 on demanda une ouverture de tombeau pour l'épouse 

de Jan Steen, circuit du nord, n°. 217 4 fl. 

Sonné pendant \ d'heure 3 „ 

Offrande 2 „ 

Compte du fossoyeur 1.10 s. 

10.10 s. 

Ce dernier fait nous montre que Jan Steen fit enterrer son 
épouse d'une manière convenable pour cette époque. Mais ne 
songea-t-il plus aux dépenses qu'il avait faites pendant la ma- 
ladie de son épouse , lorsqu'il eut payé les frais d'enterrement 
qui devaient être soldés immédiatement? Ou bien, était-ce 
défaut de prévoyance ou négligence de ses intérêts? Nous 
Fignorons ! mais voici des faits authentiques. Un apothicaire 
fit saisir et vendre ses tableaux pour une créance de dix 
florins , cinq sous ! ! , dette que Jan Steen avait contractée 
pendant la dernière maladie de sa femme. Le mémorial des 
échevins de Harlem du 27 Février 1670 porte à ce sujet: 

^Walraven Blancken, apothicaire, ayant fourni à feu 
^l'épouse de Jan Steen des médecines pour une valeur 
,/de dix florins cinq sous et huit deniers, est autorisé de 
„ prélever cette somme sur les deniers provenant de la vente 
,/des tableaux de Jan Steen, saisis par les secrétaires sur 
„ l'ordre du susdit Blancken , moyennant quittance et caution 
,/pour la restitution.' 7 

Il serait superflu de citer de nouvelles preuves que 
Jan Steen a résidé à Harlem et que Maria van Goyen, 
son épouse, y est décédée. Aussi entre le baptême, la 
mort de sa fille Elizabeth et le décès de sa femme, on 
le rencontre dans d'autres actes légaux , et notamment 
en 1666 et 1667. Le premier nous prouve qu'il jouissait 
de peu de crédit, puisqu'il emprunta de l'argent à un 
taux fort élevé pour ce temps , à six pour cent. Il nous 






269 

montre d'ailleurs presque d'une manière certaine, à quel 
bas prix il cédait ses oeuvres, car il s'engagea la première 
année à fournir pour le payement de la rente , montant à 
29 fl. , ,ftrois portraits , peints aussi bien qiïil le pourrait. 11 
Le deuxième acte nous démontre qu'il exerça à Delft la 
profession de brasseur; car il céda le 30 Avril 1667 à 
Dirck van Adrichem, une créance de 45 fl. 10 sous sur 
Hendrik van Toll , charpentier , demeurant tous deux à Delft , 
provenant du reliquat d'une somme plus forte- due pour 
livraison de bières, d'après extraits authentiques des livres. 
Comme Jan Steen n'a pas exercé la profession de brasseur 
à Harlem, il est évident que cette particularité ne peut 
avoir rapport qu'à son séjour à Delft. 

Yoici les deux actes, extraits du registre des transferts 
de biens mobiliers , passés par devant notaires , du 1 1 Mars 
1666 au 17 Janvier 1680. Ils se trouvent aux archives 
de Harlem. 

N°. 1 . Je soussigné reconnais être redevable à M re Geldolph 
van Yladeracken ou à ses ayants-droit, une somme de 450 
florins Carolus quil m'a prêtés et que je reconnais avoir 
reçus, renonçant à toute exception non numeratae pecuniae , 
dont je pourrais me servir en cas que je pourrais les payer; je 
promets payer les intérêts de la susdite somme à raison 
de six pour cent l'an , et ainsi de suite , d'année en année , 
aussi longtemps que le capital ne sera pas rendu, excepté 
pour la rente de la première année, commençant au premier 
Avril 1666 et finissant le dernier Mars 1667, pour laquelle 
il est convenu entre nous que je lui livrerai trois portraits 
(conterfijtsels) faits aussi bien qu'il me sera possible ; laquelle 
somme moi et mes descendants seront tenus de payer , après 
avertissement préalable de trois mois, en monnaie de bon 
aloi, ainsi que les rentes qui n'auraient pas été payées; 
et pour lui assurer la stricte observance du contrat, je lui 
ai laissé et lui laisse tous les effets que j'ai déposés chez lui 
et qui ont été dûment annotés et enregistrés, et l'autorise 



270 

par icelle à les vendre ou en disposer comme de son pro- 
pre bien, à défaut du payement des restes, après avertis- 
sement de trois mois. En foi de quoi j'ai signé le pré- 
sent acte. 

Tait à Harlem de 1 Avril 1666. 

(Signé) Jan Steen. 

N°. II. Aujourd'hui le xxx Avril xvic soixante-sept, 
comparut devant moi, Lourens Baert, notaire public admis 
par la Cour de Hollande et résidant en cette ville de Har- 
lem, et devant les témoins ci-après désignés, Jan Steen, 
maître-peintre, connu à moi notaire. Il déclara transporter 
et céder par icelle en toute propriété à Dirck van Adri- 
chem, demeurant à Delft, la somme de quarante-cinq flo- 
rins dix sous qui sont dus à lui , comparant , par Hendrick 
Toll, charpentier, demeurant aussi à Delft, comme reli- 
quat d'une somme plus forte provenant de livraison de 
bières, d'après extraits authentiques des livres ci-joints; il 
assura en outre se désister de tous droits sur la dite somme 
et de les laisser entièrement au susdit van Adrichem , sans 
jamais rien prétendre à ce sujet ni de lui ni de ses héri- 
tiers. Le tout sous la garantie des lois et droits reconnus. 

Ainsi fait et passé à mon étude, en présence de Nico- 
laes van Eossum et Hendricus Greven, témoins requis 
pour ce contrat. 

(Signé) L. Baert, 

not. publ. 

M. v. Westhreene a fait observer le premier que Jan 
Steen a peint ses meilleurs tableaux de 1661 à 1668: donc 
pendant son séjour à Harlem. On en induira facilement la 
puissante influence qu' A. van Ostade doit avoir exercé sur 
ses oeuvres. Il est probable que le tableau mentionné par 
M. v. Westhreene, p. 170, n°. 481, et représentant V his- 
toire d'Arent Pieter Ghijsen, fut peint à Harlem. Le nom 



271 

de Ghijzen ou Gijsen n'y était pas inconnu à cette époque. 
Jan van Gijsen, le fameux poète ambulant d'Amsterdam, 
naquit à Harlem en 1668 et avait un fils nommé Arent. 

D'après Houbraken et Weyerinan, le père de Jan Steen 
décéda en 1669. Cet événement le décida sans doute à 
quitter Harlem pour aller s'établir dans sa ville natale et 
pour profiter de l'héritage que lui avait laissé son père. 

A la vente de tableaux du médecin Bartli. Keerwolff, 
Leiden 9 Septembre 1748, parut une toile, n°. 58, re- 
présentant une fiancée malade à qui l'on va administrer 
un clystère, par Havick Steen. Il fut vendu au marchand 
de tableaux Hasenbroek au prix de fl. 21.5. 

JAN GERRITS et LEENDERT STOCKMAN. 

Jan fut inscrit comme jeune homme, venant avec une 
attestation de Harlingen, en qualité de membre de l'église 
réformée, le 11 Juillet 1636; il demeurait lange Yeerstraat 
et paya sa rétribution d'entrée à la Gilde de St. Luc comme 
maître-peintre, en Nov. 1637; en 1651 il était secrétaire 
de la confrérie. Il avait épousé Maeyke Lenards. Les enfants 
suivants, issus de cette union, sont baptisés: Catalijntje, 
11 "Décembre 1639; Leendert le 6 Mars 1641 ; Catalijntje, 
le 9 Avril 1643. Jan Gerrits fut enterré le 9 Juillet 1670 
en la nouvelle église, n°. 27. 

Leendert, inscrit dans la confrérie en 1670, était sans 
doute le fils de Jan. 



LEENDERT STOPPEES. 

D'après le livre des comptes de la Gilde de St. Luc , il 
était maître peintre et bourgeois de Harlem , le 3 Octobre 1651. 



272 



LAMBERT, HENDRIK et LAMBERT HENDRIK 
VAN STRAATEN. 

On les appelle aussi de ou de la Rue. Je possède deux 
portraits dessinés de Lambert, le père, sur lesquels il est 
nommé van Straaten; on y lit aussi qu'il était non seule- 
ment peintre mais en même temps maître d'école, qu'il 
naquit à Harlem en 1631 et y décéda en 1712. Il était 
le père de Hendrik; sur un beau paysage boisé, qui se 
trouve dans ma collection on lit la signature: v. Straaten. 
Il entra sous ce nom dans la Gilde de St. Luc, le 11 
Août 1687. En parlant de lui, dans son ouvrage: Gesch. 
der Zeich. Kunst. , 5 e vol. pag. 513 et 514: Eiorillo 
dit: „er arbeitete gemeiniglicb nur mit Rothstein nnd 
BleistifV 7 et plus loin: „ seine beste Zeiclmungen sind im 
Geschmack von Ruysdael und Bercliem. 77 Il cite à cette 
occasion Walpole, p. 381. D'après Eiorillo il se rendit en 
Angleterre en 1690 où il aurait été bien reçu sans la 
légèreté de sa conduite. 

Les deux premiers, Lambert et Hendrik, sont proba- 
blement les descendants d'une famille de Harlem du même 
nom, et qui exerçait la profession de faïencier. 

Lambert Hendrik Yerstraaten, contemporain de Y. L. 
van der Yinne, est aussi mentionné comme peintre. Au 
mois de Mai 1656 il était l'élève de G. Rombouts et 
paya son droit d'entrée en Juillet 1657. Il vivait encore 
en. 1702. 

HENDRIK STUIYESANT. 

Kramm fait mention de Joliannes. Hendrik Stuivesant 
figure parmi ceux qui signèrent la requête de 1642, afin 
de s'opposer aux ventes et loteries de tableaux. 



273 



ARENT CORNELIS SUYCKER 

figure parmi les peintres qui signèrent la requête pré- 
sentée en 1642 à l'administration communale pour obtenir 
l'abolition des ventes publiques de tableaux. Il était en 
Prise au mois d'Août 1642; en Décembre de cette même 
année il n'exerçait plus la profession de peintre. 

REYER CLAESZ et CLAES SUYCKER. 

Ampzing cite le premier comme peintre: je puis y ajou- 
ter qu'il fut inscrit dans la Gilde en 1639. Je trouve 
aussi Claes Suycker inscrit en 1596; ce fut probablement 
le père. 

JONAS SUYDERHOEF. 

H appartenait à une famille harlemoise, ancienne et 
distinguée. Son bisaïeul, Willem Suyderhoef était bourg- 
mestre et conseiller de la ville de Harlem et conseiller secret 
de Guillaume I , prince d'Orange. Un fils de Willem était 
marié à Dieuwertje, fille de Dirk Hasselaar , frère de Kenau 
Hasselaar. Jan Willemsz. Suyderhoef était bourgmestre et 
conseiller de Schiedam, pendant que le père de Jonas, 
Andries Pieterszoon Suyderhoef, était secrétaire de Cornelis 
Haga, premier ambassadeur des Provinces Unies à Con- 
stantinople, en 1656. (Yoir la Revue „de Navorscher" , II e 
partie p. 118, me partie page 106, supplément 1853, 
xcvn et clix). 

J'ignore la date de naissance de Jonas. Il assista comme 
témoin au baptême de plusieurs enfants de son frère 
Adriaan Suyderhoef, (qui avait épousé Maria, fille de Dirk 
Hais): le 17 Avril 1653, le 22 Juin 1656 et le 30 

13 



274 

Décembre 1660. Il fut élu commissaire de la Gilde de 
St. Luc, le 16 Mars 1677, mourut à Harlem au com- 
mencement du mois de Mai 1686, célibataire et dans un 
âge fort avancé. Le 9 de ce mois on demanda l'ouverture 
d'un tombeau en l'église de St. Bavon, circuit du nord 
n°. 233, pour Jonas Suyderhoef. Son frère Adriaan, déjà 
mentionné, est nommé dans les résolutions des bourgmes- 
tres de 1641. Sur la liste de 1629 des apprentis-relieurs 
et imprimeurs employés chez Adriaan Eoman (ob. Dec. 
1649) est noté un autre frère du nom de Johannes. En 
1662 il était messager de la Gilde de St. Luc. Un autre 
Johannes , probablement le fils de ce dernier , se présenta en 
1662 comme apprenti-imprimeur chez Michiel van Leeuwen. 
Nicolaas Pieterszoon Suyderhoef, grand-oncle de Jonas, adopta 
les armoiries et le nom de son bisaïeul Claes van der Laen ; 
Adriaan Suyderhoef fit suivre son nom des mots van Haar- 
lem, qui formèrent dès lors , avec suppression de Suyderh oef , 
le nom que l'on conserva à cette famille. 

Les œuvres de Jonas Suyderhoef, qui rendent si fidèle- 
ment la manière des maîtres d'après lesquels il grava , furent 
décrites la première fois par Joh. Wussin en 1860 d'une 
façon très-complète. Bientôt il en parut à Bruxelles, en 
1863, une traduction française augmentée et corrigée par 
H. Hymans. Ces deux ouvrages ont puissamment contribué 
à faire connaître et apprécier les gravures de l'illustre maître 
et par conséquent, à en doubler la valeur. 

Je crois rendre service à tous ceux qui s'intéressent à 
ses œuvres, en décrivant ici quelques pièces inconnues 
et dont on n'a pas fait la description. Je suivrai en cela 
le même ordre que Wussin et Hymans. 

N°. 7* Laurentius Banck. 

Buste dans un ovale, vu de face, d'âge moyen. Cheve- 
lure retombant négligemment sur les épaules, couvertes du 



275 

manteau de docteur. Col brode. Pourpoint en velours , 
ouvert en bas. L'inscription dans l'ovale porte : 

Laurentius Banck, Norcopensis Got/ius, Philosoph. ac. 
J. U. D. et ejusd. faculù. Profess. publ. in acad. Frane- 
querensi. L'ovale est entouré d'un fond ombré, sur lequel 
on lit: J. Suiderhoef. 

Au-dessous se trouvent douze vers latins, commençant 
par les mots viros qui , et se terminant : carbo notât. Ces 
vers sont signés du nom du poète Dominims Acronius 
Hist. et Eloquent. Prof. pub. et ord. in Acad. Franq. 
in 4°, Hauteur, inscription comprise, 16 ^ cent.; largeur 
.11 cent. Ce portrait fait partie de la riche collection de 
M. Bodel Nijenhuis à Leiden, à qui je témoigne ici ma 
vive reconnaissance pour l'assistance qu'il me prêta dans 
la composition de ces suppléments. 

N p . 8. Thomas Bartholinus. 

Ce portrait est en tout semblable à celui qui est décrit 
par "Wussin, mais tourné du côté droit. L'arrière-plan est 
moins achevé et porte: aetatis 35. A°. 1656. 

Il figure au commencement du traité d'Anatomie du Dr. Th. 
Bartholinus, traduit par Thomas Staffard, chirurgien; Dor- 
drecht 1656 , 8°. Le verso du portrait porte un texte imprimé. 

Sur un deuxième exemplaire de ce même portrait se trouve 
un fond se rapprochant de la forme d'un losange ; le verso 
est resté blanc et porte: aetatis 35, A°. 1651. 

N°. 9. A. Beeckerts van Thienen. 

Il en existe un troisième état, avec l'adresse de J. Covens 
et C. Mortier exe. Chez M. Bodel Nijenhuis. 

N°. 10. Cornelis de Bevere. 

Le 1 er état, avant toute lettre, se trouve dans la col- 
lection de M. Bodel Nijenhuis. 
Le 2 e état est décrit par Hymans. 

18* 



276 



N°. 11. Julius Be^ma. 

Un état avant les noms de Suyderhoef et de Fontanus, 
fait partie dn cabinet de M. Bodel Nijenhuis. 

N°. 12. Aug. Bloemaeet. 

Le premier état de ce portrait, avant la date de décès, 
gravé par J. Suyderhoef d'après J. Versprong, fnt vendu 
à Amsterdam en 1798 an prix de 2 florins. (Voir le cata- 
logue de la vente d'estampes de J. D. Nijman, ! ) p. 92, 
n°. 86). 

N°. 13. NlCOLAAS BODDING VAN LAAR. 

Outre les états de ce beau et rare portrait, décrit par 
J. Wussin, il eu existe un portant quatorze vers écrits en 
calligraphie par J. van de Velde. Yoir le catalogue raisonné 
de portraits Néerlandais, par Fred. Muller p. 44, n°. 495. 

Je n'ai pas trouvé que ce maître d'école fut le frère 
du peintre Pieter van Laar, quoique cela me paraisse probable. 

N°. 14. M. Z. Boxhorn. 

Le premier état ne porte ni le nom du peintre ni 
celui du graveur. Il s'en trouvait un exemplaire à la vente 
de portraits de Jer. de Bosch, à Amsterdam le 20 Mars 
1780; page 68 n°. 1276 du catalogue. 

Il se trouve un sixième état portant l'adresse , H. Focken 
exe, chez M. Bodel Nijenhuis. Cet état donne encore de 
belles épreuves. 

N°. 14.* Watze van Camminga. 

Ce portrait est mentionné pour la première fois par M. C. 
Kramm à l'article A. P. Nijhoff. C'est un buste en ovale 



l ) Cette vente célèbre produisit / 18.008. 



277 

tourné du côté droit, pourpoint en soie noire, col blanc et 
unf, avec deux houppes. La tête est couverte d'une petite 
calotte, d'où sort une longue chevelure ondoyante. 

L'ovale est entouré de l'inscription suivante: Watzo 
Er(eyheer?) van Camminga , vrij ende erffheer van Ame- 
land, anno salutis mdclviii aet. suae lv regiminis suae 
Amelandiae xvin. Au bas de l'ovale on lit, à gauche: A. 
P. Nijhoff pinxit, et à droite: J. Suyderhoef sculp. 

En bas sont écrits quatre vers commençant par les mots 
Bus heeft et finissant par Zeeghepraalt. Au-dessous, à 
droite, le nom du poète G. Adius, Ameland, Pens. 
(Celui-ci était aussi délégué aux Etats-généraux et membre 
de la Cour de Erise 1669 à 1676). Voir de Wal, Orat. p. 
435; haut 13| c. , inscription comprise, large 8f c. Il 
se trouve avant les statuts etc, d' Ameland (Leeuwaarden) 
1658, petit in 8°. Chez M. Bodel Nijenhuis. 

N p . 14**. Willem van der Camer. 

En ovale. La face tournée un peu vers la droite, d'âge 
moyen, plat; format petit in 4°. E. H.(als) pinx. 1630. 
J. S. sculp. 1651. 

Van der Camer était de Harlem et épousa le 2 Juin 
1640, par devant échevins, Erancisca Snellinger, jeune fille 
de Harlem. Le cabinet d'estampes au musée d'Amsterdam 
conserve un exemplaire rongé, haut 10 centim. 4 lignes, 
large 8 c. 7 1. 

N°. 19. Johann Clauberg. 

Il en existe une épreuve avant toute lettre au cabinet 
d'estampes à Amsterdam 

N°. 23. R. Descartes. 

On a une épreuve avant la première adresse au même 
cabinet. 



278 

Il s'en trouve de beaux exemplaires du 3e état sans 
adresse, déjà décrite ailleurs. La planche que nous men- 
tionnons est toutefois un peu coupée ; la hauteur ne monte 
plus qu'à 31 cent. 7 lignes. 

Entre le nie et le iv e état parut encore celui de Garolus 
Allarcl excudiù cum Privilegio, en remplacement de celui 
de Cl. de J. ; il a la même largeur que le 2 e état. Chez 
M. Bodel Nijenhuis. 

N°. 28. Fr. Henr. van Nassau. 

Avant toute lettre. Ovale légèrement marqué. Il se trouve 
au Trippen/mis. 

N°. 28*. Barthold van Gendt, 

Négociateur de la paix de Westphalie. 

Buste en ovale , face un peu tournée vers la droite , cheveux 
légèrement bouclés , moustaches et petite barbe au menton , 
col plat avec des houppes et pourpoint de soie. Il porte 
une inscription en sept lignes où le nom de Suyderhoef 
n'est pas mentionné. Le portrait a les mêmes dimensions 
que le numéro 69. 

N°. 29. G. de Glarges. 

A la fin de la description se trouve : G. Suerendonck 
comp. (composuit, scil. carmen.) 

Le nom de l'imprimeur, M. Segerman, se trouve écrit 
avec un n sur l'exemplaire de M. Bodel Nijenhuis. Sous 
un exemplaire du premier état je vis trois vers imprimés sur 
une petite planche séparée: Ben stut des vaderlands , etc. 

N°. 31. G. C. B n . von Haslang. 

3 e état. Ro?nbout van den Hoeye ex. 



279 



N°. 33. A. Heereboord. 

Le l r état est moins soigné; le côté droit du nez est 
beaucoup plus large. 

Le 2 e état porte une dédicace en latin imprimée au 
verso. 

Le 3 e état ne contient ni la lampe ni le livre. La 
même inscription en latin est imprimée au revers du feuillet. 

Sur le 4 e état ne figure pas la lampe; le verso est resté 
en blanc. 

Voir le catalogue raisonné de 7000 portraits par Fred. 
Muller, 1853, p. 110, n°. 2234*, etc. 

N°. 37*. Frans Heerman. 

C'est un portrait tout différent du premier, plus jeune, 
le visage tourné vers la gauche; tête découverte, petite 
barbe au menton et moustaches, col plat; le manteau 
jeté sur l'épaule et tenu par la main gauche cachée contre 
le côté droit. L'inscription commence ainsi : qui dicta scitis , 
etc. et finit par les mots : exhibet terris labor. 

Au-dessous, P. Winseinius 1639. J. R. pinx. J. S. sculp. 
Le graveur signait parfois J. S. Le portrait, petit in 4°, 
qui porte le cachet de sa main, fait partie d'un livre d'école 
(Guldene Annotatien 1640, in 8°) dont la description, due 
à M. W. Eekhoff , se trouve dans la Revue f/ àe Navorscher" de 
1863. p. 91 et suivantes. Hauteur, 13J c. ; largeur, 8 c. 
Coll. de M. Bodel Nijenhuis. 

Sous un exemplaire de ce portrait étaient imprimés, en 
caractères ordinaires, quelques vers d'Anna Roemers en 
Thonneur de TV. Heerman. 

N°. 39. Jacob Hollebeek. 

Un exemplaire sur satin se trouve dans la collection de 
M. Bodel Nijenîmis. 



280 

N°. 46. H. DE KEYZEE; 

3e état. Les vers ne sont pas gravés, niais imprimés ; la 
ponctuation diffère anssi. 

N°. 47. Johann Knijff. 

Il existe des exemplaires de ce portrait antérieurs à 
ceux portant l'adresse. 

Dans les coll. de M. S. Bruinvis à Alkmaar et de M. 
Bodel Nijenhuis. 

N°. 50*. Leopold I 

empereur d'Allemagne, représenté à mi-corps dans un 
ovale, tourné vers la droite, couvert de son armure et d'un 
riche manteau, entouré de figures emblématiques, la tête 
couronnée de lauriers, le sceptre dans la main droite, 
la main gauche appuyée sur la garde de son épée. Hau- 
teur 49 1 c, largeur 33|- c. sans la marge qui manque à 
cet exemplaire. Belle épreuve avant le nom; provenant de 
la collection de Verstolk van Soelen. Yoir le catalogue de 
gravures anciennes chez. A. G. de Visser, 20 Janvier 1864, 
La Haye, p. 12, n°. 196. H se trouve aujourd'hui au 
musée Teyler; acquis au prix de 39 florins. 

N°. 51. J. Maetertius. 
I r état avec l'adresse de J. Lauwyck. 



ne „ 


// 


// 


„ C. Dankertz. , avec les mots qui 
précèdent: Excudebat Lugduni 
Batavorum. 


nie „ 


u 


// 


„ Clément de Jonghe excudit (rien 
de plus). 


IV „ 


a 


n 


„ B. BanJcerts exe. 


V* „ 


it 


u 


^ Carolus Allard excudit. Coll. 


de M. Bodel 


Nijenhuis. 





281 

N°. 55. J. de Mey. 
Le nom du peintre a été mal lu : il y a C. Eversdijck. 

N°. 68. Frans Post. 

Sur le premier état on lit sur le verso de l'exem- 
plaire qui se trouve au Irippenhuis et avant le texte : 
„ d'après Fr. Hais par S. /y Ces mots y sont écrits à la 
même époque, au xvn e siècle. Fred. Muller en céda un 
bel exemplaire en vente publique à Amsterdam en Décembre 
1865, au prix de 81 florins. 

N°. 72. Andréas Rivet. 

Il s'en trouve un 4 e état chez M. Bodel Nijenhuis : 
Hugo Allardt excudit. 

N ç . 73. Joh. van Rouberg. 

Les initiales J. v. H. qui se trouvent à la fin, désignent 
le nom du poète Joan van Hoogstraten. 

N°. 78. A. M. Schuurman. 

Le premier état est antérieur à celui portant l'adresse 
de C. Bannheiningh. Les vers latins qui s'y trouvent ne 
commencent pas par !f Divini pectoris opus /J mais par Di- 
vina etc. . . . Après le nom de Suyderhoef se trouve sculpxit 
et non sculpsit. 

Le musée Teyler en possède un très-bel exemplaire. 

N°. 79. C. Sibel. 
Un deuxième état avec l'adresse, J. Tangena ewcud. , 



se 



trouve chez M. Bodel Nijenhuis. 



282 

No. 82. N. Smaltius. 

Ce portrait est gravé d'après J. Thopas. 

. N . 83. Eriedr. Spanheim. 

Le troisième état porte Hugo Allardt excudit. Dans cet 
état le mot sculp. de J. Suyderhoef est changé en sculpsit. 
Le quatrième état J. Tangena. 

N°. 85. E. Swalmius (Copie?) 

Le premier état porte l'adresse de Lodewijck; le second 
celle de P. Goos. 

N°. 86. Eleazar Swalm. 

Ce n°. représente Henricus Swalm , pasteur à Harlem , 
frère d'Eleazar. (Yoir Veeris, past. de la Hollande septentr. 
200). Hymans est dans Terreur lorsqu'il ajoute au n°. 86 
^même personnage/' Il n'a jamais existé un pasteur à 
Harlem du nom d'Eleazar Swalm. Le visage et l'inscription 
diffèrent aussi entièrement des numéros 84 et 85 qui, au 
contraire, se ressemblent beaucoup. 

N°. 88. Tegularius. 

Le prénom est Adriaan. Voir sur ce pasteur de Harlem , 
Veeris p. 202. 

Un exemplaire d'un état antérieur à celui portant l'adresse 
de E. Tinneken , est conservé dans la collection de M. Bodel 
Nijenhuis. 

N°. 90. Maarten Tromp. 

Ce portrait fut gravé par J. Suyderhoef vers 1640, car 
on lit dans les comptes des trésoriers de Harlem de cette 






283 

année: Payé à Hendrik Gerrit Pot, peintre, pour offrir 
et dédier à la ville plusieurs exemplaires du portrait du 
Lieutenant (amiral) Marten Harperssz. Tromp, qu'il avait 
peint et fait graver, la somme de lxxx oC. 

N°. 93. G. Yoetius. 

Il en existe un exemplaire antérieur à l'état portant 
l'adresse H. Troijen excudebat, chez M. Bodel Nijenhuis; le 
personnage y est représenté avec une moustache et une 
barbe assez fortes, le visage plus jeune, la tête sans calotte. 
Au bas de l'ovale on voit un support. 

N°. 9 S*. G. Voetius. 

Aet. 68. Wussin et Hymans n'en ont pas fait mention. Re- 
présenté à mi-corps, tourné vers la droite ; tête nue; vêtu d'une 
robe ; assis devant une table, la main droite sur un livre ouvert ; 
dans un ovale contenant le nom , la profession et la date. Dans 
la marge en bas , six vers latins de Anna Maria Schuurman. 
Hauteur 31 \ c. , largeur 22 \ c. Avant les noms du peintre 
(Fr. Hais) et du graveur, avec l'adresse de Clemendt de 
Jonghe ; format in-folio. Yoir le catalogue de A. G. de Yisser , 
23 Janvier 1865, p. 12 n^. 203. Il fut vendu au prix de 
21 il. Déjà décrit d'une manière détaillée par Fred. Muller 
dans le catalogue de portraits 1853, N°. 2736; et où est 
mentionné le même portrait d'un état postérieur également 
sans noms du peintre et du graveur, avec l'adresse de C. 
Allard; celle de Clem. de Jonge est effacée; au n°. 5738, 
figure un état postérieur; sans adresse; format in-folio. 

N '. 94*. Joh. Yrechemius. 

Wussin ni Hymans n'ont décrit ce portrait. Le personnage 
est représenté à mi-corps dans un ovale, tourné non vers 
la gauche, mais vers la droite, avec barbe et moustache. 



284 

La tête est couverte d'une calotte, le cou entouré d'une 
petite fraise. Il est vêtu d'un habit simple garni d'une rangée 
de boutons et couvert d'un manteau. La main droite re- 
pose sur un livre, derrière lequel ou aperçoit encore une 
feuille de papier; la main gauche est posée sur la droite. 

Autour de l'ovale on lit: Johannes Vrechemi u s Ecclesiae 
Dordrechtanae Pastor. 

En bas , à gauche , on lit sur * le bord de la planche : 
A. Veer pinxit; à droite. J. Suyderhoef sculp. 

Au-dessous quatre vers commençant : Dus maelt de îconst 
et finissant : door Kristenen geschreven. L. van Bos. 

Haut 32 c. S L, large 23 c, 3 1. De M. Pred. Muller 
ce portrait passa en 1865 au prix de 60 florins au musée 
Teyler. Yoir sur ce pasteur , Schotel , Kerkel. Bordr. , 
I. 475—480. 

N°. 96. Van Wassenaar. 

Le prénom Johan, que Hymans écrit Jean, est inexact. 
Il y a sur le portrait Jo r . , c'est-à-dire, Don Johan mais 
JonTcer ou Jonkheer (seigneur). 

N°. 97. WlKENBURG. 

Son prénom était Theodorus. Il était pasteur à Harlem. 
Voir Veeris, p. 228. 

N p . 98. Wilh. van Nassau. 

C'est le véritable portrait de Guillaume I. Au catalogue 
de A. G. de Visser, Avril 1865, p. 8, n°. 441, il s'en 
trouvait un état très-rare sans bordure. 

•N°. 99. Willem van Nassau. 

C'est le portrait de Guillaume II. On trouve souvent men- 
tionné un portrait non décrit de ce prince. Il y est repré- 



285 

sente dans un ovale, en buste et vu de face, avec mous- 
tache , tête nue , longue chevelure , armure ; la bordure en tout 
sembable à celle du n°. 98 ; il porte aussi la même inscription. 
Cependant cette gravure n'est pas de Suyderhoef. On voit faci- 
lement que le portrait de Willem van Nassau , comme il est 
décrit par Hymans au n°. 99 , est complètement effacé sur 
cette planche en cuivre , et qu'on y a gravé celui que nous 
venons de décrire qui est loin d'être aussi beau. Le cadre 
emblématique aussi est moins bien imprimé et il est indubi- 
table que ce portrait est postérieur au n°. 99. Il fut édité 
plus tard avec une bordure plus simple et la même in- 
scription par Adr. Schoonebeek. 

N°. 99*. Wilh. Hendetcus, Prince d'Orange. 

Portrait jusqu'aux genoux; en armure; le regard tourné 
vers la droite ; le prince y est représenté jeune, tête nue, longue 
chevelure , tenant un sceptre dans la main droite ; la gauche 
pendant jusqu' à la garde de son épée. Sur sa poitrine on 
voit les insignes d'un ordre; derrière lui, à droite, son 
casque repose sur une table; à gauche, sur l'arrièreplan , 
quelques cavaliers et fantassins devant un camp, établi 
près d'une colline, derrière laquelle se lève le soleil, etc. 
Dans le cadre inférieur on lit: Wilhelmus Hendricus hij de 
Gratie Godts Prince van Orangien, etc. se terminant par 
Capitain Gêner ael en Admirael. A gauche, plus bas, L. v. 
Haaster pinxit. Au milieu de cadre , Jonas Suyderhoeff sculp. ; 
à droite, S. Goudt excud. Haut, 43 c. 7 1. , large 36 c. 31 1. 

Le titre: Gouverneur-Stadhouder, Cap. Gen. et Adm. , 
démontre que Suyderhoef a travaillé encore après 1669 , date , 
après la quelle il n'a plus travaillé selon M. Wussin. Le 
prince ne porta ces titres qu' après le 25 Février 1672. 

Ce portrait est d'une exécution si médiocre qu'on a de la 
peine à l'attribuer à Suyderhoef. A la vente de Dr. Huur- 
kamp van der Vinne, Harlem 1863, il fut acquis pour 



286 

le musée Teyler au prix de 33 û; Il se trouve aussi au 
Trippenhuis et chez M. Bodel Nij ennuis. 

N°. 107. Le Christ porté au tombeau. 

D'après Kubens. Yoir Basan, p. 36, n°. 107. — Cette 
gravure, sans nom de graveur, ne porte que l'adresse de 
P. Soutman. Un bel exemplaire du premier état, avant la 
retouche de Witdoeck , est mentionné au catalogue de A. G. 
de Yisser, La Haye, 1865, p. 11, n°. 179. 

Ns. 110. Le famille des Satyres. 

Wussin et Hymans prétendent que l'adresse de N. Yis- 
scher ne se trouve que sur le 2 e état. Je puis assurer qu'elle 
y est restée jusque sur le 4e. 

N Q . 119. Le Buveur. 

Le 2e état de cette gravure est postérieur à celui portant 
les vers et l'adresse. A gauche dans la bordure se trouve : 
A. Ostaden pinxit; à droite: I. Suyderhoef sculpsit. Au 
musée Trippenhuis. 

Le 4 e état porte : Prans Carelse excudit : le 5 e , F. de "Wit. 

N°. 121. Jan de Mof. 

Il en existe un 6 e état sans adresse; le tirage en est 
encore assez bien. 

N os . 125 et 126. Le jeune et le vieux chanteur 
à la fenêtre. 

Au musée Teyler il existe de beaux exemplaires de ces 
deux gravures avec adresses différentes, déjà décrites par 
W. et H. 



B87 



N°. 128 Cinq paysans qui fument et boivent. 

Dans un intérieur se trouve , à droite , un homme assis 
sur un banc au premier plan; il allume une pipe; sur un 
petit banc placé à gauche s'en trouve un autre, tenant un 
verre dans la main gauche et une cruche dans la droite. 
Sur le second plan on voit un troisième derrière et en- 
tre les précédents; il tient une pipe des deux mains et 
pousse en i'air les bouffées de fumé. Un quatrième, por- 
tant une cruche dans la main droite, entre par une porte 
à gauche. Enfin, un cinquième est appuyée contre le mur, 
indisposé par la boisson. Sous la planche se trouvent quatre 
vers latins , écrits en deux lignes : Tabificum frustra etc. 
A. Brauwer pinxit, J. Suyderhoef sculpsit. Eedewaert de 
Bois excudit. Haut 32 c. , large 24 c. 3 1. 

Cette gravure est une des meilleures que Suyderhoef ait 
gravées. Elle était dans la collection de M. Vis Blockhuy- 
zen à Eotterdam. 

N°. 130. Le Chemin de la montagne. 

Dans le 2 e état on a effacé l'adresse de de Goos, mais 
on ne l'a pas remplacée par une autre. 
Le 3e état porte l'adresse de L. Schenck. 



Un mot encore sur les dates des œuvres de J. Suyder- 
hoef. Je crois non seulement, qu'elles s'étendent au-delà de 
1669 , mais aussi quelles commencent à une date antérieure 
à celle qu'on fixe ordinairement. En 1630, Jonas Suyder- 
hoef était déjà un graveur distingué, car il grava le por- 
trait de Samuel Ampzing alors que celui-ci avait l'âge de 
quarante ans. Or, le registre de baptême prouve que 
Samuel , fils de Johannes et Guske Ampzing, fut baptisé 
le 24 Juin 1590. 



288 

Dans le catalogue de gravures de Verstolk vau Soelen, 
31 Mars 1851, figure à la p. 82, u°. 1365, parmi les 

portraits de J. Suyderhoef, celui de Megapolitanus , 

qu'on nommait aussi Megalopolensis , et qui a été en Amé- 
rique, aux premiers temps de la fondation de nos colonies 
dans cette partie du monde, en 1628. 

Dans celui deDiderick, baron deLeyden, 13 Mai 1811, 
Amst., est mentionné, n°. 2, le portrait de Jacobus 
Vermoelen. 

Je ne connais ces deux derniers portraits. 

Voici enfin quelques notes historiques sur quelques per- 
sonnages dont il grava le portrait et que j'ai décrits sous les 
numéros suivants: 

N°. 14**. Dans le registre de mariage est cité un autre 
Willem van der Camer, qui épousa le 1 Mai 1658, 
comme jeune homme demeurant Koningstraat à Harlem, 
El. Akersloot d'Amsterdam, veuve d'Anthony Bourhan, 
demeurant à Heemstede. 

N°. 29. A la date du 11 Octobre 1619, sont in- 
scrits dans les registres de l'église réformée : Gilles de 
Glarges et Wilhelmina Cooper, son épouse; madame Hes- 
ter van Uijtwijck, veuve de Claude de Glarges, ainsi que 
Johanna de Glarges , veuve de l'honorable avocat de Jonghe 
et Barbara de Glarges, jeune fille, avec attestation de La 
Haye. Le 6 Janvier 1679, Antoni de Glarges, jeune homme 
de Harlem, demeurant au Sparen. Testis Mr. de Montigny 
de Glarges, 

N°. 82. Le 14 Avril 1666 sont inscrits comme membres 
de l'église réformée, Noach Smaltius de Tien- Allinga , en 
Groningue et Catalijntje Jacques Hens de Harlem, son 
épouse, demeurant groote Houtstraat. Testis Coenraedt 
Matthijss. H épousa en secondes noces, le 10 Mai 1661, 
Sara Denijs, jeune fille de Harlem, demeurant tous deux 
groote Houtstraat. 



289 

N°. 88. Le 8 Janvier 1642, Alberta van Berckhout, 
épouse du docteur Àdrianus Tegularius, pasteur évangéli- 
que , demeurant au Krayenhorstergracht est inscrite comme 
membre; avec attestation de la ville de Purmerend. 

N°. .97. Le 21 Juin 1644, D. Theodorus Wijckenbur- 
gius, veuf d'iltrecht, pasteur évangélique, demeurant Wijn- 
gaardstraat , épousa Anna van Brugge , de Harlem , veuve de 
Govert Grave, demeurant Groote Houtstraat. 

WILLEM WILLEMSZ. 8WINDEBSWIJK. 

J'ai trouvé son nom dans les notules de la Gilde du 
mois de Juin; il y est inscrit comme peintre. Les doyen 
et commissaires lui défendirent à cette époque de vendre 
des tableaux parce qu'il refusait de payer sa rétribution à la 
confrérie. Il satisfit la Gilde au mois de Septembre de la même 
année, après avoir été mis à l'amende, car on avait vu 
l'un de ses tableaux qu'il avait peint pour le tailleur 
Arent Claess. , tavernier près du cimetière de St. Bavon, 
à côté de l'hôtellerie ,/liet Vlies.' 7 Il vendait ses œuvres 
à bas prix , car il céda un tableau au prix de deux rixda- 
les. A la vente de tableaux de C. v. d. Berg, Harlem 
29 Août 1775, se trouva un paysage de Swinderswijk. 

COENELIS TARTAEIUS 

est mentionné comme peintre sur la liste Y. L. van 

der Yinne. Le livre des comptes de la gilde porte à la 

date du 1 er Eevr. 1657 que „le peintre Tartarius 7 ' paya 
le droit d'entrée, f 2.2. 

THOMAS THOMASZOON. 

Son nom est mentionné pour la première fois dans les 
comptes des trésoriers de 1558: „ Thomas Thomas z. orfèvre 

19 



290 

pour la gravure d'un sceau pour marquer les draps. Il 

Il naquit à Harlem. Il fut jeté en prison avec trois 
autres par ordre du duc d'Albe, prévenu d'avoir cor- 
respondu avec les gueux ou rebelles. On lui paya en 1579 
la somme de 400 livres en dommages-intérêts de sa réclusion 
et d'autres charges qui lui avaient été imposées en 1566. 
D'après M. Kramin, il fut non seulement le dessinateur 
mais aussi le grave ar du plan de Harlem en 1582, de 
concert avec Joannes a Doeticum. Ceci est inexact; il des- 
sina le plan de la ville et J. a Doeticum le reproduisit par 
le burin. A F appui de cette assertion , je cite l'extrait sui- 
vant , portant qu'il fut payé à Thomas Thomaszoon , bourg- 
mestre (1581 et 1582): 7/ pour l'achat de certaine carte 
„ contenant le plan dessiné de cette ville telle qu'elle était 
„ avant l'incendie de lxxvi, la somme de lx o£- /j 

Ce plan fut donc gravé par J. a Doeticum après Tachât 
de 1582, sans doute par ordre de la régence. Aussi l'on 
trouve dans les comptes des trésoriers de 1590 qu'il fut 
payé r/ à M re Johan van Deuticum, graveur, pour graver et 
copier une carte représentant le plan de Harlem, trouvée 
chez le bourgmestre Thoinasz. , qui l'a dessinée après le 
siège et l'incendie de cette ville. Et pour tirer un certain 
nombre d'exemplaires à l'usage de cette ville, lx c£. /j Les 
mêmes comptes nous apprennent qu'il fut payé en 1592 à 
J. v. Deuticum la somme de vingt livres pour une mappe- 
monde qu'il grava et offrit à la ville. 

Les comptes des trésoriers de 1588 prouvent, que Thomas 
Thomasz. fut aussi graveur. Il était encore un habile des- 
sinateur, comme démontre une belle carte dessinée de sa 
main. Elle se trouve aux archives de Harlem et porte 
l'inscription suivante : 

//Plan des environs de la ville de Harlem, prouvant 
qu'ils ne sont presque pas entourés d'eaux et de dunes; 
afîn^qu'on puisse le voir et en juger, j'y ai ajouté l'échelle. 
Il en résulte aussi que ceux qui font la carte de Hollande 



291 

se sont trompés grossièrement. En effet, le //Spareii" ne verse 
pas ses eanx dans le Lac à l'Est-Sud-Est ou aux environs, 
mais bien au Sud-Sud-Ouest. Ce qui prouve que les terres 
doivent déposer dans le lac. J'espère qu'on croira que] mon 
seul but a été de marquer la position exacte des eaux et 
des terres situées autour de ma ville natale, sans vouloir 
nuire au travail d'autrui. Eait en Mai 1590. // 

Par moi 
Thomas Thomasz. 

Il a rendu des services signalés à la ville pendant les 
années qu'il remplit les fonctions de bourgmestre. On trouve 
à ce sujet un article dans les comptes des trésoriers de 
1597, ainsi conçu: „Pour deux coupes en argent, offertes 
;/ par cette ville au bourgmestre Thomas Thomasz , en ré- 
compense des différents services qu'il rendit dans la gestion 
;/ des affaires de cette commune, payé lxxi o€ xii s. i d. 7/ 

Il lui fut offert la même année par la ville, pour l'acti- 
vité qu'il déploya comme intendant des édifices publics, 
un vase en argent d'une valeur de 50 à 55 fl. 

JOHANNES THOPAS. 

Son nom est écrit de cette manière sur deux magnifiques 
portraits au crayon, dont l'un porte le millésime 1663. Il 
est certain qu'il a habité Harlem, car il est mentionné 
comme peintre, et membre de la Gilde de St. Luc de cette 
ville, le 3 Juillet 1668. 

Dans les registres de l'église réformée est inscrit le 4 
Juillet 1681, Johannes Thopas, jeune homme d'Assendelft, 
demeurant rue Koningstraat ; avec attestation d'Assendelft. 
S'agit-il ici de celui dont je parle? On trouve encore le nom 
de Joh. Thopas dans les registres de transferts de 1635. 

M. Bodel Nijenlmis possède quatre de ses dessins au 

19* 



292 

crayon, habilement exécutes. L'un représente un homme, 
l'autre une jeune fille tenant un éventail; les noms de ces 
deux portraits ne sont pas connus. Les deux autres sont le 
vice-amiral Isaak Sweerts et son épouse; sans date comme 
les précédents. 

Nagler dit dans son Kilnstler. Lex., xviii. 386, qu'il 
existe encore deux portraits, dus au crayon de Thopas, 
dans la collection de Messieurs Weigel à Leipzig. L'un 
porte le millésime 1654; ils représentent, l'un un vieillard 
tenant une plume, l'autre, un architecte. Dans le catalogue 
de Sybr. Feitama, Amst. 16 Oct. 1758, p. 12 n°. 101, 
parut , un de ses dessins , représentant un guerrier et daté 
de 1684. 

Il existe une mauvaise lithographie de l'entrée de S. 
M. le roi Guillaume I à Zaandam en Septembre 1831. 
Elle est signée H. Thopas inv. et del., Yos lithogr. fol. 
Cette famille existait donc encore il y a peu d'années. 



WALRAYEN YATsT THUIJL. 

En Octobre 1643 il était inscrit dans la Gilde comme 
peintre de Harlem. Il demeurait au Zijlpoort et fut invité 
à comparaître devant les Doyen et Commissaires. Le 19 
Juillet 1657 fut enterré au Bagijnhof, avec autorisation 
de l'échevin Olycan , Walraven van Thuijl. 

JOSEPH THYBAUT. 

J'ai pensé devoir mentionner ici Joseph Thybaut, frère 
de Willem Thybaut, et fort habile tapissier. On peut se 
convaincre de son talent à l'hôtel-de-ville à Harlem en re- 
gardant la grande tapisserie représentant la prise de Da- 
miette. On trouve à ce sujet dans les comptes de la trésorerie 



293 

quil fut paye en 1629 à Joseph Thybaut , maître tapissier 
à C. van Wieringen, maître-peintre, et à Pieter Holsteyn, 
maître-peintre sur verre, la somme de n m vni e lxx oC; 
à savoir: au susdit Thybaut, charge par la ville de tisser 
le tapit carré, de cinquante-sept aunes de circonférence, 
destiné à orner la nouvelle chambre et représentant le vais- 
seau de Darniette, n m iii c o£; au susdit Wieringen qui 
fut adjoint au premier pour peindre le patron du dit ou- 
vrage, iii c o€; à Pieter Holsteyn, 11 e xxv o£ pour 
enluminer les modèles; xxv &£ pour la bière dont on régala 
les ouvriers tapissiers , ainsi que xx o£ n s. à M re Johan 
van Hoboocke d'Utrecht, invité à venir inspecter l'ouvrage ; 
ensemble, n m vin c lxx oC xii s. 

En 1630 il fut payé à M™ Joseph Thienponds (ou Thy- 
bouts, comme on le désigne dans le même compte) m re 
tapissier et autres, pour faire un tapit de treize aunes et 
demie, représentant la ville de Harlem recevant les armes 
composées du glaive de Damiette surmontée de la croix, 
vin c xix o£ mi s. 

Dans un autre compte il est appelé Joost Thiemondt. 

Il est de plus mentionné sous le nom de Jos. Tâienpont 
dans l'ouvrage de Dan. Soutenus, viciorie van 's Hertogen- 
losc/i, Haarl. 1630, in 4°, p. 109, où le beau tapit repré- 
sentant le vaisseau de Damiette est décrit d'une manière 
détaillée. 



WILLEM WILLEMSZ. THYBAUT. 

Son nom est tantôt écrit Debauït , tantôt Tébaut ou 
Thïbailt. Il était aussi originaire de Harlem, et il fut 
enterré en l'église de St. Bavon le 25 Juillet 1599. 

Il est fait mention de ses œuvres dans plusieurs comptes 
de la ville et de l'église de St. Bavon. D'après les comptes 
des trésoriers, il fit en 1545 un vitrail pour l'église pa- 



294 

roisiale de Harlem et en 1549, un vitrail peint pour F église 
de St. Jean de Harlem, orné des armes de la ville. En 
1557 il exécuta un vitrail pour la nouvelle église à Me- 
demblik. — En la même année „il fut payé à Willem 
,/Willemsz. Tybaut la somme de six livres , de x gros la 
//livre, pour un beau vitrail, orné de figures et des armes 
/7 de Harlem, et offert par la susdite ville à Direck van 
,/Teylingen, trésorier, résidant à Alkmaer, afin d'être placé 
,/dans la demeure de ce dernier. Ainsi qu'il appert de sa 
„ quittance et de l'ordonnance des bourgmestres, ici délivrées. " 
En 1562 il fut payé à Willem Tybault, verrier, la somme 
de six livres pour un vitrail, orné des armes de Harlem 
et placé par lui sur Tordre des bourgmestres au nouvel 
hôpital des alliénés, ainsi il appert de T'ordonnance des 
bourgmestres, etc. 

En 1585 il fit un vitrail dans la demeure du Sieur de 
Warmondt et en 1596 il lui fut alloué une somme de sept 
cents livres pour un grand vitrail, offert par cette ville 
à T église de Ter Goude. En la même année il lui fut 
alloué avec maître Cornelis, peintre, xxiii o£, pour faire 
le plan de trois modèles pour la reconstruction de la maison 
de pesage de cette ville. 

A la date du 4 Janvier 1586, le livre de recettes et de 
dépenses de l'église de St. Bavon porte : „Iteni payé encore 
à M re Willem Thebout pour la moitié du vitrail qu'il fera 
au chœur, lxv û. /j 

,,15 Juin 1586. Item payé encore à M™ Willem Thebout 
pour l'autre et dernière moitié du vitrail fait au chœur, lxv fl. /y 

En 1595, la façade de l'ouest de cette église fut en- 
tièrement renouvelée. Peut-être les vitraux étaient fort 
endommagés, car on trouve dans le même registre de recet- 
tes et de dépenses : 

1595. 1 Décembre. Payé à M re Tybout, pour restaurer 
le grand vitrail à T ouest de Téglise , comme il résulte de 
sa déclaration, 170 'S. 



295 

Comme gratification à ses ouvriers pour leur travail et 
peines durant cet ouvrage, n oC mi sous. 

M le Gerryt Boels, verrier à Louvain, avait entrepris la 
construction d'un vitrail dans la façade de l'Ouest de l'église 
de St. Bavon à Harlem, en 1539. Ce vitrail représentait 
Gregorius van Egmond, évoque d'Utrecht. L'esquisse colo- 
riée, de très-grande dimension, est encore conservée 
aujourd'hui par les marguillers. On lui paya lorsqu'il vint 
prendre mesure, 5 florins du Rhin et pour les dépenses 
qu'il fit chez Hillegont IJsbrant Jacobs, encore xx sous. 

Ce vitrail fut ôté de la façade en 1585, sans que l'on 
sache pour quelle raison, et remplacé par celui de Wil- 
lem Thybaut, dont il est parlé plus haut. 



DIRCK THYBAUTZ., DIRIC WILLEMSZ. et 
WILLEM DIRICXZ. 

J'ai trouvé dans les registres de l'église de St. Bavon, 
a° 1502 : Diric Tijbaiitz., sculpteur, et dans ceux de 1521 , 
certain Dlrck Dlebautzzoen , verrier. On paya à ce dernier 
xxx sous pour peindre et cuire n galeries. Je suppose 
que ces deux noms ne désignent qu'une même personne, 
parentée à Diric Willemsz. et Willem Diricxz. Cet deux der- 
niers étaient tous deux peintres sur verre et figurent comme 
tels dans les registres de 1522 de l'église de St. Bavon. 
La plupart de leurs travaux étaient de peu de valeur. Ce- 
pendant il est annoté dans les comptes des trésoriers un 
travail d'une grande importance pour Willem Diricxz: 
a° 1522. Payé à Willem Diricxz., verrier pour donner une 
nouvelle forme à soixante vitraux et livrer du verre, 
par ordre de la ville de Harlem, pour l'église de ,/Sinte 
Gomers // à Enckhuysen ; lequel travail représentait, d'un 
côté, la prise de Damiette, figurée par un vaisseau de 
guerre passant au-dessus d'une scie; de l'autre côté les 



296 

armes de Harlem , délivrées à la ville en présence du pape , 
de l'empereur, de cardinaux, etc., il était fait en plomb et 
mieux exécuté, tant pour la peinture que sous d'autres 
rapports, que les vitraux précédents. Ces vitraux sont offertes 
à l'église susdite, après avis et ordonnance du Magistrat de 
la ville, parce qu'on y boit beaucoup de bière de Harlem; 
payé de ce chef, d'après convention et serment, l'ordonnance 
des bourgmestres, signée au dos, et une lettre de remer- 
cîment de la ville d'Enckhuysen , pièces ici délivrées, la 
somme de xcvi oC. 

En 1529 la ville de Woudiïchem reçut pour le même 
motif, un vitrail faite par Willem Diricxz. 



PIETER TALBOOM TOLET 

fut invité en Avril 1638 à payer son droit d'entrée 
à la Gilde, comme peintre et bourgeois; à quoi il se con- 
forma (v. les not.) Le mémorial de l'hospice de vieillards 
nous apprend qu'au 6 Novembre 1610 , Gilles le Grand 
Toilet, peintre de Tournai, âgé de 64 à 65 ans, entra 
au susdit établissement. Il décéda le 7 Février 1614. 



JAN SIMONSZ. dit TORRENTIUS. 

Tous les biographes parlent avec éloge de ses talents 
de peintre , mais tous s'accordent à blâmer sa conduite déré- 
glée. Schrevelius, Houbraken et d'autres qui les ont suivis , 
nous disent peu de bien de cet artiste. Kramm pense ce- 
pendant que les troubles religieux de ce temps auront 
eu une large part dans la persécution et le châtiment sévère 
qu'il eut à subir. Comme il existe aux archives de Harlem 
un grand nombre de pièces relatives à ce procès, qu'on a 
eu l'obligeance de mettre à ma disposition , il me sera facile 
d'exposer le fait dans tonte sa vérité. 



297 

D'après son propre aveu à la première instruction, son 
nom était Jan Simonsz. , dit Torrentius, né à Amsterdam 
en 1589 , et appartenant à la religion catholique. Il 
montra nne entière indifférence en matière de religion 
jusqu'à sa vingt-cinquième année; après ce temps il ne sut 
approuver le culte qne Ton prêchait en cette province. Il 
avait été commensal du procureur Backer, demeurant au 
^Bloeminarkt" à Amsterdam, où il avait exercé la profes- 
sion de peintre. Il avait épousé Cornelia van Camp, fille 
de Jacob van Camp , qui , pendant l'instruction du procès de 
son époux, bien que le mariage ne fut point dissou par 
divorce , ne vivait plus avec lui , et se retira à Amersfoord 
chez ses parents. 

Les résolutions des bourgmestres nous font voir qu'il 
fut accordé à son épouse de lui rendre visite pendant son 
emprisonnement, en 1628. Le 15 Août 1629 il fut permis 
à de Bray, Jacob van Campen et Aechtgen Jans, beau- 
père et belle-mère de Jan Simonsz. Torrentius, sur leur 
demande, de visiter ce dernier, en présence de M. Y Officier 
de justice. 

Il fut traduit devant les tribunaux et emprisonné en 
1627, alors qu'il demeurait temporairement chez Christiaan 
Colters à Harlem. Il fut accusé de s'être mis à la tête de 
la confrérie dite Rootle Cruce (croix rouge) en Hollande, 
qui avait son siège à Paris et répandait une nouvelle doctrine , 
niant, à ce qu'on disait, la foi en Dieu et au Sauveur; 
il eut de plus à se défendre du chef de sorcellerie, blas- 
phèmes et immoralité, tant en cette ville qu'à Amsterdam, 
Rotterdam, Leiden, Delft et La Haye. 

Parmi ceux qui déposèrent en ce procès se trouvent des per- 
sonnages importants et connus ayant eu des relations avec 
Torrentius , comme M re Pauwels van Beerensteyn , alors âgé 
de 38 ans, Dr. Jacob Hogenheim, âgé de 59 ans, Dr. 
Tiinoth. Elkes, tous de Harlem, Dom. Bruno d'Alkmaar 
et Jacob Ganter d'Amsterdam. Tous déclarèrent que Torrentius 



298 

était un homme qui n'inspirait que du dégoût, tant par 
ses propos sur la religion que par ses mœurs impures 
et déréglées; qu^il ne craignait pas de se railler de la reli- 
gion dans les lieux publics; qu'il calomniait beaucoup 
de femmes honnêtes et qu'il tenait une conduite si éhontée 
qu'il se vantait d'avoir obtenu une sauvegarde de son Exe. le 
prince Frederik-Hendrik, en vertu de laquelle lui ni sa compag- 
nie , composée même d'hommes mariés, ne pouvaient être pour- 
suivis par les officiers de la justice dans les maisons publiques. 

Il appert aussi d'une lettre que Jacob Ganter d'Amsterdam 
adressa le 17 Février 1627 à Susanna Massa, près du marché , 
rue dite Houtstraat à l'enseigne ,/het gekroonde binnenwerk^ , 
pour être remise à M. Izaak Massa à Lisse, que le dit 
Ganter avertit son cousin Nicolaas Massa du danger auquel 
il s'exposa en se liant avec Torrentius, qu'il avait appris 
à connaître lorsque ce dernier lui fit son portrait. ;/ Pour 
u vous citer une de ses mauvaises actions, dit-il, je vous 
„ dirai qu'il a tâché de calomnier son épouse , qui est fidèle 
/7 et honorable comme pas une; si je devais vous raconter 
,, comment il a agi avec son épouse, il me faudrait huit 
;/ jours. /y II ajoute que Torrentius mériterait d'être u à la inai- 
,/Son de correction à Cologne où son père, le pelletier, 
est ou fut emprisonné. " 

Son cousin Adriaan Massa fut aussi averti par une lettre 
antérieure, datée du 21 Octobre 1626. 

Dans les différents interrogatoires qu'il eut à subir, 
Torrentius prétendit qu'il n'avait pas eu l'intention de railler 
la religion , mais qu'il avait voulu susciter un libre examen 
de questions religieuses. Quant à son commerce avec les 
femmes il avoua qu'il voulait s'assurer seulement de la beauté 
de leurs membres et les amener à lui permettre de les 
peindre nues. Il me paraît étrange qu'il n'ait été interrogé 
ni au sujet de la confrérie du Roode Cruce, ni sur la sauvegarde 
du prince. Il subit en tout cinq interrogatoires; le dernier 
ou 29 Décembre 1627 en présence du bailli van Teylingen 









299 

et de tous les bourgmestres et éclievins de Harlem . Traîne 
sur la torture , où il eut à subir de cruels supplices, il ne 
fit aucun autre aveu. Le pensionnaire de Glarges avait déjà 
entamé des négociations sur cette cause au mois d'Août 
1627 à La Haye, avec la Cour Provinciale de Hollande 
et le président de la Cour Suprême. 

On entendit aussi l'avis de cinq avocats, qui décla- 
rèrent qu'il fallait le condamner , non d'après ses aveux , mais 
comme pleinement convaincu de ses crimes. 

Le bailli exigea qu'il mourut au bûcher et que son cada- 
vre fût suspendu à la potence. 

Cette peine fut commuée en vingt ans de prison. Des 
personnages de distinction, entre autres le prince Frederik 
Hendrik , sollicités par Torrentius , ont employé leur influence 
pour mitiger cet arrêt. Les démarches restèrent infructueuses ; 
une seconde requête du prince, à laquelle on avait joint une 
lettre du roi d'Angleterre, datée du 24 Mai 1630 du palais 
de Westminster , n'eut aucun résultat. Kramm a reproduit 
cette pièce dans son ouvrage. 

Cependant l'ambassadeur anglais, Dudley Carleton, qui 
n'ignorait point l'intérêt que son Souverain prenait aux 
œuvres de Torrentius , réussit plus tard à obtenir son pardon , 
sous condition de le faire partir immédiatement pour 
l'Angleterre, de payer les frais du procès et de ne point 
permettre au peintre le retour dans sa patrie. Son Exe : 
signa sa grâce le 11 Juilllet à La Haye. 

J'ignore quel fut le sort du marchand Christiaan Coppens 
qui, ayant été accusé d'avoir bu à la santé du diable en 
compagnie de notre peintre, fut banni pour sept ans de la 
juridiction de Harlem et condamné en outre à la confiscation 
de ses biens. 

11 est un fait qui plaide en faveur de Torrentius; c'est 
que, même après sa condamnation et pendant son séjour à la 
prison de Harlem , le 19 Mars 1629 , il écrivit une feuille dans 
l'album du célèbre et honorable Petrus Scriverius; on en 



300 

trouvera le fac-similé au supplément G. On pourrait encore y 
ajouter qu'il reçut aussi la visite des parents de son épouse. 
Cependant il me semble que ceci témoigne moins en sa 
faveur que pour la bonté de ces personnes.. H résulte 
aussi du mémorial des bourgmestres qu'il ne lui manqua 
point de visiteurs, après la commutation de sa peine. H 
n'est toutefois pas douteux à quelle classe ceux-ci apparte- 
naient, car on y but journellement tant de vin, que l'admi- 
nistration, pour parer aux désordres, fixa la quantité qu'on 
osait consommée. On en conclura facilement de quels amis 
il s'agissait. 

Enfin, on sait que la protection, l'assistance et l'amitié 
de hauts personnages n'est pas toujours une preuve de 
moralité. S'il en était autrement , personne n'aurait de doute 
sur l'innocence de Torrentius. Quoique je ne puisse approu- 
ver l'arrêt sévère de ses juges , on avouera qu'il ne méritât 
le blâme le plus sévère pour ses sentiments athées dont il 
se prévalait en lieux publics et à toute occasion; pour sa 
conduite honteuse, cachée sous une apparence de gravité, 
envers sa noble épouse; pour ses talents mêmes qu'il avilit 
en les employant à la peinture des sujets les plus obscènes. 

Sa cause, qui faisait tant de bruit, fut bientôt traitée, 
comme c'était l'habitude à cette époque, dans un pamphlet 
intitulé : 

Veerschnyt Praatje tusschen een Koopman en een Leyenaar 
over de evaminatie van Joh. Torrentius , Amsterdam 1628 
chez Willem Jansz. Wijngaard (dialogue entre un marchand 
et un habitant de Leiden sur l'affaire Joh. Torrentius). 

On y trouve un entretien où l'on apprend au lecteur : 

Hoe dat Johannes Torrentius getracteerd is , 

En hoe dat ordent'lijk tegen hem geprocedeert is. 

(Comment on a agi envers Joh. Torrentius et comment 
on lui intenta un procès.) 

Le pamphlet semble être dû à la plume d'un témoin 



301 

oculaire, qui assista aux débats devant le tribunal. D'après 
l'auteur, l'accusation était surtout fondée sur les sentiments 
athées et profanes de Torrentius. 

WILLEM TEOOST 

était peintre, né à Amsterdam. Il s'établit avec son 
épouse, Jacoba van Nickelen, originaire de Harlem, dans 
la Veerstraat, le 20 Mars 1735. Us venaient de Cleef 
avec deux enfants et furent inscrits comme membres de 
l'église réformée. Troost partit la même année pour Amster- 
dam, où il décéda, d'après les notules de la Gilde de St. 
Luc, en 1759. 

AELBERT SYMONSZ., ADEIAAN et HENDRIK 
DE YALCK. 

Adriaan, fils d'Albert de Valck, de Ylissingen, et de Marytje 
Adriaens, fut baptisé le 20 Juillet 1622. Témoins: Jan van 
de Yelde et Aegje Adriaens. 

Le l r Février 1642 Albert déclara comme disciple à la Gilde 
de St. Luc , Pieter Willems van den Hoove , payant 6 sous 
en qualité de bourgeois. En 1644 on le trouve mentionné 
comme commissaire de la confrérie. En 1640 il déclara au 
secrétaire Erans de Hulst, rélève Jan ten Hage, bourgeois. 
Peut-être est-il question ici de celui qui est connu sous le 
nom de Jan van Hagen ou Jan van der Hagen. Le billet 
d'enterrement d'A. de Yalck est conçu dans les termes suivants: 

,/Yous êtes prié d'assister Jeudi, le 19 Avril 1657, à 
,/deux heures précises de Taprès midi, à l'enterrement d'Ael- 
,/bert de Yalck, peintre, Nobelstraat , à l'enseigne „de 
//Eaem. 7 " Entrer comme ami dans la mortuaire, vêtu du 



,/ grand manteau/' 



Eglise de St. Bavon. 
Transept du sud, n°. 40. Frais, 4 fl, 



302 

Aclriaan Valck, fils d'Albert, entra dans la confrérie en 
1648. 

Le nom de Hendrick de Yalck est inscrit comme peintre 
sur la liste de la Gilde de St. Lnc de 1693. 

ROCHUS ET GERARDUS YAN YEEN. 

Le livre d' études de Jacob Willemsz. de Weth porte : 

„Yan Veen, gentilhomme , entra cbcz moi en pension 
f/ pour appendre le dessin , le 11 Mai 1668. /y 

Houbraken nous assnre qne ses dessins etc. , laissés après 
sa mort, furent vendus en 1706 à Harlem. Cela n'est pas 
exact, car on trouve dans le numéro du 14 Septembre 1709 
du Haarl. Courant: 

„ Lundi, 23 Septembre, et les quatre jours suivants on 
n vendra 9 en la salle du Prinsehof, tous les dessins et 
/7 gravures, appartenant à la succession de Rochus van 
,/Yeen, et dus à la main des maîtres les plus distingués 
„de l'Italie, de la France et des Pays-Bas. On y vendra aussi 
^beaucoup de miniatures et aquarelles, d'après nature, ainsi 
//que quelques tableaux de valeur. Il 

Je possède quatre de ses dessins, faits de 1662 à 1681. 
Tous sont signés : Eocho van Veen fecit. 

J'ai vu des dessins de Gerardus van Yeen, représentant 
des oiseaux; ils sont faits à la manière de Rochus van 
Yeen et tout aussi bien exécutés. Nagler nous a donc parlé 
à bon droit de Gérard van Yeen, mais il s'est trompé en 
le nommant le fils de Rochus. Ils étaient frères et ne 
descendaient pas, on peut l'assurer, de Gérard van der 
Yeen qui vivait à Groningen. 

JAN VAN DE YELDE, le père. (Calligraplie). 

Calligrapne et maître d'école distingué, il est né à Anvers 
et non à Harlem. On peut s'en convaincre en consultant 



303 

son ouvrage, intitulé Spieghel der schrijfhonste , 1605 , divisé 
en trois parties : 

1°. de Spieghel, 2°. le Thresor litéraire et 3°. liet 
Fondemenlhoeck. 

Après la préface et les vers de la première partie figure son 
portrait, aet. 36, par J. Matham. Il avait donc 36 ans en 
1605 et exerçait à Rotterdam la profession de maître d'école 
française. Plus tard il remplit les mêmes fonctions à Har- 
lem, où il décéda le 10 Septembre 1623; il fut enterré 
en l'église de St. Bavon. Les frais montèrent à 18 fl. Yoir 
le registre de décès et la description de Harlem par S. 
Ampzing, p. 343. 

D'après Kramm, il a gravé son propre portrait, en 1621 , 
alors qu'il était âgé de 53 ans. Mais ce portrait porte le 
monogramme de son fils et présente beaucoup de ressem- 
blance avec les œuvres de ce dernier. D'après cette gravure , 
Jan van de Yelde naquit en 1568, (aet. 53 1621). Je ne 
connais aucune gravure de la main du père. 

JAN VAN DE YELDE, fils. 

Kramm assure qu'il naquit à Harlem, peut-être avant 
1598. Je ne puis nier entièrement cette assertion, mais 
elle me semble peu fondée, car le père était en 1605, maître 
d'école française à Rotterdam et plus tard , comme il est 
prouvé par ses Modèles hollandais d'écriture, il remplit ce 
même emploi à Harlem en 1620. 

Yoici quelques articles des comptes des trésoriers de 
Harlem où il est fait mention de cet artiste : 

A . 1623. Alloué à M> J. van de Yelde, fils, pour 
certaines gravures sur satin , qu'il fit en l'honneur du prince 
d'Orange et offrit à la ville, xlii o£. 

A° 1627. Alloué à M re Jan van de Yelde pour une gra- 
vure , représentant les funérailles du prince Mauritius , offerte 
à la ville, xxx oC> 



304 

Parmi ses gravures, qu'on ne trouve presque jamais com- 
plètes, on remarque celles qui ornent l'ouvrage intitulé: 
de Spigel ofte Toneel der ijdelheyd ende ongebo?idenheyd 
onser eeuwe , voorgestelt in Rijmen van S. A. (Sam. Ampzing) 
tôt 1ère en beterschap , 1633, hij G. v. Keulen, in 4°. 

Cette série contient 17 figures, hommes et femmes; le 
dernier feuillet représente la mort. Toutes sont numérotées 
de 1 à 18, en bas et à gauche. Chacune d'elles porte un 
quatrain hollandais de S. A. Le titre seul, habilement gravé, 
est signé: J. v. Yelde inven. et fecit n°. 1. 

J. van de Yelde fut inscrit en 1614 dans la confrérie, 
où il remplit en 1635 les fonctions de commissaire. Il fit 
inscrire alors Cornelis Goutsbloem et Tomas Tomasz. Joncker, 
bourgeois, comme ses disciples. 

Je n'ai su découvrir la date de sa mort. On ne la trouve 
pas dans les registres de décès de 1665 à 1671. Depuis 
cette dernière année jusqu'en 1678, ce n'est qu'à peine 
qu'on peut distinguer les noms. Son décès n'est pas men- 
tionné non plus en 79, 80 ni en 81. 

Un autre, Jan van de Yelde demeurait à Harlem dans 
la St. Jansstraat, au mois d'Octobre 1642, et l'art. 5 des 
notules du 14 Octobre 1642 de la gilde de St. Luc se 
rapporte sans doute à ce dernier. Il est conçu comme suit. 

,, Jan van de Yelde ayant été invité à se présenter comme 
/; graveur, repondit qu'il était orfèvre; ce dont il fournit 
/; la preuve en exhibant un acte en due forme , daté d' Am- 
sterdam, le 27 Mars 1630 et signé Pieter Bas." Plus 
tard il est aussi nommé comme graveur de cartes géographiques. 

Ce dernier et Jan van de Yelde, fils, ne peuvent 
être la même personne; car il est difficile d'admettre que 
l'on aurait invité J. van de Yelde, fils, à comparaître en 
1642 devant les doyen et commissaires, alors qu'il avait 
déjà rempli les fonctions de commissaire dans la même 
gilde en 1635. Il fut enterré le 6 Juin 1686 au cimetière 
de l'hôpital. 



305 



JESAJAS VAN DE VELDE. 



Il est certain que Jesajas n'est pas né àLeiden en 1597, 
et qu'il ne fut pas le père de Willem van de Velde, 
le vieux , si toutefois on peut admettre que ce dernier naquit 
en 1610. L'extrait suivant du registre de mariage de 
Harlem le prouvera : 

Isajas van de Velde, jeune homme d'Amsterdam, de- 
meurant Oude Gracht, épouse le 10 Avril 1611, Catelijn 
Maertens, jeune fille de Gand, demeurant Smeestraat. Le 
6 Avril 1614 fut baptisé Johan, fils d' Jesajas van de Velde 
d'Amsterdam et de Catelina Maertens. Témoins : Jan Maertens 
et Jan van de Velde. Le 15 Novembre 1615 , on baptisa 
Esajas; le 22 Octobre 1617, Anton j. Il fut inscrit en Avril 
1610 comme membre de l'église réformée. Testis Jacobus 
Martens, son beau-frère. 

En 1617 et 1618 il était membre de la chambre de 
réthorique De Wijngaardranhen. Il fut inscrit dans la Gilde 
de St. Luc en 1612 



CORNELIS ET PIETER VERBEECK. 

Cornelis entra dans la Gilde en 1610. Schrevelius relève 
ses talents comme peintre de marines. Pieter est pro- 
bablement son fils. Ce dernier fut inscrit en 1645. Il 
est facile d'expliquer d'après ces indications pourquoi ses 
gravures à l'eau-forte sont signées P. C. Verbeeck. Les 
initiales signifient Pieter Cornelisz. 

Il n'entra dans la confrérie qu'en 1645 et quoiqu'il existe 
des estampes de sa main datées de 1639, cependant il se 
peut très-bien qu'il entra dans la Gilde après avoir produit 
des œuvres remarquables, comme c'était le cas avec Corn. Be<*a. 

20 



306 



DIRK YERHARST. 

Les notules du mois de Mars 1638 de la Gilde de 
St. Luc rapportent: 

,/Dirk Verharst, ayant été appelé à payer sa rétribution 
,/à la confrérie, son épouse demanda un délai d' un mois ou 
„de six semaines; il est décidé qu'il sera encore appelé lors 
;/ de la prochaine tournée, sous peine d* amende. " 

Dans celles du mois d'Août 1642 on trouve : „ Dépensé 
lors de la tournée chez notre confrère , M re Dirk Yerharst , 
peintre, pour un baril de bière, 60 sous. 7 ' 

ABRAHAM VERHOEYE. 

Vau der Y inné le mentionne parmi les peintres de Harlem. 
Il était déjà décédé en 1702. M. Kramm dit que les A. 
Yerhoeve, père et fils, étaient des Anversois. Dans le cata- 
logue de G. Hoet, t. 1, p. 121, n°. 349, on trouve un 
tableau de grandeur naturelle , représentant de Guide Eeuw , 
par A. van der Hoeve. 

Le registre de baptême porte qu'Adriaan, fils d' Abra- 
ham Corneliss Yerhoef de Harlem et de Catharina Adriaansz. 
van Lange velt, fut baptisé le 21 Avril 1668. 



CORNELIS ENGELSZ., JOHANNES 
CORNELISSE et JOCHEM CORNELISZ. YERSPRONCK 

Cornelis entra dans la Gilde en 1593. Il est mentionné 
sous le nom de Cornelis Engelsz. sur la matricule de 
1594 à 1621 de la garde civique. Le musée de Harlem 
conserve un repas d'arquebusiers , catalogué au n°. 88 , et 
marqué tout simplement CE. 1618. Symon Symons la Eèber, 
bourgeois de Harlem, était son disciple en 1637. Le 30 



307 

xVoût 1666 on demanda une ouverture de tombeau dans 
l'église de St. Bavon, circuit du sud, n°. 199 , pour Merten 
Jans, veuve de Cornelis Engelsz. Yerspronck. Frais fl. 21. 
Quoique le nom de Sprongh soit très-ancien et que Schre- 
velius mentionne, p. 327, Gérard Sprong de Harlem, en 
1452 baccalauréat en théologie et Hector Magnificus à l'uni- 
versité de Louvain, il paraît toutefois que le fils fut le 
premier qui porta le nom de Verspronck. Le beau tableau, 
représentant les régentes de l'hospice dit heilige-geesthuis , 
le n°. 89 au musée de Harlem, est signé J. Yerspronck 
1642. Il entra dans la Gilde en 1632 et fut en 1644 au 
nombre des candidats pour le secrétariat de la confrérie. Je 
possède les portraits de Joli. Cornelisz. Yerspronck et de 
son épouse, peints par lui-même, de grandeur naturelle. 
Cornelis van Noorde a fait en 1783 des dessins coloriés 
d'après ces tableaux; sur celui de l'époux il a écrit aet. 46 , 
et sur celui de la femme aet. 37 a° 1643. On peut en 
déduire que J. Yerspronck naquit en 1597. Les dessins 
sont actuellement (1870) aux archives de Harlem. Il est 
décédé à Harlem, comme le prouve le billet d'enterrement: 
,/Yous êtes prié d'assister vendredi, 30 Juin 1662, à 
v deux heures précises de l'après-midi, à l'enterrement de 
, y M re Joannes Yersprong, peintre, St. Jansstraat. Entrer 
„ comme ami dans la mortuaire, vêtu du long manteau/ 7 

Eglise de St. Bavon. 

Sur la liste de van der Yinne on trouve aussi Jochem 
Cornelisz. Yersprong. Il entra dans la confrérie en 1632 
et épousa comme jeune homme, le 30 Avril 1647, Anna 
Eegoth, jeune fille, tous deux de Harlem. 

En 1638, Jacob Dircksz. Sprongh fit avec Pieter Reyer- 
sen van Dijck, la coupe de la Gilde des arquebusiers, dits 
hlove?iiers , à Amsterdam. J'ignore s'il appartenait à la même 
famille que les peintres mentionnés. 

20* 



308 



CORNELIS GERRITSZ. VERSLUIJS. 

Au sujet de ce peintre on trouve dans les notules de 
la Gilde de St. Luc du mois d'Octobre 1640 : 

,/Cornelis Gerritsz. Versluys, peintre, ayant été invité 
„à payer son droit d'entrée à la confrérie , déclara qu'il ne 
,/faisait pas de tableau pour les vendre et quil n'en avait pas 
„ encore vendu; mais il promit que le jour où il en aurait 
,, l'intention, il payerait sa rétribution aux commissaires, qui 
„ déclarèrent qu'ils le mettraient à l'amende, s'il ne tenait 
,/pas sa promesse/' 

JOHANNES VERWER. 

Il entra dans la Gilde à Harlem en 1647. M. Kramm 
dit que Van Eijnden et van der Willigen l'ont mentionné. 
C'est inexact: ils parlent de . . Yerwer et demandent s'il 
s'agit du célèbre linguiste et archéologue Adriaan Verwer. 

JAN VAN VTANEN 

est nommé comme maître-graveur (meester etser) sur la matri- 
cule de la Gilde de St. Luc, à la date du 7 Mars 1703. 
Dans le registre de cautions, et appels d'affaires de peu 
d'importance, Guurtje Meynerts Eabritius , veuve de Jan van 
Vianen, est mentionnée à l'année 1668. Ce dernier n'est 
donc pas le graveur surnommé. 

VICTOR VICTORS. 

On trouve dans le catalogue de portraits Néerlandais 
de Ered. Muller, deux portraits dessinés de lui, sous les 






309 

nos 5662 et 5663; l'un porte l'inscription: ob. 1708, aet, 
56. Le registre de décès de Harlem confirme cette date: 
on y lit qu'il fut enterre au cimetière dit noorder 
kerkhof; mais on a cherche en vain à Tannée 1652 la 
mention de sa naissance. Cependant on trouve au registre 
de baptême que Yictor, fils de Levin Yictors et de Sijtgen 
Comelis, fut baptisé le 22 Juin 1627. Témoins: Albert 
Jacobs et Martjen Lofnarts. Il fut inscrit dans la confrérie 
en 1664. Kramm ne parle que de Lourens, Louw ou Lodewijk 
Yictors. Ce dernier et Levinus désignent-ils le même per- 
sonnage ? 

Le portrait dessiné de Yictor Yictors fait partie de ma 
collection. 



Les Y AN DER YINNE. 

C'est à bon droit que Kramm cite l'ouvrage de van Eijnden 
et van der Willigen comme la meilleure source pour l'histoire 
de cette famille d'artistes. Dans l'ouvrage de M. Kramm on 
trouvera aussi quelques particularités et indications, qui ne 
sont toutefois pas si exactes que celles que je donnerai ici, 
à l'aide d'un tableau généalogique (Supplém. F.) et de 
quelques unes des œuvres de cette famille artistique. 

Lolle , en hollandais Laurens , est le plus ancien auquel 
j'ai pu remonter. Son nom seul indique déjà qu'il était 
originaire de la Frise. Son fils , Jelle Lollesz. , naquit 
à Exinorra, village de la Frise. Ils étaient catholiques 
et exerçaient la profession d'agriculteurs. Le troisième, 
Lolle Jellesz. , naquit aussi à Exmorra , mais se fixa à 
Harlem et se fit appeler Laurens Jellesz. , traduction 
de son nom en hollandais. Il appartenait à la com- 
munauté des mennonites et épousa à Harlem, Maeyke 
Vincents Verfalje, le 30 Décembre 1607. Il était tisse- 
rand de toiles et faisait le commerce de toutes sortes de 



310 

fils et d'étoffes en soie; il avait des relations commerciales 
avec Jaques de Graat , marchand de fils. Ce dernier 
ayant voulu lui donner un nom spécial pour le distinguer 
des autres , écrivit sur l'un de ses comptes Laurens Jellesz. 
van cler Vinne ; il emprunta ce nom à un coin de terrain 
que Laurens Jellesz. possédait en Frise et dont il avait été 
souvent question entre eux; cette terre portait le nom de 
fenland ou fenne, en hollandais venland ou venne. De 
Graat mit par erreur un i pour un e, et c'est ainsi que le 
nom de Vinne fut adopté par Laurens Jellesz. Il décéda le 10 
Septembre 1665 à Amsterdam chez l'un de ses fils, Izaah Lau- 
rens, employé au chantier des Indes Orientales. Celui-ci exerçait 
aussi la profession de tisserand, était quelque peu littéra- 
teur et aimait la poésie. Il eut dix enfants, tous mâles, 
dont trois moururent en bas âge. Dans tout ce qui suivra 
sur la famille, des van der Yinne, je mentionnerai unique- 
ment ce qu'on ne trouve point dans d'autres ouvrages ou 
ce qui est relaté d'une manière moins exacte. 

Vinne [Izaah van der) , fils de Yincent Laurensz. décéda le 
15 Avril 1740. Il entra dans la confrérie le 5 Décembre 1690. 

Yoici la description de plusieurs gravures, dues à son 
burin, et dont quelques unes n'ont pas été décrites. 

Les 12 gravures, représentant des vues buijten Harlem, 
(aux environs de Harlem) sont numérotées. Le n°. 1 seul 
porte les initiales du graveur. Il en existe des états sans 
et avec l'adresse de B. Cleynhens à Harlem. 

Les six gravures faites d'après Th. Wijck sont numérotées 
et portent toutes les initiales. Le n°. 6 porte en outre 
la date 1686. 

Quatre vues en Savoie, numérotées, portant à droite: 
J. de Nageoires fec; h. 14 c, 5 1., 1. 20 c, 3 1. 

Deux gravures de la même dimension, sans nom; elles 
représentent : 

1°. Des navires sous voiles; au lointain une partie d'un 
paysage, h. 14. c. , 5 1., 1. 18 c, 4. 1. 



311 

2°. Un très-beau paysage, avec grand nombre cl' arbres, 
avec plusieurs cavaliers et quelques chiens buvant à une 
fontaine, h. 14. c, 7 1., 1. 18 c, ê 1. 

Cette dernière gravure est souvent regardée comme l'ouvrage 
de D. Maas. 

Quatre estampes , d'après À van Ostade , portant les numéros 
15, 29, 30, 33. Elles sont plus grandes que les gravures 
originales, bien distinctes de celles de Bloteling et ne portent 
pas le nom du graveur. Il en existe peut-être encore d'autres. 
Ces dernières m'ont été indiquées par M. Vincent van der 
Vinne van Lee. 

Un paysage au clair de lune. Au premier plan, à droite, 
un homme est couché à terre ; derrière lui , un cheval et une 
vache ; un peu plus vers la gauche , un mouton et un agneau. 
Sans signature. Manière noire , h. 10 c. , 2 1., 1. 9 c. , 5 1. 

Cette estampe serait-elle l'éclipsé de lune que mentionne 
le catalogue de Vincent van der Vinne, p. 49, n°. 77? 
Dans ce cas Vincent, fils de Laurens , petit-fils de Vincent 
Laurensz. , en est l'auteur. Presque toutes ses gravures sur bois 
sont des sceaux pour les fabriques et les receveurs d'impôts , 
des figures mathématiques, des lettres majuscules, de petites 
estampes pour almanachs , copiées de Dirk de Bray , des 
estampes pour enfants comme les jeux de Cupidon, diffé- 
rents animaux, etc. etc. Il les faisait pour d'autres aussi 
bien que pour sa propre librairie. J'en possède plus de 
trois cents exemplaires différents. 

Vinne {Jacob van der) n'était pas le fils de Vincent , mais 
de Laurens et petit-fils de Vincent Laurensz. Il naquit le 
23 Juin 1688 et décéda le 17 Janvier 1737; sa femme se 
nommait Anna van Rees. La petite eau-forte oblongue est faite 
alors qu'il avait seulement onze ans. Elle a peu de mérite , 
à la vérité , mais elle est fort rare. Jacob , dont nous parlons , 
entra en 1735 dans la confrérie comme peintre et graveur. 
Vinne (Jan van der) n'était pas le fils de Vincent , mais 
de Vincent Laurensz. Il naquit le 3 Février 1663. Il 



312 



se fixa le 10 Mai 1686 en Angleterre, pour échapper au 
traitement sévère de sa belle-mere. Son père fut son pre- 
mier maître; à l'étranger il se forma chez Jan Wijch. 
Il revint à Harlem au mois de Juin 1688, alla demeu- 
rer avec son frère Izaah et épousa en 1698 Catharina 
Huurkamp. Il avait une fabrique d'étoffes et pratiquait la" 
peinture. La petite eau-forte dont Kramm parle, ne doit 
pas lui être attribuée : elle est l'œuvre de Vincent van der 
Vinne , Laurenszoon. Yoir à la biographie de ce dernier. Il 
est probable que Jan van der Yinne grava d'après A. 
Bloemaert (?) une autre estampe représentant un oiseleur 
assis, à droite, sur un banc de gazon. Un panier à anse 
est placé devant lui ; il semble prendre quelque chose des deux 
mains ; derrière lui se trouve une canne ; il a la tête tournée 
vers un hibou perché sur une potence. Plus loin, à l'arrière- 
plan , on voit une autre potence ; à gauche , une autre figure 
à mi-corps. En bas se trouve son nom à rebours, anno 1711 
ou 15; large 10 c. 4 1, haut, 10 c. 

Cette estampe trahit une main peu exercée et il est très- 
probable qu'elle soit l'ouvrage de Jan van der Vinne 
Laurenszoon alors qu'il était jeune. Jacob van der Yinne 
et Vincent van der Yinne van Lee en firent également 
dans leur jeunesse. Il décéda le 1 Mars 1721. 

Vinne [Jan van der) Laurenszoon, né le 31 Janvier 1699 , 
décédé le 8 Novembre 1753, avait épousé Johanna Bosveld 
le 12 Mai 1732. Le titre de son catalogue le nomme 
peintre. Il dessinait des fleurs et des paysages , mais fit 
peu de tableaux. Les dessins, les estampes et les tableaux 
qu'il laissa, furent vendus après sa mort à Harlem le 13 
Mai 1754. 

Vinne {Jan van der), fils de Jan, né le 12 Juillet 1734, 
décédé le 1 Juillet 1805, a fait trois paysages d'après/, v. 
Huysum , et non deux comme on l'a. prétendu ; l'un est 
marqué 1766, les deux autres datent de 1767. 

Les deux gravures in 8°, portant l'année 1667, que 



318 

Nagler croit avoir été faites par J. van der Vinne 
d'après J. van Haer , sont, l'ouvrage d'izaak, d'après 
l'avis de Kramm. Cependant Izaah naquit en 1665; il 
ne pouvait donc graver en 1667. J'ai découvert dans les 
listes généalogiques certain Jan van der Vinne , fils 
d'Abraham Laurens et petit-fils de Laurens Gilles. Ce Jan 
naquit le 28 Juin 1648 et décéda le 26 Août 1710. Si 
la relation de Nagler était exacte, on devrait attribuer à 
ce dernier les deux estampes dont nous venons de parler. 
Toutefois il est inconnu comme artiste. Il est certain 
qu'elles sont l'œuvre de Jan van der Yinne Janszoon 
et que Nagler se sera trompé dans les dates. Elles ne sont 
d'ailleurs pas faites d'après J. van Haer, mais d'après J. 
van Huysum ; il en existe trois portant les années 1766 et 67. 
Vinne {Laurens van der), fils de Vincent Laurensz. et 
non Vincentsz., naquit le 24 Mars 1658 et décéda le 8 
Mai 1729. Il entra dans la confrérie en 1685. Il fit un 
grand nombre de tableaux pour M. PAilips de Flines 
d'Amsterdam, dont le cabinet fut vendu le 20 Avril 
1700. (Y. le catalogue de tableaux de Hoet , l r v, 
p. 58). En été il peignait surtout les fleurs d'après nature, 
à la ferme Spaer en hout près de Harlem) en hiver 
il restait à Amsterdam, où il peignait d'après d'autres dessins 
et tableaux. A Harlem il habita d'abord la maison dite 
Yossenhuis et avait épousé Elizabeth Boekaert. En 1729 
il était commissaire de la Gilde de St. Luc. La pe- 
tite eau-forte qu'il grava , porte l'inscription suivante : 
Deze fijne katoene lintten worden gemaakt bij Laurens 
van der Vinne tôt Haarlem in H Vossenhuis. (Ces ru- 
bans fins de coton sont fabriqués chez Laurens van 
der Yinne, demeurant à Harlem au Yossenhuis). La copie (?) 
ne porte pour inscription que le seul mot : H Vossenhuys 
n°. Cette estampe passe souvent comme l'ouvrage d' A. 
van Everdingen, non seulement dans les catalogues étran- 
gers, mais même chez nous. 



314 

Vinne {Laurens van der), fils de Jacob, naquit le 3 
Juin 1712 et décéda le 27 Mai 1742. Il avait épousé en 
1735 Joh. Herclingh de Leiden. Il était peintre et entra 
en la même année dans la confrérie. Ses tableaux , gravures 
et dessins furent vendus en 1781 à Harlem en même 
temps que ceux de J. de Haan. Plusieurs de ses dessins 
sont mentionnés au catalogue de cette vente. 

Vinne {Vincent Laurensz. van der) était le septième fils 
de Laurens Jillesz. et fut souvent appelé Vincent tout court. 
Il naquit le 11 Octobre 1629, décéda le 26 Août 1702 
et fut enterré au circuit du milieu, église de St. Bavon, 
n°. 363. Il entra dans la Gilde en 1649. Le 24 Décembre 
1656 il épousa Annetje de Gaver, fille de Jan. Le 9 Sep- 
tembre 1668 il se maria en secondes noces à Katalijntje 
Boekaert. Il eut ^six enfants de chaque épouse. Il entra 
à Fâge de 18 ans comme élève chez Er. Hais, où il 
ne resta que neuf mois ; après quoi il peignit encore quelque 
temps à Monnikendam. Ses propres annotations confirment 
entièrement ce que Houbraken nous rapporte du voyage 
en pays étranger et d'autres détails de la vie de ce peintre. „ Ar- 
rivé à Cologne, dit van der Yinne, nous logeâmes à l'enseigne 
t/de roode gans (L'oie rouge) ; nous nous mîmes le lendemain, 
„le 27 Août 1652 à Fouvrage chez M re Abram Kuyper, 
!f demeurant rue Breestraat; mais Dirk Helmbreker retourna 
„ trois ou quatre jours plus tard, en Hollande. n A Franc- 
fort, van der Yinne fit un tableau pour Just Kuyper, 
peintre , demeurant au lieu dit Zijl. Il se dirigea de là vers 
Heidelberg, en passant par Darmstadt et revint avec ses 
compagnons de voyage par Manheim à Cologne. „ Après 
,/avoir séjourné ici pendant neuf semaines, je suis allé 
^peindre le 7 Janvier 1653 chez Bernaert Keinp , peintre , 
//demeurant rue Schildergasse, près du nouveau marché; 
//Camarade du Bois retourna le 15 Mars en Hollande. Joost 
z/Boele est arrivé ici à Cologne le 13 Mars; il avait quitté 
«Harlem le 7 du même mois , en traversant les 



315 

„ lieux mentionnés plus haut.'' Van der Vinne parle aussi 
longuement des nombreux tableaux qu'il vit dans plusieurs 
églises de Cologne. ,/Chez M re Bernaert, poursuit-il , je vis 
A/ un Ecce-homo de Hendrik du Bois, qui était fort 
r/ bon peintre, quoiqu'il n'eût qu'une main. Ce tableau 
„le prouve suffisamment: le visage douloureux du Christ, 
,/les traces que les verges ont laissées sur son corps, sont 
^reproduits avec vérité ; il est d'ailleurs d'un dessin correct , 
,/d'un coloris vigoureux et achevé. On voit de ses œuvres 
,/dans plusieurs églises , entre autres un Ecce-homo à l'église 
/; de St. Jérôme, et en d'autres endroits, ce qui prouve 
„assez qu'il fut un bon maître. " Van der Vinne se rendit 
au mois d'Avril 1653 à Baie en passant par Mayence, 
Francfort, Heidelberg et Strasbourg; il traversa la Suisse 
et séjourna quelque temps à Yverdun. Là, dit-il, nous 
logeâmes à l'enseigne de la Couronne ; nous nous mîmes à 
l'œuvre chez M re Giljam de Lapreme, gentilhomme né à 
Delft; nous fîmes le portrait de son épouse et de son 
enfant; il nous traita comme des gentilhommes. Pendant 
que j'étais à l'œuvre pour M re de Lapreme, nous eûmes 
l'idée de faire un cerf-volant , pour nous amuser comme nous le 
faisions en Hollande dans notre jeunesse. A peine fut-il 
lancé, que toute la ville fut en émoi; personne ne pouvait 
comprendre ce que signifiait pareil objet dans les airs; quelques 
uns pensèrent que c'était un signe précurseur de la guerre 
ou de la vengeance divine; une vieille femme dit, en le 
voyant, que c'était un avertissement du ciel et qu'il fallait 
prier et se convertir (dass ist warlich eine Zichte Gotts, 
wir miïssen uns bitten). La chose fut bientôt racontée dans 
les villages à l'entour : un signe miraculeux s'était montré 
en plein jour. Cependant les gens s' aperce vaut que ce n'était 
que l'ouvrage des hommes , vinrent en masse auprès de nous 
et nous regardèrent avec étonnement." 

Houbraken raconte le même fait avec quelque variations. Cela 
prouve au moins que ce n'était pas une invention de sa part. 



316 
Van der Yinne visita ensuite Genève et d'autres villes 



se rendit à Lyon et séjourna pendant quelque temps à 
Paris où il peignit chez Pierre Porest; le 1 Septembre 1653 
il arriva à Harlem en parfaite santé. 

Outre "Willem du Bois, qui entra en 1646 dans la con- 
frérie, il note Eduard du Bois en 1648. 

En 1662 il était commissaire et trésorier de la Gilde de 
St. Luc. Joan Six , bourgmestre d'Amsterdam à cette époque 
et grand connaisseur d'œuvres d'art, estimait beaucoup les 
tableaux de van der Yinne. Il paraît qu'il fut très labo- 
rieux. On peut donc s'étonner que l'on rencontre si peu 
de ses œuvres. Il fit les portraits de ses frères Jacob 
Laurens et Izaah Laurens , qui font partie de ma collection. 

A l'article Fr. Hais on trouvera des détails sur son 
propre portrait. 

Vinne [Vincent van der) Laurenszoon et petit-fils de 
Vincent Laurensz., naquit le 10 Juin 1686 et décéda le 
16 Mai 1742. L'estampe, représentant un berger , attribuée 
par Kramm à Jan van der Vinne Vincentszoon , est 
l'ouvrage de Vincent; elle est exécutée d'après L. van 
der Vinne dont elle porte la signature. Une autre gra- 
vure des mêmes dimensions, représentant un berger, 
quelques moutons , une vache , une chèvre et deux chevaux 
dans un paysage, est également due à son talent et signée 
V. van der Vinne invenit et fecit. 

Vinne [Vincent van der), fils de Jan et petit-fils de 
Laurens, naquit le 31 Janvier 1736, décéda le 15 Janvier 
1811, et fut enterré en l'église de St. Bavon, circuit du 
nord n°. 6. La gravure représentant un cachelot et dont 
Kramm nous parle , est signée van der Vinne del. ; elle 
porte pour inscription: Cachelot mesurant 61 pieds de 
longueur , jeté le 20 Février 1762 sur le rivage entre 
Zantvoort et Wijh. Une deuxième représentation du même 
mammifère porte la même signature et l'inscription : Cachelot , 
vu sur le dos. Une troisème , signée van der Vinne 



317 

fec, à pour inscription: Cachelot, long de 60 pieds , jeté 
vivant sur le rivage au nord cPEgmond, lelh Février 1764. 
Vinne van Lee (Vincent van der) demeure à Harlem où 
il naquit le 20 Septembre 1798. Nous ne désignons pas ici 
le jeune, car il n'en a pas existé d'autre de ce nom. Hester 
van der Vinne, sa mère, avait épousé Jan van Lee, qui 
exerçait la profession de marchand de vin. Elle était fille 
de loris van der Vinne. Celui-ci, né le 14 Juin 1715 et 
décédé le 31 Juillet 1769, était fils de Jacob et petit-fils 
de Laurens qui habita en premier lieu le Yossenhuis. Comme 
tous les membres de sa famille, Vincent van der Vinne 
van Lee cultivait dans sa jeunesse les arts; il le fit 
avec tant de succès qu'il est regrettable qu'il n'ait pas 
continué dans cette voie. A peine âgé de onze ans, 
il fit quelques gravures sur bois, représentant divers su- 
jets, comme: un homme coiffé d'un bonnet de nuit, 
un patineur, un enfant jouant au cerceau, un enfant 
allant en traîneau, un autre tirant un porc par les 
oreilles et une vache debout. Ses essais à l'eauforte, 
qu'il grava à l'âge de 12, 13, 15 ans, sont fort bien 
réussis, en égard à la jeunesse du graveur; ils repré- 
sentent : la tête d'un bouc , tourné vers la droite ; large 
3 c. 8 1, haut 4 c. 8 1. ; l'enfant aux bulles de savon, 
large 6 c. 4 1. , haut 6 c. 4 1; et un homme assis, occupé 
à sécher devant le feu la robe d'une femme qui se tient 
un peu penchée en avant. Sur l'arrière-plan, à gauche, se 
trouvent deux musiciens ; à droite , un homme , penché sur 
la demi porte; 1. 9 c. , h. 10 c. 3 1. Il est gravé d'une 
façon légère et spirituelle. Toutes ces eaux-fortes ne por- 
tent pas de signature; il en est de même d'une copie 
d'A. van Ostade, le n°. 36 de Bartsch; enfin, une autre 
représente un enfant qui se défend contre un chien 
qui aboie; 1. 5 c. 5 1., h. 5J c. ; signée à gauche VL. 
Cette estampe fut gravée à l'âge de 15 ans. Il n'en existe 
que six exemplaires. 



318 



CORNELIS et JAN DIEKZ. VISSCHER. 

Le nom de Cornelis Visscher se trouve au livre des comptes 
de la Gilde de St. Luc de Harlem: il paya en Septembre 
1653 sa rétribution comme graveur et fils aîné de maître : 
Ces derniers mots nous prouvent que son père faisait aussi 
partie de la confrérie, peut-être en qualité de graveur ou 
peintre. Le registre de mariage du 28 Mai 1640 porte 
que Cornelis Corneliss Visscher, jeune homme de Spa- 
rendam , demeurant Sclieepmakersdijk , épousa Neeltje 
Jans van Hecke, jeune fille d'Overveen, où elle avait son 
domicile. Le registre de décès mentionne que Cornelis 
Visscher fut enterré le 7 Juin 1662 au cimetière dit St. 
Anna kerkhof. On y enterra le 21 Janvier 1671, Cornelis 
Claess Visscher, et le 26 Septembre 1671, l'épouse de 
Cornelis Janss Visscher. 

Il est parlé ici de Cornelis, Cornelis Corneliss, Cor- 
nelis Claess et de Cornelis Janss Visscher. Lequel d'entre 
eux fut le graveur? En 1865 parut à Leipzig , Cornel. Vis- 
scher, Verz. seiner Ku^ferstiche , bearb. von J. Wussin. 
(Collection des gravures sur cuivre de Cornelis Visscher, 
décrites par J. Wussin). 

M. Wussin fixe la date de sa naissance entre 1618 
et 20. Cependant il n'est pas mentionné sur les regis- 
tres de l'église réformée de 1608 à 1622, et ceux 
de l'église catholique de cette époque n'existent pas. S'il 
est né vers ce temps à Harlem , il est possible qu'il 
ait appartenu à cette religion; peut-être à la communauté 
des mennonites? M. Wussin parle aussi d'un fils qui avait 
atteint en 1656 l'âge de 13 ans. Je n'ai pu le découvrir. 
Son décès n'est pas mentionné à Tannée 1658. 

Van der Yinne cite sur sa liste Jan Dirksz. Yis- 
scher. Le 31 Mai 1667 fut enterré à l'église de St. 
Bavon, choeur, n°. , Jan Visscher; le 17 Septembre 1667 



319 

fut inhumé en la même église n°. , un autre Jan Vis- 
scher. Il m'est impossible de distinguer quelle est la personne 
désignée dans ces articles. 



JOOST DE VOLDER. 

Il fut inscrit en 1632 en la Gilde de St. Luc. Les no- 
tules nous apprennent qu'il avait alors 32 ans, qu'il était 
peintre et reconnu comme un homme honnête et capable; 
aussi devint-il bientôt secrétaire-adjoint et secrétaire en 
1642. — ■ Il était né à Harlem et épousa le 18 Décembre 
1639, par devant échevins, Grietje Burgers Lievelt , jeune 
fille de Harlem. 



ALEXANDER VOS. 

Son portrait dessiné indique qu'il était picturae et 
florae ainator harlemensis. On le trouve mentionné comme 
amateur des arts sur la matricule de la Gilde de St. Luc , 
à la date du 4 Août 1723. 

Il avait épousé Elizabeth Kittensteyn, petite-fille du 
notaire Cornelis Kittensteyn. 

JAN JANSS DE VOS 

est annoté dans les notules comme maître-sculpteur et 
tailleur de pierre; on mentionne qu'il était en contes- 
tation avec Aelbert Maerts, son confrère, sur une entre- 
prise de tyaraux en grès, à la brasserie ,,die oranjeboom.'' 
(Yoir les notules du mois d'Août 1637). 



320 



HENDRIK CORNELISZ., CORNELIS, EREDERIK, 
ADRIAAN JANSS et JACOB YROOM. 

A la date du 28 Janvier 1597, on trouve l'article sui- 
vant dans le mémorial des bourgmestres: ,,Sur sa de- 
mande, Hendrik Yroom Corneliss a été excusé, sa vie 
,, durant, de l'élection de ses confrères de la Gilde de 
7/ St. Luc de cette ville et des fonctions de commissaire 
,/Ou autres. /y Dans les comptes des trésoriers de 1601 on 
trouve: //Payé à M re Hendrik de Yroom la somme de 
,/LX oC pour les exemplaires de l'estampe, représentant la 
flotte équipée pendant l'été de l'année 1600, offerts au 
magistrat. J1 

Cette flotte se composait de 2800 vaisseaux que Philippe 
avait fait équiper. La gravure de Yroom est la première 
représentation originale de cette armade; plus tard on en 
fit des copies plus petites. On en trouve la description détail- 
lée dans le catalogue raisonné de planches historiques etc. 
par Er. Millier, l*e livr. 1863, p. 135, n°. 1130—32. 

On trouve dans les mêmes comptes qu'il lui fut 
payé en 1603 /; pour le plan de certain patron (modèle) 
,/d'un vaisseau, qu'il devait faire peindre dans les vitraux 
,/que la ville offrit à la ville de Leiden pour être placés 
,/au palais des Etats, la somme de xvin o£." Dans les 
comptes de 1630, on trouve: Payé pour un tableau, 
représentant la bataille livrée au //Vuycke" peint pour la 
ville, vu c. l o£. 

Ce combat eut lieu sur le lac de Harlem, le 26 Mai 
1573. Le tableau fut cédé plus tard au gouvernement. 

D'après les comptes des trésoriers de 1611, p. 112, il 
fut payé à M re Hendrik Yroom , pour un tableau qu'il fit 
pour le compte de la ville, représentant la prise de Da- 
miette , selon conditions , ordonnance et quittance , la somme 
de ne ©£. 



321 

Hendrik Vrooin travailla aussi pour Le conseil des amiraux 
à Amsterdam, qui, par résolution du 21 Juin 1635, 
demanda à M re . Backer d'inviter son beau-père , M re Yroom 
à Harlem, de faire un croquis, d'après lequel ce dernier 
ferait un tableau destine à être placé an-dessus de la che- 
minée de la salle. Le 30 Juillet 1636, on lit dans les 
mêmes résolutions : „ Convenu entre le peintre Hendrik 
Yroom et nous qu'il ferait le tableau , devant être placé dans 
notre chambre, pour la somme de 250 û." 

L'épouse de II. C. Yroom était Joosje Cornelisse; elle 
resta dans la confrérie après la mort de son époux. (No- 
tules de Novembre 1640). Des notules de Septembre 1640 
il appert que : „Le doyen ayant proposé de régler les 
comptes avec la veuve de M re Hendrik Yroom , l'affaire fut 
remise. „ D'après le registre de décès Yroom fut enterré le 4 
Février 1640 en l'église de St. Jean. 

Un médailleur français, Simon, a coulé une médaille 
au buste de Hendrik Cornelis Yroom ; le revers porte : natus 
Harlemensis 1566. 



CORNELIS YROOM. 



En 1635, il était déjà dans la confrérie et se fit exemp- 
ter du service de la garde bourgeoise en vendant à l'ad- 
ministration communale , d'après les résolutions du 24 Avril 



, ^ lBjr , 



1639, un paysage au prix de 325 florins. On lui remit 
125 fl. , le restant servit à le libérer pour toujours du 
service de la garde bourgeoise. 

On lit dans une note marginale de la copie d'une requête 
que les doyen et commissaires de la Gilde de St. Luc adres- 
sèrent en 1642 à MM. les bourgmestres, afin d'obtenir 
quelques règlements sur la vente publique des tableaux , que 
„ Cornelis Yroom a quitté la confrérie et s'est fait rayer 
depuis longtemps de la liste des membres, disant que les 

2L 



extravagances (razerij) de la Gilde ne lui plaissaient guère. " 
Yoici le contenu de son billet d'enterrement : 
,/Yous êtes prié d'assister vendredi , 1 6 Septembre 1661 , 
v à deux heures précises de Y après-midi 3 â l'enterrement de 
/7 Cornelis Yroom, maître-peintre au Bagijnenhoff, derrière le 
„ vieux cimetière, près l'enseigne de Trompet. Entrer comme 
7/ ami dans la mortuaire, vêtu du grand manteau." 

Eglise de St. Bavon 
(Nef du milieu N°. 60). 

Les frais montèrent à 35 fl. 



FREDERIK VROOM. 

En 1619 il est déjà mentionné comme garde civique. En 
1635 il faisait partie de la Gilde de St. Luc, car il fut 
invité alors à payer sa rétribution. Il épousa le 10 Septembre 
1651, en secondes noces, par devant échevins, Elizabeth 
van der Nun, jeune fille de Harlem. Il fut enterré le 20 
Septembre 1667 en l'église de St. Bavon, nef du milieu, 
n°. 331. Les frais montèrent à 47 fl. — Son épouse était 
déjà décédée le 19 Janvier de la même année et enterrée 
au même tombeau. M'. Bodel Nijenhuis possède le portrait 
dessiné de ce peintre. 



JACOB YROQM 

était commissaire de la Gilde de St. Luc en 1653. 
Il épousa le 9 Février 1659 en secondes noces Maritgen 
Isbrants, veuve; elle était de Harlem et Jacob natif de Saer- 
dam. Le prêtre catholique de S te Anne, nommé de Vries, unit 
le 22 Juin 1668, Jacob Yrooin et Catharina Stalpaert 
van der Wiel. Le 26 Mars 1671 , fut baptisé leur fils Cornelis. 






383 

En 1078 il faisait partie de la gilde des //Schoonenvaarders* 
(qui faisaint le commerce avec File de Schoonen). Son billet 
d'enterrement est de la teneur suivante: 

H Année 1700. Yous êtes prie d'assister samedi, le 6 Mars, 
à deux lie ares précises de l'après-midi, à l'enterrement de 
Jacob Vroorn, de son vivant maître-peintre, demeurant chez 
Dr. van Meer au Bakenessegraclit. Entrer comme ami dans 
la mortuaire, vêtu du grand manteau. 

Eglise de St. Bavon. 
(Nef du milieu, n°. 60). 

Son épouse fut enterrée le 9 Mars 1673 en l'église de 
St. Bavon, nef du milieu, n°. 60. 



ADRIAAN JANSS. VROOM 

mentionné comme peintre par van der Yinne entra en 1637 
dans la confrérie. 



JACOB MARCUSS. VAN DER WAL. 

D'après l'inscription autour de son portrait, dessiné d'après 
lui-même par C. van Noorde en 1765, il naquit en 1644 
à Harlem, y décéda en 1720, et fut bon peintre de 
figures. En 1688 il remplissait les fonctions de doyen de 
la confrérie. Il était disciple d'A. van Ostade, peignait 
avec facilité, mais avec peu de goût. 

JACOB WARNAER ou WARNARS 

était en 1642 disciple de Ph. Wouwerman; et c'est lui 
probablement que M. Kramm mentionne sous le nom de. . . . 
Warnaar ou Warnar. 

21* 



324 



WILHELM HERM. WAKNAR. 

Vne inscription sous son portrait, dessiné par Taco Jelgersnia, 
porte qu'il naquit à Darmstadt et décéda à Harlem le 30 
Mai 1729, à l'âge de 57 ans. Son nom est relaté parmi 
les confrères de la Gilde de St. Luc, à la date du 10 
Juillet 1714. 



PAUWELS WENS. 

,/Pauwels Wens, peintre, ayant été invité en Avril 1643 
/; à payer sa rétribution, répondit aux Doyen et commissai- 
, x res qu'il n'avait pas l'intention de continuer à travailler 
;/ pour son compte, mais qu'il retournerait chez un maître, 
„ aussitôt qu'il serait guéri de certain accident. u 

En Décembre de la même année il fut de nouveau invité 
à payer sa rétribution : ,,11 répondit qu'il ne pouvait encore 
v s'y résoudre, puisqu'il avait quitté son maître à cause 
„de maladie : il demanda un délai de cinq à six se- 
,/inaines, déclarant que s'il avait l'intention de peindre 
,/pour son propre compte, il aurait satisfait la confrérie; ce 
,/que lui fut accordé/' 



JACOB WILLEMSZ., le père, JACOB, le fils et 
GEKRIT DE WET ou WETH. 

Quoique Jacob, le père, fut encore inscrit en 1637 
dans la Gilde de St. Luc à Alkmaar, il demeurait déjà en 
1636 à Harlem. En 1644 il fut un des candidats pro- 
posés pour remplir les fonctions de commissaire, en. 1661 
il était doyen, et vivait encore en 1671. Il peignait des sujets 
de l'histoire sacrée et profane. Son livre d'étude , mentionné 



par van Lynden et van der Willigen et qui se trouve dans 
ma collection, contient beaucoup de faits intéressants. Il 
commence à Tannée 1636 et finit en 1671. En voici le 
contenu : 

^Livré. à M re Sickx (Six) deux tableaux, représentant 
//l'un , Jésus-Christ enseignant sur la nacelle , pour une 
;/ somme de douze livres; l'autre, Paulus et Barnabas, 
„pour soixante-huit florins. " 

„ Livré à M. van der Stel , un petit tableau représentant 
,/Jésus parmi les docteurs, pour trente florins; livré 
„ encore un petit tableau représentant un incendie, et un 
/; autre, un paysage, pour cinquante florins/ 7 l ). 

//Livré à Barend Janss un tableau représentant Sf- 
,/inéon, pour lequel il me doit 50 il., la moitié en argent, 
,/1'autre en cadres; sur laquelle somme j'ai reçu an 
,/ cadre de 13 pieds, encore deux cadres de 10 pieds cha- 
,/Cun, le pied à raison de 12 sous; reçu encore 25 
,/fl., un cadre de 15 pieds, montant à 9 fl. ; reçu en tout 
,/pour 28 fl. 16 s. de cadres; de sorte que je suis rede- 
vable de 2 fl. 16 s." 

//Vendu le 6 Mars 1657 à Barend Janss. Heggers, à 
//raison de 25 fl. en argent, 25 fl. en pinceaux et 25 fl. 
z/eu cadres, deux tableaux que je lui ai livrés, à savoir: 
,/Moïse faisant sortir l'eau du rocher ; les Israélites ramassant 
,/la manne. Reçu à compte 5 fl. , encore 10 fl. , puis en- 
z/core 10 fl., de sorte que j'ai reçu 25 fl. en argent, ainsi 
,/que les 25 fl. de pinceaux. Quant aux cadres, j'ai reçu 
,/deux encadrements plats en bois de sapin de 21 pieds, 
z/le pied à raison de 16 sous, ensemble 15 fl. 14 s. Livré 
,z encore un tableau de mon fils, à 8 fl. ; reçu à compte 8 fl." 



l ) Le registre de baptême porte que le 2 Mars 1667 est baptisé 
Willem, fils de Willem Six d'Amsterdam et d'Agatha Guldewagen. Témoins: 
Carel Six, Simon van der Stel, Catalijntje et Catharina Hinlopcn. Le 31 
Août 1667 fut aussi baptisée Catalina , fille de Simon van der Stel de l'île 
Maurice et de Johanna Jacoba Six. 



326 

„ Livré à M. Pieter van Melder, deux tableaux de mon 
„&$, pour 56 fl. ; a°. 1658." 

„ Vendu à Wouter Knijf en 1662, deux tableaux , repré- 

n sentant l'un, l'histoire de et Amaryllis, 

^l'autre; un panneau où est peint l'histoire de Rebecca, 
;/ les deux pour 54 fl." 

r/ 1662. A Monsieur retouché un grand 

N tableau de Persellis, et arrangé un autre qui était en fort 

„ mauvais état, pour fl. 30.0.0. 

„ Retouché un autre tableau de Persellis . . „ 12.0.0. 
;/ Frais que j'ai avancés f/ 5.0.0. 

Total fl. 47.0.0. 

„ Livré l'an 1671 à M re Emrik un tableau représentant 
,/Afigenia (Iphigénie) , peint sur une toile de trente sous, 
/; pour la somme de 53 fl." 

Van Eynden et van cler Willigen ont les premiers men- 
tionné Jacob Willemsz. de Wet, le père. Ils disent, en 
parlant de ses tableaux : „à quelque distance on croirait 
,/Voir l'œuvre de Rembrandt , mais si l'on regarde de plus 
, ; près, on y remarque une notable différence." Un peu plus 
haut ils disent : ;/ nous ne pouvons le distinguer de Jan 
,/Weth, peintre et marchand de tableaux à Harlem." Voir 
li" vol. , p. 131 et 132. Il est vrai, Houbraken parle à 
l'article Pli. Wouwerman, 2 e vol., p. 75, de Jan de Wet, 
mais il est probable qu'il ait désigné Jacob, le père. Dans 
les registres de la gilde de St. Luc j'ai trouvé plus d'une 
fois le nom de Jacob, mais jamais celui de Jan , quoiqu'on 
devrait l'y rencontrer , puisque Houbraken nous assure qu'il 
était peintre et marchand de tableaux et qu'il vivait à Har- 
lem en même temps que Jacob. Van der Vinne fait 
mention de Jacob, mais il ne nomme pas Jan de Wet. 
Je pense que Houbraken a pris Jan pour Jacob, erreur 
que d'autres ont reproduit. En faveur de cette opinion 
on a cité le catalogue de tableaux du Dr. Jan Tack, 



327 

Leiden 1781 p. 20 n°. 50 où il est fait mention d'une 
toile représentant ^le Christ enseignant dans le temple" 
attribuée à Jan de Wet. Je crois qu'ici la même erreur s'est re- 
produite, et cela avec d'autant pins de raison que j'ai remarqué 
que Jacob a traité le mémo sujet pour M. van der Stel. A 
Brunswick aussi il existe un tableau, signé J. de Wet 
1635, qui représente Jésus enfant, prêchant dans le temple. 
On y remarque également une autre belle toile où est 
peint Tincendie de Troyes. Il en est de même de deux 
tableaux qui figurèrent à la vente tenue le 12 Octobre 1768 
à Amsterdam; le n°. 14 du catalogue mentionnait r/ les 
„ armées de Pharaon englouties dans la mer Bouge" et 
ff h, prédication de St. Jean dans le désert." Tous deux 
sont attribués à Jan de Wet. On retrouve cette dernière 
toile sous le n°. 2-1 à la vente de tableaux tenue à Amsterdam 
le 9 Avril 1782. Mais je ferai observer que dans le livre 
d'étude de Jacob de Weth il se trouve un croquis de St. Jean 
prêchant au désert, semblable à la description plus détaillée 
du catalogue que nous venons de citer. Dans une vente 
ù Amsterdam le 10 Août 1785 parut au n°. 357 //la 
circoncision de Jésus." Or, ce sujet fut vendu par Jacob 
à Barend Janss. (Heggert). 

En vertu de ces faits je pense que tous les tableaux 
attribués à Jan, sont l'œuvre de Jacob de Weth, le père. 

Jacob a noté beaucoup de ses élèves dans son livre 
d'étude. J'en ai déjà mentionné quelques uns; voici les 
autres qui sy trouvent inscrits. 

1636. 13 Nov. Willem Willems est venu apprendre le 
dessin pour la somme de 40 florins. 

1640. Cornelis Prinss est venu prendre des leçons de 
dessin pour 40 fl. , puis il a appris la peinture à raison 
de 8 livres. 

1613. Guillaume le Eebre est venu apprendre le dessin 
à raison de 10 fl. ; le 8 Septembre il a commencé à peindre , 
au prix de 8 livres par an. 



:i2s 

164 4. Le 6 Mars Gheert Geertss à raison de 8 livres 
par an. 

1644. Le 24 Novembre Daniel Janss. van Nikkelen 
vient prendre des leçons pendant la moitié du jour , à 
raison de 4 livres par an. 

1650. Jacob Landmeer, Lucas Franck, Johan Hoog 
prennent des leçons pour 10 livres Tannée. Lucas Franck 
est entré chez moi comme pensionnaire ; pour apprendre la 
peinture, à raison de quatre florins par semaine, outre la 
rétribution pour F apprentissage montant à dix florins par an. 

1653. Armanus Kroon est venu apprendre la peinture 
le 8 Juillet. 

1655. Le ] Août Lucas Franck est rentré chez moi 
comme pensionnaire, aux mêmes conditions que précédemment. 

1656. Le 6 Juillet Pieter Wiggertss est entré chez moi 
pour apprendre la peinture, à raison de 60 fl. par an. 

1656. Le 6 Juillet Claes den Otter est entré chez moi 
pour apprendre le dessin à raison de 8 livres par an. 

1660. Le 9 Février Carel Batson est venu apprendre 
le dessin à raison de dix livres par an. 

1661. 10 Mai Kies est venu apprendre le dessin; il 
est revenu le 23 Septembre de la même année. 

1663. 3 Avril Nicolaas Bison est venu chez moi à 
raison de 8 livres Fan. 

1663. Le 1 Août Rutgerht Amsing est venu apprendre 
le dessin à raison de 8 livres par an. 

1663. Le 4 Décembre Huvberts Leenderts van Rijen est 
venu apprendre le dessin à raison de 8 livres par an. 

1665. 10 Mai Kies est revenu chez moi pour apprendre 
le dessin. 

1667. Van der Dussen est venu apprendre le dessin; 
Cornelis de Ruyter le 28 Mars. 

1670. Kristoffel de Jongh est venu apprendre la pein- 
ture le 9 Juillet, à raison de 60 fl. par an. 

Le 23 Mai 1668 la fille de Jacob de Wefc fut enterrée 



329 

en l'église de St. Bavon, circuit du milieu, n°. 73. Frais 
4 fi. Le 4 Juin 1671 son épouse fut enterrée au même 
tombeau. Trais 12 fl. 

Je possède le portrait dessiné de Jacob ; il porte 
l'inscription: né à Harlem: et vit encore en 1671. Il 
demeurait korte St. Jansstraat et payait en 1670 la somme 
de 15 fl. en contributions directes. Il avait un fils, Jacob 
de Wet; celui-ci peignait dans la manière de son père ; je vis 
de ses tableaux , signés : Jonge de Wet (de Wet , le fils 
ou le jeune). D'après son portrait dessiné, qui fait aussi 
partie de ma collection , il était né à Harlem , décéda à 
Amsterdam le 11 Novembre 1697 et fut interré le 16 
du même mois en la nouvelle église. Il fut peintre de 
Jacques II, roi d'Angleterre. 

A la vente de tableaux de J. van der Marck Aegidz, 
le 25 Août 1773 à Leiden , parut le portrait de Jan 
de Wet, le père; p. 167, n°. 479. Je doute encore 
que ce soit bien Jan. Van der Marck acquit ce por- 
trait à la vente de tableaux de Paulus a Eoij , Har- 
lem le 1 Avril 1763. Or, dans ce catalogue se trouve 
non Jan de Wet, mais uniquement J. de Wet, peintre. 
(v. p. 8, n°. 65). 

Le nom de Gerrit de Wet, peintre et bourgeois 
de Harlem, se trouve dans les notules de 1643 de la Gilde de 
St. Luc. D'après le livre des recettes et dépenses de cette 
confrérie, il paya en 1662, deux florins pour dix années 
de rétribution. Van der Vinne le mentionne également 
sur sa liste. Il demeurait rue Lombardsteeg. 



JOAN WIELANT. 

Je possède son portrait fait d'après nature, daté de 
l'an 1690. L'inscription porte qu'il naquit à Harlem et 



830 



y décoda en 1717. Il peignit des paysages avec des figures 
de femmes nues. 

Il entra dans la Gilde le 2 Octobre 1696. 



CORNELIS CLA.ESZ. et CLAES VAN WIERINGEN. 

Immerzeel prétend qu'il naquit à Harlem vers Tan 
1600, mais C. C. van Wieringen est déjà mentionné en 
1600 sur la liste de la garde civique et en 1603 il lui 
fut payé pour reproduire et peindre le plan du lieu dit 
Overioom , près d'Amsterdam et pour en livrer les exem- 
plaires exigés, xlii o£. (v. les comptes des trésoriers). 

M. Kramm nous rapporte que H. C. Yroom peignit en 
1610 un tableau, représentant la bataille navale de Gibral- 
tar, estimé à 2400 fl. ; cette toile fut montrée aux mem- 
bres des Etats et acquise au prix de 1800 fl. pour être 
offerte au Prince van W halls (prince de Wales). Depuis 
on a trouvé que Yroom fut invité en 1620 par le collège 
de l'Amirauté à reproduire le même sujet pour être donné en 
cadeau au prince Maurice, et que n'ayant pu s'entendre 
avec lui, on s'adressa à Corn. Cl. van Wieringen, qui se 
chargea de l'exécution au prix de 2400 fl. et s'acquitta 
de sa tâche à l'entière satisfaction du prince. 

Les négociations qui ont eu lieu à ce sujet ont été 
découvertes par M. P. A. Leupe, qui a eu la bienveillance 
de me les communiquer. Ces pièces me semblent d'une 
trop grande importance pour ne pas être reproduites ici 
en entier. 

Les Conseillers du collège de l'Amirauté à Amsterdam 
ayant appris que ceux du quartier du nord, fixé à Iloorn 
ou Enkhuysen, avaient offert au prince Maurice, à l'occa- 
sion de l'agrandissement et du changement de son palais 
à La Haye, un tableau destiné à être placé dans l'un des 
appartements de cette maison et représentant la bataille 






33] 

navale livrée en 157-3 sur la Zuiderzee, entre la Hotte 
Néerlandaise et celle du roi d'Espagne; résolurent, le 23 
Novembre 1620 , d'envoyer des délégués à La Haye pour 
demander à son Excellence la permission de lui offrir un 
tableau, représentant la bataille navale de 1607 , livrée devant 
Gibraltar entre la flotte de ce pays et celle du roi d'Espagne. 

Alors le Conseil décida de confier l'exécution de cette 
toile au peintre harlemmois, M. ie Hendrik Vroom, qui 
fut invité, le 9 Juin 1621, à se rendre à Amsterdam, 
afin de convenir des conditions; Vroom se présenta le 
lendemain à la séance, mais se montra très-intraitable et 
insolent lorsque le conseil allait décider le prix qu' on lui 
donnerait pour son œuvre. On résolut donc de s'adresser 
à un autre peintre, versé dans la peinture de marines, ou 
de lui commander une bataille sur terre, du consentement 
de son Excellence à qui l'on donnerait avis de cette affaire. 

Un mois après , le 9 Juillet , les conseillers Willem 
Wouters et Willem Warmondt déclarèrent qu'ils s'étaient 
rendus à Harlem où ils avaient vu des peintures de M re 
Hendrik Yroom et de M re Cornelis Claesz. van Wieringen 
et qu'ils avaient jugé convenable de commander à M rc Cornelis 
Claesz., du consentement du conseil, un tableau long de 
8 et large de 5 pieds, représentant deux vaisseaux, afin 
de pouvoir les montrer à son Excellence qui jugera alors 
si ehV désire le tableau , que nous lui avons présenté. Le 
Conseil approuva la conduite de ces deux conseillers. 

Dans la séance du 14 Août on donna lecture d'une 
lettre de M re Cornelis Claesz, qui annonçait que les deux 
navires, servant de spécimen, étaient achevés. On résolut 
que les deux conseillers mentionnés, iraient montrer cette 
esquisse au prince Maurice à La Haye , afin qu'il décidât 
s'il lui était agréable que le susdit M re Cornelis fît le grand 
tableau. Le 21 Août les deux conseillers étaient de retour 
de leur voyage et déclarèrent que le prince acquiesçait en- 
tièrement à la proposition. 



332 

Deux jours après , le conseil résolut que M re Cornelis 
Jansz. (Claesz ?) van Wieringen . demeurant à Harlem , ferait 
un modèle du tableau destiné à être placé dans le nouveau 
palais de son Exe. et qu'on lui paverait une somme qui 
serait fixée par quatre personnes compétentes , non intéressées. 

MM. Wouters et Warmond déclarèrent dans la séance 
du 23 Avril 1622 qu'ils étaient convenus avec M re Claesz., 
peintre à Harlem, qu'il lui serait payé une somme fixée 
par personnes compétentes ; et comme les membres du collège 
devaient se séparer, on autorisa M re Jacob de Yrije à fixer 
avec le peintre toutes les autres conditions. 

Le 3 Mai les trois conseillers déjà nommés firent connaître 
au conseil qu'ils avaient parlé au peintre Corn. Claesz. van 
Wieringen, qui était occupé à peindre la bataille de Heems- 
kerck; qu'ils avaient tâché de conclure un engagement 
définitif et qu'il avait répondu que , vu les peines et l'occu- 
pation que lui demandait un aussi grand tableau, il lui 
reviendrait bien trois mille florins; cependant, qu'il s'en 
référait à la décision de quatre personnes compétentes, dont 
deux appartiendraient au Conseil et deux autres selon son 
choix; il demanda de plus qu'on lui en fît parvenir un 
contrat. Le Conseil approuva ces mesures et le secrétaire 
fut chargé d'en dresser l'acte. 

Le peintre Cornelis Claesz. se présenta le 14 Décembre 
de la même année devant le Conseil et annonça que le 
tableau était prêt à être livré; il demanda si Ton désirait 
faire l'envoi d'Amsterdam ou de Harlem. On lui répondit 
qu'on le lui ferait savoir au premier jour. Après que le 
peintre fut venu quelques fois à Amsterdam, le Conseil 
envoya le 8 Janvier 1623 MM. Coedijck, From et Oosterzee 
à Harlem afin d'inspecter le tableau; ceux-ci exécutèrent 
l'ordre et annoncèrent le 11 du même mois qu'ils avaient 
vu le tableau et que les personnes compétentes en avaient 
fixé la valeur à deux mille quatre cents florins. Quoiqu'on 
ne trouve pas mentionné que le conseil adhéra à ces cou- 



333 

ditions, il dut cependant en être ainsi car le 17 du mêmi 
mois, on délibéra pour savoir si le tableau serait présenté 
à son Exe. par quelques membres de rassemblée ou par 
l'huissier du Conseil. On s'arrêta à cette dernière proposition 
et on convint d'envoyer en même temps une lettre an 
prince. Enfin, le 1 Mars 1623 il fut délivré à M™ Cornelis 
Claesz. une ordonnance de payement de 2450 fl. 7 sous, 
soient 2400 fl. pour le tableau et 50 fl. 7 sous pour les 
frais de transport de Harlem à La Haye; payables, 850 fl. 
7 sous au comptant et 1600 fl. au mois de Mai prochain. 

Pendant que cette affaire fut menée à bonne fin avec van 
Wieringen, Hendrik Vroom se présenta le 25 Janvier 1622 
au Conseil pour réclamer l'indemnisation de frais qu'il 
avait faits pendant une année et demie, lorsqu'on avait 
traité avec lui; il lui fut alloué soixante-dix florins. 

L'exécution d'un tableau, représentant la bataille navale 
de Gibraltar, a d'ailleurs été confiée à un autre pein- 
tre. On lit dans les résolutions de l'Amirauté du 
11 Mai 1628: lf Abraham Yerwer ayant représenté au 
Conseil qu'on lui avait commandé un tableau, représen- 
tant la bataille navale de Gibraltar, pour être offert à son 
Exe. , et s'étant plaint de ce qu'on le lui avait laissé pour 
préférer celui de Cornelis Claesz. van Wieringen , il demanda 
au Conseil qu'on le lui achetât à un prix honnête. MM. 
Landschot van Neck et Schoonenburg furent délégués au 
peintre pour voir le susdit tableau et de convenir des 
conditions auxquelles il voudrait le céder. Ces messieurs 
exécutèrent cet ordre le même jour et déclarèrent que le 
tableau était fort bien peint et avait coûté beaucoup de peines ; 
sur quoi il fut décidé qu'on proposerait 2400 fl. au peintre, 
à payer en quatre termes , à savoir : un quart au comptant 
et les trois autres pendant les trois années suivantes. Les 
résolutions du 13 Mai nous prouvent qu'Abr. Yerwer accepta 
ces conditions. Voir pour plus de détails l'ouvrage de M. 
Kramm , à l'article Abraham de Yerwer et N. Yerwer. 



33 1 

An Musée de Harlem on voit deux tableaux de Cornelis 
Claesz. van Wieringen, N os 94 et]95. Le premier fut acquis 
le 8 Juillet 1628 pour l'hospice des vieillards. On lit au 
journal de cet établissement: 

,/Payé à M>e Cornelis Claess van Wieringhe , peintre , 
ppour un panneau représentant l'arrivée de l'Electeur Palatin 
/; et de son épouse, la fille du roi d'Angleterre, à Elessingue, 
„la somme de 160 fiV' 

En 1630 on paya à Cornelis Claess. van Wieringen pour 
les frais qu'il fit pour le dessin du navire deJXamiette , lxix 
o£, il sous. 

S. Ampzing fait mention de son fils Klaes. Il était peintre 
comme son père et inscrit en 1636 dans la confrérie. Il décéda 
probablement en 1643, car le 24 Octobre de cette année 
on demanda une ouverture de tombeau en l'église de St. 
Bavon, circuit du sud n°. 59, pour Claes van Wieringe. 



JOHANNES et PIETER WILS. 

Johannes fut inscrit en 1628. Le 4 Mai 1629 fut bap- 
tisé Jobannes, fils de Johannes Wils de Harlem et de Grietje 
Cornelis. 11 était déjà décédé avant 1670, car la veuve 
et les enfants de Johannes Wils payèrent cette année 60 
fl. , en contributions directes. 

Yan Eynden et van der Willigen, l r vol., p. 92, suppo- 
sent , qu'il voyagea en pays étranger , ce qui est confirmé 
par le catalogue du cabinet de J. Pz. Zomer, où l'on 
trouve page 28, n°. 25: „six dessins de J. Wils , faits en 
France d'après nature. H 

La vente des objets d'arts appartenant à sa succession, 
fut annoncée dans les termes suivants dans la Haarl. Cou- 
rant, numéro 14 du 6 Avril 1680: 

z/Les héritiers de feu Johannes Wils ont l'intention de 
//Vendre mercredi, le 10 Avril, à Amsterdam, une grande 



335 

^quantité do dessins et gravures de maîtres italiens, fran- 
çais, allemands et néerlandais. Il 

Pieier Wils était arpenteur juré à Harlem. Dans les 
archives de cette ville se trouvent plusieurs cartes et plans , 
dus à sa main et habilement dessinés, datés de 1644, etc. 
Ampzing parle de lui dans sa description de Harlem, p. 344. 

Le 17 Mars 1630 fut baptisée Erancijntje, fille de Pie- 
ter Wils de Leiden et de Maeyke de Haas. Le 12 Août 
1646, Pieter Wils de Leiden, veuf, demeurant au Kroft , 
épouse Catharina Buyck , demeurant au Koningstraat. 

Il lui fut accordé en 1626 d'exercer la géométrie. 

En 1633 il fut chargé de faire le plan des environs de 
Harlem, (résolut, des bourgm.) 



JAN DE WIT 

entra comme peintre dans la Gilde en Janvier 1644. L' extrait 
suivant des notules porte que: 

Jan de Wit , peintre , ayant été invité à payer sa rétribu- 
tion , répondit qu'il y consentait , mais qu'on devait d'abord 
faire payer M re Cornelis Yroom, qui était déjà peintre 
depuis longtemps et travaillait maintenant, après la mort 
de sa mère, pour son propre compte; il déclara que sitôt 
celui-ci aurait satisfait, les commissaires pourraient lui 
envoyer un acte par le messager et qu'il n'en refuserait pas 
le payement; sur quoi il se retira. 

Le musée de Harlem possède de lui un tableau, reprér 
sentant du gibier mort. 

De Wit fut enterré le 17 Octobre 1660 en l'église de St. 
Bavon, circuit du nord, n° 121. Les frais montèrent à 23 fl. 

Un autre Jan de Wit fut enterré à St. Bavon , circuit du 
sud, n°. 256, le 1 Mai 1677. 



330 



JAN WOLEEBTS 

était contemporain de Y. L. van der Vinne. Il entra en 
1647 dans la confrérie. Il était déjà décédé en 1702. 
G. Hoet mentionne B. Wolfart dans son premier volnme. 

PAUWELS on PAUL US JOOSTEN, PHILIPPUS, 
PIETEÏÏ et JAN WOUWERMAN. 

Le nom de Wonwerman se trouve déjà au 16 e siècle sur le 
registre de baptême de Harlem. On y trouve, que le 28 
Septembre 1586 fut baptisé Pieter, fils de Joos Wouwermans 
(sic) et de Neeltje Jans. Il était probablement père de Paulus 
Joosten et grand-père de Philippus et de ses frères. 

Pauwels Joosten Wouwerman était père de Philippus, de 
Pieter et de Jan , en même temps que le maître de Philippus. 
L'article 8 des notules du 4 Septembre 1640 de la Gilde 
de St. Luc porte : 

„ Philips Wouwerman, peintre, fils de Pauwels Joosten 
, ; Wouwerman, maître-peintre, ayant été invité à payer son 
„ droit d'entrée, après qu'on lui eut reconnu les qualités 
„ requises , se rendit au vœu des commissaires et paya comme 
,/fils de maître 12 sous pour la confrérie, 4 sous pour le 
„ messager, 2 sous pour l'acte en tout 18 sous; à raison 
,,de quoi P. J. Wouwerman est admis comme maître -peintre 
,,et confrère et inscrit comme tel dans les registres. 

Paulus Joosten Wouwerman était originaire d'Alkmaar. 
Il est toujours mentionné sous le nom de Paulus Joos- 
ten. Les registres de mariage et de baptême nous ap- 
prennent qu'il se maria trois fois. En voici les extraits : 
Paulus Joosten, jeune homme d'Alkmaar, demeurant au 
Croft, épouse Adriaenke Jans, jeune fille de Harlem, demeu- 
rant Warmoesstraat. Je n'ai pas trouver s'il issut des enfants 
de cette union. Le 11 Juin 1606, Pauwels Joosten, veuf 






337 

d' Alkmaar, demeurant au Croft, épousa en secondes noces 
Maike Lucas, jeune fille d' Anvers, demeurant Oude gracht. Les 
enfants suivants naquirent de ce mariage: Le 20 Novembre 1607 
fut baptisée Mayhe , fille de Pauwels Joosten d'Alkinaar et 
de Mayke Wouwermans; Jan van Peene et Neelke Jans 
assistèrent comme témoins, le 27 Août 1609 fut baptisée 
Sara, fille de Pauwels Joosten d'Alkinaar et de Mayke 
Bogermaus; Jan van Peene fut témoin. Plus tard Pauwels 
Joosten Wouwerman demeura à Beverwijk quelque temps 
d'où il se rendit à Harlem le 4 Décembre 1618, pour 
épouser en troisièmes noces Susanna van den Bogaert, 
jeune fille demeurant au Croft. Philippus , fils de Paulus 
Joosten d' Alkmaar et de Susanna van den Bogaert reçut 
le baptême le 24 Mai 1619 ; témoins : Gilles, Jan et Janneke 
van den Bogaert. Le 26 Janvier 1622, Daniel et Geertruyd, 
jumeaux , enfants de Pouwel Joosten d' Alkmaar et de Susan- 
neke van den Bogaert ; témoins : Daniel et Geertruyd van den 
Bogaert. Le 13 Septembre 1623, Pieter , fils de Paulus 
Joosten d' Alkmaar et de Janneke van den Bogaert ; témoin : 
Claes Jaspars. Le 3 Mars 1626, Geertruit. Le 30 Octobre 
1629, Johannes , fils de Pauwels Joosten d' Alkmaar et de 
Susanneke van den Bogaert ; témoin : Jacob van den Bogaert. 

Voici réunis Philippus, Pieter et Jan, tous fils de Pau- 
lus Joosten et de Susanna van den Bogaert. La réunion 
de ces trois noms, tous connus dans l'histoire des arts, 
prouve suffisament que ce Paulus Joosten n'est autre que 
Paulus Joosten Wouwerman. 

Pauwels Wouwermans d' Alkmaar, son épouse Susanna 
van den Bogaard et leurs trois filles, Maria, Sara et Josijntje 
Wouwermans , demeurant au lange Margerietenstraat , furent 
tous inscrits comme membres de l'église réformée , le 2 Avril 
1638. Testis Pieter Isbrandts. 

D'après le registre des décès Paulus Joosten mourut le 26 
Septembre 1642 et fut enterré le 4 Octobre en l'église de 
St. Bavon, circuit du milieu, n° 42. Les notules du 7 

22 



338 

Octobre 1642 nous apprennent au contraire qu'il fut //reçu 
„4 sous provenant d'amendes infligées lors de l'enterrement 
,/de Paulus Joosten Wouwernian, décédé le 26 Septembre 
,/et enterré le 28 du même mois; dont 2 sous reviennent 
r/ au messager, de sorte que le reste, soit 2 sous, appar- 
tient à la confrérie/' 



PHILIPPUS WOUWERMAN. 

J'ai prouvé à l'article précédent que Pli. Wouwerman 
n'est pas né en 1620, ainsi qu'on l'a admis, mais qu'il 
fut baptisé le 24 Mai 1619. 

Le 16 Avril 1643, fut enterré l'un de ses enfants. En 
1642 il déclara comme disciples: Nicolaas Picke et Jacob 
Warnars d'Amsterdam; en 1656, Antony de Haen. Les 
notules du mois de Février 1642 rapportent que: 

//M re Philips Wouwermans, peintre, se présenta devant 
,/les commissaires et se plaignit de ce que Koort Wit- 
,/holt de Suède, qui avait été son disciple et s'était 
i, engagé par trimestre, l'avait quitté après les trois premiers 
,/mois sans lui payer le second terme , commencé depuis 5 à 6 
,/jours et qu'en second lieu, il s'était fait recevoir comme 
z/élève chez Jacob de Weth; en conséquence Wouwermans 
, ; demanda que les commissaires lui ordonnassent de payer 
,/le trimestre entier. En réponse à cette plainte ils résolu- 
rent d'inviter Koort Witholt à comparaître, et en cas de 
,/refus de sa part, de faire défendre qu'on l'acceptât dans 
//aucun atelier ni chez Jacob de Weth avant que le 
//différend entre le maître et l'élève ne fat terminé, sous 
z/psine d'amende d'après l'art. 6 ; sur quoi Wouwermans 
,/Se retira. " 

Ce différend fut réglé dans la séance du mois de Mars 
1642; on lit dans les notules de cette date: 

,z Philips Wouwerman, peintre, s'étant présenté comme 



j, maître, et Coort Witholt comme disciple, ainsi qu'il est 
,/dit à Fart. 5 sur la séance tenue le 4 Février , le premier 
„ réclam a le payement du trimestre que le second avait 
^commencé; celui-ci reconnut avoir entrepris la peinture d'un 
;/ portrait après le premier trimestre, mais il refusa de le payer 
„en entier, soit 15 florins; cependant, par l'intermédiaire 
„des commissaires, les deux parties finirent par s'entendre, 
„et il fut résolu que Coort Witholt payerait à M re Wou- 
,/Werman 7£ florins qu'il remettrait au Doyen dans les 
„ quinze jours; dont Wouwerman payera 2 sous au domes- 
;/ tique de la confrérie pour la citation de Witholt et 8 
,/SOUs pour la défense qui lui fut faite. /; 

En 1645 Ph. Wouwerman remplissait les fonctions de 
commissaire et décéda en Mai 1668. On trouve au registre de 
décès : 

23 Mai 1668. Une sépulture pour M.™ Philips Wouwer- 
man en la nouvelle église, circuit du nord, n°. 203 fl. 4 

Droits de l'église ir 13 

Sonné les cloches pendant une heure . . f/ 12 

Droits des diacres u 6 

Pour le plateau „ 2 

fl. 37. 
Le 24 Janvier 1670, la veuve de Philips Wouwerman 
fut enterrée en l'église de St. Bavon, circuit du nord, 
n°. 227. Les frais montèrent à 21 fl. La sépulture de Ph. 
Wouwerman fut transférée le 7 Novembre 1718 aux noms 
d' Anna Maria et Cornelia Wouwerman , petites-filles de 
Philip Wouwerman. Les frais assez considérables des 
funérailles de Philip Wouwerman et de son épouse, 
nous font voir qu'ils ne vivaient pas dans une position 
aussi précaire qu'on le prétend ordinairement. C'est ce qui 
est prouvé également par les registres des contributions person- 
nelles de l'année 16 70, -où Phillippus Wouwerman est im- 
posé pour 50 florins. Cependant on trouve en note : weg en 
verloopen (quitté et abandonné). A la prière de Philip Wou- 

22* 



werinan les échevins vendirent le 27 Janvier 1666 une 
maison sise Klerksteeg, appartenant à Adriaan Janss Cleer- 
beesem cum sociis. 



PIETER WOUWERMAN 

était le second fils de Panlus. J'ai déjà mentionné la date de sa 
naissance ainsi que celle de son frère. Il entra dans 
la confrérie en 1646 et épousa le 2 Août 1654, comme 
jeune homme demeurant Zijlstraat, Hendrikje Havemans, 
jeune fille de Dwingelo, demeurant Kerkstraat. 

Le registre de baptême porte que le 20 Juin 1655 
fut baptisée sa fille Susanna et le 6 Mars 1657 son fils 
Paulus. Jan Wouwerman assista comme témoin à cette 
dernière cérémonie. 

Pieter Wouwerman a aussi séjourné à l'étranger, car à la 
vente de tableaux de Jacobus Yiet, Amsterdam le 12 Oc- 
tobre 1774, parut une toile de sa main, mesurant 53 
pouces de haut sur 66 de largeur et décrite ainsi : 

„Au premier plan de ce beau tableau on voit un mon- 
sieur et une dame à cheval; à droite une voiture attelée 
/7 de six chevaux, plus loin quelques messieurs; à gauche 
„sur la Seine quelques navires et chevaux. Au second plan 
,/on distingue le Pont-Neuf et l'église de Notre-Dame. Ce 
f , tableau est l'un des meilleurs de ce maître. /; Il fut acquis 
au prix de 230 fl. par J. Wubbels. Plus tard il fut vendu 
à 150 fl. à M. J. Yver, à la vente de tableaux de Jonas 
Witsen, le 16 Août 1790. 

Pieter Wouwerman traita plus d'une fois le même sujet, 
car au catalogue du Musée de Brunswick, on trouve au 
n°. 694: 

,/Ansicht von Paris, beim Pont-Neuf; h. 46 ; 1. 57 zollen. // 

Ce tableau est peint à la manière de Ph. Wouwerman, 



S41 

d'un dessin correct , quoique d'un coloris un peu moins vif. 

Le catalogue de 1869 du Musée de Copenhague mentionne 
un sujet pareil: „ Peter "Wouwerman, Vue de Paris , prise de 
f/ Pont-Neuf, pendant le carneval. Dans le groupe de mas- 
;/ ques fantastiques au premier plan à gauclie , l'artiste 
„a imité Jacq. Callot. Toile h. 43| ,1. 59 £ pouces 
,/ danois. # 

Le Louvre conserve un tableau représentant „vue 
de la tour de la porte de Nesle vers 1664, signé P. 
Wouwerrnan." 

Ces trois tableaux semblent représenter le même sujet; 
toujours est-il que la description du dernier s'accorde en- 
tièrement avec celle de la toile du Musée de Brunswick. 

Le portrait dessiné de Pieter Wouwerman fait partie de 
ma collection. 

JAN WOUWERMAN 

était le troisième fils de Paulus. Il entra dans la Gilde en Mai 
1655. Le 9 Janvier 1660 , Johannes Wouwerman, demeurant 
au coin de la rue dite Lange Yeerstraat , op de Beek , fut 
inscrit comme membre de l'église réformée. Testis uxor Aga- 
tha Hendriks. Le 18 Juillet 1656 fut baptisée Agatha, fille de 
Joli. Wouwerman et d' Agatha Hendriks. Témoin, Pieter 
Wouwerman. Le 6 Juillet 1659 fut baptisée Johannes , fils 
de Joli. Wouwerman et d' Agatha Hendriks van Heten. 
Témoin, Emerijntje de Quesnoy. Le 12 Décembre 1660 
fut baptisée Susanna. Le 1 Décembre 1666 on demanda 
pour Jan Wouwerman une sépulture en l'église de St. Bavon , 
nef du milieu, n° 475. Sa veuve vivait encore en 1680. 
Je puis ajouter aux détails que j'ai déjà fournis 
sur cette famille, que Aechje Wouwerman, jeune fille, fut 
inscrite comme membre de l'église réformée le 13 Janvier 
1675. Elle demeurait dans la Schaggelstraat. Testis Aechje 
Hendriks van Heete (sa mère). 



342 

Quelques membres de cette famille appartenaient à la 
religion catholique. Ainsi, le 28 Juillet 1671 , Adrianus van 
der Graaf, jeune homme d' Amsterdam , épousa Elisabeth 
Wouwerman, jeune fille de Harlem, à l'église de St. Bernard. 

Le 17 Septembre 1684 fut baptisée en l'église de St. 
Bernard, Anna Maria Wouwermans (sic). Balduinus Wou- 
wermans , pater ; Joanna Yermeere , mater ; Jan van Campen , 
paternus ; Maria Yermeere , matrina. 

Le 24 Octobre 1702 fut enterrée en l'église de St. Bavon, 
circuit du nord n° 227 , Boudewijn Wouwerman (apothicaire). 
Frais 13 fL 



THOMAS WIJCK 

était originaire de Beverwijk, ainsi qu'il est prouvé, 

1° par l'extrait suivant des notules du 7 Octobre 1642 
de la Gilde de St. Luc: 

„ Thomas Wijck s'est adressé au doyen et a demandé 
,/l' autorisation de se rendre chez ses parents à Beverwijck, 
„ce qui lui fut accordé. " 

2° par le registre de mariage, où l'on trouve que le 22 
Mai 1644, Thomas Wijck, jeune homme de Beverwijck, 
épousa par devant échevins, Trijntgen Adams, jeune fille 
de Harlem. 

D'après le registre de décès, l'un de ses enfants fut 
enterré le 30 Septembre 1656, et le 19 Août 1677 il fut 
demandé une sépulture pour Thomas Wijck en l'église de 
St. Bavon, nef du milieu n° 83. 

11 professa la religion catholique , car le registre du curé van 
der Wiele mentionne que le 20 Janvier 1657 fut bap- 
tisée Cornelia Thomasse Wijck, fille de Tomas Wijck et 
de Trijntje Adams. 

En 1658 il était commissaire et en 1660 doyen de la 
confrérie de St. Luc; il demeurait kleine Houtstraat. 



343 

Son portrait dessiné , qui le représente assis devant le 
chevalet, fait partie de ma collection. 

Au Musée de Harlem se trouve un beau tableau de lui , 
le n°. 99. 

JAN WIJNANTS. 

Le registre de mariage du 4 Février 1646 mentionne 
que Jan Wijnants, veuf de Weert, épouse Luytgen van 
den Ende, jeune fille de Gocli. S'agit-il ici du peintre? 

Dans les notules d'Octobre 1642 de la Gilde de St. Luc, 
il est fait mention de Jan Wijnants, marchand d'objets d'art. 

JAN DE WIJSE. 

Il était sculpteur et statuaire, natif d'Anvers. Il entra 
en 1734 dans la confrérie de St. Luc et décéda le 30 Mars 
1748, à l'âge de 40 ans. 

Je possède son portrait dessiné. 

PIETER VAN IJSEN 

était contemporain de Y. L. van der Yinne et peut- 
être le même que celui désigné par G. Hoet, 1' vol. p. 
25, sous le nom de van Eysen. En 1702 il était déjà 
décédé. 

CORNELIS PIETERSZOON ZWEEE et ELORIS 
GERRITS. 

Yoici ce qu'on trouve au mémorial de 1518 sur ces 
deux vitriers, qui étaient probablement aussi peintres sur 
verre , car ces deux professions étaient souvent exercées 
par la même personne. 



:UI 



,/Payé à Cornelis Pieterszoon Zweer et Floris Gerrits, 
, ; vitriers, pour un grand vitrail de quatre-vingts panneaux , 
;/ outre les châssis, à lui commandé par les bourg- 
mestres de la susdite ville, afin d'être placé dans l'église 
„à Edam, ainsi que quatre grandes figures, représentant 
„ Notre Dame , St. Bavon , St. Martin et St. Georges ; le vitrail 
„ représente d'un côté, l'offerte du blason à la ville de 
i, Harlem en présence du pape, des cardinaux et de l'em- 
, ; pereur; de l'autre, l'histoire de la sainte croix, comme 
;/ il a été ordonné par la ville; lequel vitrail fut placé en 
„ l'église à Edam pour que les habitants de cette com- 
^mune consommassent de la bière de Harlem, afin de 
/x favoriser le développement de la corporation des brasseurs ; 
,/payé d'après quittance et ordonnance des bourgmestres, 
,/ici déposées, xcn oCJ* 



ADDITIONS 



Ph. angel. 

N°. 98. /y Une compagnie joiense jouant aux cartes, par 
P. Angelles, toile, h. 25, 1. 32 £ pouces. " Catalogue d'estampes 
et de tableaux de G. van Bosse et P. Roijer, Amsterdam 1773. 

N°. 99. ,/Un pendant, une compagnie joieuse , en tout 
pareil au précédent/' 



CORNELIS BEELT. 

Un catalogue de tableaux vendus à Amsterdam le 8 
Septembre 1773, mentionne, au n°. 128, une toile de ce 
peintre représentant la grand place et l'hôtel-de-ville de Har- 
lem, richement orné de figures et d'animaux. Haut, 42, 
large 59 pouces; peint d'une main vigoureuse. Dans un 
catalogue de tableaux mis en vente à La Haye le 14 Mai 
1776, on trouve p. 18, n°. 139, une vue d'hiver, ani- 
mée par un grand nombre de patineurs, de traîneaux, 
etc.; la disposition des figures est très-heureuse; la pein- 
ture transparente et le dessin correct. C'est une des 
meilleures œuvres de ce peintre. Sur toile; h. 39, 1. 55 
pouces. Elle fut acquise par van Brakel au prix de 50 fl. 



346 



ADRIAAN BROUWER,. 

Le génie de ce maître est aussi connu que sa vie déréglée 
et sa mort funeste. Cependant c'est en vain que j'ai cherché 
des preuves historiques à l'appui de cette dernière circon- 
stance, qui m'a toujours semblé douteuse. Yoici déjà un 
fait qui la rend peu probable; alors qu'on fait mourir 
Brouwer à Anvers en 1640 , le registre mortuaire à 
Harlem porte à la date de 31 Mars 1640: 

,/Pour ouvrir une tombe dans la grande Eglise , pour ;/ Adri- 
aan Brouwer; les cloches ont sonné une demi heure f 8, — . 



JAN COELENBIER 

était probablement parent de Jaques Coelenbier , le 
chaudronnier (v. p. 93). Il épousa le 25 Avril 1638, 
comme jeune homme natif de Courtrai, en Flandre, Pie- 
ternella Wittecruys, jeune fille de Harlem. Il entra en 
1632 en qualité de peintre dans la Gilde de St. Luc, et 
vivait encore en 1671. Dans le catalogue de tableaux de 
H. Aarents , Amsterdam 1770, on trouve au n°. 
135, une vue de rivière de Coelenbier, daté de 1644 
haut 20|, 1. 44J pouces. L'exécution en est belle 
et pleine de vérité; l'œuvre a autant de mérite que cel 
les de J. van Goijen. A la vente de Hendrik Hout 
kamp, Alkmaar 19 Mars 1776, figuraient deux tableaux 
nos. 137 et 138 d'I. Coelenbier: l'été et l'hiver; large 9 
haut 7J pouces. 

ABRAHAM CUYLENBURG. 

Il était fils de Quirinus, comme il est prouvé par le 
registre de transferts de Tannée 1685, où son épouse, 



347 

Maritje Cromineling , est également mentionnée. Il l'avait 
épousée en la même année. 

ADAM DINGMANS 

éponsa le 24 Novembre 1669 par devant échevins, Grietjc 
Jacobs v. d. Voorde; ils étaient tous denx de Harlem. 



FRANS ELOUT. 

Sam. Ampzing mentionne son talent naturel et magistral 
dans la peinture de fêtes et de conversations. *) 

Le 20 Oct. 1596 François Elaudt, veuf de Gand , épousa 
Caterijna de Vos, jeune fille de Gand , demeurant à Embden , 
et le 2 Oct. 1597 fut baptisé leur fils Gerards. 2 ) Probablement 
ce n'est pas lui cependant qui fut le peintre nommé par 
Ampzing, mais bien François Elaudt, le jeune, de Harlem, 
qui avait épousé Anneke Jans et dont une fille , Willemke , 
fut baptisée le 17 Mars 1632, témoins: Reynierse Buys 
et Catalijntje Elaudts. Le 13 Nov. 1629 fut baptisée Josina, 
témoins : Jacob et Mayke Eloudt. Les noms de Elout et 
Elaudts, se prononçant à peu près de la même manière, 
désignent ici la même famille. 



HANS GODEBIS. 

A la vente de tableaux, Amsterdam le 19 Mai 1779, 
parut une de ses œuvres : une marine avec quelques na- 
vires. Sur bois, h. 10, 1. 16 ^ pouces. 



x ) En wat Frans Elouts mec in sijn bankketten doet, 
Is suyver ende schoon, en meer dan overgoed; 
Ja 't word ook meesterlijk het lcvei) selfs vemomen. 

") Registres des mariages et des baptêmes. 



348 



HENDEIK GOLTZIUS. 

Parmi les dessins de H. Goltzius qui parurent à la vente 
de tableaux d'Ant. Eutgers, Amsterdam Décembre 1778, 
on trouve les suivants : 

N°. 637. Le portrait de Margaretha Jans, épouse de 
Hendrik Goltzius. Sur tablette. 

N°. 639. Le portrait de Sophia Goltzius. 

N°. 640. Le portrait de Stijntje van Poelenburg, belle- 
sœur de J. Matham. 

N°. 644. Gert de Jongen, commandant d'IJsendijke et 
capitaine d'une compagnie, lors du siège de 1572, outre 
la gravure. 

N°. 646 et 647. Deux portraits de Jacob Matham, 
datés de 1586. 

JOSUA DE GEAAE. 

En Octobre 1660 il était disciple de peintre et pavait 12 
s. à la confrérie. 



FEANS HALS et JACOB EUYSDAEL. 

Au n°. 75 du catalogue de tableaux de Jacob Odon, 
Amsterdam 6 Septembre 1784 figurait un pêcheur as Erans 
Hais. Son visage est vu de trois quarts ; il j)orte un panier 
sur le dos. Le lointain représente une vue dans les du- 
nes couvertes de buissons, peint habilement par Jacob 
Euysdael. Toile sur bois , h. 13, 1 10 J pouces. Le 
catalogue de la vente de M. van Toi, Leiden 15 Juin 
1772, mentionne an n°. 8 un tableau de Er. Hais, qui repré- 
sente un homme jusqu'aux genoux, tenant de la main gauche 
un panier de hareng, dans la droite l'un de ces pois- 



349 

sons; sur bois h. 32 h, 1. 24 pouces. Cette œuvre fut 
acquise par Delfos pour 15 fl. On sait que c'est le 
portrait du fameux Piro, autrefois messager et rhétoricien 
de la ville de Leiden. D'un côté on voit en outre la de- 
vise //Wie begeert ;/ de l'autre, les armes représentant une 
licorne reposant sur les vagues. Le tableau est marqué : 
aetatis suae 73, 1616. 



MARTEN JACOBSZ. VAN HEEMSKERCK. 

D'après les croyances populaires un mariage célébré sur 
un tombeau procurait la paix à l'âme de celui qui y était 
enterré. C'est à ce préjugé qu'on doit attribuer la fondation 
de Heemskerck //pour jeunes gens pauvres mais honnêtes qui 
se marieraient sur son tombeau/ 7 

ROMEYN DE HOOGHE. 

Il appert de la pièce suivante qu'il était déjà fixé à 
Harlem au commencement de 1687: 

Romeyn de Hooghe et Maria Landsman , son épouse , 
sont venus ici munis de certaine attestation d'une forme 
irregulière , signée à Amsterdam le 16 Janvier 1687, au 
nom du consistoire , par Schalk , eccles : Amstell. Elle 
contient qu'on avait recueilli des informations jetant des 
doutes sérieux sur la sincérité de leur foi et la régu- 
larité de leur conduite, pour lequel motif l'attestation 
régulière leur fut refusée. Cependant on y ajouta qu' après 
toutes les diligences possibles du consistoire personne n'était 
venu soutenir l'accusation. Comme ils sont fixés depuis 
quelque temps à Harlem et qu'ils se sont fait inscrire à 
l'église wallonne, nous les recommandons par icelle à cette 
communauté et les acceptons ici. Harlem le 26 Janvier 1687. 



350 



W(outer? ou illem) KNIJF. 



N°. 148. ,/Des fermes au bord d'une eau calme , animée 
de plusieurs vaisseaux, barques de pêcheurs etc. plein de 
naturel, par W. Knijf.^ Catal. de tableaux, dessins et estampes, 
de J. van den Berg, Amsterdam le 29 Juin 1776. 



KLAAS MOLENAAR. 

A la vente de tableaux de Nie. de Bruyn à Leiden, le 
10 Mai 1774, parut au N°. 50 un paysage de Klaas 
Molenaar, daté de 1674. 



PIETER SAYERIJ. 

Vincent van der Vinne Laurenszoon le mentionne sur 
sa liste des peintres. J'ai trouvé au registre de baptême 
que le 12 Janvier 1628 fut baptisée Magdalena, fille de 
Pieter Saverij de Harlem et de Erancijntje Basijn ; Maeyke 
reçut le baptême le 1 Avril 1629 , Roelandt le 14 Novembre 
1630. Roelandt Saverij assiste comme témoin à cette dernière 
cérémonie. 

Passchijntje, Magdalena, Catalijntje et Zijntj en, respecti- 
vement âgées de 21, 18, 14 et 12 ans, tous enfants de 
Roelandt Saverij et Barbertje Maertens, furent baptisés le 
17 Mars 1632. Samuel Saverij de Harlem qui avait épousé 
Janneke Pieters, fit baptiser le 27 Septembre 1626 , Paulus, 
et le 27 Octobre 1636, son fils Roelandt. Roelandt Saverij 
apparemment l'oncle de l'enfant, assista aussi comme témoin 
à cette cérémonie. J'ai trouvé mentionné encore Hans 
Saverij , uni à Sara Snoeck. Leur fils Jacobus naquit 
en Juin 1626. 

J'ai fait mention de Roeland, Hans et Jacobus parce 
qu'ils figurent au registre de baptême à la même époque 



351 

où vécurent les peintres de ce nom. Je ne puis toutefois 
décider s'ils désignent les mêmes personnages. 



CORNELIS VAN DER SCHALCKE. 

Cornelis Abrahamsz. van der Sclialcke et Cornelis Symonss 
van der Sclialcke , tous deux de Harlem , vécurent en cette 
ville à la même époque. Le premier avait épousé Catharina 
van Regenmorter; le 22 Novembre 1640 fut baptisée Margrita, 
leur enfant. Le second avait épousé Janneke Besens. Leur 
fils Ahasuerus, fut baptisé le 4 Décembre 1642. J'ignore 
lequel des deux fut le peintre. 

A la vente de tableaux d'O. Cattenburch, La Haye 
29 Septembre 1779, parut une peinture charmante (,, plai- 
sant /y ) par C. van der Schalcke, étant l'intérieur d'une 
église ou chapelle; sur bois, h. 10 \, 1. 10 J pouces. 

Ph. WOUWERMAjST. 

Les N°. 115 et 16 du catal. de tableaux de la veuve 
P. A. Bonenfant née Ghijs, sont deux tableaux de Ph. 
Wouwerman , mentionnés comme ayant été offerts par les 
Etats de Hollande au prince Eugène de Savoie, et prove- 
nant de son cabinet. Ils furent vendus f 5830 les deux. 



'352 

Noms de peintres , pas mentionnés ailleurs , se trouvant 
sur une liste de ylncent van der ylnne laurenszoon 

QUI Y AJOUTA LA DATE d'eNTREE A LA GlLDE DE St. LUC , 
POUR AUTANT Qu'lL PUT LA DECOUVRIR DANS LES LIVRES DE 
COMPARITION QUI EXISTAIENT ALORS. 



1636. 

1631. 

1632. 

1645. 
1644. 

1648. 
1610. 
1646. 
1597. 



1639. 
1640. 
1593. 
1655. 
1651. 
1597. 
1653. 

1628. 

// 
1649. 
1690. 
1631. 

1657. 



Alleman (Kogier). 


1634. 


Hovius(Claas Albertus), 


Baalberger (Sara van). 


// 


Hulstijn, Sen. (Pieter). 


Baalberger (Simon Pie- 


// 


// Jun. ( // ). 


ters van). 


1596. 


Janszoon (Klaas). 


Boekhout (Esaias). 


// 


Kaats (Koel). 


Boelema (Maarten) de 


1644. 


Kruys (Cornelis). 


stomme. [le muet] 


1610. 


Maat (Jacob). 


Bovij (Cornelis). 


// 


Marcelis (Jan Claasz). 


Bul (Hans Dirks). 


1648. 


Mompe (François). 


Carbasius |(Dirk). 


1636. 


Muller (Pieter). 


Claessen (Cornelis). 


// 


Nop (Hendrik). 


Clautius (Pieter Ja - 


II 


Olij (Hendrik Pieters). 


cobs). 


1594. 


Pieters (Prederik). 


Clautius (Pieter Jans). 


1612. 


// (Hercules). 


Conijns (Claes). 


1593. 


// (Jan). 


Cornelisse (Klaas). 


ir 


Pieterse (Eoelof). 


Cornelisse (Eeinier). 


il 


Saverij (Pieter). 


Dent (Leendert Stoffels). 


1587. 


Saurijn (Jaques). 


Dirks (Jochem). 


1647. 


Schot (Jacob). 


Donker (Herman Mij- 


1596. 


Sieleman (Pieter). 


nerts). 


// 


Smit (Claas de). 


Eekhout (Frederik). 


1635. 


Sijmons (Cornelis). 


Fergier (Pieter). 


./ 


Terburg (Gérard). 


Groft (Pieter Jansse). 


1646. 


Veen (Jan van der). 


Gijsen (Joh. van). 


1649. 


Verdoel (Adriaan). 


Haverbeek (Joost Jansz. 


1610. 


Vlemminck (Jeremias). 


van). 


1660. 


Winkel (Izaak van). 


Hendriks (Pieter). 


1634. 


Zijpe (Abraham van de) 



APPENDICE. 



FAÏENCIERS ET POTIERS DE HARLEM. 

On croit généralement que la fabrication de la faïence 
de Delft était exclusivement limitée à cette ville. Quoi- 
qu'on ne puisse contester qu'elle en produisit beaucoup 
plus qu'on n'en fabriquait partout ailleurs, il est cer- 
tain toutefois que cette industrie florissait également dans 
plusieurs autres villes de notre pays. ] ) Aussi trouvait-on 
de la faïencerie de Delft dans tous les ménages, sur la 
table du riche comme sur celle de l'indigent, dans les 
salons, dans les cuisines, dans les caves. On en trou- 
vait partout; on en faisait usage comme objet de luxe et 
comme une chose de première nécessité; aussi portait-elle 
d'une manière toute caractéristique le cachet de nos habi- 
tudes et de nos besoins. Elle se distinguait d'ailleurs par 
la grâce et la variété des formes, par les couleurs' agré- 
ables et la beauté de la peinture. On ne doit donc pas 
s'étonner que quelques uns de nos peintres les plus renommés 
se soient occupés parfois, admettons que ce ne fut que 
par exception, de peindre sur faïence. On possède encore 

') L. Jewitt, the life of Josiah Wedghwood , London 18G5, cite, qu'on 
faisait aussi de la faïencerie de Delft en Angleterre et même d'une qualité 
supérieure à Liverpool; on en fabriquait également à Londres, Bristol, Lo- 
westoft et dans d'autres villes. 

23 



354 

quelques plaques de faïence, remarquables par leur beauté, 
et qui nous rappellent le pinceau des H. C. Vroom, 
A. Yerboom, Jes. van de Velde, A. van Ostade, N. Ber- 
cliem et Pli. Wouwerman. Je parle ici presque exclusivement 
de peintres célèbres de Harlem ; mais ceux-ci trouvaient dans 
leur ville natale des occasions fréquentes pour s'occuper 
de ce genre de travail , car les faïenciers et potiers de Har- 
lem ainsi que leurs fabriques étaient renommés depuis 
longtemps. Karel van Mander nous raconte dans son livre 
de peintres à l'article H. C. Vroom que le grand-père de 
ce dernier exerçait déjà cette profession, que son père 
Cornelis Hendricksz. , sculpteur , s'adonnait aussi à l'art de 
cuire toutes sortes de faïences et de porcelaines , ou plutôt , 
comme Th. Schrevelius s'exprime dans sa description de 
Harlem , p. 387 „sijn werck maeckte in H pot-aert." Yan 
Mander nous rapporte plus loin que Cornelis Hendricksz. 
If faisait des vases à boire remarquables et si étranges 
„ qu'on ne savait par où il faillait boire; ils étaient enri- 
chis d'ornements et de couleurs/' 

Il me paraît plus que probable que ces vases à boire 
étaient des pots ou des cruches, connues aujourd'hui 
sous le nom de [Stortenhekers) ou pots à surprise; je crois 
même qu'il en fut l'inventeur. 

Je recommande à tous ceux qui s'intéressent à cette 
faïencerie, qui, après avoir été remplacée par la porcelaine 
Japonnaise et Chinoise, réveilla notre admiration et celle 
de l'étranger, de lire dans l'ouvrage cité l'article du 
peintre de Harlem, H. C. Vroom; il excella dans la 
peinture sur faïence, à tel point qu'il sut se créer une 
existence honnête à l'étranger où il peignit sur majoliques. 
A défaut de preuves authentiques on sait relativement 
peu de cette industrie, autrefois très-florissante à Harlem. 
J'ai donc jugé à propos de communiquer ici ce que j'ai 
découvert aux archives de la ville par rapport à quelques 
faïenciers ou fabricants de porcelaine de Harlem. 



355 

Dans sa description de Harlem, p. 242 a 1572, Ampzing 
mentionne Àdriaen Bogaert, faïencier, comme l'un des 57 
bourgeois de Harlem exclus de l'amnistie du duc d'Albe. 

Sur la matricule de la bourgeoisie armée on trouve à 
l'année 1596 Jan Nanningxz , fabricant de poterie plombée ; 
en 1600 Jacob Jansz. } faïencier et en 1603 , Cornelis Dirkxz. , 
également faïencier. 

Dans le registre de rentes , etc. de l'hospice des vieillards 
il est fait mention à Tannée 1607 de la veuve de Cornelis 
Lubbertss. , faïencier. Elle se nommait Lijsbet Constantijns , 
en 1609 on y trouve aussi Lubbert Cornelissen, faïencier. 
Le mémorial journalier de cet établissement contient encore : 
Reçu le 24 Mars 1609 de Hans Fierleger faïencier, pour 
le troisième terme d'une maison sise au Burgwal, etc. 

Au mémorial des échevins on trouve qu'en 1611 ,/on 
,/vida un différend survenu entre Gerrit Janss. , faïencier, 
;/ et son ouvrier Rogier Dodicot, anglais de naissance. Celui 
,/ci fut invité à se garder de nuire à son maître, soit par 
„ menaces, par paroles ou autrement sous peine d'une ad- 
,/inonition de la part de ville; il fut décidé que s'ils avaient 
,/à réclamer quelque chose l'un de l'autre, en vertu de 
fleurs contrats antérieurs, ils en référeraient aux autorités. n 

En 1615 décéda Lourens Jansz., faïencier. En 1625 
Willem Janss. cle Rue ou Jansen Yerstraten était fabricant 
de porcelaine ou de faïence. Il reçut à cette époque quelques 
fonds de la ville, soit une soniine de 1000 fl. au denier 
seize, à titre de prêt pour un an, afin qu'il pût continuer 
l'exercice de sa profession. 

Il avait établi ses ateliers au Bagijnhof. S. Ampzing fait 

son éloge p. 374 : 

En of ik hier ook sprak van 't schild'ren der plateelen , 
Sou ieraand dat met rccbt verdrieten of vervelen. 
Hier is een backcrij van zoo een nijv're hand, 
Ah ergens wezen ma g in ons geheele land 

23* 






356 

(On s'ennuierait à bon droit si je faisais mention ici des 
faïenceries ; dans cette ville il s'en trouve une cependant qui 
n'a point sa pareille dans tout le pays!) 

En 1629 W. J. Yerstraten s'adressa par requête à l'ad- 
ministration communale afin de pouvoir conserver sa faïen- 
cerie située au Bagijnhof. Je reproduirai cette pièce en entier 
parce qu'elle donne une idée assez exacte du développement 
de cette fabrique. En voici la teneur: 

À° 1629. A. Messieurs les Bourgmestres, Echevins et 
Conseillers de la ville de Harlem. 

Votre très-trumble serviteur, Willem Janss. Verstraten 
fabricant de porcelaine , ose vous rappeler , avec tout le respect 
qui vous est dû., qu'il a pris en location de cette ville et 
habite pendant quelques années certaine maison, sise au 
Grooten Bagijnhoff, où il a encore présentement son domi- 
cile. Il vous fait observer qu'il a changé la susdite maison 
en fabrique pour y exercer sa profession de fabricant de 
porcelaine , qu'il y a fait construire deux fours qui lui ont 
coûté au-delà de xnc florins , ainsi que trois grands moulins ; 
qu'il a actuellement à son service de quarante à cinquante 
personnes, pour la plupart bourgeois et quelques enfants 
de bourgeois que lui , suppliant , a réunies à force de peines 
et de dons; que son industrie n'entraîne de préjudice ni 
pour ses voisins ni pour d'autres et qu'elle ne constitue 
aucun danger d'incendie, comme il appert de l'attestation 
des maîtres-maçons et charpentiers qui en ont vu la situ- 
ation, ainsi qu'il est prouvé par la pièce ci-jointe. Si le 
suppliant devait déloger présentement (outre qu'il ne saurait 
que faire de ses ouvriers ni trouver un autre lieu pour 
s'établir) ce serait une perte incalculable car il se trouverait 
dans la nécessité de faire démolir les fours, les moulins, 
les machines et outils qui ne lui seraient plus d'aucune 
valeur ; en cas de décès du suppliant , son épouse en serait 



357 

surtout incommodée car elle aurait peu d'envie à s'établir 
ailleurs, surtout après les démolitions dont il vient d'être 
parlé; de plus, comme lui, suppliant, aime à s'établir de 
manière à être pour toujours assuré d'un domicile, vu que 
son intention n'est point de changer tout les ans ou de 
pouvoir y être contraint, il serait très-disposé à acheter à 
un prix raisonnable la fabrique où il a actuellement sa 
résidence ainsi qu'un terrain de huit ou neuf pieds, comme 
on l'a mesuré il y a quelques jours; ou bien, la susdite 
fabrique et son habitation actuelle , de préférence cependant 
la fabrique et les 7 ou 8 pieds de terrain seuls, car il 
aurait l'intention d'y bâtir une belle maison qui contribuerait 
à l'embellissement du susdit Bagijnhof et de cette ville ; ce 
qui lui serait aussi beaucoup plus commode puisqu'il se 
trouverait plus près de ses ouvriers. Le suppliant promet 
de fournir pour le payement les meilleures garanties. Et 
si l'on ne pouvait s'entendre pour la vente , le suppliant désire 
avoir la susdite fabrique en location pour quelques années 
et vous prie, Messieurs, qu'il vous plaise de lui déléguer 
quelqu'un avec qui il puisse traiter cette affaire en tout 
point. Ainsi fait etc. 

En 1638 il était commissaire et en 1651 doyen de la 
Gilde de St Luc. Il vivait encore en 1652, car d'après le 
mémorial, Willem Janss. Yerstraten et Duyffgen Steffens, 
maîtres faïenciers, s'adressèrent en cette année par requête 
aux bourgmestres afin de solliciter l'intervention des doyen 
et commissaires de la Gilde de St. Luc pour prendre une 
décision sur la demande de leurs ouvriers , dont l'un nommé 
Mauris Claesz. , de ne plus accepter ni employer dans leurs 
faïenceries des ouvriers venant d'autres villes. Willem Janss 
Verstraten décéda en 1655. Sa fabrique de faïence devint 
alors la propriété de Jacob Pietersz. 't Kind (v. la page suiv.) 

En Décembre 1642 Neeltje Claesdochter arriva d'Am- 
sterdam avec son fils Claes Hendrickz. pour le placer chez 
W. J. Verstraten comme apprenti-faïencier. 



358 

En 1627 Erans de Busscher fut admis comme agréé de 
la corporation. 

En 1642 Jacob Janssz. Versluys était faïencier; en 
1658, doyen de la Gilde de St. Luc. Il était bourgeois 
de Harlem; sa fabrique était située au Burgwal. 

IJsbrants Bouts était faïencier en 1638. 

Olivier Hillebrantss était faïencier en 1655. 

Gerrit Willemsz. Verstraten, faïencier, figure en 1656 
en qualité de commissaire sur les registres de la Gilde. 
En 1657 il était doyen. Il fut enterré le 29 Janvier 1664 
en l'église de St. Bavon, circuit du nord n°. 313. Frais, 4 fl. 

Jacob Pieterszoon 't Kind était faïencier en 1670. (Voir 
le mémorial). Il demeurait Spaarnwouderstraat où il avait 
sa fabrique, vendue en 1682. 

En 1682 on trouve mentionné comme faïencier Pieter 
van der Sluys. Les faïenceries de Harlem d'ailleurs étaient 
encore très-florissantes en 1694 car les notules de la Gilde 
de St. Luc nous apprennent que vingt et un francs ouvriers- 
faïenciers travaillaient à Harlem en cette année. 

Le dernier faïencier qui soit mentionné est Carel . de 
Kooninck, a° 1705. 

En Juillet 1867 furent vendues à Harlem deux assiet- 
tes représentant l'extérieur de l'église de St. Bavon, elles 
étaient signées M. Eems 1662. C'était probablement aussi 
un faïencier de Harlem. Il était facile de voir que le des- 
sinateur avait voulu représenter le dimanche sur l'un des 
plats car les volets des maisonnettes qui entouraient l'église , 
étaient fermés, pendant que sur l'autre, en tout pareil 
d'ailleurs au premier, ils étaient ouverts; dans la me il 
y avait plus d'animation: c'était évidemment un jour de 
la semaine. 

Les potiers exercèrent leur profession à Harlem, depuis 
les temps les plus reculés. Dans les registres de St. 
Bavon de l'année 1421 il est déjà fait mention de Pie- 
ter, le potier et en 1461 on y trouve le décès de Jan 



359 

Gcrritszoon , le potier. Cornelis Jansz. , potier, demeurait 
en 1617 au Burgvval. Je crois qu'il serait peu important 
de citer d'autres noms de potiers, surtout parce que je 
ne pourrais fournir aucune particularité à ce sujet. J'ai 
trouvé seulement au mémorial de Février 1623 qu'il fut 
donné connaissance au potier de Haas qu'il aurait à payer 
l'impôt des matières premières quil emploie pour la fabri- 
cation de carreaux de poêle (dat Mj de impost van de grove 
tvaren sal moeten betalen van de steenen die hij maaht en 
bakt tôt chacheh). 

Cette note pourrait avoir quelque importance si Ton a 
cuit et employé en notre pays des poêles qui présentent quel- 
que analogie avec les beaux exemplaires qu'on en trouve 
encore en Allemagne. 

J'espère que ces courtes annotations éveilleront chez d'au- 
tres le désir de faire des études plus approfondies sur ce 
sujet et de rechercher quelles sont les villes de notre 
pays où l'industrie du potier et du faïencier était en hon- 
neur y afin que nous ne devions pas recourir plus longtemps 
à des auteurs étrangers pour compléter le peu de détails 
que nous donnent quelques uns de nos compatriotes sur 
cette industrie , autrefois si importante. Née pour ainsi dire 
sur notre sol, c'est à nous surtout qu'incombe la tâche 
de l'étudier dans son développement et de décrire les dif- 
férentes phases qu'elle eut à traverser. 



TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS. 



Abrahamsz. (Claes), 66. 

Adolffsen (Harmen), 66. 

Akersloot (Cornelis), 67. 

// (W.), 68. 



.A.. 



Angel (Phil.), 68 et 345, 
Attevelt (Arent), 73. 
// (Justus), 73. 



Backhuysen (Lud.), 73. 
Balen (Jac. Wolfertsz. v.),73. 
Banheyningh (Corn ), 74. 
Beelt (Corn.), 74 et 345. 
Beerendrecht (Joh. P.), 74. 

(P. J-,)-, ^>. 
Bega (Corn. Pietersz.), 75. 
Berchem (Claes Pietersz.), 76. 
Berckheyde (Gerrit), 79. 

// ' (Job.), 78. 
Berensteyn (Arnoldus), 79. 

// (Claes), 80. 

Bergh (Dirk v. d.), 81. 
Bleeker (D.), 81. 

(G. Ci.), 81. 
Blommendael (Reyer Jacobss. 

v.), 83. 
Boddecker (Joh. Fred.), 83. 
Bois (E. du), 84. 

u (Guill. du), 84. 
Bol, Jr. (Corn.), 84. 



Bol, Sen. (Ph.), 85. 
Bolongier (Joh.), 86. 

// (Horatius), 86. 
Bolswert (Boëtius a), 87. 
Bosschaert (Jan), 87. 
Bouchorst (Jacob), 87. 

// (Jan), 87. 

Bouckhaers (Mich.), 88. 
Bouman (Chistiaen), 88. 
Bovetius (Joh.), 88. 
Brakenburg (Richard), 89. 
Bray (Aelbert de), 98. 

// (Dirk de), 95. 

// (Jacob de), 90. 

// (Jan de) , 96. 

// (Josephus de), 92. 

// (Salom. de), 92. 
Brouwer (A.), 346. 
Bundel (W. v. d.), 100. 
Buytenwegh, Jr. (Will.), 99. 
Sen. (Will.) , 99. 



36] 



O. 



Campen (Jac. v.) , 100. 
Capelle (Jan), 107. 

(Pieter), 107. 
Casteleyn (Abr.), 108. 

(Caspar), 109. 

(Pieter), 109. 
Chambre, Jr. (Jan de la), 109. 

Sen. ( // ), 111. 
Claess. (Claes), 112. 
// (Pieter), 76. 



X). 



Decker (Corn.), 117. 
* (Frans), 117. 
Deutecum (Baptista v.), 119. 
// Jr. (Joh. v.), 119. 
Sen.( * ), 119. 
Deyman (Dirk), 120. 
// (Gerrit), 120. 
„ (Jacob), 120. 
Dingmans , Jr. (Adam) , 120 et 

347. 
Dingmans, Sen. (Adam), 120. 



Claess (Thomas), 112. 
Clock (Claes Janss.), 112. 
Coelenbier, (Jan), 345. 
Colier (E.), 113. 
Coogh (Abrah. de), 113. 
Cornelis van Haarlem, 114. 
Cornelis (Fred.), 116. 
Cuylenburg (Abr.), 116 et 346. 
// (Gerr.), 116. 

(Quir.), 116. 



Diricxz. (Will.), 295. 
Does, Sen. (Jac. v. d.), 121. 
Dorre (Hugo van), 121. 
Drossaert (Jac), 122. 
Druijvensteijn (A. J.), 122. 
Duindam (B. H.), 122. 

// (Corn.), 122. 

// (H. S.), 122. 
Dusart (Corn.), 123. 
Dijck (Florens v.), 125. 



E- 



Elout (Frans), 347. 
Engels (Barth.), 125. 
Everdingen (Aldert v.), 127. 



Fabritius (Gaaf Meynertsz.), 
130. 



Everdingen (Caesar v.), 126. 
(Corn, v.), 129. 
» (Jan), 128. 



IF. 



Gael, Jr. (Adriaen), 131. 
* Sen. (Adriaen), 131. 
// (Cornelis), 131. 



Gh 



Florte (Pieter), 130. 
Frits (Pieter), 130. 



Gael (Cornelis Adriaen), 131, 
Gau , Gauw ou Gouw (G. A.) , 
133. 



362 



Gerrits (Cornelis), 132. 
(Floris), 343. 

Gimmeny ou Gimmenig (Ger- 

rit), 132. 
// (Hendrikï, 132. 

Goderis (Hans), 132 et 347. 
Golingh (Janj, 133. 
Goltzius (Hendrik), 133 et 348. 
Goutsblom ou Goudsbloem(Cor- 

nelis), 134. 



Graïf (Josua de), 135 et 348. 
Grebber (Aelbert), 138. 
(Antony), 138. 

ii (Frans Pietersz.), 125, 

// (Frederik), 138. 

// (Mouds Jansz ), 137. 

// (Pieter), 137. 
Groot (Jan de), 138. 
Guldewagen (Jacob Jansz.), 138. 
a (JanJacobsz.),138, 



HZ. 



Hais (Abraham), 152. 

¥ (Dirk), 149. 

// Jr. (Frans), 151. 

Sen. (Frans), 139 et 348. 

h (Harman), 150. 

// (Hendrik), 152. 

// (Johannes), 150. 

ff (Nicolaas), 150. 

// (Pieter), 151. 

» (Reinier) , 151. 
Heda (Corn. Claesz.) , 1.52. 

// (Gerrit), 157. 

// (Will. Claesz.), 156. 
Heemskerck (M. Jacobsz. v.), 

157 et 349. 
Heemskerk (David), 174. 
// (Joh.), 174. 



Heemst (Jan v.), 174. 
Heeremans (Thomas), 175. 
Heerschop (Hendr.), 174, 
Hengstenburg (Herman), 175. 
Heussen (Claes v.), 175. 
Hilten (H. K. v.), 175. 
Holsteyn (Corn.), 179. 
// " Jr. (Pieter), 179. 
// Sen. (Pieter), 176. 
Hont (Hendr. Pietersz. de), 

180. 
Hooch (Pieter de), 180. 
Hooghe (Eomeyn de), 181 et 

349. 
Huchtenburg (Joli, van), 184. 
Hugaert (Willem), 186. 
Hulst (Fr. de) , 186. 



Janss. (Dominicus), 186. 

(Jacob), 187. 

( » j, 187. 
Janssen (Pieter), 188. 



K. 



Kemp ou de Kemp(Jan), 191. 
// Jr. (Nicol.) , 

191. 



Jong (Frans de), 189. 

// (Jan de), 189. 
Jongh (Corn. B. de), 189. 



Kempou de Kemp, Sen.(Nicol.), 

190. 
Kieft (Jan), 192. 



36: 3 



Kieft (Pieter), 192. 
Kittensteyn (Corn.), 192. 
Kleynhens (Barn.), 195. 

(Jz.), 195. 
Knijf (Jacob), 196. 

// (Leendert), 196. 

h (Willem), 196 et 350. 

// (Wouter), 195 et 350. 
Koets (Andr.), 197. 



Koets (Eoelof Claesen), 197. 
Koning (Cornelis), 198. 
Koogeu (L. v. d.) , 198. 
Kool ou Cool (W. G.), 198. 
Koppes (Corn. L.), 199. 
Kouwenburgh (Maerten) , 199. 
Kraen (Axlr. Janss.), 199. 
Kussaeus (Corn. Ysbrandtsz.) , 
200. 



Lagoor (Joh.), 201. 
Lemke (C. H.), 201. 
Leyster (Judith), 201. 
Lievens (Jacob), 202. 
LodewyckouLodewyx(H.),202 



Louweriss. (Jan), 203. 
Louys (Jac), 203. 
Lynhoven (D. v.), 204. 
(N. v.), 204. 



JVC. 



Maas (Dirk), 205. 
» (Jan), 205. 
// (Joban) , 204. 
Maerts (Asarius), 206. 
Maestrigt (Willem Janss.) , 207. 
Marinus (Job.) , 207. 
Matbam (Adr. Jacobsz.), 214. 
(Dirk), 213. 
// (Jac. Adriaansz.),207. 
// (Joh.), 213. 
Matton (J.), 218. 
Van der Meer ou Vermeer 

(les), 218. 
Mensing (Jan), 224. 
Molenaar (Barth.), 225. 

// (Jan Miense), 225. 



Molenaar (Job.), 225. 

// (Nicolaas), 225 et 
350. 
Molijn (Antbony de), 227. 

// Sen. (Pieté der), 225. 
Mommers (Hendrik), 227. 
Moolen (Job. v. d.), 227. 

// (Job. Gerritv.d.),227. 
Mosscber (Jac. de), 227. 
Mostert (Jan), 228. 
Mulier, Jr. (Pieter), 229. 

// Sen. ( n ), 229. 
Mulraet (Cornelis), 229. 

// (Gerrit), 229. 
Muijltjes (A.), 230. 



IN\ 



Nacbtegael (E.), 230. 
Nikkelen (Jan van), 231. 
// (Izaak van), 231. 



Nop (Gerrit), 231. 
Nijmegen (Joh. v.), 232. 
// (Will. v.), 232. 



364 



Oliviers (Adr.), 233. 

/» (François), 232. 

// (Jacobus), 232. 
Oostzanen (R. C. v.), 241. 
Ophemert (Jan Dirkss.), 233. 



Ophemert (Martiiius), 233. 
Oranjeheld (I. Barenss.) , 233. 
Ostade (A. v.), 233. 
// (T. v.), 239. 
Oudenrogh (Joli.) , 242. 



JP. 



Percellis (Jan), 242. 
Perdanus (Abr.), 243. 
Pieters (Christ.), 243. 
Pieterszoon (Pieter), 243. 
Pinas (Jan), 243. 
Poelenburg (D. v.), 244. 
Polydanus (Guilj.) , 244. 



Poorter (W. de), 244. 
Post (Frans Janss.), 248. 

// (Jan Janss.), 245. 

v (Pieter Janss.), 246. 
Pottey (Jan), 249. 
Put (Guilj. v. d.), 251. 

// (Tz. v. d.), 251. 



:r. 



Ravensteyn (Arn. v.), 251. 
Kiethoorn (Jan Alb. v. d.), 251. 
Eitter (Abr. de), 252. 
Rombouts (Gillis), 252. 



Rombouts (Salomon), 252. 
Romijn (Willem), 262. 
Ruysdael (Les), 253 et 348. 



Saenredam (P. J.), 261. 
Santvoort (P. v.), 262. 
Saverij (P) , 350. 
Schalcke (Corn. v. d.) , 263 et 

351. 
Scbeijndel (Aeg. v), 263. 
Schooten (FI. van), 264. 
Schijndel (Anna v.), 264. 
(Bern. v.), 264. 
Snellaert (Abr.), 265. 
Soutman (P. CL), 266. 
Spilman (H.), 267. 
Spijkerman (P.), 267. 



Steen (Jan), 267. 
Stockman (J. G.), 271. 

// (L.) 271. 

Stoffels (L.), 271. 
Straaten (H. v.) , 272. 
// (J. L. v.), 272. 
// (L. v.), 272. 
Stuivesant (H.), 272. 
Suycker (A. C), 273. 
(CL), 273. 
(R. CL), 273. 
Suyderhoef (Jonas), 273. 
Swinderswijk (W. W.), 289. 



365 



T. 



Tartarius (Corn.), 289. 
Thomaszoon (Thomas), 2S9. 
Thopas (Job.), 291. 
Thuijl (W. v.), 292. 
Thybaut (Jos), 292. 



Thybaut (W. W.) , 293. 
Thybautz. (D.), 295. 
Tolet (P. Talbooin), 296. 
Torrentius («T. S.), 296. 
Troost (W.), 301. 



"V. 



Valck (Adr. de), 301. 

» (Aelb.Symonsz.de),301. 
// (Hendrik de), 301. 
Veen (Gerardus v ), 302. 

// (Rochus v.), 302. 
Velde, Jr. (Jan v. d.), 303. 
// Sen. (Jan v. d.) , 302. 
(Jes. v. d.), 303. 
Yerbeeck (Corn.), 305. 
// (Pieter 1 , 305. 
Verharst (D.), 306. 
Verhoeve (Abr.), 306. 
Verspronck (Corn. Engelsz.), 
306. 
./ (Jochem. Corn.), 

307. 
// (Joli. Corn.). 

Versluijs (Corn. Gerritsz.) 
Yerwer (Joh.), 308. 
Vianen (Jan v.), 30 S. 
Victors (Victor), 308. 
Vinne Laurensz. (Jac. v, 
311. 
// Jansz. i Jan v. d.),312. 
// Laurensz. (Jan v. d.), 
312. 



307. 
308. 



d.) 



w 



Wal (Jacob Marcuss v. d.), 323. 
Warnaer of Warnars (Jac.) , 
323. 



Vinne Vincent Laurensz. (Jan 
v. d.), 311. 
// Vincent Laurensz. (Jz. 

v. d.), 310. 
v Jacobsz. (Laur. v. d.), 

314. 
/' Vincent Laurensz. (Laur. 

v. d.), 313. 
// Jansz. (Vincent v. d.) 

316. 
// Laurensz (Vincent v.d.) 

316. 
'/ Laurens Jillisz. (Vincent 

L. v. d.), 314. 
v v. Lee (Vincent v.d.), 
817. 
Vissclier (Cornelis), 318. 

'/ (Jan Dirksz.), 318. 
Volder (J. de), 319. 
Vos (A.), 319. 
Vos (Jan Jansz. de), 319. 
Vroom (A. J.), 320. 
// iCorn.), 323. 
// (Fr.), 322. 
* (H. Corn.), 321. 
// f Jacob), 322. 



Waraar (W. A.), 324. 
Wens (Pauwels), 324. 
WetofWeth(Gerrit),329. 



tm 



Wet of WethJr. (Jac. Willenisz 




Wolferts (Jan), 336. 


de), 329. 




Wouwerman (Jan), 341. 


// Sen.fJac.'Willemsz 




// (Paulus Joosten), 


de), 322. 




336. 


Wielant (Joan), 329. 




// (Philippus) , 338 


Wieringen (Corn. Claess.), 330. 




et 351. 


// (Claes), 334. 




(Pieter), 340. 


Willemsz. (D.) , 295. 




Wijck (Thomas), 342. 


Wils (Joh.) , 334. 




Wijnants (Jan), 343. 


// (Pieter), 335. 




Wijse (Jan de) , 343. 


Wit (Jan de), 335. 








Ii 


T. 


IJsen (Pieter van), 343. 








2 


r 



Zweer (Corn. Pietersz.), 343. 



Supplément A. 



Tableau généalogique de la famille HALS. 



1°. Pieter Claesz. Hais. 

Echevin à Harlem en 1447, 

49, 51 et 62, obiit 1462, 

âgé de 78 ans, 

épousa 

N. N. 

dont il eut deux fils. 



Claes Franszoon Hais. 1350. 

épousa N. N. , 

dont il eut: 



1°. Jan Pieterse Hais. 

Cchevin à Harlem en 1473 , 75 

et 76. 

1478 et 1479. 
épousa N. N. 
dont il eut un fils. 



2°. Guertje Hais. 
Obiit célibataire. 



2». Claes Pieterse Hais. 
Echevin à Harlem en 1474, 

81 et 82. 
Bourgmestre en 1483, 87, 90, 

93, 95, 97, 99 et 1500. 

Trésorier en 1485, 86 et 1501. 

épousa N. N. 

dont il eut. 



1°. Frans Jansz. Hais. 

obiit 1525. 

épousa 

N. N. 
dont il eut. 



1°. Claes Eransz. Hais. 

obiit 1568. 

épousa 

N. N. 

dont il eut. 



1°. Pieter Claesz. Hais 

épousa 

N. N. 

dont il eut. 



1» Claes Pieterse Hais. 
Trésorier à 

! Harlem 

obiit 
sans enfants. 



auxquels je ne sais assigner une place 



Dans le registre de transferts j'ai trouvé les membres suivants de la famille Hais 

1551. Claes Hais, Gerritsz. veuf de Lijsbeth Claess. Velsermansdr. 

1557. Claes Hais, Adriaensz. , brasseur. 

1557. Cornelis Adriaensz. Hais, époux de Cornelia Eipprantsdr. 

1569. M re Pieter Hais , prêtre. 

1606. Jacob Louis Hais , délégué à Harlem pour la caisse hypothécaire. 

1609. Claes Hais, Claess de Jonge. 

1621. Laurens Hais de Bruxelles , quitte le pays sur le navire Mauritius , second voyage. Cadet et supplée 

1631. Prans Hais placé comme appointé sur le navire du Capitaine "Willem Willemsz. de Veer ; s'il manquait 

Sur la recommandation des Bourgmestres de Harlem, il fut placé comme secrétaire sur l'un des bÉ 
1641. Le 26 Mars fut baptisée Anna, fille de Jan Jans Hais et de Digna Cornelis. 
1670. Pieter Gerrits Hais décéda en Février à l'hôpital. 



pa r 



1». M re Pieter Hais Claasz. 
Echevin à Harlem en 

1574 et 1575. 

Kégent de l'orphelinat 

en 1577. 

Curateur des biens des orphelins 

en 1577 et 1578. 

Quitta Harlem en 1579; on ne 

trouve pas annoté où il se rendit. 

Il était marié en 1579 

avec 

Lijsbeth Coper. 

De cette union naquirent: 



ans cet arbre généalogique: 



I. Dirk Hais. 
né à Harlem, y décéda en 1656. 
Il épousa Agneta Jans. 

Enfants : 
1621. Antonius. 
1623. Maria. 
1625. Anneke. 
1627. Hester. 
1630. Catharina. 
1633. Adriaenke. 
1635. CorneUa. 
1641. Tonis. 

IL Erans Hais, 
à Anvers, 1584? 

Harlem le 29 Août 
1666. Epousa en premières no ces 
Anneke Hermans. 



De cette 



union naquirent: 



1611. Harman Hais, décédé 

en 1669. 
Epousa en secondes noces à 

Spaerdam, le 12 Février 1617 , 
Lysbeth Eeyniers. 

Enfants: 
1617. Sara. 
? Johanne?. 
? Frans. 

1623. Adriaentgen. 

1624. Jacobus. 

1627. Beinier. 

1628. Nicolaas,décédéenl682. 
1631. Maria. 

? Pieter, 
mentionné dans les résolutions 
des bourgm. du 9 Févr. 1637 ; 
admis en 1642 à la maison 



III. Cornelia Hais. 

et 

IV. Geertruid Hais, 
sœurs jumelles, décédées en 
bas âge. 



Maria Hais, fille de Dirk» 
épousa Adriaan van Haarlem 
Suyderhoef, 
Enfants: 

1. Andries. 

2. Cornelia. 

3. Magdalena. 

4. v . Catharina. 

5. Jan. 



Frans Hais Jr. 
épousa le 19 Novembre 1643 

à Bloemendaal 
Hester Jans van Groenvelt, 
décédé en 1669. 
Enfants : 

1644. Lijsbeth. 

1645. Johan. 
1655. Janneke. 



Jacobus Hais 
épousa le 4 Mai 1674 



Heemstede ; 

Bartels. 



mois 10 fi. Voir les résol. du gouv. gén. et des Cons. des Indes , Jacatra , 27 Juillet 1621. 

un secrétaire, il remplira cette fonction. Résol. du Cons. des amiraux d'Amsterdam du 25 Avril 1631. 
de guerre. 3 Février 1634. 



Supplément B. 



Looft Godt in Raspoer den 16 May us Ao. 1610. 

Dat het den mensche gemeenlyck door scliickinge Godes 
tegens syn voornemen gaet, hebbe ick dese reyse taeine- 
lyck inijns persoons aengaende wel ervaeren, alsoo UE. uyt 
dese myne schryvens eenichsints sal nioglien vernenien. 
Oinme dan onbekende Yrient ende Lantsman UE. niet 
onbewnst te laeten, sal ick alhier myne reyse in 't corte 
verliaelen. Also den Coninck van Persien synen Ambassa- 
deur aen den Keyser van Dnytslandt gesonden, ende ick 
my terselver tyt in 'tHoffin dienst vindende, liet my aenne- 
men omine den Koninck van Persien voor schilder te die- 
nen met noch eeniglie Constenaers meer , die docli aile door 
langhe reyse syn aclitergebleven ; also wy dan anno 1605 
den 2 November van Prage syn vereyst naar Pomeren, 
omme also onse reys door Moscovien te nemen , mosten 
tôt Straelsont verwinteren van wegben dat het te laet in 
het jaer was om naer de Nerve te sclieepen. De winter 
gepasseert, naemen onse reys naer Moscovien, daer wij de 
pas gesloten vonden van weghen dat de Grootvorst Deinetri 
vermoort was, ende alsoo daer glieen hoope (was) omme te 
passeren van weghen de beroerte aldaer , heeft ons de Graef 
van Mansfelt, Overste Generael van den Coninck in Sweeden, 
naer Stockholm gesonden , aldaer onsen Ambassadoor seer 
wel ontvangen, ende groote eere geschiet is. Den Coninck 
heeft groote moeyte gedaen om onse Ambassadoor naer den 
Moscover te helpen , doch twee jaeren daer te met vergeefsch 
wachtende in Zweeden doorbrengende , ende aile hoop omme 
te passeeren verlooren, sijn geresolveert weder naer Duyts- 



lant te reysen. So heeft ons den Coninck naer Elfsborch 
gesonden , daer wy weder verwinterden , ende daernaer in Mey 
1608 te scheep gingen onime naer Emden te vaeren,doch 
door tegenwint ende groote storm mosten in Hollant in , 
met groot peryckel. Ende tôt Amsterdam seer wel ontfan- 
gen synde ende heerlijck getracteert geworden, heeft onsen 
Ambassadoor hem seer verwondert van de groote macht te 
water die hy aldaer sach. Also resolveerde de Ambassadoor 
naer Brabant te reysen, omme hem te beraeden met de 
Hertoch, des Keizers broeder, van weghen syn reyse naar 
Persien. So sonden ons de Heeren van Amsterdam met 
groote eere naer den Haech , omme met Syn Excellentie Graeff 
Mauritins te spreecken , aldaer den Ambassadoor oock groote 
eere geschiet is, ende naer dat den Ambassadoor bij Syne 
Excellentie te gast geweest is, ende naer veel reden met 
malcanders, daer ick voor taelman diende, gaff ons Syne 
Excellentie paspoort omme naer Brabant te reysen , ende oock 
om de vredehandelinge , synde also met twee Edellnyden 
van Syne Excellentie naar Antwerpen gevaeren, ende door 
bevel van Graeff Manritins , in aile steden van Hollant met 
groote eere ontvangen ende getracteert geworden, ende tôt 
Antwerpen gecomen, syn gepasseert naer Brnssel daer wy 
den Hertoch vonden , die den Ambassadoor groote eere liet 
doen , ende riet onsen Ambassadoor aen den Keyser te schry- 
ven, ende dat wy naar Spangien souden reysen ende aldaer 
antwoort verwachten , sont also den Ambassadoor naer Dnyn- 
kercken omme aldaer te embarkeeren , daer wy den Perrel l ) , 
een schip also genaempt, gereet vonden om ons naer St. 
Lncar te seylen, ende hadden passpoort van Syne Excel- 
lentie ; qnamen also te St. Lucar in de haven , ende van 
daer naer Madril 2 ) gereyst omme met den Koninck Philippo 
te spreecken , ende naer twee maenden heeft ons den Ko- 
ninck naer Lisbons) gezonden, omme also met Dom Ruy 



l ) Parel. 2 ; Madrid. 3 ) Lissabon. 



Lorencs Tameres ? , tegenwoordich Vice Eey van Indien , te 
embarkeren, ende syn den 24 8^er 1608 van Lisbon afge- 
vaeren mit 4 scheepen met een karreveel. Den Vice Eey 
was op een Boskaynder , ende wij op een Hamborchs schip , 
genaemt de Eoode Leeuw , omtrent van 130 last; het andere 
waeren 2 Hollantsche scheepen, het eene gecoft ende het ander 
genomen op de enst van Guinée, een pinas, een wel beseylt 
scheepke. Onder de Eylanden van Canarien , verlooren wy de 
Vice Eey met de Pinas in een grooten storm, omtrent 20 
daegen dnyrende, cregen goeden wint ende seylden onsen 
coers, qnaemen den 23 April in Mossambycke , daer wy 
tydinge cregen, dat den Vice Eey omtrent 2 daegen te 
vooren daer voorby was geseylt naer de baey van Krimbon ? , 
omme aldaer te verwinteren. Wij lichten onse anckers ende 
syn hem gevolcht. Ick ben alhier seer sieck geworden van 
een heete coorts die my wel drie maanden bybleeff. Den 
Vice Eey liet alhier seer eygentlyk naar my vernemen , wat 
ick voor een was, d'een seyde dit, d' ander dat, ende sey- 
den dat ick een Hollantsche Spie ofte verraeder was, nyt- 
gesonden omme het lant te verspyen. Ick seyde my een 
Hoochdnyts te wesen, ende toonde mijn bescheyt van den 
Keyser, de spraeck was my ooek dienstich hiertoe; doch 
also ons de Vice Eey naar Mossambycke sont, so schreef 
den Vice Eey aan den Capiteyn van Mombas l ) dat als den 
Ambassadoor sonde embarkeeren naer Ormns, dat men mij 
sonde gevangen honden ende niet naer Ormus laeten vae- 
ren, omme also my met de eerste gelegentheyt naer Goa 
te seynden, hetwelcke also geschieden. Wierpen my daer in 

den tronck , tôt dat een schip van 2 ) syn laedinge 

hadde , ende sonden my daermede over , ende most daer weder 
in den tronck , tôt dat de Kaffyl 3 ) naer Goa reet was ; doen 
sonden se my naer Goa , daer ick weder verwaert 4 ) werde 
tôt dat my de Vice Eey voor hem komen liet; vraechde 



l ) Mombaza. 2 ) Onduidclijk. 3 ) Kaffiîa =■ Karavane. 4 ) Bewaard. 

24 



wat ick voor een was, ick antwoorde een Scliilder uyt 
Duytslant, aengénomen omme den Coninck van Persien te 
dienen. Ende daer jegenwoordich wesende een Hoochduytse 
van Auspurch *) genoempt Ferdinand de Croon , die veele 
jaeren in Goa gewoont ende seer rijck coopman, beval den 
Yice Bey my t'examineeren , dewelcke niet connende ver- 
nemen dan dat ick een Hoogdnyts was, wert my de liant 
op 't hoof t geley t , ende voor des Yice Rys scliilder aange- 
noinen, met belofte van groote rnerce 2 ). Doch also men de 
vreemden vast in de inqnisitie begon te leggen , als een 
Antwerper ende nocli 2 Duitsen 3 ) aile diamant snijders, dat 
mijn goede compagnons waeren, so nam ick myn tyt waer, 
naer dat ick 2 maent vry vandegevangenisse geweest waere 
ende vlnclite in dees Conincks syn lant. Ende liier aen 't 
Hoff comcnde, den Coninck als een groot lief liebber van ons 
Const, liadde alreede de tydinge dat ick gecomen was , ende 
liet my , also ick van 't peerd getreden (was) ; terstont voor 
hem comen. Yraeclide wat ick voor een was, daer ick hem 
ailes besclieyt aff gaff. Den Coninck seyde lange tijt gewenst te 
liebben naer een Scliilder uyt ons lant; liet mij met groo- 
ten eere van hem (gaen) my met clederen vercierende naer 
des lants gebruijck. Den Koninck beval mij wat te maecken ; 
des Konincks oversfce Eaet ende Secretaris nam my met 
hem in syn palleys ; ick deede myn best dat ick in vifthyen 
daegen , een stucksken \ eerdich maeckte van 1 1 elle hooch 
ende een elle breedt , van Bachus _, Yenus ende Cupido ; het- 
welcke den Koninck also bevallen heeft , dat liet wel 2 nijren 
op syn schoot liielt _, ondertusschen met my spreeckende 
ende vraechde my off ick hem een tyt wilde dienen , beloo- 
vende my groote incomen te geven ; ick seyde hem dienst 
toe, liet my met grooter eere van hem, liet my weder een 
cleet geven met. een buidel met 500 Pagoden 4 ) aen gelt; 



l ) Augsburg. 2 ) Weldadeu , Lelooning. 3 ) HolJanders. 
4 ) In 1691 was 1 Pagode =:/6 — : Zie brief van Heda, ] Pagoodr=:]i 
stuk van 8°. waar de waarde minder wordt gesteld. 



beval my eenich werk te maeckcn, ende in ? t wcrk synde 
quam mij weder eeu groote koorts overvallen, doch nu 
weder door Godts liulpe aen de beterliant. Den Koninck 
jiet oock groote vlyt doen om myn gôsontheyt. Dit hebbe 
ick UE. in 't cort ; docli lange naer myn voornemen, tôt 
een intrede van myn vriendelyck versoeck aen UE. willen 
schryven, verwachtende met vaste lioop een antwoort op 
myn scliry ven. Myn onbekende Vrient ende Lantsman , myn 
versoeck aen UE. is dese, off ick een brieff naer Ilollant 
door hulp van UE. aen myn moeder mocht schryven, met 
eenicli cleyn cargesoen , orame also te laeten weten waer dat 
ick voilent ben , ende UE. hem geweerdichde my te laeten 
weten hoe liet met de vreede in Hollant is gegaen; de 
Portugeesen seggen vast van vreede, docli ick cant swaer- 
lyck gelooven , ende so der yet is dat my , als een lieffhebber , 
mocht verheugen; doch UE. sal hierinne doen naer syn 
welgevallen. Hiermede syt den almoghende in ghenaede be- 
volen, die UE. verleene een gelucksalige gesontheyt. amen. 
Yan Goa syn er schepen affgevaeren naer Malacca, in 
meeninghe eerst U aldaer in Maselipatan x ) te komen ver- 
soecken; Godt verleene UE. voorsichticheyt ende geluck. 
Den brenger deses is een groot vriendt van ons natie , ende 
hy was my seer behulpsaem in myne vlucht van Goa 
hier aen dese syde. Hy is een jode genaempt Mansoort. 
Yerhoope als noch op antwoort ende so ick het met eenighe 
dienst verschuldigen can, ben sulcx altyt bereyt. 



') Mazulipatam. 

[was ondert.) 

UE. Dieuaer 

CORNELIS CLAESZ. HEDA 

VAN HAERLEM. 



Supplément €. 



Aen de Edele lleeren de lleeren, Bewintkebberen 
der Oost Indisse Compangie , etc. 



U. E. Aengename drie mesyuen als copyen van de voor. 
gaende, met scip swarten béer gesonden, neeuens de 3 boecken 
my seer lief , so als eeu Herbariiun Dodoney met het medesyn- 
boeck Caroli batti , ende Jan Huigen van Linscoten , syn my 
deesen 17 May 1617 wel geworden, waer meede spenrende 
het vriendelick genegen liarte t' my waerts U. E. Altyt ge- 
willich diener , na dit gering vermoogen sal niet manqueren 
so veel den tyt ende oocliassi sal offresseren U. E. verzoeck 
nae te comen. 

Maer myns bedinckens den negotie van diamanten tôt 
weynich profijt van U. E. soude gescieden, dat boonen 75 
ten liondert niet en sonde gescieden, na den Prys Corant 
vant Yaderlandt so ick alhier gesien liebbe. In de myne *) 
moclit wel meer profyt syn , daer twee tôt liondert ten hon- 



l ) ]\Jijiicn, Diamant mjjuen. 



dert ende meer mochte coomen , so daer duchtichgc persoo- 
n en die spraeck ende Landt condich waeren. Waiit is wat 
peryculeus, door de oneenicheyt ende quade regeringe hier 
te Lande, doch besluitelick is meer een handel van parti- 
kulieren die geen Cargasoen op sceepen mogen Imbarque- 
ren, ende die met lichte gaste met weynichger gewin 
laeten contenteeren. 

Den prys van diamanten goet scoon wyt? goet, hetman- 
gelyn van 10 tôt 16 pagoden, platte steenen, genaempt 
Laskes van 8 tôt 12 pagoden, den pagod tôt anderhalf 
stuck van acliten *). 

Ick Sende U. E. alhier een proeve van Booras ") die de 
gontsmeden in 't sondieren gebruicken. Ick vermeen dat liet 
deselue boras is, die de Yenetianen onder liaeren name so 
lang sekreet hebben gelionden 3 ) , U. E. kanse aldaer laeten 
probeeren , ende so de selue goet wert benonden , so soude 
m en van een, twintich connen maeken; is per aduise. 

Hier neuens gaet een klayn packsken , gesonden aen myne 
moeder, neeuens myne liertelyke groet , met 20 onsen Oltra- 
marijn blauw, van het alderbesten dat Ick hier in des Coonincks 
guarde Robbe heb gevonden, met noch drie Stnckgens Linwant 
van Patan 4 ) , het welcke sy ailes tôt haere welgevallen mach 
gebrucken; het Oltramarijnblau , sal by den Const Bycken 
Fransoys Badens , verinaert scilder, wel gepriseert werden , ofte 
van mynen meister Cornelis Cornelisz. Scilder tôt haerlem 
so sy het hemels Licht noch aensconwen, dat haer godt 
met gelucksalichayt wil verleenen. 

Myn vriendt Lyck versoeck Aen U. E. so het gelegenhayt 
gaeue , also Ick vastelyck verhoope het Vaderland noch eens 
te coomen sien , dat Ick als dan met fauor mochte Imbarkeeren 



') Een Stuk van achten =s / 2,50. 

2 ) Borax. 

3 ) In marginc staat, hier in ballagat connen sy het sclve maeken. 
■') Mazulipatam ? 



in U. E. Sceepen , hier niede my in U. E. goede gratie 
Becoinnianderende wil U. E. 't samentlyck den scnts des 
alderhoochsten In genade beueelen. Datuin in Nanros Por l ) , 
den 23 Mayo Anno 1617. 

U. E. diener Altijt 
{Eigenhandig geteek. COENELIS CLAESZ HEDA. 



Het opschrift is 

Eedele Erntfesten heeren 
de heeren Bewinthebberen der 
Oost-Indisse Comjoangie 
tôt 
Amsterdam. 



l ) Naraspoer. 



Tableau généalogique de la famille VAN OSTADE. 



J;ui lieiidi'icxvnn Eyndlioven 
né en....? décédé nu mois 
d'Août 1611? Épouse le 16 Jan. 
vier 1C05 Jnnneke Hendeiic dr. , 
[fille de Henri] doWonselfWben- 
sel); décédée en Moi 1640 (?) 

De ce mariage naquirent ',. 



I. Uarijtge ou Mai/ko -, , née 
en Septembre 1606, décédc'e 
en lévrier 1663, épouse le 6 
Février 1629 , Baient Bosvelt, 
de Warendorp, secrétaire de 
Harlem. 



1. Septembre, 1631. Jolionnes. 

2. Octobre, 1633. Janneke. 

3. Septembre, 1635. Cntarina. 

4. Octobre, 1636. Cntarina. 

5. Avril, 163S. Jacob. 

6. Mai, 1639. Cntarina. 

7. Novembre, 1641. Baient. 

8. Jnnvier, 1643. Barent. 

'.!. limaille , 1644. Mncliteltje. 
II. LijdMt, née en Jnnvier 1603. 

III. Adritum né en Décembre 
1610=) décédé en Avril 1085. 
Epouse en pieinii'i'es noce?, 
par (levant échevins, Mach- 
telgenPieters, décédée en Sept. 
1642; épouse en secondes no- 
ces N. N., décédée en No- 
vembre 1666. 

Enfants. 

1. Jolianna Maria 

fille unique. 

IV. Gijsbert, né en Juillet 1612. 
V. Estter, née en Nov. 1614. 

VI. Johamunviea. Avril 1616, <) 
décédé en Avril 16G5; épouse 
en premières noces le 9 Avril 
1636 Annelje HubrecUts van 
Berckol; en secondes noces, 
Lijsbcth Kuwenliof le 9 Avril 
1656,décédéeenOctobrel702. 
Enfants issus du premier lit: 

1. Janvier, 1642. Joliannes 

2. Septembre, 1645. Huybert. 

3. Septembre, 1647. Hendrik 

4. Octobre, 1653. Saartje. 



vnn der Stoel. 

Enfnnl. 



Johainies épouse le 9 Mars 
1670 , par devant éclievius , Ca- 
tharina van Zee, de Harlem. 

Uvulr'tk , épouse le 8 Février 



Octobre, 1673. Joliani 
Mars, 1677. Jncobus . 



? Jerocm. . 

Enfants du second 1 
1663. Février. Jnnneke. 
K;i;."j. .Mai. Joliannes. 



Maria, épousa Bartliolomeus 
;anV elsen, pastenr à Rotterdam. 

Jacofjiis épouse Gisberta Cos- 
sius; décédé le 18 Juillet 1745 
comme pasteur à Gouda. 



KiiURi'issEMEyrs i-duk m; T\i;i.E.\r gëxkai.ikmuii: ni: la famille yak 



1 nom do Maijkc . 



\Yi;]cm .I.n.n!-- il Si.iuh'u Gijsberts. 
lem, épousa le 6 Février 1029, Bnrcnt Bosvelt, 



unillle de Wi.ïendgl'p, (\\ .,. 

. son enterrement, k' 17 Fe\ 

liu-Ve!l. Au [...U.K-llir il- - 



ekel. Elle était native .le Delft. Sa secom 
appelé Jim -liiuss van Ostade. Il était boul 
de ces dernières fonctions eu 1G64. le 11 



■ J<>//< ',;,:■> M,rrit 



UiL-iirifiiliff: 
ibeau d'Adriaan vnn 






jmbe l'ut de muiveiu. Imihrnlt 1, ]1 M:„. \~ r U nu nui 
°) Hendrik fut baptisé le H Septembre 1C47. Il était 
t île marchand de toiles. Le 15 Septembre llit)? les heril 
722 elle fut revendue par Jacobus van Ostade, pasteu 

iifants et héritiers île Ilemlrik van Ostade ;\ Pic ter Vriei 
867, et dont j'ai parlé ù la biographie de ee peintre, t 
~) Jeruein val) O.tade. L'aete suivant nous apprendra q 
■•Aujourd'hui, le 1 lévrier 1673, comparut devant moi 

en pleine propriété a Hendrik vnn Ostade , frère du co 
ne se trouve rien de i'e;iunquab!e! le (ont eu payement i 
draps, layettes et argent piété. Apre* quoi, Hendrik \ 






, Usla.le. La même 



de St. Bavon ou (,-ouve annoté que le tombeau d'Adriaan van Ostade, n° 411, 

veuf et héritier de Jghamm Maria 
iudula van der Stoel, fille unique c 
■ de l'élise réformée en 1089 , £10, 93 et 9-1; il exerçait les proférions de tisserand 
ofllant vendirent n Hendrik van Ostade une maison M-elJvoole houlslraat. Le 23 Woeiubre 
mdu, et liartliolumeiis van Velseu , pasteur à. Rotterdam, époux de Maria van Ostade, 
se peut fort bien que le bille! d'enterrement ,YA. v. Ustin.li-, vendu A Rotterdam en 
possession des ili'--ceiulaiils du pasteur 11. van \ elseu , nui habitait la susdite ville. 






et Lourcns Hogendijck. 

{Signe) haesewisi 



Snpplémenl B. 



Tableau généalogique de la famille SUYDERHOEF. 



W illem Suydcrhoeff bourg- 
mestre et conseiller de Harlem , 
conseiller secret de Guillaume 
I, prince d'Orange, 
épouse 
Acljcn lloos, 
Bile de l'icter. 
De cette union naquirent: 



I. Pieter Willeinsz. Suyderhoef. 

épouse 

Cornelia van der Laen 

dont issurent 

II. Jan VVillemsz. Suyderhoef sur- 
nommé de Harlem, bourgmestre 
et conseiller de Schiedam, 

épouse 
Dieuwertje llasselaer, fille de 
Dirk. 

III. Adriaen AVillemsz. Suyderhoef, 
secrétaire de la ville de Harlem , 
mort célibataire. 

IV. Aefjen , fille de Willen Suyderhoef 

épouse 
IJsbrant VVillemsz van Os. 
V. Christina, fille de "Willem Suy- 
derhoef, 

épouse 
Damnias van der Horn. 



1. Nicolaes Pietersz. Suyderhoef 
prit le nom et les armoiries de 
son bisaïeul , Claes van der Laen ; 
il épouse N. N. 
II. AY illem Pietersz. Suyderhoef 
épouse 
Marijtje, fille de Hendrik, décédée 
sans postérité. 

III. Hendrik Pietersz. Suyderhoef, 

IV. Hillegond, fille de Pieter Suy- 
derhoef , 

épouse 
IJsbrand VVillemsz. Boelen. 
V. Catarina, fille de Pieter Suy- 
derhoef, 

épouse 
Cornelis User van Os ; 

épousa 
en secondes noce3 Jan Napels , 
bourgmestre et conseiller de la 
ville de Harlem. 
VI. Andries Pietersz. Suyderhoef, 

épouse 
Utgen Leonardz dont issurent: 



I. Léonard Suyderhoef, 
épouse 
IJtsen fille d'Antonis. Dé- 
cédé sans enfants. 
II. Adriaan Suyderhoef, sur- 
nommé de Harlem, 

épouse 
Maria Hais, fille de Dirk. 

III. Jan Suyderhoef; mort 
célibataire : enterré le t 
Juin 1671, circuit du nord. 
n°. 233. église de St. Bavon. 

IV. Magdalena Suyderhoef,*] 
décédée comme jeune fille. I 

V. Jonas Suyderhoef, mort ( 
célibataire, Mai 11 



Supplément I- 



Tableau généalogique de la famille V. D, VINNE. 



LOLLE. 
1500. 

Jelle Lollesz. 
ne en 1551. 

Lolle Jellesz. ou 

Laurens Jellesz. v. d. Yinnc, 

né le 25 Juillet 1585, décédé le 10 Sept. 1665 

Vincent Laurens v. d. Vinne, 
né le 11 Oct. 1629, f 26 Août 1702. 



Laurens. 
ié 24 Mars 165S. 
f 8 Mai 1729. 



Jan. 
né 3 Février 1663. 
f 1 Mars 1721. 



IZAAK. 

né 24 Oct. 1665. 
i 16 \\ril 1710. 



Vincent. 
né 10 Juin 1686. 
t 16 Mai 1742. 

Laurens. 
né 3 Juin 1712. 
f 27 Mai 1742. 



Jacob. 
né 20 Juin 1688. 
f 17 Janvier 1737. 

I 

JORIS. 

né 1-1 Juin 1715. 
f 31 Juillet 1769. 

Rester van der Vin 
épouse 
Jan van Lee, jr. 



Jan. 

né 31 Janvier 1G99. 
f 8 Nov. 1753. 



Jan. 

né 12 Juillet 1734. 
f 1 Juillet 1805. 



Vincent. 

né 31 Janvier 1730. 

t 15 Janvier 1811. 



De cette union issut 

le dixième enfant 

Vincent v. d. Vinne van Lee, 

né le 20 Sept. 1798. 



S 1 1 j > I > 1 < ! I M < ' 1 1 t ( 



] ^ \wMwmm 



tmoe 












* 







ERRATA ET ADDITIONS. 



Pages 4 lignes 21 


au 


lieu de revoyant 


lisez renvoyant 


r, 20 


// 


30 


// 


n 


n Peintre 


u 


Sculpteur 


// 38 


u 


3 


// 


n 


// Baltas 


n 


Baltus 


// 46 


II 


1 


// 


n 


// Gery 


n 


Geryt 


// 69 


1/ 


28 


// 


n 


// Leupen 


n 


Leupe 


// 75 


II 


6 


// 


n 


// inscritele 


n 


inscrite le 


// 80 


II 


17 


// 


n 


// C. Jelgersma 


n 


T. H. Jelgersma 


// 89 


II 


2 


// 


n 


// 1580 


n 


1650 


// 96 


u 


23 


// 


n 


// épousa 


n 


épousa le 21 Oct. 1668 


// 103 


II 


26 


// 


n 


* IIII 


n 


IIII C 


// 107 


II 


12 


// 


n 


// paume 


n 


Kolf 


// 116 


II 


17 


// 


n 


// Muller 


.i 


Mulier 


// 125 


II 


23 


// 


n 


*- en 1652 


fi 


en Nov. 1651 


// 133 


II 


17 


// 


n 


// 1658 


n 


1659 


// 144 


tt 


17 


// 


n 


// cet an focences 


ii 


cet an 


» 150 


II 


27 


// 


n 


a 1655 


n 


1656 


// 152 


II 


4 


// 


u 


// Quinchart 


a 


Quinckhard 


// 175 


II 


23 


// 


n 


// q'on 


» 


qu'on 


// 176 


II 


14 


v 


a 


// Holtstein 


n 


Holstein 


o 185 


II 


24 


// 


u 


// quai lieu appelé 


u 


quai appelé 


* 188 


II 


18 


// 


a 


// le fils 


» 


le père 


// // 


II 


25 


// 


n 


// demeurant à la Haye 


•i 


de la Haye demeurant 


* 190 


„ 


32 


a 


a 


u 1652 


n 


1653: 


// 192 


II 


2 


n 


n 


// 1633 


n 


1683 


// 193 


„ 


22 


n 


u 


n droit vers la 


n 


vers la droite 



Pages 198 lignes 6 au lieu de hospèce 





200 


// 


3 


// 


II 


//856 




202 


u 


1 


// 


II 


// 1613 




// 


// 


22 


// 


II 


// 1869 




203 


n 


4 


u 


II 


// 1628 


// 


h 


i! 


12 


n 


II 


n 1652 


H 


206 


Il 


3 


u 


II 


// couvenir 


H 


207 


II 


18 


n 


II 


*1656 


II 


250 


II 


5 


u 


U 


n pour 


tt 


280 


V 


21 


H 


II 


n Maetertius 



lisez hospice 

y 358 

u 1633 

// 1669 

// 1626 

* 1651 

// convenir 

a 1615 

u chez 

'/ Maestertius. 





















crtUior/i^çlitterMmm-ey. JUjCzç 






,Ux 




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&zayf s3a*£ÏS&taf/ . 




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Les artistes de Harlem 



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